jeudi 30 avril 2020

Rétrospective du mois d’avril 2020

Avril 2020 a été un mois où où l’on n’a rien pu faire.

Ce mois serait à marquer d’une pierre blanche : on n’aura pas eu la possibilité de de se déplacer librement sans attestation (raison à laquelle on voulait absolument limiter la propagation du virus) ; mon appareil photo numérique n’aura pas pris de photos ce mois-ci (ce qui n’était plus arrivé depuis… novembre 2011) ; et je n’aurai pas sorti mon vélo.

Le gouvernement a rappelé l’interdiction de tout déplacement sauf motif justifié en présentant l’attestation de déplacement dérogatoire (qui ne m’aura servi que pour aller acheter du pain à la boulangerie située en bordure de route majeure, à moins d’un kilomètre de distance — aller-retour s’entend — et un dénivelé absolu conséquent de 50 mètres (!), sauf pour aller une fois à l’hypermarché). Cette interdiction (ainsi que celle d’accès aux parcs, régie par un arrêté préfectoral) empêche ce que je fais habituellement : de parcourir la ville à vélo (on l’interdit comme loisir alors que pratiquer du vélo est bénéfique pour la santé), d’effectuer des relevés GPS (pour essayer de garantir une mise à jour pour le compte d’un site de cartographie) et de constater les changements survenus dans l’agglomération, qui sont :
  • que s’est-il passé sur la rue Sidi Brahim à Vichy : la chaussée a-t-elle été rénovée ?
  • aménagement de la place des Guinards à Creuzier-le-Vieux : où en est-on ?
  • aménagement de l’avenue Aristide-Briand et du square Albert-Ier à Vichy : les travaux sont-ils vraiment terminés, la signalisation a-t-elle été modifiée, et surtout quand l’inaugurera-t-on ?
  • à Bellerive-sur-Allier, y aura-t-il une signalétique verticale avec plan de situation (dommage qu’il n’y ait pas de plan comme en rive droite !) et un classement en voie verte sur les berges de l’Allier rénovées il y a un an ?
  • à Abrest, est-ce que le nouvel éclairage LED de l’avenue de Vichy (D 906E) est en service ?

et toujours des énigmes :
  • percera-t-on le mystère des 26 nouveaux candélabres d’éclairage public de la rue Clemenceau et d’une partie de la rue Jean-Jaurès, dans le centre-ville de Vichy, en quoi est éclairé le tube central en complément des trois modules LED ;
  • pourquoi l’agglomération est-elle partie à la dérive avec les marquages au sol aux traversées cyclistes ;
  • et surtout, à hauteur de cette traversée, quel est le matériau utilisé pour les inscriptions au sol (qui sont parfois peu lisibles en raison d’une différence faible de contraste) ?

Ce mois-ci, je n’aurai même pas pu sortir mon vélo, principalement utilisé comme loisir.

Sorti avec autorisation un dimanche, j’ai pu constater que les publicités se sont figées dans le temps. Des publicités pour des voitures qui indiquent encore les journées portes ouvertes. Aucun changement au niveau de la signalisation.

Aux dernières nouvelles, on apprend que le virus aura tué plus de 24 000 personnes en France, et que les annulations dans le domaine culturel et sportif se sont intensifiées, notamment avec l’interdiction des rassemblements de plusieurs milliers de personnes jusqu’en été, d’après ce que le gouvernement a annoncé. On savait que le Mondial de Paris 2020 (automobile) allait être annulé, on apprend que le Grand Prix de France de Formule 1 (qui devait se tenir du 26 au 28 juin au circuit du Castellet, dans le Var).

Dans le rétro…
2019 : la rue Lucas achevée. L’une des rues du centre-ville de Vichy est rénovée et enfin en zone 30 : la rue Lucas, située dans le prolongement de la rue de Paris a fait peau neuve. Elle commence avec un ralentisseur (avec passage piétons non matérialisé mais toujours contrôlé par feu). Mais pas de double-sens cyclable. La rue sera inaugurée le 29 juin 2019.

Sortira enfin, sortira toujours pas ? On pourra enfin sortir dans un rayon de 100 km et cela sans attestation. Ce soir, on connaîtra les départements qui bénéficieront le 11 mai d’une liberté dans les déplacements. Rouge ou vert, qu’en sera-t-il pour l’Allier ?

Et, bien entendu, il y a d’autres choses qui n’ont pas pu être évoquées dans ce billet. À suivre.

mardi 31 mars 2020

Rétrospective du mois de mars 2020

Le mois de mars 2020 se termine par deux semaines où l’on a été contraint de rester chez soi sous peine d’amende, et l’on a parfois été obligé de ne pas pouvoir travailler.

Retour sur le mois de mars 2020
Les constatations de terrain ne sont plus possibles depuis l’entrée en vigueur du confinement le 17 mars :
  • à Vichy, on ne saura jamais si sur la rue Sidi-Brahim, dont l’éclairage public (EP) a été rénové au début du mois (LED 6 m), la couche définitive de roulement a été appliquée ;
  • à Abrest, sur l’avenue de Vichy (D 906E), on ignore si le nouvel EP a été mis en service 
  • à Creuzier-le-Vieux, on ignore l’état d’avancement de la place des Guinards, notamment si le revêtement définitif a été appliqué.
On ne sait pas non plus quand sera inaugurée la nouvelle avenue Aristide-Briand.

Du côté des commerces et restaurants, si ces derniers sont fermés depuis le 15 mars, on n’a aucune nouvelle de deux enseignes nationales qui se sont implantées ou ont changé d’adresse.
(Au passage, j’ignorais qu’une nouvelle enseigne s’était implantée dans le centre-ville de Vichy en remplacement d’une librairie : adieu La Grande Librairie, place à BCHEF, qui pourrait avoir fermé plus longtemps par mesure nationale qu’il n’a ouvert, le 19 février selon des sites Internet spécialisés sur les franchises.)
Quid de Hyperburo, magasin de bureautique installé depuis mai 2009 à Bellerive-sur-Allier, en bordure de l’avenue de Vichy (D 2209), qui a déménagé le 17 mars 2020 dans la zone commerciale de Cusset ? Déclaré ouvert sur Google Maps le jour où je rédige cet article, et à la bonne adresse, contrairement à ce qui est indiqué sur le site de l’enseigne qui indique toujours l’ancienne adresse.
Quid de Biocoop, un magasin bio implanté avenue Fernand-Auberger (D 1093) à Bellerive-sur-Allier dont l’ouverture était prévue le 19 mars ?
Quid de Cash Piscines, au sud de Vichy, dont l’ouverture était prévue autour du 1er avril, sur le site de l’ancien LIDL qui a déménagé fin 2016 ?
À suivre.

