mercredi 8 septembre 2021

Déjà dix ans de train entre Vichy et Clermont-Ferrand

Ce 8 septembre 2021, cela fera dix ans jour pour jour que j’ai emprunté un train TER entre Vichy et Clermont-Ferrand.

Début de rédaction : 2 septembre 2021.

Un X 76500 en gare de Vichy (8 novembre 2014)
Gare de Vichy, 8 novembre 2014. Un autorail grande capacité (AGC) est stationné ici exceptionnellement dans la deuxième gare d’Auvergne (par sa fréquentation) en raison de travaux. Si les terminus ont été très rares, les AGC (ici dans la version 100 % thermique) auront été majoritaires malgré la caténaire présente depuis 1990.
Photo : Tabl-trai / CC-BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Étant inscrit à l’université et n’ayant pas souhaité prendre de logement étudiant aux alentours du lieu d’études (la faculté de lettres et sciences humaines de l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand), et habitant près de Vichy, faire le trajet entre ces deux villes distantes de plus de 50 km et plus d’une heure de route était inenvisageable, d’autant plus que je n’avais pas le permis de conduire (je ne le passerai qu’en… 2015).

Premiers jours de train : s’y habituer

À l’époque, l’abonnement élèves étudiants apprentis (celui qui correspondait à mes besoins) coûtait 29,60 € en hebdomadaire et 89,60 € en mensuel.

Ce 8 septembre, si j’ai fait l’aller en voiture, je ferai le retour en train, en autorail de type X 76500 (AGC) en présentant en cas de contrôle le titre de transport qui se présentait sous forme de billets papier IATA avec photo faisant office de titre de transport, en attendant le titre dématérialisé proposé par la région Auvergne qui s’appelait Unikopass.

À l’approche de la date d’expiration du titre, il fallait passer en boutique pour recharger son titre de transport, très souvent sous la forme d’un abonnement mensuel, dont le prix augmentera successivement au fil des années :

Période Formule d’abonnement Tarif
septembre 2011 Abonnement élève étudiant apprenti 89,60 €
janvier 2012 Abonnement élève étudiant apprenti 90,90 €
septembre 2012 Abonnement élève étudiant apprenti 92,70 €
février 2013 Abonnement élève étudiant apprenti 94,80 €
janvier 2014 Abonnement élève étudiant apprenti 97,50 €
janvier 2015 Abonnement élève étudiant apprenti 100,00 €
septembre 2016 Abonnement TANDEM (TER et T2C) 106,50 €
septembre 2017 Abonnement TANDEM (TER et T2C) 108,40 €
décembre 2019 Abonnement travail combiné (TER et T2C) 140,10 €
janvier 2021 Abonnement travail combiné (TER et T2C) 141,90 €

En fin de mois, près de 90 € à dépenser à la SNCF dans l'espace de vente de la gare de Vichy. Cette montant augmentera au niveau national au fil du temps, l'abonnement mensuel passera ainsi à 90,90 €, puis 92,70 €, puis 94,60 € jusqu'à atteindre 100 € pile en 2015.

Au fil du temps, la passion du chemin de fer va l’emporter. Le matériel roulant, les locomotives, les infrastructures… Le chemin de fer sera ma nouvelle passion à côté des routes et des aménagements. A tel point que je vais acheter des revues ferroviaires dans la boutique Relay.

En dix ans, la gare de Clermont-Ferrand et sa desserte ont changé. Elle a eu droit à une rénovation d'ampleur entre 2013 et 2015.

Utilisation du train

Pour arriver à l'heure à la faculté, il faut emprunter le train partant une heure et quart avant le début des cours. Le temps de trajet du train n'étant que de trente minutes, cela me permet ensuite de continuer à pied (n'ayant pas souscrit d'abonnement complémentaire aux transports urbains — le réseau T2C) sur plus d'un kilomètre en direction de la faculté.

Certes, il existait une gare plus proche, la halte de La Rotonde, mais moins fréquentée et moins bien desservie.

Un temps de parcours imbattable… mais une traction électrique au départ inexistante !

L’infrastructure de la ligne, partagée avec les trains grandes lignes dont le Paris – Clermont-Ferrand, permet de circuler à une vitesse maximale de 160 km/h, et le temps de parcours de cette relation n’est que d’environ 30 minutes avec un seul arrêt intermédiaire à Riom. Sur autoroute, ce temps de parcours ne pourra jamais être atteint d’autant plus que limite de vitesse est de 130 km/h.

Cet automoteur Régiolis, livré quelques mois plus tôt, est engagé sur un TER en direction de Clermont-Ferrand (27 mai 2017)
Gare de Vichy, 27 mai 2017. Cet automoteur Régiolis, livré quelques mois plus tôt, est engagé sur un TER en direction de Clermont-Ferrand, pantographe levé (les pantographes 25 000 V sont au milieu des rames).
Photo : Tabl-trai / CC-BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

La ligne est électrifiée en 25 kV depuis 1990 ; entre Vichy (et au-delà) et Clermont-Ferrand, on trouvait il y a dix ans des X 76500, des X 73500, des X 72500, des rames réversibles régionales avec BB 67400, et les locomotives électriques bicourant (surtout des BB 26000, mais aussi des BB 22200). Mais, jusqu'en 2016, seuls les Intercités Paris – Clermont-Ferrand utilisaient la caténaire. Pour les TER, il faudra attendre fin 2016 et l’arrivée des nouveaux trains Régiolis.

