vendredi 13 septembre 2019

D 906E : rénovation (partielle) de chaussée

Le département de l’Allier va rénover la chaussée de la route départementale 906E, anciennement D 906, entre Abrest et Saint-Yorre. Il s’agit surtout d’une réfection partielle de la chaussée abîmée notamment à hauteur de l’intersection avec la rue de Groumenier, au sud de la comme d’Abrest.
Ces travaux nécessiteront la fermeture de la D 906E du 16 au 27 septembre, avec des déviations.


Cette départementale, toujours très fréquentée malgré l’existence d'un contournement de l’agglomération de Vichy au tracé déroutant, et qui reste dans le réseau des routes majeures — c’est-à-dire réseau routier principal — est empruntée par près de 8 000 véhicules par jour, selon les chiffres 2017 de comptage circulation du département de l’Allier.

À la sortie sud d’Abrest, un panneau avertit les usagers que la chaussée est déformée sur une partie de la route.
En direction de Saint-Yorre, à hauteur du point repère (terrain) 9, la chaussée fissurée (qui peut avoir des conséquences certaines sur les amortisseurs des voitures) impose une réfection. Le département doit donc rénover en urgence la chaussée.
L’état de la chaussée reste toujours préoccupant notamment hors des agglomérations traversées (Abrest et Saint-Yorre) ou l’on aurait bien aimé une réfection complète. Depuis plusieurs années, c’est surtout la traversée d’Abrest qui est la plus difficile (zone 30 — prolongée de plusieurs centaines de mètres au sud il y a quelques mois, à hauteur des 46 et 49 avenue de Thiers — et chaussée dégradée trop tardivement réparée).
La signalisation temporaire est déjà en place.
Dans le centre bourg, ce passage piétons n’a même pas été réparé depuis plusieurs années.
Le même passage piétons, le 28 avril 2013. Voyez-vous une évolution ?
On aurait bien aimé, et surtout, que la signalisation soit remplacée. Notamment les entrées de la ville d’Abrest où le cartouche « D 906E » manque depuis décembre… 2016 (rappelons que les cartouches — que l’on trouve au-dessus des panneaux de direction ou de localisation — ont été remplacés ou l’ont soi-disant été dix mois et demi après les bornes, qui, elles, sont mal placées et non conformes à la version officielle).

À l’heure où j’écris ces lignes, le département de l’Allier n’avait toujours pas mentionné les travaux sur cette route.

Toutes les photos (sauf la dernière) datent du 12 septembre 2019.

dimanche 8 septembre 2019

TER, 8 ans déjà.

Voilà huit ans déjà que j’ai pris le train entre Vichy et Clermont-Ferrand. Un mode de transport alternatif à la voiture qui permet de relier les deux villes en un temps record. Et ce 8 septembre 2019, cela fera huit ans, jour pour jour, que j’ai pu emprunter le premier train TER seul.

Ce n’est pourtant pas la première fois que je prends le train, mais cela faisait bien longtemps, la dernière fois que je l’avais emprunté, c’était au retour de Paris en train Corail (pas Téoz).

Lorsque j’ai été retenu à l’université Blaise-Pascal il a fallu tenir compte de la distance qui sépare les deux villes, et qu’il était impossible de faire le trajet aller-retour Clermont-Ferrand en voiture (d’autant plus qu’à l’époque, je n’avais pas encore le permis de conduire).

Train 874010 près du PN 14 ligne Vichy Riom 2016-05-06
Entre Thuret et Randan (Puy-de-Dôme), 6 mai 2016, 16 h et 1 seconde. Le TER 874010, assuré ce jour-là avec deux automoteurs AGC série X 76500, traverse la plaine de la Limagne, aux environs du point kilométrique 388, à une vitesse de pointe de 160 km/h. Sa prochaine gare, Vichy, est à 23 km.
Photo : Tabl-trai [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Statistiques générales : près de 100 000 kilomètres parcourus
En huit ans, j’aurai pris 1 833 trains (893 allers et 890 retours, somme = 1 783) entre Vichy et Clermont-Ferrand.
Avec d’abord les 1 611 trains empruntés entre le 8 septembre 2011 et le 11 décembre 2018 :
  • 1 594 (soit 99 %) l’ont été en TER, 14 ont été effectués en Intercités,
  • et un transbordement a été noté, le 19 mars 2014, à la suite d’un accident de personne impliquant un de mes trains empruntés.
  • Enfin, il faut ajouter deux trains hors parcours, détournés par Gannat, le 13 novembre 2013 et le 6 mars 2017, en raison, respectivement, d’un accident de personne et des conditions climatiques. La descente du train a eu lieu en gare de Saint-Germain-des-Fossés.
Sur cette période, la distance parcourue est d’environ 87 500 km, pour une vitesse moyenne d’environ 102 km/h.

Pour l’année 2019, le calcul se complique. Compte tenu des correspondances désastreuses (depuis le service annuel 2013) entre le sud et le nord de Clermont-Ferrand, et quittant le travail à 16 h 30, je n’ai pas d’autre choix que de prendre deux TER (marche à pied + attente + TER 874210 Brioude-Gannat + attente 28 min (!) + TER 875500 Clermont-Montchanin). Une autre solution existe : emprunter un bus T2C de la ligne C pour emprunter le train précédent et gagner 30 minutes.
86 allers-retours ont été comptabilisés :
  • tous les allers sont directs jusqu’à La Pardieu, soit une distance théorique d’environ 5 000 km ;
  • pour les retours, 48 trains [1] ont été pris depuis La Pardieu, les autres (38) [2] de Clermont-Ferrand, soit une distance de 4 840 km [3].
Le kilométrage des trains est donc de :
(1 611 + 38) × 54,278 + (86 + 48) × 57,890 = environ 97 300 km.