Aux dernières nouvelles, on apprend que le COVID-19 aura tué plus de 3 500 personnes en France, et que les délais de déclaration de revenus sont repoussés (ouverture le 20 avril 2020, date limite le 4 juin pour les dép. 01 à 19 et les non-résidents, le 8 juin pour les 20 à 54 (nouveauté) et le 11 juin pour les dép. 55 à 974 & 976 (source DGFiP).
Les annulations et les reports se multiplient, on peut imaginer la Formule 1 se terminer au début de l’année 2021… et hier on a appris l’annulation du Mondial de Paris 2020.
Plus d’informations à venir.

Dans le rétro…
2005 : bouleversement du paysage audiovisuel français et découverte d’une encyclopédie. Ce 31 mars 2020, cela fait quinze ans jour pour jour que je découvrais une célèbre encyclopédie — dont j’y contribue depuis voilà treize (13) ans — et que la télévision numérique terrestre (TNT) avait été lancée avec plusieurs nouvelles chaînes.
2014 : lendemain d’élections municipales, débâcle de la gauche, nouveau gouvernement… mais pas de nouvelles informations en direct autrement que la presse gratuite le lendemain. il y a donc six ans, jour pour jour, j’étais parti en voyage… avec l’université, à Lyon. Un voyage à titre pédagogique où l’on étudiait la métropolisation dans une grande ville, avec ses dynamiques économiques et les aménagements urbains, où plus de quarante étudiants ont participé. Au programme, Gerland, la ZAC du Bon Lait (pour les parcours Aménagement) le 31 mars, Carré de Soie à Vaulx-en-Velin et un quartier selon les groupes afin d’étudier la géographie du commerce (Guillotière, Presqu’île ou Confluence) le 1er avril, la Part-Dieu et Confluence le 2 avril.
Le voyage fera l’objet de travaux comptant pour les unités d’enseignement 41 « Géographie économique et sociale » et, pour les parcours aménagement, 46 « Aménagement et développement durable : enjeux et politiques actuelles ».
À cette époque, je n’avais pas accès à Internet. La 3G existait depuis une dizaine d’années, la 4G depuis quelque temps, mais mon BlackBerry ne me permettait pas d’accéder à Internet, encore moins aux réseaux sociaux dont je n’étais même pas inscrit.
C’était une autre époque : Clermont-Ferrand et Lyon n’étaient pas dans la même région, l’une en Auvergne, l’autre en Rhône-Alpes, la fusion était encore à l’état de projet, elle est réalité depuis 2016.

Prochainement (pas eu le temps de le faire ce mois-ci) : bilan de train du mois. Avec dix allers et retours (au lieu de vingt-deux théoriques pour cause de mesures gouvernementales) entre Vichy et Clermont-Ferrand.

dimanche 22 mars 2020

Rétrospective de la semaine du 16 au 22 mars 2020

Cette semaine aura été marquée par un seul événement : la pandémie de coronavirus (COVID-19). Maintenant que la France est passée au stade 3, la sentence que tous les membres du gouvernement ont prononcée est : « Restez chez vous ». Le confinement est devenu de rigueur, ceci afin de limiter la propagation du coronavirus alors que le nombre de cas ne cesse d’augmenter (à l’heure actuelle, plus de 14 000 cas et plus de 500 morts en France).

Nous sommes le dimanche 22 mars 2020 et à cette date, aurait dû se tenir le second tour des élections municipales, qui a été reporté à une date ultérieure (on parle de juin). Quant à ceux qui ont été élus au premier tour, c’est durant cette fin de semaine qu’aurait dû avoir lieu le premier conseil municipal suivant l’élection, élisant le maire. Ce conseil municipal est reporté en mai. Par conséquent, les mandats des maires actuels sont prolongés d’au moins deux mois si l’on évoque le mois de mai.

À la une de mon journal préféré, on ne parle que de ça : crise du coronavirus. Mesures sanitaires, opérations de confinement des habitants, évolutions (parfois dramatiques) du virus. Les autres titres sont relégués au second plan. Dans les journaux télévisés, le coronavirus est le seul thème traité, sans même laisser la place aux autres titres (même pas en brèves).

Face aux comportements jugés irresponsables (vécu pas plus tard que la semaine dernière, où l’on profitait du temps clément, ignorant les premières recommandations), le gouvernement a décidé d’instaurer le confinement. « Restez chez vous » disait Emmanuel Macron le jour de l’allocution le 16 mars 2020 à 20 h, qui a réuni l’équivalent de plus de la moitié de la population française devant sa télévision, sur TF1, France 2, les chaînes d’info et même TMC (96 % de part d’audience !). Depuis le 17 mars à midi, on nous ordonne de rester chez soi ; les rues se désertent et les médias nous font découvrir des rues vides, là où d’ordinaire, la population se rassemble. Toute sortie est désormais conditionnée à la présence d’une « attestation de déplacement dérogatoire » en cas de contrôle par les forces de l’ordre, sous peine d’une amende de 135 €. Et en cas de récidive (non-respect des règles de confinement), l’amende augmente et des peines de prison sont prévues. Et dans certaines communes, on instaure même un couvre-feu, afin de bien faire respecter le confinement. Plus question, donc, de faire ce que j’ai l’habitude : effectuer des relevés cartographiques, et essayer de prendre des photos de rues désertes.

Moins de monde sur les routes… et les prix des carburants baissent. En deux semaines, le prix des carburants a baissé. Si bien que désormais, dans les stations-service de la grande distribution, on peut trouver dans l’agglomération de Vichy le sans plomb 95 E5 à 1,288 €/litre, alors que les pétroliers restent à plus de 1,40 €/litre pour le E10. Mais dans l’Allier, les carburants les moins chers sont à Moulins ou Montluçon (on a relevé 1,206 € le litre…). Et là où j’ai fait le plein pour la dernière fois aux Martres-de-Veyre (Puy-de-Dôme), le E10 était à 1,299 € (15 centimes de moins qu’il y a deux semaines) (source : site gouvernemental prix des carburants).

Une offre de transport adaptée, réduite, parfois à… néant. En semaine, on ne devra compter que sur un nombre très restreint de trains. À tel point que certaines gares risquent de ne pas voir passer un seul train de la journée. Ce 22 mars 2020, aucun service n’est assuré entre Clermont-Ferrand et Moulins (via Vichy) ou le sud. Entre Clermont-Ferrand et Vichy, seuls trois allers et quatre retours sont assurés pour la semaine. Concernant les réseaux urbains, désormais on peut monter par l’arrière du bus, et être dispensé de valider son titre de transport par dérogation à ce que l’on nous ordonne en temps normal. Et — suivant les mesures du gouvernement qui pourraient suivre — on n’hésitera pas à réduire encore plus l’offre de transport. Pour Vichy, le réseau passera en horaires d’été (source : réseaux sociaux).