La part de la traction électrique sur les seuls TER ne s’élève qu’à 24 % après dix ans. À fin 2019, ce taux n’atteignait même pas les 10 %, et à fin 2016… 0 %. Oui, zéro TER électrique les cinq premières années !

Les 2 694e et 2 695e trains

Le 8 septembre 2021, ce seront donc les 2 694e et 2 695e trains que j’emprunterai en utilisant un titre de transport lui aussi dématérialisé, la carte OùRA, à l’origine pour la région Rhône-Alpes, mais étendu à l’Auvergne en 2019, trois ans après la fusion des régions.

Combien de kilomètres parcourus ? On pourrait être tenté de faire 2 695 × 54,3 km (kilométrage approximatif) mais il faut aussi tenir compte que depuis 2019, je prends aussi le train pour aller au travail, mais jusqu’à la halte de La Pardieu. Utiliser cette multiplication est fausse car il manquerait un millier de kilomètres supplémentaires. Mais cela ferait quand même un peu plus de 146 000 km, soit plus de trois fois le tour de la planète Terre (à l’équateur) !

Les statistiques

Depuis le 8 septembre 2011, j’aurai pris 2 695 trains (y compris des correspondances), en 1 310 allers et 1 307 retours.

La majorité d’entre eux étaient origine Clermont-Ferrand (pour 1 095 trains, soit 40,6 %), Moulins-sur-Allier (943, 35,0 %) et Vic-le-Comte (230, 8,5 %) ; il n’y eut que deux trains terminus Vichy (0,1 %) tous sens confondus. Ces trains étaient pour terminus Moulins (921 trains, 34,2 %), Vic-le-Comte (695 trains, 25,6 %) et Clermont-Ferrand (498, 16,5 %) ; comme pour le sens inverse, seuls deux trains étaient terminus Vichy (0,1 %).

Les contrôles sont également peu fréquents même s’ils sont plus fréquents en gare plutôt qu’à bord : dans 798 trains sur 2 695 (29,6 % hors doublons très rares) contre 1 785 non-contrôles.

La part de la traction électrique s’élève à 24,49 % si l’on prend en compte tous les trains (donc les Intercités inclus), et 24,30 % si l’on ne prend en compte que les TER ; en allers-retours, ce ratio atteint à peine les 25 %.

Et au fil du temps ? Bilan à 5 ans, aux 1er janvier 2019, 2020, 2021 et à aujourd’hui.

Date 08/09/16
(5 ans)
01/01/19 01/01/20 01/01/21 08/09/21
NB trains 1 185 1 611 1 960 2 389 2 695
Allers 592 807 954 1 157 1 310
Retours 593 804 951 1 154 1 307
Contrôles 549
(46,3 %)
670
(41,6 %)
727
(37,1 %)
770
(33,3 %)
798
(29,6 %)
Traction
électrique[a]
5
(0,4 %)
(0,4 %)
121
(7,5 %)
(7,5 %)
195
(9,9 %)
(10,2 %)
479
(20,1 %)
(20,7 %)
660
(24,5 %)
(25,2 %)

[a] Ratio tous trains, puis tous trains aller-retour.

Informations provenant de relevés personnels.

mardi 7 septembre 2021

Rétrospective : 7 septembre 2018, fin de stage à l’université

Ce 7 septembre 2018 marquait la fin de mon stage, sous la direction de l’université Clermont-Auvergne. Après 86 journées et quatre mois passés dans un syndicat d’énergie, l’heure était enfin à la rédaction du rapport (qui avait commencé depuis plusieurs jours) et de ses annexes, avant la soutenance fixée trois semaines plus tard. Ce stage marque enfin la fin de ma carrière universitaire qui aura été plus longue que prévu, mais le choix de la structure n’aura pas été facile.

En première année de Master : un choix de dernière minute

En première année de Master Dynamique des territoires et nouvelles ruralités (DTNR), à l’institut d’Auvergne du développement des territoires (IADT), promotion 2016-2017, on avait le choix entre un stage et, dans l’impossibilité, un mémoire. Je me suis retrouvé dans le second cas, les candidatures au sein de collectivités territoriales ayant toutes échoué, soit sur un refus (pas assez montré ses preuves, ou offre déjà pourvue), soit sur une absence de réponse (qui vaut refus). Le mémoire était une solution de dernier recours. Avec pour thématique un projet d’aménagement local dans le périmètre du pôle d’équilibre territorial et rural (PETR) du Grand Clermont[1], j'obtiendrai la note de 14/20[2] le 1er septembre 2017, ce qui me permet de passer en deuxième année de Master[3].

En deuxième année de Master, c’est un stage, sinon rien

En deuxième année de Master, parcours Stratégies d’aménagement des villes petites et moyennes (STRATAM) cette fois-ci à l’université Clermont-Auvergne, chaque étudiant doit effectuer un stage en fin d’année, entre mars ou avril et septembre. La recherche s’effectue dès la fin de l’année civile 2017, les entreprises et collectivités déposant des offres de stage, rémunérées conformément à la législation.