Une traction électrique très marginale : seulement 7,5 % de trains, et pour cause
La traction électrique sur les TER, réservée aux autres régions ? L’Auvergne était la seule région TER où il n’avait aucune circulation de TER en mode électrique, et pour cause : une seule relation potentielle pouvait être assurée en matériel 100 % électrique (Clermont-Ferrand – Moulins via Vichy). La région Auvergne avait commandé trois Z 27500 restreintes à cette ligne, elles ont été revendues à d’autres régions. Fin 2016, elle fait son grand retour avec l’arrivée des Régiolis (B 84500) pouvant aussi bien circuler en mode thermique ou en mode électrique.
Un Régiolis effectuant un trajet Moulins – Vic-le-Comte peut circuler en mode électrique jusqu’à Clermont-Ferrand (via Vichy), baisser le pantographe 25 kV en gare de Clermont-Ferrand pour continuer en mode thermique jusqu’à Vic-le-Comte, la ligne n’étant pas électrifiée au-delà.
141 des 1 833 trains ont été pris en mode électrique, soit exactement 1 train sur 13 (7,7 %).


Méthodologie
Pour calculer le kilométrage, il faut tenir compte du point kilométrique des gares précitées. Vichy est au PK 364,929 de la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Darsac ; Riom - Châtel-Guyon au PK 405,511 de la ligne de Vichy à Riom mais au PK 405,562 de la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac (dite aussi ligne des Cévennes) ; Clermont-Ferrand au PK 419,258 de la même ligne et Clermont-La Pardieu au PK 422,870 de la ligne vers Issoire. Le calcul de distance (qui est théorique car tout dépend où le train s’arrête, et pas forcément sur un repère de train qui n’a aucune signification sur les TER) tient compte du micro-écart de distance (51 m) à Riom. Par conséquent, la distance entre les gares de Vichy et de Clermont-Ferrand est de :
À ceci il faut ajouter La Pardieu, distante de 3,6 km de la gare centrale de Clermont-Ferrand.
  • Distance Vichy ↔ Clermont-Ferrand :
    (419,258 - 405,562) + (405,562 - 364,929) = 13,696 + 40,582 = 54,278 km
  • Distance Vichy ↔ Clermont-La Pardieu :
    (422,870 - 405,562) + (405,562 - 364,929) = 17,308 + 40,582 = 57,890 km



  1. Trains des 23/4, 25/4, 26/4, 29/4, 30/4, 2/5, 3/5, 6/5, 7/5, 9/5 ; 10/5, 20/5, 24/5, 27/5, 28/5, 6/6, 12/6, 17/6, 18/6, 19/6 ; 20/6, 21/6, 24/6, 28/6, 1/7, 2/7, 3/7, 4/7, 5/7, 8/7 ; 9/7, 10/7, 11/7, 15/7, 16/7, 17/7, 22/7, 23/7, 24/7, 25/7 ; 26/7, 29/7, 30/7, 2/8, 5/8, 6/8, 7/8, 13/8. Seul celui du 23/4 était direct.
  2. Les autres trains non listés dans l’élément ci-dessus.
  3. 48 × 57,890 + 38 × 54,278 = env. 4 800 km.

dimanche 1 septembre 2019

Twitter, quatre ans après.

Voilà quatre ans que je suis inscrit sur les réseaux sociaux… enfin sur l’un d’eux encore existant : Twitter. Ce réseau social, qui se caractérise par la limitation à 140 puis à 280 caractères, ne m’est pas très populaire. Et les statistiques parlent d’elles-mêmes.

En 2015, j’avais déjà un compte sur un réseau social de GAFA [1], mais celui-ci a fermé compte tenu de son impopularité retentissante, je veux parler de Google+. Comme par hasard, j’étais inscrit sur ce réseau social, ayant un compte Google depuis mars 2009 et toujours actif.
Le 1er septembre 2015, je me suis inscrit sur le réseau social Twitter. Mes publications se sont limitées à : tout ce qui est lié à l’actualité, ou à certaines émissions comme Quotidien. Mais en 2017, année où je me suis inscrit sur Facebook, j’ai de moins en moins de temps pour publier sur Twitter. Quant à Google+, je l’ai abandonné.

Scores très très faibles…
ActifPassif
Nombre de tweets28834
Nombre de retweets514
Nombre de « j’aime »22544
Nombre d’abonnements1788

En quatre ans, mes 288 tweets (comptage par le réseau social) n’ont reçu que 34 réponses, 14 retweets et seulement 44 appuis sur le cœur (par d’autres utilisateurs) à un de mes tweets. Une raison justifiant cette impopularité sur le réseau social.

Nombre de…Passifpar moispar anpar tweetPlafond
réponses340,718,50,118 (1 rép ts les 8,5 tw.)2
retweets140,293,50,049 (1 RT ts les 21 tw.)2
« j’aime »440,92110,153 (1 mt ts les 6,5 tw.)3


Il y a sans doute une raison : je n’ai jamais mis de photo de profil, ni daigné en mettre une, ce qui n’aide pas à gagner en popularité.
  • 34 réponses à mes tweets : 31 ont eu au moins une réponse, trois autres au moins deux, pas plus.
  • 14 retweets : 13 ont eu au moins un retweet, un seul (un message du 12 décembre 2016 à propos d’un nouveau train) a été retweeté deux fois. J’ai été retweeté pour la dernière fois le 22 novembre 2018, en revanche, je n’ai plus appuyé sur le bouton « retweet » depuis le 7 mars 2017 !
  • 44 « j’aime » : 32 (soit seulement 11 % !) ont reçu au moins un appui sur le bouton « j’aime » (le dernier remontant au… 14 janvier 2019, à propos de la traction thermique omniprésente sur mes trains), neuf en ont eu au moins deux et trois en ont eu au moins trois, pas plus. Au bout de quatre ans, la barre des quatre « j’aime » n’a malheureusement pas été atteinte.
En moyenne, je reçois respectivement une réponse tous les 8 tweets, un retweet tous les 21 messages et une mention j’aime tous les… 6,5 posts. Là où des comptes d’anonymes du même âge arrivent à des ratios de 100 j’aime et/ou retweets pour un seul tweet…

Je poste moins souvent
Sur la période allant du 1er septembre au 31 août :
  • 130 tweets la 1re année
  • 134 tweets la 2e année
  • 4 tweets la 3e année
  • 13 tweets la 4e année

Et mes abonnés ?
Personnellement, je ne connais pas mes abonnés qui sont : un bar à vin de Bourbon-l’Archambault, une association d’usagers du rail de l’autre côté de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ou même un faux profil… ils ne sont que huit. Pas une de mes anciennes connaissances ne sait que je possède un compte sur Twitter…

En espérant que, pour cette cinquième année, je fasse de meilleurs scores, que j’ajoute une photo de profil pour que l’on me reconnaisse un peu mieux, que je sorte de l’anonymat… et que dans les notifications je reçois enfin « … ont aimé [ou retweeté] votre Tweet », « vous suit ».