De plus en plus d’événements annulés ou reportés. La semaine dernière, Le Point annonçait l’annulation du festival de Cannes. Sauf qu’en fait, ce festival de cinéma mondialement connu n’aura pas lieu… en mai, mais à une date ultérieure (fin juin ?).
Concernant les événements sportifs : outre la suspension des compétitions de sports collectifs (championnats et coupes), en Formule 1, après l’annulation du Grand Prix d’Australie (qui devait lancer la saison 2020), on a appris jeudi que le Grand Prix de Monaco a été annulé, sans report. Roland Garros aura lieu en septembre et octobre, quant aux Jeux olympiques, on ne sait pas encore : report ? pas report ?

Les médias parlent quasi-exclusivement du coronavirus et s’adaptent. Les émissions préférées n’ont plus de public. Quotidien, avec Yann Barthès, sur TMC, diffusé de 19 h 20 à 21 h 00, a réussi à réunir trois jours sur quatre (le vendredi était un best-of), plus de deux millions de téléspectateurs, et s’est même permis de battre un record historique à 2,4 millions le mercredi, avec un duplex avec le ministre de la Santé, Olivier Véran.
On a beau saluer l’initiative de la chaîne Canal+, qui, par la voix de son PDG, Maxime Saada, a décidé d’être gratuit pendant un mois, ce que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) n’a pas apprécié : la fin de la période gratuite sera fixée au 31 mars. M6 va même diffuser des téléfilms de… Noël, alors qu’on vient de quitter l’hiver calendaire !

Les titres qui sont passés aux oubliettes. Compte tenu de l’actualité, bon nombre de titres ont été oubliés. On apprend ainsi que Cécile Bourgeon, personne impliquée dans l’affaire Fiona (fait divers de Clermont-Ferrand en 2013), a accouché d’un quatrième enfant. En revanche, on aura bel et bien parlé de la libération, en Iran, du chercheur français Roland Marchal (infos parvenues le 21 mars).

L’incertitude. La date de fin du confinement sera connue demain. Si elle a lieu fin avril, le risque est que je ne puisse plus travailler, et mon contrat s’arrêtera prématurément avec un mois d’avance sur la date du terme. Si ce lundi, j’ai pu aller au travail, la suite s’écrit en pointillés. La cantine était fermée, par conséquent j’ai dû aller au supermarché où l’attente était considérable.

Aujourd’hui, j’imagine que — ne pouvant aller constater sur place car hors cadre des mesures dérogatoires — les rues du centre-ville de Vichy étaient désertes, avec tous les commerces (hors supermarchés) et bien sûr les parcs, interdits d’accès sur décision préfectorale.

Aux dernières nouvelles, on apprend que les rassemblements de plus de DEUX personnes sont désormais interdites en Allemagne, et qu’un médecin soignant est décédé du COVID-19. (RTL 18h)

Informations provenant de sources diverses.

dimanche 15 mars 2020

Épidémie de coronavirus, la suite. Reportage le 15 mars 2020 à Vichy, dans une ville pas tout à fait déserte…

Alors que le gouvernement, par la voix du Premier ministre Édouard Philippe, nous recommande de rester chez soi et de limiter les déplacements, certains n’ont pas hésité à sortir. Certes, tous les commerces non indispensables ont été fermés et seuls restent ouverts les kiosques, les magasins d’alimentation… À Vichy, on aurait bien aimé voir une ville vide de monde, mais cela n’a pas été le cas… à cause de la température (on nous a annoncé 21 °C tout de même).

Les mesures de confinement sont de plus en plus drastiques : les commerces non indispensables sont fermés. Alors que la France vient d’entrer dans le stade 3 de l’épidémie de coronavirus (COVID-19), la crainte du virus est désormais partout. Et ce 15 mars, c’est aussi le premier jour des élections municipales dont on pensait qu’elles allaient être reportées (quid du second tour ?). Et cela s’est bien ressenti : le taux de participation à 17 h s’élève à 38,77 %, bien moins qu’en 2014.

Dimanche 15 mars 2020, jour où tout a dû fermer
Une tradition, à Vichy, est l’ouverture des magasins le dimanche après-midi. Mais on n’a pas vraiment connu l’ambiance. Comme j’ai pu le voir sur les réseaux sociaux, on voit l’impression d’une ville « fantôme ». D’autres s’indignent du comportement irrespectueux, voire irresponsable, de ces gens qui n’auraient pas dû sortir (peut-être à cause de la météo très favorable).

Portes pas du tout ouvertes dans les concessions automobiles. Comme cela se produit cinq fois par an, les concessions automobiles ouvrent leurs portes cinq fois par an [1] le samedi et le dimanche, afin de découvrir aux clients potentiels les nouveaux modèles. La décision ministérielle de fermeture de tous les commerces non indispensables a rendu caduques les autorisations préfectorales d’ouverture de ces espaces de présentation des véhicules. Aujourd’hui, j’aurai vu les concessions Renault-Dacia, Mercedes-Suzuki à Bellerive-sur-Allier, Peugeot, Toyota, Fiat, Ford, Kia et Audi-Volkswagen à Charmeil fermées.

Tous les commerces non indispensables fermés. Même en proche banlieue, le magasin de jardinerie de Charmeil a dû fermer ses portes. Les bars, très prisés des Vichyssois, sont fermés aussi sur cette décision gouvernementale. Là où on avait l’habitude d’une affluence normale, cela n’a pas été le cas (voir photos ci-après).
Depuis minuit, tous les bars ont été contraints de fermer.
Comme j’ai pu le constater, voici une liste non exhaustive des commerces habituellement ouverts le dimanche après-midi et qui ont dû fermer :

Liste de commerces et équipements ayant pu ouvrir ce dimanche à Vichy (entre crochets, les horaires d’ouverture le dimanche)
  • Rue Georges Clemenceau : Le Khedive, Firmin [7:30-19:00], La Mie Câline [6:45-19:30], Monoprix [9:30-18:45]

Liste de commerces et équipements contraints de fermer ce dimanche à Vichy
  • Centre commercial Les Quatre Chemins [14:30-19:00]
  • Rue Lucas : Le Petit Pot, Le Morny, Saintonge, Joséphine, Au Bureau (ouvert depuis le 05/12/2019) [12:00-23:30]
  • Rue Burnol : BCHEF (ouvert depuis 02/2020) [11:00-20:00], Le Vichy
  • Rue Roosevelt : Alexis Ladvie [9:00-12:30, 15:00-18:30], Venus Barista Coffee Shop [10:00-19:00]

REPORTAGE PHOTOS : malheureusement, il y avait encore du monde à Vichy.
Si je dis « malheureusement », c’est à cause de ces gens qui n’ont pas écouté les consignes du gouvernement. C’est le dimanche, c’est normal, le beau temps y est pour quelque chose, mais là…

On commence par les parcs de Vichy. Ici, une vue du parc Napoléon III depuis le nouveau passage piétons de la D 2209, où il y a toujours du monde.
Parc Napoléon III (15 mars 2020)
Parc Napoléon-III depuis le pont Aristide-Briand (ou pont de Bellerive). On pensait voir un parc désert, ce n’est manifestement pas le cas. Ni plus ni moins qu’en rive gauche.
Même les aires de jeux ont été prises d’assaut.