De mon côté, la recherche de stage aura été difficile, en plus de mon handicap. Au début du mois de mars 2018, certains étudiants de ma promo avaient déjà leur convention de stage signée et pouvaient commencer le stage d’une durée maximale de six mois.

Après plusieurs candidatures infructueuses dans des collectivités territoriales ou même dans un service déconcentré de l’État (Direction départementale des territoires…), souvent pour cause de budget insuffisant ou pire, annulation de dernière minute, ce sera in extremis, le 27 avril 2018, que j’aurai signé ma convention de stage au syndicat départemental d’énergie de l’Allier (SDE 03).

Quatre mois de stage pour de la cartographie dans différents domaines (électricité, gaz, éclairage public,  unités de méthanisation, politiques intercommunales...) qui aboutiront par la production de dizaines de cartes, et d’un rapport.

Après une année de Master pas si difficile que je ne pensais, et des notes dépassant 10/20 dans certaines matières (sans oublier cet exceptionnel 18/20 dans un projet collectif sur les mobilités), il faut espérer une note supérieure à la moyenne, sans compensation possible[4].

Dans un prochain billet : le verdict.


[1] Il s’agit du projet d’aménagement d’une voie verte, où l’on annonçait une mise en service pour fin 2019, mais actuellement, il est partiellement réalisé.

[2] Moyenne semestrielle de 13/20 et annuelle de 12,97/20.

[3] Il n’y a pas d’admission conditionnelle en Master 2, contrairement à la licence. Si en licence on pouvait passer en deuxième année avec un seul semestre validé ou 40 crédits ECTS (European Credit Transfer System, système européen de transfert de crédits), ou en troisième année avec la première année et un semestre de la deuxième année, soit 90 crédits, le passage en Master 2 requiert l’année complète de Master 1 validée.

[4] Une note inférieure à 10/20 au stage invalide l’année, ce qui implique un redoublement.

jeudi 19 août 2021

Du nouveau sur la D 906E à Abrest : simple neutralisation d’une voie pour raison de sécurité ou prévision d’un futur aménagement ?

Depuis quelques jours, sur la route départementale 906E (ex-D 906) à Abrest, sur l’avenue de Vichy, une signalisation temporaire de circulation a été ajoutée après suppression des îlots centraux sur la chaussée, entre les numéros 95 et 133 côté impair (ouest) et entre les numéros 118 et 152 côté pair (est).

Dernières minutes : les bornes kilométriques disparaissent et sont déplacées, toujours sur cette route, voir à la fin de l’article.

Début de rédaction en juin 2021. Mise à jour 29 juillet 2021 et 19 août 2021, voir ci-après.

La chaussée était partiellement dégradée du fait du passage de poids lourds, lesquels ne sont — en théorie — plus autorisés à emprunter la route depuis 2016 et l’ouverture du contournement sud-ouest, et qu’on croise encore même pour du transit, souvent pour éviter un allongement inutile du temps de parcours.

Sur la D 906E à hauteur d’un ancien arrêt de bus, en direction de Thiers et du centre-ville d’Abrest, 19 juin 2021. À cet endroit, il existait un arrêt de bus jusqu’en 2010. La chaussée s’affaissant du fait du passage régulier de véhicules à fort tonnage, notamment les plus de 7,5 tonnes (y compris les autocars de tourisme), qui sont interdits depuis septembre 2016 sauf desserte locale, envisagera-t-on une requalification de cet axe avec, espérons-le, un aménagement cyclable ?
Photographie personnelle.

Simple neutralisation d’une voie ou amorce d’un nouvel aménagement, qui, espérons-le, sera plus sûr ?

Une route inadaptée et dangereuse pour les cyclistes au sein d’une commune de banlieue. Abrest, commune de 2 900 habitants située au sud de Vichy, a fait peu d’efforts pour les cyclistes, qui ont été complètement oubliés lors de la rénovation du centre-bourg à la fin des années 2000.

Des îlots séparateurs assez anciens, qui avaient environ 25 ans d’existence. Sur cette image aérienne en couleur datée du 10 juillet 1994 disponible sur le site Remonter le temps de l’IGN, la D 906 (numéro de l’époque) présentait des caractéristiques tout autres, sans obstacles, avec un simple marquage au sol de ligne discontinue. Il n’existait pas d’îlots, pas même de tourne à gauche vers l’avenue de Cusset (D 126). Sur cette image aérienne en infrarouge couleur du 17 septembre 1997, les chaussées sont bien séparées, du moins au nord du centre-ville inclus. Nous n’avons pas plus d’informations précises, si ce n’est à éplucher les archives municipales ou départementales (car c’est le département qui gère la route).