  1. GAFA : Google, Apple, Facebook, Amazon.
Données arrêtées à 17h. Comptages personnels (j’ai épluché tous mes tweets).

Le nouveau réseau urbain MobiVie, un an après (2)

Il y a un an, le nouveau réseau urbain MobiVie opérationnel sur 6 des 39 communes de la communauté d’agglomération Vichy Communauté entrait en service (plus précisément le samedi 1er septembre).
Cette transition — que je n’avais pas pu suivre pour cause de stage à Moulins — s’est accompagnée notamment par le changement d’exploitant (ce n’est plus Keolis mais Transdev), la modification du parc roulant (en toute logique), mais également une nouvelle identité visuelle, sans laisser de côté les hétérogénéités toujours présentes dans les communes, niveau qualité de l’information voyageurs et de la desserte.
Cette partie est consacrée aux modifications à venir pour la saison 2019-2020, la deuxième de l’époque Transdev et la dixième sous ce nom commercial.

Des bus moins souvent ?
24 avr. 2019 (18160) – Bolloré Bluebus arrêté au nouvel arrêt les Darcins
Arrêt de bus Les Darcins, rue de Darcins, Cusset, 24 avril 2019. Depuis que cette photo a été prise, les bus de la ligne A empruntent la rue de Darcins via un nouveau pont. Ils la desservaient toutes les quinze minutes, ce qui ne sera plus le cas depuis le 2 septembre.
On apprend qu’à compter du 2 septembre 2019, date d’entrée en vigueur du service 2019-2020 sur le réseau de Vichy, la fréquence de la ligne A va diminuer. Avec toujours un départ à 6:30, il y a désormais un bus toutes les 20 minutes au lieu de 15 : les prochains départs seront donc à 7:00, 7:20, 7:40… puis toutes les 20 minutes jusqu’à 19:00, et la dernière course part à 19:30. Le samedi, le premier départ est à 7:20, avec un bus toutes les 40 minutes jusqu’à 13:00, puis toutes les 20 minutes au-delà jusqu’à la fin de service. Aucun changement en période estivale, les dimanches et les jours fériés.
On retrouve alors le même niveau de service qu’il y a dix ans, sur l’ancienne ligne 2 entre le collège Jules-Ferry et la gare SNCF.
Sur la ligne B, aucun changement par rapport à 2018 : un bus toutes les 20 minutes en semaine en période scolaire (30 minutes le samedi), 45 minutes l’été avec terminus systématique au stade aquatique. Offre identique le dimanche et les jours fériés.
Sur la ligne C, idem : un bus toutes les 20 minutes en semaine en période scolaire (30 minutes le samedi), 45 minutes l’été avec terminus systématique au stade aquatique. Mis à part le prolongement d’un bus au CREPS.
Sur la ligne D, enfin une amélioration : les Guinards et surtout, Abrest, sont mieux desservis. Abrest bénéficie enfin d’une desserte décente avec deux départs le matin et l’après-midi.
Sur la ligne E, toujours un bus toutes les trente minutes entre les Ailes et le centre de Cusset, mais avec une fin de service plus tardive.
Sur les lignes G, H et I, aucun changement.

Le bus plus cher ?
Autre changement, la tarification. Le prix du ticket de bus à l’unité passe de 1,15 à 1,25 €. Inchangé depuis cinq ans, il repart donc à la hausse et retrouve le niveau d’il y a dix ans.
En revanche, le prix des abonnements baisse.

mercredi 28 août 2019

Le nouveau réseau urbain MobiVie, un an après (1)

Il y a un an, le nouveau réseau urbain MobiVie opérationnel sur 6 des 39 communes de la communauté d’agglomération Vichy Communauté entrait en service (plus précisément le samedi 1er septembre).
Cette transition — que je n’avais pas pu suivre pour cause de stage à Moulins — s’est accompagnée notamment par le changement d’exploitant (ce n’est plus Keolis mais Transdev), la modification du parc roulant (en toute logique), mais également une nouvelle identité visuelle, sans laisser de côté les hétérogénéités toujours présentes dans les communes, niveau qualité de l’information voyageurs et de la desserte.

Nouvel exploitant, nouveaux bus
Les bus à livrée pictogrammes, propriété de Keolis Vichy, sont remplacés par des bus avec la livrée de Vichy Communauté, désormais nouveau propriétaire de ses bus. Il n’y a plus que des bus neufs (ou quasi neufs) circulant dans l’agglomération vichyssoise.
Un nouveau dépôt a même dû être construit pour accueillir ces bus, pour un montant d’environ 2,1 millions d’euros.
La ligne principale du réseau est assurée en bus électriques, même le dimanche : ce fut même l’un des premiers réseaux urbains de France à faire circuler des véhicules respectueux de l'environnement sept jours sur sept.
Bolloré Bluebus Ligne A et Mercedes Sprinter City Ligne E (Cusset Centre) 2018-11-08
Un Bolloré Bluebus, sur la ligne A, et un Mercees-Benz Sprinter City Integralia in-urban sur la ligne E au terminus de Cusset Centre, le 8 novembre 2018.
Photo : Tabl-trai [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons
La flotte du réseau urbain est constituée de :
  • 4 Bolloré Bluebus (pour la ligne A) ;
  • 8 Heuliez GX 137 ;
  • 5 Integralia in-urban basés sur des Mercedes Sprinter City (ces derniers pouvant être perçus à tort comme des Mercedes).
Changement au niveau des lignes et des fréquences
Mis à part une suppression de ligne et quelques changements horaires, le tracé des lignes est quelque peu inchangé. Si la ligne A relie toujours le collège Jules Ferry au centre de Cusset, la ligne B de la Côte Saint-Amand au collège Jean Rostand ou au stade aquatique, la ligne C du cours Arloing au stade aquatique, la D de Creuzier-le-Vieux à Abrest, la G de Vichy à Hauterive et la H interne à Cusset, deux de ces lignes ont vu leur parcours modifié :
  • la ligne E, qui ne franchit plus la rivière Allier en s’arrêtant aux Ailes ;
  • la ligne I, dont le terminus de la Grange au Grain est maintenu (desserte de la zone d'activités de Navarre), est désormais prolongée aux Ailes, avec un bus toutes les heures (7h-12h et 13h-20h) ;
  • la ligne F, qui desservait la zone d’activités de Vichy-Rhue à Creuzier-le-Vieux, est supprimée.
Les lignes scolaires restent exploitées par Keolis, ce sont donc des autocars qui assurent ces services.