Dans l’hypercentre-ville, on pensait voir une rue vide de monde (ce qui est vrai… un jour férié comme le 1er janvier ou le 1er mai), mais là :
Début de la rue Georges Clemenceau (15 mars 2020)
Rue Georges Clemenceau. Il y a du monde, beaucoup de véhicules, même lorsque les commerces et les bars sont fermés !
Juste à côté, pas un seul bar ouvert. Le Petit Pot, Le Morny, Saintonge, Joséphine et Au Bureau, les cinq bars de la rue Lucas, ont appliqué la décision ministérielle de devoir fermer leurs portes dès le dimanche à zéro heure.
Esplanade des Quatre Chemins, où les bars sont fermés (15 mars 2020)
Début de la rue Lucas, où pas un seul bar n’est ouvert. Rien à voir avec ce qu’on a connu la veille.
Ce 16 mars, on sera entré dans la deuxième partie du mois, et la France ne sera plus comme on l’a connu il y a quelques semaines. Demain, je travaillerai quand même, et emprunterai soit les transports collectifs — on nous parle d’une offre réduite dans le réseau SNCF — et la marche à pied (plus d’un kilomètre) pour rejoindre mon entreprise, soit la voiture.


[1] Janvier, mars, juin, septembre et octobre.
Informations provenant de sources diverses. Les photos présentes sur cet article, toutes datées du 15 mars 2020, NE sont (malheureusement) PAS réutilisables. — KR

samedi 14 mars 2020

Épidémie (ou pandémie) de coronavirus : qu’en sera-t-il à Vichy et aux alentours dans les jours qui suivent ?

Depuis plusieurs semaines, on ne parle que de ça : l’épidémie de coronavirus (COVID-19). Après les mesures prises par Emmanuel Macron, président de la République — intervention télévisée du 12 mars 2020 que je n’ai pas pu suivre — on a décidé de fermer tous les établissements scolaires, les crèches et les universités.
On encourage les salariés à travailler à distance — si accord de l’employeur, ce qui n’est pas mon cas —, les parents d’élèves à s’occuper de leurs élèves qui ne peuvent plus se rendre à l’école, la population à limiter ses déplacements (et la SNCF, entre autres, à adapter son offre de transport), etc.
Ce qui se traduit par de multiples mesures visant à freiner la propagation du virus.
Et le nombre de cas ne cesse d’augmenter : on parle de plus de 4 000 cas et plus de 90 morts.

Annulations, reports en cascade, fins prématurées d’événements…
Des annulations et des reports en cascade, on en trouve dans tous les domaines : culture, sport… Dans le domaine culturel, des festivals, même de portée internationale, sont annulés ou reportés. Des musées sont contraints de fermer compte tenu de la forte affluence habituelle. Des festivals sont annulés sans report, parfois pour la première fois de leur histoire, simplement à cause de ce virus. Le festival Séries Mania, à Lille, est annulé, le Printemps de Bourges aussi (info La Montagne), et même le festival de Cannes (info Le Point du 14 mars).

Une deuxième quinzaine de mars sans sport ?
Demain matin, le Grand Prix d’Australie n’aura pas lieu, les GP suivants sont reportés à une date ultérieure. Tous les sports collectifs sont suspendus. Plus de match de Ligue 1 ou de Ligue 2. On parle d’un décalage du championnat d’Europe de football 2020 — qui se tient dans douze pays différents — à juin 2021, et même d’un report des Jeux olympiques.
Des compétitions ont même été amputées, tel est le cas du Paris-Nice qui s’est prématurément terminé sur une étape de montagne et non à Nice même.

Et dans les médias aussi
Les journaux télévisés n’ont parlé que de cela : une édition spéciale coronavirus au 20 heures de TF1. Pas de Quotidien express, mais Loto et météo maintenus. Et de plus en plus d’émissions seront privées de public. On n’aura plus droit aux applaudissements à chaque changement de chronique dans l’émission Quotidien sur TMC (il arrive, après une actualité grave — cela est arrivé deux fois avant la coupure pub, le mardi en P2 et le jeudi en P1 —, que le public n’applaudisse pas), et cela se fait déjà sur les chaînes concurrentes.

Nouvelles mesures prises le 14 mars 2020
Édouard Philippe, Premier ministre, a ajouté des mesures qui mettraient la France sous cloche : les commerces non indispensables seront fermés tels que les restaurants, les cafés…

Et qu’en sera-t-il à Vichy ?
Ce dimanche, outre l’affluence aux dix-sept bureaux de vote à l’occasion du premier tour des élections municipales (qui sont toujours fixées le 15 mars), on risque de voir des rues désertes.
Aujourd’hui, ce 14 mars, c’était un samedi comme les autres. Mais qu’en est-il le lendemain ? Aura-t-on une affluence inhabituelle ? Qu’en sera-t-il de la dizaine de commerces et services habituellement ouverts le dimanche après-midi (une tradition dans la ville) ?
Verdict demain.

Informations provenant de sources diverses.

mardi 10 mars 2020

Une partie de l’avenue de Vichy (D 906E, ex-D 906), à Abrest, aura un nouvel éclairage public

Il est une route départementale — antenne, qui plus est — très fréquentée où l’on change, de façon inaperçue sans qu’il n’y ait mention dans les bulletins municipaux, un élément permettant d’assurer la sécurité de la route : chaussée, trottoirs, éclairage, réseaux aériens, etc. À Abrest (Allier), sur la route départementale 906E (ancienne D 906), la portion de l’avenue de Vichy comprise entre l’avenue de Cusset (D 126) et la rue de l’Est (PR terrain[1] 11) va être dotée de nouveaux supports d’éclairage public.

L’ère des câbles aériens semble déjà révolue dans les petites villes où, dans un souci de limitation de la pollution visuelle, on souhaite supprimer les parasites que sont les câbles aériens basse tension — gérés par Enedis[2] — mais avant cela, il a fallu, afin d’assurer la continuité de l’alimentation électrique des clients, créer des câbles souterrains. On ne verra désormais plus de lignes aériennes comme dans cette image, prise en début du mois :
Avenue de Vichy (Abrest), 2 mars 2020. Les câbles aériens sont progressivement en voie de dépose.