Les bus (urbains) s’y arrêtaient même… jusqu’en 2010. Jusqu’au 28 août 2010, les bus de la ligne 1 puis de la ligne 2 (si l’on en croit les plans de l’époque) du réseau Bus Inter desservaient cette partie de l’avenue de Vichy et permettaient aux habitants du quartier de la Cascade de profiter du bus, qui passait huit fois par jour du lundi au samedi avant de rejoindre le terminus de Côte Saint-Amand. Le nouveau réseau de bus, lancé le 30 août 2010 et exploité sous le nom commercial MobiVie, ne prend plus en compte cet itinéraire et tous les bus allant à la Côte Saint-Amand passent dans le quartier des Garets. Tous les abribus existants ont été déposés… ou transférés ailleurs (de Vichy vers d’autres arrêts de Vichy ou d’Abrest vers Cusset). Il ne reste plus grand chose actuellement : des marquages au sol effacés ou des plates-formes désormais inutiles où il a existé un abri (Les Plantées, La Cascade[1]) avec publicité (Les Jardins, Poincaré[2]), ou tout simplement un totem (Hortensias, Les Brages).

Cette liste inclut aussi les arrêts de l’avenue Poincaré, côté Vichy, qui présente aussi les mêmes caractéristiques (îlot central à hauteur des passages piétons), et l’avenue de Cusset ; les dates et situations passées et actuelles relèvent de constatations personnelles.

Ce que l’on souhaite, c’est une entrée de ville avec une vraie vocation urbaine, un stationnement raisonné et surtout, des pistes cyclables, et pas de ralentisseur, sur toute l’avenue de Vichy (et éventuellement, par extension, au-delà vers le nord et le sud).

Il m’est venu à l’idée, il y a plusieurs mois, de proposer une entrée de ville décente avec une signalisation correcte, qui se limite actuellement à des panneaux de signalisation souvent obsolètes et désordonnés. Pour information, le panneau d’entrée d’agglomération d’Abrest (qui date de 1985 !) est placé en-dessous du panneau de sortie d’agglomération de Vichy depuis le changement du support au tout début de l’année 2012 (pourquoi avoir fait ça ?).

Si l’éclairage public a déjà été rénové, en trois phases[3], il ne reste plus que la chaussée et les trottoirs à rénover, mais comment ?

Dernières minutes : des bornes kilométriques qui disparaissent et qui sont déplacées !

Disparition du PR 12

Quelques mois plus tôt, je constatais la disparition de la borne kilométrique 12 de la D 906E qui était placée sur un poteau électrique (branchement aérien vers le 131, image Street View de septembre 2020 désormais obsolète avec l’enfouissement des réseaux électriques) et télécom.

Un PR 11 à nouveau déplacé, confirmant une tendance portée par la commune

Avant le centre-ville, le 31 juillet 2021. Les panneaux indiquant le camping de la Croix Saint-Martin, le centre socio-culturel et la médiathèque ont été déplacés 32 mètres en amont et la borne kilométrique 2 mètres en aval (sur le deuxième poteau en partant de la droite). Photographie personnelle.

Il y a un mois (seulement), la ville a réparé la chaussée du ralentisseur (signalé comme passage piétons) devant la mairie. Son état, dégradé par le passage des véhicules lourds encore autorisés à circuler, nécessitait une reprise de la chaussée qui aura connu plusieurs années de dégradation.

Et la ville en a profité pour supprimer un support de panneaux de signalisation pour déplacer les trois panneaux vers… deux supports d'éclairage public LED différents (implantés en mars 2020).

D'une part, les deux panneaux indiquant Camping de la Croix Saint-Martin et Centre Socio-Culturel / Médiathèque sont déplaces 32 mètres en amont sur un mât d’éclairage public. D’autre part, le PR 11 de la D 906E se retrouve sur un autre mât. Le déplacement d’une borne kilométrique, même sur quelques mètres, implique le recalcul de tous les points de repère sur le terrain. D’autant plus que le PR 12, qui était sur un poteau telecom, a disparu.

Déplacer des panneaux sur un (nouveau) support (d'éclairage public) est devenu de plus en plus courant dans cette commune, qui plus est, ce n'est pas la première fois que cela arrive. Et parfois, cela crée des aberrations. Comme rue de la Croux où le panneau C27 de ralentisseur, qui était placé à hauteur même du ralentisseur, se retrouve déplacé sur le mât (2017) placé 10 mètres avant. Ou même 12 mètres de la rue de Bellevue qui, dans le sens nord-sud, repassent à 50 km/h simplement en déplaçant un panneau de debut de zone 30 enlaissant le panneau de fin de zone 30 au même endroit depuis déjà six ans.

Mais pourquoi une telle stratégie ? Ces décalages feront l’objet d’un article spécifique.


[1] La plate-forme a disparu en 2020, dix ans après la fin de la desserte par les transports urbains, à la suite, peut-être, de travaux sur le réseau d’assainissement.

[2] Les liens pointent vers des images Street View de novembre 2009.