Niveau information voyageurs, une régression ?
L’information voyageurs a également été revue et à chaque arrêt — sauf exceptions découlant du manque d’entretien — on retrouve systématiquement : nom de l’arrêt, destinations (sur les têtes de totem, et uniquement dans le sens de la circulation), mais aussi un plan de l'ensemble du réseau — complet, cette fois, malgré quelques erreurs flagrantes — et réalisé par une agence cartographique (et non plus en interne), ainsi que les fiches horaires.
Concernant les abris, c’est souvent du n’importe quoi. Le plus souvent, notamment à Vichy, le nom de l’arrêt — information capitale ! — est absent et les destinations sont collées sur une vitre.
L’hétérogénéité des abris selon les communes : Vichy est un client de l’entreprise JCDecaux depuis plusieurs années, Cusset depuis 2016 et Bellerive-sur-Allier depuis 2018. Si tous les abris de cette troisième commune ont été remplacés (ils se substituent aux Girod de fin 2012), on retrouve toujours à Cusset des anciens abris ou même des ProCity.
3 mars 2019 (17728) – Arrêt Grand Marché, lignes D et E, vers la gare SNCF
Arrêt de bus Grand Marché (lignes D direction Les Biernets et ligne E direction Les Ailes), le 3 mars 2019. Bien que la chaussée a été rénovée (travaux boulevard Gambetta), cet arrêt (tout comme celui dans l’autre sens) n’a pas été aménagé pour les personnes à mobilité réduite ! De plus, le nom de l’arrêt ne figure même pas en gros (mais uniquement en Arial 12 pt ou plus sur les fiches horaires) et les destinations sont elles aussi peu lisibles.
9 mars 2019 (17737) – Arrêt Cours Arloing, terminus
Arrêt Cours Arloing (côté cours), cours Arloing (D 906B), Cusset, le 9 mars 2019. Si le nom de l’arrêt est clairement lisible de face comme de profil — l’abri, auparavant double et à toit arrondi, a été remplacé en 2016 par un seul JCDecaux mais jamais le nom et les destinations n’ont été mis en place ! — les destinations le sont moins (et d’ailleurs, il en manque une, la ligne H la desservant dans les deux directions). Seuls les indices de ligne figurent de face.
13 janv. 2019 (17432) – Arrêt Grange au Grain (lignes B et I) côté hypermarché
Arrêt Grange au Grain (côté hypermarché), rue Rhin et Danube, Bellerive-sur-Allier, le 13 janvier 2019. Les anciens abris n’ont jamais eu droit aux nom et destination. Ils ont été remplacé par les nouveaux abris JCDecaux en 2018, avec (enfin !) le nom. Si les deux lignes de bus sont indiquées sur la girouette de face, les terminus de ces lignes ne sont pas repris là où ils devraient être habituellement, c’est-à-dire sur les vitres.
Quant aux autres communes, il s’agit souvent d’abris ProCity, où nom et destination figurent sur les vitres (arrêts Pont de la Mère, Albert Londres vers Vichy). Enfin, on trouve encore des arrêts où l’information est totalement inexistante (Gouttebel, Les Lilas et Les Peupliers, desservis par la ligne E, en direction des Ailes, n’ont aucune information depuis… sept ans et demi !).

Niveau accessibilité, des avancées ?
Si, désormais, tous les bus sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, notamment avec la présence d’une palette à déployer pour les usagers en fauteuil roulant, ce n’est pas le cas de tous les arrêts, qui n’ont pas tous été surélevés.
Sur la ligne A, on compte 43 quais, ceux qui ne sont pas aménagés sont : Victoria, Clemenceau, Avenue de l’Europe (dans les deux sens), et le pire, Gare SNCF (rue de Paris : trottoir à même la chaussée depuis sept ans !).
Le réaménagement récent des axes d’intérêt communautaire contraint même au rehaussement des quais, ce qui a été fait pour Gambetta (mais pas pour Grand Marché).

Changements pendant la première année
Le 23 avril, à la suite de la mise en service d'un nouveau pont sur le Sichon reliant la rue Jean-Jaurès à l’allée Mesdames (dans le cadre de la rénovation du quartier de Presles), la ligne A voit son itinéraire modifié. Elle n’emprunte plus la méconnaissable nouvelle avenue de Vichy (D 2209) réaménagée cet été, mais dessert désormais le quartier de Presles et des Darcins grâce à trois arrêts bien entendu aménagés pour les personnes à mobilité réduite : Albert Londres, Presles et Les Darcins.

À suivre : ce qui va changer pour la saison 2019-2020

mercredi 31 juillet 2019

Bilan de train : avril à juillet 2019

Le mois de juillet 2019 se termine, il est donc temps de faire un bilan.

Depuis que j’ai trouvé un emploi dans la cartographie près de Clermont-Ferrand, j’emprunte désormais un train (ou plusieurs, vu la qualité désastreuse des relations diamétrales [les relations entre le nord et le sud de Clermont-Ferrand] dans la gare principale de la capitale auvergnate).
Les statistiques reprennent enfin, après quatre mois de figeage (quatre mois sans avoir emprunté un train).