Une pratique qui se fait déjà dans la commune depuis au moins une dizaine d’années
En 2006, lorsque l’avenue des Graviers (D 426) a été refaite, c’est aussi bien la chaussée refaite, le stationnement repensé et l’éclairage public — à l’époque, les lampes émettent une couleur orangée — qui a été remplacé en plus de l’enfouissement des lignes basse tension.
Dans les hauteurs, il faut attendre 2017 pour que les rues du quartier des Biernets se soient débarrassées des lignes aériennes… ainsi qu’un nouvel éclairage, cette fois-ci LED. Sont alors concernées :
  • en 2017 : la rue de Bellevue (intégralité), la rue de la Croux (entre la rue des Écoles, prolongée en amont vers la rue des Papillons), la rue de l’Est (intégralité), la rue des Brages (intégralité), ainsi que la route de Quinssat (de la D 906E jusqu’au premier giratoire) ;
  • en 2018 : l’avenue de Cusset (D 126, quasi-intégralité) ;
  • et en mars 2020, l’avenue de Vichy (D 906E) entre la rue de l’Est et l’avenue de Cusset.
L’éclairage LED a plusieurs avantages : allumage et extinction instantanés, et pour la collectivité, des économies d’énergie. Une chose qui n’est pas indiquée, c’est que désormais, l’éclairage public est éteint à 23 h et non plus à 23 h 30.

Aujourd’hui, ont été posés les nouveaux supports de candélabres, dont on espère leur mise en service à la fin du mois. Mais une question se pose : pourquoi, lorsque l’on rénove l’éclairage public (même en supprimant les lignes aériennes)[3], la source d’éclairage n’est plus au même endroit ? Impossibilité technique ou besoin de continuité d’alimentation de l’éclairage public durant la phase transitionnelle ?
Avenue de Vichy (Abrest), 10 mars 2020. Les nouveaux candélabres ont été posés aujourd’hui.

[1] Point repère terrain, différent de celui de la version officielle, dont on ignore toujours pourquoi les nouvelles bornes kilométriques ne sont pas placées au même endroit depuis le renommage de la route.
[2] Entreprise chargée de la distribution d’électricité.
[3] Très récemment, la rue Sidi-Brahim, à Vichy, dont les travaux (chaussée et trottoirs) sont en voie d’achèvement, sont accompagnés de la réfection de l’éclairage public : les anciens supports ont été remplacés par de nouveaux, de 6 m de hauteur, et éclairage de type LED.

dimanche 1 mars 2020

Bilan de train : février 2020

Février 2020 a été marqué par un trafic normal, et ce alors que l’on ne parle plus du mouvement social national — mis à part sur le réseau urbain T2C — lié au projet de réforme des retraites.
La tendance suivie en janvier 2020 se poursuit : plus de traction électrique (pour 29 trains sur 40), mais toujours aussi peu de contrôles (5 sur 40, dont un en sortie de gare), 17 arrivées à Clermont-Ferrand voie F (contre deux arrivées voie A, dont la part baisse logiquement).

Statistiques en bref
Allers et retours
VariableSep.2011 → Jan.2020Fév.2020Cumul
Nombre de trains empruntés2 007402 047
Nombre d’allers97320993
Nombre de retours97020990

Toujours aussi peu de contrôles…
Contrôles
VariableSep.2011 → Jan.2020Fév.2020Cumul
Contrôlé728 (36,3 %)+ 5733 (35,8 % en diminution)
Non contrôlé1 167 (58,1 %)+ 351 202 (58,7 % en augmentation)
Inconnu112 (5,6 %)0112 (5,4 % en diminution)

Des arrivées plus souvent voie F…
Deux arrivées voie A, et c’est un hasard, encore faut-il qu’aucun autre train ne prévoie de partir dans le sens contraire en même temps (sécurité des circulations ferroviaires). La part de la voie A diminue, enfin en-dessous de 36 %, jusqu’à atteindre un niveau jamais atteint depuis… début novembre 2013 ! La voie F atteint même les 25 % d’arrivées.
Voie d’arrivée en gare de Clermont-Ferrand
VariableSep.2011 → Jan.2020Fév.2020Cumul
Voie F233 (23,95 %)+ 17250 (25,18 % en augmentation)
Voie A351 (36,07 %)+ 2353 (35,55 % en diminution)

La traction électrique utilisée à bon escient…
Rappel des quatre critères :
  • TRA-TE (tous les trains, y compris les Intercités, notés IC) : part des TER et Intercités assurés en traction électrique sur le nombre total de trains ;
  • TER-TE (TER uniquement) : part des seuls TER sur le total précité ;
  • TRA-TE-AR : part des TER et Intercités assurés en traction électrique sur le nombre total d’allers et de retours ;
  • TER-TE-AR : part des seuls TER sur le total précité.
Rappel : les deux champs sont valables uniquement entre Vichy et Clermont-Ferrand, la ligne vers Issoire n’étant pas électrifiée.
Utilisation de la traction électrique
VariableSep.2011 → Jan.2020Fév.2020Cumul
TER + IC (total 2 047)225 (11,21 %)+ 29254 (12,41 % en augmentation)
TER uniqt (total 2 047)220 (10,96 %)+ 29249 (12,16 % en augmentation)
TER + IC (993A/990R)225 (11,58 %)+ 29254 (12,81 % en augmentation)
TER uniqt (993A/990R)220 (11,32 %)+ 29249 (12,56 % en augmentation)
Rappelons que ces chiffres sont très faibles, mais il faut prendre conscience que les cinq premières années, la traction électrique était totalement inexistante sur les TER !
Source : relevés effectués par mes soins.

Signification des symboles : voir billet du 31 janvier 2020.
en augmentation en diminutionEn augmentation positive ou en diminution négative pour : la traction électrique…
en augmentation en diminutionEn augmentation négative ou en diminution positive pour : les arrivées voie A…
stableStable pour : toutes les variables.

vendredi 31 janvier 2020

Bilan de train : janvier 2020

Le mois de janvier 2020 a été marqué par la poursuite du mouvement social national interprofessionnel — commencé le 5 décembre 2019 — lié au projet de réforme des retraites. Le début du mois a été marqué par un trafic fortement perturbé, avant de revenir à la normale. Côté bilan, il faut noter plusieurs points : une nette augmentation de la part de la traction électrique (en utilisant les nouveaux trains Régiolis), une baisse des arrivées voie A en gare de Clermont-Ferrand et une quasi-absence de contrôles. C’est également ce mois-ci où le deux millième (2 000e) train a été emprunté.
Les premiers jours de ce mouvement social m’ont contraint, compte tenu de la faible offre proposée (un seul train partant à 7 h 02 et un départ au retour à 17 h 17) m’ont contraint à prendre la voiture, et ce alors que je paye un abonnement de 140,10 € pour utiliser le TER et le réseau urbain T2C.