[3] Première phase : entre la rue de l’Est et l’avenue de Cusset, pose de 18nbsp;candélabres (LED) en mars 2020.
Deuxième phase : entre l’avenue de Cusset et le 133 avenue de Vichy, pose de 12 candélabres en décembre 2020.
Troisième phase : entre le 137 avenue de Vichy et la limite communale avec Vichy, pose de 9 candélabres début avril 2021 + 1 candélabre à hauteur du 87, posé en mai 2021.
Tous les candélabres sont posés côté gauche (sauf entre le 61/82 et le 81/106) + 1 éclairant le passage piétons au droit de la pharmacie).

samedi 31 juillet 2021

Bilan de juillet 2021… avec beaucoup de V

Le mois de juillet 2021 aura été marqué par plusieurs événements avec une lettre : V. V comme virus, avec une quatrième vague de contaminations liée à un variant. V comme vaccin, une solution pour se protéger et essayer d’éradiquer ce virus, opération intensifiée par un discours présidentiel le 12 juillet (depuis cette semaine, déjà un Français sur deux est complètement vacciné). V comme à Vichy, le retour du feu d’artifice et une victoire pour son inscription (en candidature commune) au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La bonne nouvelle, c’est que ce mois-ci, contrairement aux premiers mois de l’année, il n’y a plus aucune restriction de déplacement en France métropolitaine (sauf exceptions locales). La mauvaise : l’épidémie s’aggrave à cause d’un variant.

V comme… variant, signe d’aggravation de l’épidémie qui n’en finit pas

V comme… variant. Le variant Delta (connu précédemment sous le nom de variant indien) représente désormais la majorité des cas positifs du virus de la COVID-19. Alors qu’au tout début du mois, une grande majorité des départements étaient en dessous du seuil d’alerte de 50 cas pour 100 000 habitants, ce n’est plus le cas depuis quelques semaines.

Les quatre départements auvergnats n’échappent plus à cette augmentation du taux d’incidence. Mais dans les départements littoraux, c’est encore pire. La pire tranche d’âge à laquelle j’appartiens, les 20-29 ans, affiche un taux d’incidence de plus de 600 pour 100 000 habitants. Et l'épidémie n’est pas près de se terminer, d'après ce que j’ai lu dans la presse, on en aurait fini pour 2022 ou 2023. Aux dernières nouvelles d’après le site CovidTracker, ce sont les quatre départeemnts qui sont en alerte, 80 pour l’Allier et… 50,4 pour le Cantal (site CovidTracker, consulté le 1er août).

Le R (taux de reproduction) effectif du virus dépasse désormais 2 — un malade en contamine donc deux autres — signe que l’épidémie s’aggrave en France métropolitaine.

V comme… vaccin, ou comment essayer de s’en sortir

V comme… vacciné. Le 12 juillet, Emmanuel Macron a prononcé une déclaration devant plusieurs millions de Français au vu de la situation sanitaire qui se dégrade. Immédiatement après cette décision, ce sobr des centaines de milliers de rendez-vous qui sont pris sur les plates-formes qui sont même arrivées à saturation. Moi qui avais prévu de me faire vacciner le lendemain (hasard du calendrier, mais pour la seconde injection) ai été contraint d’annuler le RDV pour cause d’injection d’un autre vaccin. Je serai complètement vacciné le 19 juillet, tout comme la moitié des Français.

V comme… voir un feu d’artifice, après presque deux ans de pause

Difficile de trouver un mot non courant commençant par V pour revoir ce qu’on n’a pas pu voir en 2020 : le 14 juillet dernier, il y a bien eu un feu d’artifice à Vichy, sur une thématique oubliée pendant les confinements : le cinéma. Nom du spectacle : Pyrolywood (pyro- + Hollywood) avec des musiques de film.

Le retour de la foule, sous conditions : port du masque obligatoire et distanciation sociale de 2 mètres, qui n’était pas tout à fait respectée. Pour essayer de combler ce spectacle de désolation qui est la rivière plus basse que prévu, comparable à une marée basse. Mais aux dernières nouvelles, le niveau d’eau remonte, et même plus tôt que prévu (France 3, 31 juillet).

Outre le feu d'artifice du 14 juillet qui fait son retour et ceux organisés par l’hippodrome, y aura-t-il un autre spectacle pyrotechnique ce dimanche 15 août ?

et V comme… victoire, pour une inscription commune au patrimoine mondial

V comme… victoire. Le 24 juillet, la ville de Vichy est, avec dix autres villes thermales européennes (Grandes villes d’eaux d’Europe), inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une fête a été organisée le jeudi 29 juillet au parc des Sources de Vichy.

Parc des Sources depuis l’escalier du palais des Congrès (Vichy), 31 août 2019. Tout semble avoir été axé sur le parc des Sources, lieu emblématique de la nouvelle aire protégée (périmètre et zone tampon sur OpenStreetMap). Ne reste plus qu’un article Wikipédia sur ce lieu classé aux monuments historiques depuis 1994.
Photo : Romainbehar, CC0, via Wikimedia Commons (autres photos)

Revente du domaine thermal (2019), acquisition du domaine thermal par la ville (mars 2021) après cinq siècles de confiscation à l’État, et inscription au patrimoine mondial (24 juillet), on n’a plus qu’à espérer le retour des touristes. Et maintenant ?


Les informations proviennent de sources locales et de sites d’information.

lundi 5 juillet 2021

Rétrospective : 5 juillet 2011, enfin le baccalauréat, obtenu avec difficulté

Le 5 juillet 2011 était le jour de délivrance pour les plus de 700 000 bacheliers ayant passé les épreuves. Il y a dix ans, je passais les épreuves pour ce qui allait marquer la fin des années lycée. Mais le pari était très loin d’être gagné et les chances d’obtenir ce sésame étaient faibles… jusqu’à ce qu’un imprévu ne vienne complètement modifier la stratégie d’obtention du diplôme pour une filière, la scientifique.