Nombre de trains empruntés
Au (2019) :22/0431/07écart
Nombre de trains empruntés
y compris les correspondances :
1 6111 788+ 177
Nombre d’allers :807873+ 66
Nombre de retours :804870+ 66

Les contrôles du titre de transport
Le titre de transport peut être contrôle non seulement à bord du train, mais aussi sur un quai. Aucun contrôle n’a été observé en gare de La Pardieu, mais ils ont été assez fréquents en gare de Vichy.
La carte unikOpass était, jusqu’en juin 2019, celle qui permettait de voyager en règle. En raison de la fusion des régions Auvergne et Rhône-Alpes, les abonnements de juillet et août sont délivrés sur support papier. La carte OùRA! (qui existe déjà en Rhône-Alpes) — obtenue gratuitement, tout comme la carte modePass pour le réseau urbain T2C, étant titulaire d’un abonnement combiné TER+T2C — remplacera la carte unikOpass, mais ne peut être utilisée qu’à partir de septembre 2019.
Contrôle du titre de transport
Au (2019) :22/0431/07écart
Nombre de contrôles :670 (41,6 %)709 (39,7 %)+ 39 (en baisse)
Nombre de non-contrôles :829 (51,5 %)967 (54,1 %)

Les arrivées et les départs en gare de Clermont-Ferrand
Je redoutais l’arrivée des trains arrivant à Clermont-Ferrand voie A, trop rapidement empruntée et traduisant un mauvais accueil, avec vue sur les voies de service d’un côté et toutes les autres voies (et le quai) de l’autre.
Arrivées et départs en gare de Clermont-Ferrand
Au (2019) :22/0431/07
VoieAllerRetourAllerRetour
I308030 (=)116 (+36)
H2331624 (+1)329 (+13)
G3310633 (=)117 (+11)
F117128160 (+43)128 (=)
E674569 (+2)46 (+1)
D653565 (=)40 (+5)
C943796 (+2)37 (=)
A32014337 (+17)14 (=)
inconnue584358 (=)43 (=)
La majorité des trains 874003 (arrivée 7:51) sont entrés voie F. Un train en provenance de Thiers arrivant à la même heure ne permet pas une arrivée voie A comme les trains encadrants, ceux partant un quart d’heure plus tôt et plus tard, et continuant aussi au-delà de Clermont-Ferrand.
Évolution des ratios arrivées et départs sur deux voies, en gare de Clermont-Ferrand
Au (2019) :22/0431/07Évolution
Arrivée voie F117/807 (14,50 %)160/873 (18,33 %)en hausse
Arrivée voie A320/807 (39,65 %)337/873 (38,60 %)baisse mais tendance hausse
Départ voie I80/804 (9,95 %)116/870 (13,33 %)en hausse
Départ voie H316/804 (39,30 %)329/870 (37,82 %)en baisse

Les arrivées voie A en gare de Clermont-Ferrand
En juillet, en raison de travaux sur la voie F, celle-ci est condamnée (tout comme la voie E), obligeant le train 874003 à arriver sur une autre voie, généralement la voie A.
En juin 2019, la voie A (qui avait également subi un RVB [renouvellement voie ballast] en octobre 2014) avait été condamnée afin de rénover une voie… de service.
Au fil du temps, le ratio n’a cessé d’augmenter, en passant au-dessus des 40 % dès février 2014, pour ne redescendre… que quatre ans plus tard.
Le tableau ci-dessous montre l’évolution, saison par saison, des arrivées voie A en gare de Clermont-Ferrand.
Évolution des ratios arrivées voie A, en gare de Clermont-Ferrand
Au :ArrivéesTotalRatioÉvolution
Saison 1 (04/09/2012)3115420,13 %
À fin 20124119421,13 %en hausse
Saison 2 (31/08/2013)8225232,54 %en hausse
À fin 201312131738,17 %en hausse
Saison 3 (31/08/2014)16538542,86 %en hausse
À fin 201418243841,55 %en hausse
Saison 4 (31/08/2015)24253245,49 %en hausse
À fin 201526558545,30 %en hausse
Saison 5 (31/08/2016)26659244,93 %en baisse
À fin 201627563243,51 %en baisse
Saison 6 (03/09/2017)29369342,28 %en baisse
À fin 201730975440,98 %en baisse
Saison 7 (27/09/2018)32080639,70 %en baisse
À fin 201832080739,65 %en baisse
31/05/201932283138,75 %en baisse
30/06/201932285037,88 %en baisse
31/07/201933787338,60 %en hausse


La traction électrique : toujours très marginale
Depuis l’arrivée des Régiolis, ces nouveaux trains plus capacitaires et pouvant aussi bien circuler en mode thermique qu’électrique, l’utilisation du mode électrique est enfin possible, ce qui met partiellement fin à une ineptie écologique consistant à faire circuler des trains en mode thermique sous les caténaires.
Évolution de l’utilisation de la traction électrique sur les TER
Au :ArrivéesTotalRatioÉvolution
À fin 201601 2650,00 %
À fin 2017861 5075,71 %
À fin 20181161 6117,20 %en hausse
Au 31/07/20191281 7887,16 %en baisse
Ce ratio ne comprend pas les trains Corail avec locomotive électrique (les Intercités à réservation), pris uniquement en cas de situations exceptionnelles (suppression du train TER initialement emprunté).
Cette valeur en baisse résulte de l’utilisation des TER, majoritairement des Bombardier X 76500. Le 874003, train que j’emprunte le matin, est systématiquement assuré en X 76500, et la ligne au sud de Clermont-Ferrand n’est pas électrifiée.
Toutes les statistiques sont personnelles et proviennent de relevés soigneusement notés (numéro du train, engin dans lequel je suis monté, voies d’arrivée et de départ à Clermont-Ferrand, contrôles et retards éventuels).

jeudi 27 juin 2019

Rétrospective : 27 juin 2003, cadeau de fin d’année (et cadeaux reçus au collège)

Il y a 16 ans, afin de fermer la longue page de l’école primaire (maternelle + élémentaire), une commune (qui a la charge des écoles) m’a offert un cadeau utile pour les années collège : une calculatrice. Nous sommes en 2019 et celle-ci fonctionne toujours… sans avoir remplacé quoi que ce soit.