Statistiques en bref
Ce mardi 28 janvier 2020, j’ai emprunté le deux millième train depuis le 8 septembre 2011. Sans ces statistiques, qu’en serait-il ?
Allers et retours
VariableSep.2011 → Déc.2019Jan.2020Cumul
Nombre de trains empruntés1 960472 007
Nombre d’allers95419973
Nombre de retours95119970

Pas de contrôles, ou presque
Mis à part un contrôle non inopiné le 31 janvier, il n’y a eu quasiment aucun contrôle.
Contrôles
VariableSep.2011 → Déc.2019Jan.2020Cumul
Contrôlé727 (37,1 %)+ 1728 (36,3 % en diminution)
Non contrôlé1 121 (57,2 %)+ 461 167 (58,1 % en augmentation)
Inconnu112 (5,7 %)0112 (5,6 % en diminution)

Des arrivées plus souvent voie F…
Les jours de grève, le train 874231 (celui qui circulait en période de trafic fortement perturbé) n’arrivait pas voie A, comme ce fut longtemps le cas dès 2012… mais plutôt sur une autre voie plus prche du bâtiment voyageurs : il y eut même, les 15 et 16 janvier, deux arrivées voie H ! (la correspondance avec le train 22251 était quant à elle assurée plus loin, voie C). Notons une seule arrivée voie A, ce qui aurait été plus logique vu les modifications des horaires impliquant surtout la ligne de Thiers.
Le ratio d’arrivées voie A descend sous les 36,5 %, et pourrait d’ici quelques jours descendre sous les 36 %, ce qui n’était pas arrivé depuis… novembre 2013 !
Voie d’arrivée en gare de Clermont-Ferrand
VariableSep.2011 → Déc.2019Jan.2020Cumul
Voie F221 (23,17 %)+ 12233 (23,95 % en augmentation)
Voie A350 (36,69 %)+ 1351 (36,07 % en diminution)

La traction électrique utilisée à bon escient…
Seuls les Régiolis (B 84500) peuvent utiliser le mode électrique entre Vichy (et nécessairement au-delà vers Moulins) et Clermont-Ferrand. Il est cependant arrivé qu’en raison de problèmes techniques, ces trains circulent en mode thermique. La part atteint enfin 10 % sur les quatre critères suivants :
  • TRA-TE (tous les trains, y compris les Intercités, notés IC) : part des TER et Intercités assurés en traction électrique sur le nombre total de trains ;
  • TER-TE (TER uniquement) : part des seuls TER sur le total précité ;
  • TRA-TE-AR : part des TER et Intercités assurés en traction électrique sur le nombre total d’allers et de retours ;
  • TER-TE-AR : part des seuls TER sur le total précité.
Rappel : les deux champs sont valables uniquement entre Vichy et Clermont-Ferrand, la ligne vers Issoire n’étant pas électrifiée.
Utilisation de la traction électrique
VariableSep.2011 → Déc.2019Jan.2020Cumul
TER + IC (total 2 007)195 (9,95 %)+ 30225 (11,21 % en augmentation)
TER uniqt (total 2 007)190 (9,69 %)+ 30220 (10,96 % en augmentation)
TER + IC (973A/970R)195 (10,24 %)+ 30225 (11,58 % en augmentation)
TER uniqt (973A/970R)190 (9,97 %)+ 30220 (11,32 % en augmentation)
Rappelons que ces chiffres sont très faibles, mais il faut prendre conscience que les cinq premières années, la traction électrique était totalement inexistante sur les TER !
Source : relevés effectués par mes soins.

Signification des symboles : Selon la variable, une augmentation n’est pas toujours positive et une diminution pas toujours négative.
en augmentation en diminutionEn augmentation positive ou en diminution négative pour : la traction électrique…
en augmentation en diminutionEn augmentation négative ou en diminution positive pour : les arrivées voie A…
stableStable pour : toutes les variables.

mercredi 15 janvier 2020

Rétrospective : 15 janvier 2009 et 2010, salon d'orientation Infosup à Clermont-Ferrand

Ces jeudi 15 janvier 2009 et vendredi 15 janvier 2010, les élèves des classes de première et de terminale de l’académie de Clermont-Ferrand [1] se rendaient au salon Infosup à Polydôme, à Clermont-Ferrand. L’occasion de définir, d’affiner ou de confirmer son projet d’orientation.
La date était programmée depuis plusieurs semaines, et dans mon lycée, elle faisait suite à un rendez-vous similaire mais interne au lycée, le dernier vendredi avant les vacances de Noël.
En 2009, je m’étais rapproché de stands où l’on proposait des formations dans le domaine des télécommunications sans rapport avec la géographie ou la cartographie (encore que le choix était flou).
En 2010, année de redoublement, mes choix étaient portés sur la cartographie. Peu d’établissements proposaient de telles formations dans ce domaine. Je m’étais renseigné :
  • à l’IUT du Limousin, qui proposait des formations dans le génie civil. Proche de la cartographie, mais ne le proposant pas ;
  • à l’université Blaise Pascal (UBP) de Clermont-Ferrand, qui propose une formation maison.
Aucun autre établissement ne proposait cette formation.
Contrairement à l’édition précédente, tenue le jeudi 15 janvier 2009, il fallait rédiger un court compte-rendu de la sortie et le restituer à son professeur principal.

Moyens logistiques : cinq autocars étaient réquisitionnés pour acheminer les quelque cent vingt élèves de première et de terminale entre le lycée Saint-Pierre de Cusset et le Polydôme de Clermont-Ferrand, en passant par Aigueperse et Riom (en 2009 et 2010).
Sur place, on n’était pas autorisé à quitter le périmètre du Polydôme (place du 1er-Mai) — sauf pour aller aux restaurants autour du stade Marcel Michelin — et donc à utiliser le tramway notamment jusqu’à la place de Jaude — période de soldes — sous peine de sanctions. Néanmoins il existait un restaurant sur la zone même de Polydôme.

Nous y restions de 10 h à 15 h 30, mais au bout de deux heures, pour moi, au vu de mon orientation, le tour des stands est vite bouclé.

À noter aussi que le vendredi 21 janvier 2011, j’étais aussi au salon Infosup, mais entre 11 h et 15 h 30. Le seul stand où je m’étais renseigné est toujours celui de l’ UBP.

Cette journée avait commencé par le traditionnel devoir surveillé de deux heures [2], cette semaine, il s’agissait d’un DS de sciences de la vie et de la terre concernant la procréation.