Après quatre années de lycée laborieuses, où je n’atteindrai jamais la moyenne de la classe, ni le 10 sur 20 sur un seul trimestre, le baccalauréat était pour moi l’ultime chance de montrer mes preuves. Oui, quatre années de lycée car j’ai dû redoubler ma première en 2009, qui était catastrophique avec une moyenne hyper basse en français et des méthodes de travail plus rigoureuses.

Cette rétrospective n’est pas la première publiée sur ce blog, d’autres, plus spécifiques, ont été détaillées en juin 2014.

Une année de terminale décevante

Avec une moyenne annuelle de seulement 8,39 sur 20, très en-dessous de la moyenne de la classe (11,16), la probabilité d’obtenir le baccalauréat était très faible, avec plus de chance d’être recalé ou de passer au rattrapage. Mais ce sera surtout au premier trimestre que j’aurai la moyenne la plus basse de la classe.

Les examens trimestriels (appelés « examens blancs ») sont disputés en fin de trimestre, dès la seconde. Certaines matières ont un coefficient élevé pouvant influer sur la moyenne trimestrielle. Une note supérieure à 10 sur 20 n’aura été atteinte qu’une seule fois en terminale, et ce n’est pas dans une matière scientifique : un 11 sur 20 au troisième trimestre en histoire-géographie le 20 mai 2011.

Pour essayer d’obtenir le baccalauréat, j’ai même dû me contenter de l’aide des professeurs pour la philosophie et les SVT, et un élève pour la physique-chimie.

Quels choix en terminale ?

À l’époque, j’étais scolarisé au lycée privé Saint-Pierre, à Cusset (Allier). En filière scientifique, les matières dispensées étaient :

Matières scientifiques Matières littéraires
  • Mathématiques (spécialité, coefficient 9)
  • Physique-chimie (coef. 6)
  • Sciences de la vie et de la terre (coef. 6)
  • Histoire-Géographie (coef. 3)
  • Philosophie (coef. 3)
  • Langue vivante 1 (coef. 3)
  • Langue vivante 2 (coef. 2)
Autres matières Épreuves anticipées
  • Éducation physique et sportive (coef. 2)
  • Musique (option facultative, coef. 2)
  • Français (écrit, coef. 2)
  • Français (oral, coef. 2)
  • Travaux personnels encadrés (coef. 2)

En 2011, le baccalauréat scientifique s’obtenait avec 380 points (sur 760).

Les épreuves

Les épreuves du baccalauréat ont commencé officiellement le 16 juin 2011, mais même avant.

Il y avait d’abord les épreuves d’évaluation des capacités expérimentales à la fin mai 2011, où l’on devait réaliser une expérience sur un sujet imposé et choisi par le jury, au sein même du lycée, avec port de la blouse obligatoire.

Il y avait également l’option facultative musique, avec au programme une écoute comparée et d’une chanson à interpréter avec un instrument.

Toutes les épreuves se sont déroulées au lycée qui s’appelait encore le lycée de Presles[1], à Cusset, dans des bâtiments rénovés.

L’entrée principale du lycée Albert-Londres (image : Google Street View, septembre 2020)

Revue des épreuves obligatoires

En filière scientifique, les épreuves écrites du baccalauréat sont au nombre de sept et durent, en cumul, l’équivalent d’un jour du calendrier (soit 24 heures) :

  • La philosophie (16 juin, 8 h, durée 4 heures) : ce fut une éprueve difficile. Moi qui n’aimais pas du tout cette matière et qui amassais de mauvaises notes, avais fait le choix du premier sujet sur « La culture dénature-t-elle l’homme ? ».
  • L’histoire-géographie (17 juin, 8 h, durée 4 heures) : avec pour épreuve majeure l’histoire, on avait le choix entre deux compositions ou un ensemble documentaire (j’aurai fait le choix de ce dernier, qui traitait de la fin de la guerre froide), et en épreuve mineure, un choix entre deux croquis de géographie (par choix, un événement d’actualité : la mégalopole japonaise), tout en finissant à 12 h 30[2].
  • La langue vivante 1 (20 juin, 14 h, durée 3 heures) : allemand, avec deux textes à étudier, une partie compréhension et une partie expression, plusieurs questions et un vrai/faux, et deux expressions avec un nombre de mots minmum demandé que je n’aurai pas atteint.
  • Les mathématiques (21 juin, 8 h, durée 4 heures) : l’épreuve qui a le plus gros coefficient et qui nécessite absolument une calculatrice, avec quatre exercices indépendants, un sur les probablilités, un QCM sur les nombres complexes, un troisième exercice sur les fonctions et les intégrales et un quatrième — en tant que spécialiste — sur l’arithmétique. C’est cette épreuve qui nous fait vraiment entrer dans le cœur du baccalauréat en produisant un maximum de preuves et de réponses.
  • La langue vivante 2 (21 juin, 14 h, durée 2 heures) : anglais, avec un sujet commun aux séries scientifique et littéraire, où l’on demandait même de reporter la question avant la réponse à rédiger (les justifications se faisaient souvent en citant le texte) ; traité avec difficulté, ainsi qu’un sujet d’expression écrite qui n’atteint pas non plus le nombre de mots demandé.
  • La physique-chimie (22 juin, 8 h, durée 3 h 30) : cette année, la calculatrice était autorisée d’après la première page du sujet. Trois exercices indépendants, un de chimie sur un détartrant à base d’acide lactique, un deuxième sur la chute verticale d’un solide, et un troisième (pour les non-spécialistes) sur le laser mégajoule. Le tout étant à rendre sur trois feuilles séparées, un par exercice avec les éventuelles annexes à rendre.
  • Les sciences de la vie et de la terre (22 juin, 14 h, durée 3 h 30) : sujet de secours, le code se terminant par LR2, et trois sujets, un sur la géologie, un deuxième sur la phylogénie et un troisième sur la génétique… je n’étais pas à l’aise sur le traitement des sujets dans une matière où j’avais des difficultés de compréhension.