Souvent, en fin d’année scolaire, pour remercier les élèves de leur parcours, quelle que soit la moyenne (élève ou classe), les collectivités territoriales peuvent fournir aux écoles des cadeaux à destination des écoles. Il peut s’agir d’un dictionnaire, d’une calculatrice… qui peuvent leur servir pour leur cursus

Mai-juin 2003, fin d’une année à retards accumulés et irrattrapables
À cette époque, j’étais en CM2 dans une école publique de Salon-de-Provence (académie d’Aix-Marseille).
Après une (très) longue grève de deux semaines en mai 2003 (une grève nationale avec des conséquences sur le déroulement de la fin de l’année scolaire), les devoirs prévus durant les semaines des 19 et 26 mai 2003 ont été repoussés aux semaines suivantes ; des exposés étaient prévus durant cette période, ils ont été retardés de plusieurs semaines, une dizaine d’élèves n’ont pas pu le présenter.

Le 27 juin 2003, dernier jour de la classe de CM2, la ville de Salon-de-Provence a offert une calculatrice, une TI-40 Collège II, avec certaines fonctions utiles pour le programme de collège.
Calculatrice TI-40 Collège II et sa coque
Calculatrice TI-40 Collège II
Elle m’aura servi pendant toutes les années de collège, et ce alors que quasiment tous les autres camarades de classe avaient des calculatrices d’une marque concurrente bien plus répandue, et le modèle associé : FX-92 Collège (ou New+ ou 2D).
La TI-40 Collège II, offerte il y a seize ans, fonctionne toujours. La pile CR2025 intégrée n’a jamais été remplacée, d’ailleurs, elle fonctionne à l’énergie solaire.

Les cas suivants… même dans le privé !
Durant mon cursus scolaire, aux années collège, les départements peuvent aussi fournir des livres ou des dictionnaires, ou même des fournitures scolaires.
Il suffit de lire les articles de presse quotidienne régionale (des articles souvent réservés aux abonnés), mais juste les titres.
Trois livres et une calculatrice
Atlas, dictionnaire du français et dictionnaire bilingue, offerts en 2004 ou 2005 par le département des Bouches-du-Rhône.
  • En décembre 2003, le collège privé où j’étais scolarisé proposait soit une règle pliable, soit un kit règle 15 cm + équerres + rapporteur. Malheureusement, priorité aux filles, qui ont quasiment toutes choisi la règle pliable.
  • Le 6 janvier 2004, en plein cours de français, les élèves reçoivent un dictionnaire de français, niveau collège. Ceux faisant l’anglais reçoivent également un dictionnaire bilingue français-anglais. Ceux faisant l’allemand (moi parmi cinq élèves) ne l’ont reçu que le surlendemain.
  • Un lundi de mars 2005 (?) c’est un atlas qui est fourni aux élèves de cinquième.
Références
  • Pour le dictionnaire de collège : Le Robert Collège, Dictionnaires Le Robert, 1997, 1 480 p., 15,5 × 23 cm (ISBN 2-85036-446-0).
    Bonus CG13 : présentation du département, compétences et personnages célèbres.
  • Pour le dictionnaire bilingue : Dictionnaire compact Français-Allemand Allemand-Français, Larousse/HER, 2000, 648 p., 13 × 20,5 cm (ISBN 2-03-540008-2 et 2-03-577709-7).
    Bonus CG13 : présentation du département, sites remarquables arrondissement par arrondissement, personnalités clés et données statistiques.
  • Pour l’atlas : Jacques Charlier (directeur de publication) (préface Yves Lacoste), Atlas du 21e siècle. La France, l’Europe, le Monde : 640 cartes historiques, physiques, politiques, thématiques, Nathan, 2005, 24 × 34 cm (ISBN 2-09-184108-0).
    Inédit : dossier sur le développement durable.
    Bonus CG13 : présentation du département (avec cartes).

mercredi 26 juin 2019

Gare de Vichy, 10 ans déjà

Voilà dix ans, jour pour jour, que le pôle d’échanges intermodal de la gare de Vichy a été inauguré.
Je ne pouvais être présent à cette inauguration, sans doute étant trop jeune, mais surtout parce que j’avais mon oral du baccalauréat de français.
Bâtiment voyageurs de la gare de Vichy
Entrée principale de la gare de Vichy, le 21 décembre 2015. Voilà à quoi ressemble aujourd’hui (à quelques différences près), et depuis dix ans, le bâtiment voyageurs de la gare.
Photo : Florian Fèvre [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons
Un grand chantier municipal (et communautaire) des années 2000
Après le centre commercial des Quzatre Chemins en 2002, l’esplanade du Lac d’Allier (boulevard du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny et boulevard du Maréchal-Franchet-d’Esperey) entre 2007 et 2009, et dans l’agglomération, le stade aquatique livré début 2008, la gare de Vichy a été un des grands chantiers menés par la municipalité de Vichy, dirigée à l’époque par Claude Malhuret.
L’inauguration du 26 juin 2009 marque donc l’entrée dans une nouvelle ère pour la gare : l’intermodalité.
Plaque inauguration du pôle d'échanges intermodal
Plaque de l’inauguration du pôle d’échanges intermodal. On peut y lire :
« LE PÔLE D’ÉCHANGES INTERMODAL DE TRANSPORTS VICHY VAL D’ALLIER A ÉTÉ INAUGURÉ LE 26 JUIN 2009
Pour mener à bien la politique de mobilité, quatre maîtres d’ouvrage ont conjugué leur action pour favoriser l’usage et le déplacement des transports collectifs en créant le Pôle d’échanges intermodal. Aujourd’hui, alors que le bâtiment historique de la gare a retrouvé son aspect historique, les usagers trouvent en un seul et même lieu tous les moyens de transports nécessaires à leurs déplacements depuis un parvis paysager : trains, cars, bus urbains, transports à la demande, taxis, vélos, et stationnements automobiles.
 »
Photographie personnelle

Quels aménagements ?
Carte des environs de la gare de Vichy
Carte des alentours de la gare de Vichy.
Source : données OpenStreetMap et ses contributeurs, adaptée par tabltrai [CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons. Importé le 31 janvier 2015.
Le gros du chantier a commencé en 2006-2007. À commencer notamment par les voiries. Fin 2007, ce sont deux giratoires plats et des voies réservées aux autobus, mais également l’aménagement d’une gare routière au sud du bâtiment voyageurs et d’un parking payant à l’est, de l’autre côté des voies, et géré par une entreprise privée. L’aménagement paysager se poursuit en 2008-2009.
Dans la gare, tout a été pensé pour les personnes à mobilité réduite, mais uniquement dans le bâtiment. Si deux ascenseurs ont été construits pour relier le bâtiment au passage souterrain et au parking Est, il faudra attendre plusieurs années pour que le deuxième quai soit accessible. L’information voyageurs répond aux nouvelles normes d’accessibilité, notamment les écrans.
Niveau intermodalité, la gare routière reste assez mal signalée de l’intérieur comme de l’extérieur. Les quais sont numérotés, mais seulement pendant un an. De l’extérieur, des panneaux provisoires ont été implantés pour identifier le nouveau cheminement.