[1] On retrouvait aussi les lycéens de Moulins, de Montluçon, de Clermont-Ferrand et du sud de l’Auvergne.
[2] Devoir ayant lieu à une période flottante, soit le lundi, le mardi, le jeudi ou le vendredi, de 8 à 10, de 10 à 12, de 13 à 15 ou de 15 à 17.
Rédigé à l’origine via l’application mobile.

lundi 30 décembre 2019

10 ans d’aménagements routiers et urbains à Vichy : la rétrospective express

La décennie 2010-2019 se termine, et il est temps de faire un bilan express de ce qui a été réalisé durant cette période. Dans ce billet : les aménagements routiers et urbains.

Les années 2010 auront été marquées, dans l’agglomération vichyssoise, par des aménagements qui auront transformé la vie d’un quartier, d’une commune, voire de toute l’agglomération.

Aménagements routiers : une agglomération enfin désenclavée

L’agglomération a longtemps été décriée comme l’une des plus mal desservies, car situées à l’écart d’axes routiers de type voie rapide (autoroute). Chose enfin faite depuis le 12 janvier 2015, où l’autoroute A 719 a enfin été prolongée de Gannat vers Vichy (plus précisément à Espinasse-Vozelle). Ce prolongement, réalisé par la société d’autoroutes APRR, a coûté 100 millions d’euros.
A719 depuis le pont de la D 279 au sud de Vendat (vers Gannat) (5 mars 2016)
Entre Vendat et Espinasse-Vozelle, 5 mars 2016. L’autoroute A719 a été mise en service au début de l’année 2015 et permet enfin de donner une « véritable adresse autoroutière » à l’agglomération, comme on disait à l’époque. Photo : Tabl-trai (CC-BY-SA 3.0), via Wikimedia Commons
On aurait bien aimé voir une autre nouvelle route ouvrir avant l’autoroute, mais les défenseurs de l’environnement (notamment les associations locales qui ont critiqué la déforestation d’une partie des forêts entourant l’agglomération, celles de Montpensier et de la Boucharde, ou encore la destruction non déclarée d’espèces protégées situées sur le tracé du contournement, bref, des manquements au dossier environnemental) avaient poussé à annuler la déclaration d’utilité publique datée de 2007 : le contournement sud-ouest de Vichy.
Traversant sept communes sur deux départements, cette nouvelle route, longue de plus de 18 km sans croiser de routes autrement que par des giratoires, a été mise en service le 2 février 2016, soit, donc, avec plusieurs années de retard. Ce chantier a coûté 76 millions d’euros au lieu des 62 millions initialement prévus. La route — nommée D 906, l’ancien tracé devenant la D 906E entre Saint-Yorre, Abrest et Vichy, mais aussi à Magnet et à Saint-Gérand-le-Puy — a été construite grâce à un partenariat public-privé, entre le département de l’Allier et une entreprise privée (ALLICSO).
Le contournement nord-ouest se fait toujours attendre. À l’heure actuelle, il n’en est qu’au stade de projet.
Enfin, un projet censé améliorer les flux internes dans le cœur de l’agglomération, a ouvert par étapes : le boulevard Est. Composé de voies nouvelles (nommées avenue de la Liberté), il est construit par la communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier (puis Vichy Communauté) en trois étapes :
  • la première tranche, reliant l’avenue de Vichy (D 2209), à Cusset, au centre hospitalier Jacques-Lacarin, à Vichy, avec prolongement de la rue de Bordeaux — mise en service le 20 décembre 2013 ;
  • la deuxième tranche, reliant l’avenue de Vichy au carrefour avec la rue des Bartins, le boulevard d’Alsace-Lorraine et l’avenue Gilbert-Roux, lequel devient un giratoire — mise en service le 16 juin 2017, il améliore la desserte de la zone commerciale des Peupliers à Cusset ;
  • la troisième tranche, reliant le giratoire précité à Creuzier-le-Vieux via le boulevard d’Alsace-Lorraine — mise en service prévue fin 2020, mais un giratoire a déjà été refait.
Tous ces aménagements sont complétés par une piste cyclable en revêtement béton.

Plus d’itinéraires cyclables

Autre grand changement dans le domaine routier, et cette fois-ci il concerne les modes doux : les itinéraires cyclables. On se souviendra qu’en juillet 2010, un de ces itinéraires a été créé, reliant le pont de Bellerive au stade aquatique, en empruntant des chemins nouvellement créés pour l’occasion, à l’écart notamment de la route départementale 2209, et que l’année suivante un autre itinéraire par le tour du plan d’eau avait été créé entre Bellerive-sur-Allier et Vichy, en plus d’un itinéraire traversant la ville de Vichy du nord-est vers le sud-ouest.
La mise en valeur des modes doux — tendance nationale — est accentuée notamment grâce aux efforts des municipalités, notamment la ville de Vichy, où les grands chantiers — notamment les berges d’Allier, en rive droite, réalisées en 2014, et la rive gauche en 2019 — ont considérablement donné une place aux cyclistes.
Parc Kennedy entrée nord 2015-08-18
Parc Kennedy (Vichy), 18 août 2015. Depuis le réaménagement des berges d’Allier en 2014 en rive droite, une meilleure place est accordée pour les cyclistes, qui peuvent circuler sur cette voie verte (panneau en petite taille tout de même), mais dont les piétons ont la priorité absolue. Photo : Tabl-trai (CC-BY-SA 3.0), via Wikimedia Commons 
Le département de l’Allier a balisé des itinéraires cyclables, sur l’ensemble de son département, entre Vichy et Randan (Puy-de-Dôme) via Hauterive, Saint-Pourçain-sur-Sioule, Cusset, Lapalisse. Mais qui les emprunte ?

Un des chantiers majeurs de l’agglomération a été le réaménagement des berges d’Allier en rive gauche. Cinq ans après la rive droite, voici que la rive gauche est enfin réaménagée.
Berges Allier depuis pont, vers l'aval (Bellerive-sur-Allier) 2019-08-24
Bellerive-sur-Allier, 24 août 2019. Les berges de l’Allier ont été rénovées avec, au premier plan, le nouveau pont sur le Sarmon à quelques mètres de son point de confluence avec l’Allier. Photo : Tabl-trai [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons
Comme pour la rive droite, la rive gauche a droit à ses aménagements particuliers : points de vue dépassant de la rivière, bancs, poubelles (avec cendrier), beaucoup de places pour les cyclistes et même inscriptions au sol, ce chantier à plus de vingt millions d’euros avec une subvention importante de la région Auvergne-Rhône-Alpes a été inauguré le 5 octobre 2019 (initialement prévu le 27 juillet 2019 mais annulé à cause d’un coup de vent inattendu).
Et ce n’est pas tout, puisque l’agglomération prévoit d’étendre son réseau d’itinéraires cyclables.