Au passage, on découvrait que juste avant le début de l’épreuve de physique-chimie, un exercice du sujet de mathématiques était présent sur Internet et révélé sur un forum de discussion très fréquenté, ce qui a eu diverses conséquences : non-prise en compte de l’exercice lors de la notation, et abaissement, pour la filière scientifique, de la note d’obtention du baccalauréat de 10 à 9 sur 20 (et des seuils pour obtenir une mention).

La délivrance… perturbée par une convocation ministérielle

La date des résultats du baccalauréat a été fixée le 5 juillet 2011, mais un courrier émanant du ministère de la Défense m’indique que je dois suivre une journée défense et citoyenneté à Varennes-sur-Allier, sur le site du Détachement Air 277 (terrain aujourd’hui démilitarisé).

La scène de liesse à laquelle je n’ai pas pu assister

Ma convocation à la journée défense et citoyenneté (JDC[3]) a été reçue quelques jours plus tôt et cela tombe le jour même des résultats du bac.

Entrée du site (anciennement militaire) du DA 277 (image : Google Street View, août 2019)

C’est à dix heures que tombent les premières bonnes nouvelles. J’apprendrai que j’aurai mon baccalauréat par l’intermédiaire des convoqués à la JDC, et ce fut quand même un miracle pour un élève qui a connu un travail chaotique au lycée.

Pour les matières scientifiques, les notes du baccalauréat sont supérieures de trois points minimum aux moyennes de l’année scolaire 2010-2011 : 13 sur 20 (coef. 9) en mathématiques (contre 9,76 en obligatoire et 8,42 en spécialité en classe), 12 sur 20 (coef. 6) en physique-chimie (8,65 en classe) et 11 sur 20 en SVT (6,82). La note d’anglais, avec 7 sur 20 (coef. 2), est même légèrement supérieure aux moyennes écrit (6,78) et oral (5,67).

4 points bonus sont attribués pour la musique (12 sur 20, coefficient 2 pour la première option facultative[4a]) alors que la moyenne en classe était de 10,67.

En revanche, pour trois matières littéraires, les notes du baccalauréat sont plus faibles qu’en classe : en histoire-géographie (8 sur 20, coef. 3, contre 9,33 en classe), l’allemand LV1 (6 sur 20, coef. 3, contre 8,50 à l’écrit et 11,13 à l’oral) et la philosophie avec… 3 sur 20 (coef. 3), contre 5,63 en classe.

Avec les épreuves passées en contrôle continu (EPS, 9, coef. 2), et les épreuves anticipées passées l’année précédente[5] (5 à l’écrit de français et 9 à l’oral, et 15 en travaux personnels encadrés soit 10 points[4b], le tout en coefficient 2), la somme totale des points atteint 380 sur 760, soit une moyenne de 10 sur 20, ce qui vaut une admission du premier coup.

Et après ?

La suite se passera à l’univeresité, en suivant une licence de géographie à l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Plus de détails à suivre…


[1] Qui est devenu, depuis la rentrée 2011, le lycée Albert-Londres.

[2] Compte tenu de mon handicap, j’étais autorisé à composer avec un temps supplémentaire (qui ne dépassait pas trente minutes tout de même) d’un tiers sur la durée autorisée (2 h 40 au lieu de 2 h, 4 h au lieu de 3 h et 5 h 20 au lieu de 4 h). Mais cette application ne sera réelle, en fait, que lorsque je disputerai les examens terminaux (qu’on appelle les partiels) à l’université.

[3] Qui venait tout juste de remplacer le terme de JAPD (journée d’appel de préparation à la défense) et dont les dispositions ont été précisées dans le décret no 2011-929 du 1er août 2011 relatif aux convocations à la journée défense et citoyenneté (Journal officiel du 4 août), postérieur à ma mission.

[4a et 4b] Points au-dessus de la moyenne pondérés par le coefficient : (note – 10)*(coefficient).