Combien cela a-t-il coûté ?
Le projet a été financé par quatre maîtres d’ouvrage (les collectivités territoriales — communauté d’agglomération et commune —, SNCF et Réseau ferré de France), en incluant des participations du département de l’Allier, de la région Auvergne, de l’État et du fonds européen FEDER.
Il a coûté près de 13 millions d’euros (précisément 13 064 607 € hors taxes).
Un panneau, visible près de l’entrée vers la boutique, rappelle cet événement.

Sources

Quels changements depuis ce grand chantier ?
Depuis l’inauguration, beaucoup de changements sont survenus notamment en ce qui concerne l’accessibilité ou l’amélioration de l’intermodalité.
  • Accessibilité de la gare : il manquait un ascenseur pour le deuxième quai (voies B et C). Il a fallu attendre plusieurs années (et même des repoussements qui ont provoqué la colère des élus) pour que le monte-charge soit enfin remplacé (en fait, déplacé vers le troisième quai, desservant la voie D. Les travaux se sont achevés seulement en 2017, pour un montant de 1,55 million d’euros.
  • Nouvelle signalétique : une nouvelle version de la signalétique, avec codes couleurs, a été déployée en 2015 (photo ci-dessous). Elle remplace l’ancienne signalisation mise en place lors des travaux de la gare en 2008.
Nouvelle signalétique déployée en gare de Vichy, fin 2015.
Nouvelle signalétique en gare de Vichy, le 12 décembre 2015.
Tabl-trai [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons
  • Nouveaux écrans dans le hall : les écrans indiquant les départs et les arrivées ont été changés en mars-avril 2015. Trois grands écrans remplacent le grand tableau des départs, affichant sur dix lignes les prochains départs.
  • Nouveautés 2017 : point retrait de colis, distributeur automatique de billets de banque (à la sortie nord), wi-fi (gratuit et illimité [1]).
  • Nouveaux espaces détente (2018-2019) : plus de places libres au lieu d’un espace vide, restauration des places à hauteur de la sortie sud, espaces de recharge avec ports USB.
  • Renforcement de l’intermodalité :
    • en 2014, l’ancienne communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier a lancé un service de location de vélos (Vivélo) avec un parking vélos sécurisé. Certes, il y a déjà des parkings pour vélos, mais ils ne sont pas couverts (l’un d’eux a même été modifié en 2018). En plus du déménagement du kiosque de la place Charles de Gaulle (ancien point névralgique des transports urbains) vers la gare, la gare devient un véritable pôle d’échanges intermodal.
    • en 2018, l’actuelle communauté d’agglomération Vichy Communauté lance un service de location de vélos cette fois-ci en libre service. Sept (et non pas huit) places sont aménagées à la sortie ouest de la gare. L’utilisation de ces vélos est conditionnée à l’utilisation d’une application mobile.
Parking des vélos en libre-service
Location de vélos en libre-service, le 26 juin 2019.
Liste non exhaustive.
  1. depuis le 15 juillet 2017 ; il existe déjà la wi-fi de la ville, mais limité dans le temps.
Dernières minutes
  • Écran d’information des prochains départs d’autobus et d’autocars : longtemps inopérant et sans date de mise en service connue, l’écran fonctionne enfin. Dommage qu’il ne soit pas orienté vers la sortie.
  • Renforcement de la signalétique : aperçu aujourd’hui même les accès aux voies B, C et D, mieux signalés.

lundi 24 juin 2019

Rue Wilson à Vichy, 1 an après

Le 23 juin 2018, la ville de Vichy a inauguré la rue Wilson. Une rue du centre-ville, qui se parcourt toujours à sens unique, et qui est désormais dotée de l’identité du centre-ville, caractérisée notamment par ses trottoirs.
24 avr. 2019 (18152) – Début de la rue Wilson rénovée
Début de la rue Wilson, le 24 avril 2019. Ce jour-ci, la rue était exceptionnellement fermée en raison de travaux sur la seule rue ouverte à la circulation qui y débouche, la rue Lucas, alors en cours de rénovation.

Un lien entre le côté commerçant et les parcs
La rue Wilson marque la frontière entre le côté commercial (à l’est) et le parc des Sources (à l’ouest).

À l’est, on trouve une dizaine de commerces : des bars-restaurants (Le Royal, Les Gourmandises de Fanny…), des pharmacies (Pharmacie du Parc), des banques (Société Générale, Crédit Mutuel), des boutiques de prêt-à-porter, etc.

Quelles directions ?
Cette rue permet d’accéder aux parkings Les Quatre Chemins, Célestins, Les Dômes ; à la chambre de commerce et d’industrie ; aux Thermes Callou, au centre thermal des Dômes et à Vichy Spa Les Célestins.

Les aménagements
Le réaménagement de cette rue, longue de 380 m, rentre dans le cadre de la redynamisation du centre-ville repérable notamment par les trottoirs. Un chantier qui a commencé dès 1992 avec la rue Georges-Clemenceau, puis la rue de l’Hôtel-des-Postes ; la rue Montaret fin 2008 ; la rue de Paris de 2009 à 2011 ; le parvis de l’église Saint-Louis (non protégé) en 2013 ; le passage de l’Amirauté en 2014 ; la rue du Maréchal-Foch en 2016.
Mais cette rénovation n’a été faite que côté commerces (numéros pairs, côté est), pour des raisons de domanialité.