En milieu urbain, des centres-bourgs rénovés, des rues mises en valeur

Les années 2010 auront été marquées par la mise en valeur par les communes de leurs centres-bourgs, afin de donner une nouvelle image.
À Vichy, ce qui se fait déjà depuis 1992 — trottoirs en dalles de béton et calcaire de Rocheret notamment — se poursuit. Au début de la décennie, les travaux de la rue de Paris (chantier à 5 millions d’euros, inauguration le 25 février 2011) ont permis de prolonger le centre-ville jusqu’à la gare. La rue Lucas, qui la prolonge, le sera au printemps 2019 (inauguration le 29 juin 2019) avec, enfin, un classement en zone 30, mais pas de double-sens cyclable, à contre-courant des recommandations.
Outre ces chantiers, on notera également la rue du Maréchal Foch (D 906, puis D 906E), inaugurée en juillet 2016, ou encore la rue du Président Wilson, trait d’union entre le cœur de ville commerçant et le parc des Sources, inaugurée le 23 juin 2018. Et en dehors du centre-ville, le boulevard de la Résistance (2012), le boulevard de l’Hôpital (2012, 2015 et 2017), la rue du Vernet (2012 et 2013) la contre-allée du boulevard du Maréchal de Lattre de Tassigny (début 2014, avec nouveaux espaces de stationnement et classement en zone de rencontre), l’allée Mesdames (début 2018), le boulevard Gambetta (2018-2019), et l’avenue Aristide Briand et sa nouvelle entrée de ville (travaux en cours, fin prévue hiver 2020)… évidemment, la liste n’est pas exhaustive.

Ces chantiers se caractérisent par une rénovation de la chaussée, des trottoirs mais aussi de l’éclairage public, où l’on en profite pour remplacer les anciennes ampoules incandescentes par des LED, moins consommatrices en énergie. On les retrouve sur tous les aménagements récents (sauf quelques rares exceptions), et c’est justement le choix radical qu’a fait la ville de Cusset pour remplacer quasiment tous les spots d’éclairage par des LED.

En périphérie, notons le réaménagement intégral de la place Victor-Hugo à Cusset, deux ans après celui du boulevard du Général-de-Gaulle (s’en est suivi un plan de circulation). Plus de place pour les piétons (si ce n’est l’inconvénient majeur pour les cyclistes de ne pas trouver davantage de places, ni de possibilité de circuler partout) et un stationnement automobile poussé vers l’extérieur, ces travaux d’un coût de près de deux millions d’euros marquent une nouvelle ère pour la cinquième ville de l’Allier.
Place Victor Hugo rénovée (Cusset) 2019-02-10
Place Victor Hugo (Cusset), 10 février 2019. Fini le stationnement dans la place (mais il est toujours possible de se garer côté place, à condition d’apposer un disque de stationnement). Le lieu est désormais un endroit où l’on peut organiser les manifestations en limitant au maximum les neutralisations de la chaussée (marché de Noël, rendez-vous alimentaires, et depuis 2015, le festival médiéval Les Flamboyantes). Photo : Tabl-trai [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons
La place Victor-Hugo est inaugurée le 27 novembre 2018, en même temps que le pôle d’échanges intermodal secondaire.
Cette décennie aura également été marquée par le réaménagement complet du quartier de Presles, entre la D 2209 incluse (avenue de Vichy rénovée) et la rivière Sichon, où le tracé de l’allée Mesdames aura été modifié, sur une section en zone 30 — qui l’était déjà avant les travaux —, et où deux nouveaux ponts ont été construits, un pour rejoindre la rue de Darcins par la rue du Moulin de Presle, et une passerelle pour rejoindre la zone commerciale toute proche. D’un coût de près de vingt millions d’euros, ces travaux ont été inaugurés le 6 décembre 2019.
On notera également qu’à Cusset, ont été réalisés :
  • la rénovation partielle du boulevard du 8-Mai-1945 et d’une partie du passage du Quercy, dans le cadre des travaux des alentours de la cité scolaire Albert-Londres (nouveau nom du lycée de Presles depuis 2011). Si la phase 1 (création d’une halte routière et d’une partie de la piste cyclable) avait été réalisée en 2009, la phase 2 concernait la création d’un parking de 26 places, de la réfection de deux giratoires (l’un d’eux sera supprimé avec la phase 1 du boulevard urbain) et le prolongement de la piste cyclable ;
  • la rénovation des cours Tracy (2012) et Arloing (2013-2014), avec la suppression des platanes qui présentaient « un état phytosanitaire dégradé ». Le cours Lafayette, prévu aussi, n’a pas été rénové.

Et dans les autres communes ? Les communes périphériques ont aussi eu droit à leurs aménagements. En voici une liste non exhaustive :
  • Bellerive-sur-Allier
    • en 2010, l’aménagement de l’esplanade François Mitterrand (inauguré en novembre 2011)
    • en 2013, création d’une médiathèque (Ferme modèle)
    • en 2017 et 2018, la rénovation de l’entrée de ville par la route de Gannat et Champ Roubeau (D 2209), avec d’abord la rénovation de l’éclairage public, puis la chaussée et les trottoirs
  • Abrest
    • en 2010, la fin des travaux d’aménagement de bourg au droit de la mairie, avec les conséquences que l’on connaît, toujours pas d’amélioration du trafic sur la D 906 (devenue D 906E en 2016 après l’ouverture du contournement)
    • en 2015, création d’un giratoire dans le quartier des Biernets, entre la route de Quinssat et de la Croux
    • en 2018, réalisation d’une voie verte le long de la rivière Allier, en rive droite
  • Billy
    • en 2019, aménagement (tant attendu) de la traversée par la route nationale 209
  • Creuzier-le-Vieux
    • en 2018, aménagement de la rue de Vichy (D 258)
    • en 2019, aménagement de la place des Guinards (D 258)
  • Hauterive
    • en 2010, aménagement de la rue de la Mairie
  • Saint-Germain-des-Fossés
    • en 2010-2011, nouvelle place de la Libération
    • en 2013, réaménagement de la route de Lapalisse (D 52) où l’on doit circuler péniblement à 30 km/h
  • Saint-Rémy-en-Rollat
    • aménagement de bourg (2016 à 2018), impactant aussi l’axe principal
  • Saint-Yorre
    • aménagement de bourg en trois phases (2011, 2014 et 2016)
  • Serbannes
    • aménagement de bourg (2016)
  • Le Vernet
    • phase 2 de l’aménagement de bourg (2013), avec la rue de Cusset (D 175)

Sources : certaines de ces informations sont issues de la presse locale (La Montagne notamment), des réseaux sociaux ou de connaissances personnelles.