Une vitesse limitée à 30 km/h avant même son réaménagement. La zone 30, qui pourrait avoir été demandée par les riverains, a été instaurée en juillet 2016. Un marquage au sol rappelait cette limitation. Celle-ci est bien sûr conservée.
Des intersections impraticables y compris aux vélos. La rue comporte des intersections (passage Giboin, passage de l’Opéra, rue du Président F.-Roosevelt, rue Burnol, passage de l’Amirauté, rue Sornin, rue Montaret), mais aucune n’est autorisée à la circulation des cyclistes. La signalisation mise en place sur les rues précitées indique une circulation interdite, et un stationnement interdit et considéré comme gênant.
Un nouveau ralentisseur et un passage piétons en plus, sur le ralentisseur. Afin d’optimiser les flux piétons, un ralentisseur a été aménagé entre les rues Roosevelt et le passage de l’Amirauté. Dommage qu’on ait aménagé deux passages piétons, et on continue à traverser en dehors.
Beaucoup de place pour les vélos. À elle seule, la rue Wilson compte (comptage personnel) 21 arceaux, permettant le stationnement de 42 vélos. Ceux-ci sont souvent implantés près des passages piétons. Il faut aussi ajouter les huit emplacements pour les vélos libre service, qui ne peuvent être empruntés que via une application pour téléphone mobile.
Et pas de double-sens cyclable. La rue ne peut être empruntée que dans le sens sud-nord,  le double-sens cyclable est donc interdit, faute de place.
Stationnement payant. J’ignore combien de places sont disponibles sur cette rue, mais le stationnement est payant, dans la limite de trois heures, du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h. En revanche, il reste interdit au début de la rue et au droit de la banque, sauf pour les livraisons. En l’absence de panonceau supplémentaire, le stationnement, qui était interdit de 7h à 19h les jours ouvrables, l’est désormais 24h/24 7 jours sur 7.

Heureusement, cette rue n’est empruntée par aucune ligne de bus, sauf cas exceptionnels de détournement.

Planning et budget
Les travaux se sont étalés d’automne 2017 à juin 2018.
D’après la ville de Vichy, ce projet a coûté 1,64 million d’euros, dont 1,27 million pour la ville. S’y ajoutent des subventions de l’État et de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Voir aussi

La ville de Vichy a achevé il y a presque deux mois la rénovation de deux rues intersectant la rue sujet de ce billet : la rue Lucas, dont la limitation de vitesse est enfin abaissée à 30 km/h, et la rue Sornin.
L’inauguration de ces deux rues aura lieu le 29 juin.

samedi 15 juin 2019

12 ans et demi après son ouverture, l’accès à un fast-food de Bellerive-sur-Allier est toujours aussi difficile.

Voilà douze ans et demi (le 15 décembre 2006 donc) qu’une enseigne de restauration rapide, celle au grand M (je veux bien entendu parler de McDonald’s), s’est implantée à la sortie nord de Bellerive-sur-Allier.

Alors qu’il existe déjà un fast-food au M au nord de Vichy, intégré dans une zone commerciale et ouvert depuis plus de 25 ans au jour où j’écris ce billet, un deuxième restaurant a été construit en 2006, entre Buffalo Grill et l’hippodrome (une concession automobile a été construite un peu plus tard, mais quand ?), et en bordure de la route nationale 209 (déclassée depuis en D 2209).

L’accès est facilité en venant de Vichy mais pas depuis le rond-point de Boussange ou la rue Maurice Chalus. Comment peut-on ignorer de telles possibilités d’accès alors que les calculs d’itinéraires forcent des détours conséquents ?

Une entrée facilitée si l’on vient de Vichy
En venant de Vichy par la D 2209, on peut tourner à droite après la sortie du parking de Buffalo Grill, puis après un panneau indiquant un giratoire, on tourne à droite.

En revanche, si l’on vient du rond-point de Boussange (route de Gannat, D 2209, ou route de Charmeil, D 6), la manœuvre est tout simplement impossible. Des balises J empêchent de tourner à gauche, ou on a tout simplement oublié d’aménager le carrefour à cet endroit.

Les calculs d’itinéraire sont dérisoires et obligent à faire demi-tour en plein milieu d’une route majeure, ou à faire un détour.
  • Google Maps propose de faire demi-tour juste avant le feu avec les rues du Golf et Charloing. Un itinéraire alternatif propose un passage par la rue Maurice Chalus (D 443), la rue Charloing, puis l’avenue de Vichy.
  • Waze (propriété de Google) propose, quant à lui, de faire demi-tour par la rue des Petits Prés (soit 2,1 km au départ du giratoire). Deux itinéraires alternatifs 
  • Mappy propose de passer outre les obstacles.
  • Bing Maps plaçant le restaurant à même la route, la destination est atteinte avant même de pouvoir effectuer des manœuvres irréfléchies.
  • OpenStreetMap propose même un calcul d’itinéraires… en indiquant de faire demi-tour sur la D 2209.
La seule solution légale (que j’ai déjà tentée) est de passer par le parking de Buffalo Grill pour ensuite rejoindre celui du M.

Et pour en sortir ?
Tout dépend si l’on est passé par le drive ou si l’on a garé son véhicule sur le parking du restaurant.

C’est seulement en sortant du drive du fast-food que l’on peut rejoindre directement la D 2209. La sortie du parking ne peut s’effectuer que par l’allée René Dumont, puis l’allée Georges Baugnies et l’avenue de Vichy (si l’on venait notamment du RP de Boussange), ou par l’allée René Dumont et la rue du Golf, puis l’avenue de Vichy pour rejoindre Vichy.

Si Waze et OSM proposent un itinéraire correct, ce n’est pas le cas de Google Maps. En effet, depuis 2018, la rénovation de l’allée Georges-Baugnies et la modification de l’intersection de cette dernière rue avec l’avenue de Vichy, il n’est en effet plus possible de tourner à gauche de la première rue vers la seconde.

De plus en plus de… publicités
Depuis 2018 et l’arrivée de JCDecaux dans la commune, les panneaux indiquant ce restaurant sont de plus en plus nombreux, surtout en venant de la D 6. Comment peut-on se permettre cela alors qu’il n’y avait rien un an plus tôt seulement ?