[5] Uniquement l’année de redoublement 2009-2010 ; les notes de l’année 2008-2009 n’ont pas été conservées si bien que les notes d’oral de français et de travaux personnels encadrés étaient meilleurs (10 et 16 contre 9 et 15).

mercredi 30 juin 2021

Bilan du deuxième trimestre 2021 : d’un nouveau confinement à une liberté retrouvée ou presque

Le deuxième trimestre de l’année 2021 a été marqué par un nouveau confinement puis le retour tant attendu d’une liberté oubliée depuis longtemps, bref d’un retour progressif à la vie normale. Sans oublier des nouveautés que l’on attendait parfois depuis plusieurs années.

Confinement, déconfinement, ça n’arrête pas avec le virus

Après la période du 17 mars au 10 mai 2020 (où l’on a été contraint de rester chez soi) et du 30 octobre au 14 décembre (mêmes retsrictions puis assouplissement), la France a connu un troisième confinement avec ees règles plus souples, le mois d’avril 2021 aura été marqué par un nouveau confinement face à un virus qui continue de faire des ravages (on compte désormais plus de 110 000 morts).

Le dimanche 4 avril, sept jours seulement après le passage à l’heure d’été, la France entière devait se confiner. C’était le troisième confinement depuis plus d’un an. Cela obligeait tous les commerces non essentiels à fermer, pour une durée très longue, plus d’un mois — trois commerces vichyssois très récemment ouverts ont dû fermer plus longtemps qu’ils n’ont ouvert — alors que les bars et les restaurants sont toujours fermés — rappelons qu’ils n’ont connu une ouverture à l’heure d’hiver (27 octobre 2020 01:00 UTC au 28 mars 2021 01:00 UTC) que cinq jours sur les cinq mois écoulés — et les discothèques sont toujours interdites (mais on espère une réouverture pour le 9 juillet).

Mais ce confinement ne ressemblait pas aux deux précédents. Si en avril 2020 on avait interdiction totale de sortir sans attestation, ce qui constituait une privation de liberté et une obligation de rester chez soi comme on disait au gouvernement, le troisième confinement se veut plus souple avec une limitation de déplacement dans un rayon de dix kilomètres, sans limite de temps. Travaillant près de Clermont-Ferrand, je faisais exception avec un justificatif de déplacement professionnel fourni par mon employeur.

Les indicateurs sanitaires s’améliorant (baisse des contaminations, du taux d’incidence…), bon nombre d’équipements et de commerces ont pu rouvrir, de manière progressive. À Vichy, cela s’est même complété par de nouvelles ouvertures, dont un bar spécialité bières artisanales, un magasin de linge de maison ou encore une salle de sport. Le couvre-feu, qui aura été systématique pendant six mois, a enfin été supprimé au vu du contexte favorable.

  • le 3 mai, levée du confinement ;
  • le 19 mai, réouverture — tant attendue — des bars et restaurants, ainsi que des commerces non essentiels. Il est enfin possible de consommer un repas ou un verre sur place, à l’extérieur pour le moment ;
  • le 9 juin, réouverture, entre autres, des salles de sport et de l’intérieur des bars et restaurants ;
  • le 17 juin, le masque n’est plus obligatoire (sauf dans les lieux clos) ;
  • le 20 juin, le couvre-feu est supprimé ;
  • le 30 juin, suppression de quasiment toutes les restrictions.

La suppression des restrictions est une bonne nouvelle pour les Français… sauf qu’une menace plane, il y a toujours la menace du variant Delta, et on parle sérieusement d’une quatrième vague à la rentrée.

Désillusions

La fin du mois de juin aura été marquée par une série de désillusions.

Tout d’abord, il y eut cet épisode météorologique qui a touché le secteur de Vichy, avec des inondations touchant principalement Bellerive-sur-Allier. Les axes principaux étaient inondés, mais pas une seule photo des berges de l’Allier ce 28 juin ? En revanche, l'activité estivale risque de mal se passer avec la rupture d'un clapet du pont-barrage de l'Europe, et déjà deux événements sont annulés.

Ce même jour, la France — championne du monde en titre — était éliminée (prématurément) du championnat d’Europe des nations de football de 2020, en huitièmes de finale, contre la Suisse, et nous avons été des millions à suivre à la télévision cette fin de match qui s’est conclue par un tir au but raté de Kylian Mbappé.

Espérons que juillet sera encore meilleur : les concerts de plein air (on pense notamment à un celui qui aura lieu dans une semaine dans un lieu qu'on croyait abandonné), que les chiffres de l’épidémie de COVID-19 continuent de baisser… mais jusqu’à quand ?

…et des nouveautés tant attendues

Les sites de cartographie permettent de consulter une carte et son image satellite associées. Depuis longtemps, on a eu droit à des images obsolètes, qui ne reflètent plus la réalité du terrain.

C’est seulement durant le mois de juin 2021 que, sur Google Maps, l’on découvre les nouvelles images aériennes dans le secteur de Vichy (et plus globalement de l’Auvergne, même Issoire, Ambert et Brioude pour la première fois en haute résolution)… datées de l’été 2020. Elles ont été mises en ligne le 7 juin 2021 et remplacent les anciennes images datées du 8 avril 2017. Ce qui nous permet enfin de découvrir : les travaux achevés de la deuxième tranche du boulevard urbain (achevé mi-2017), les berges d’Allier en rive gauche (2019), la place Victor-Hygo rénovée à Cusset (2018), etc.

On attendait cela depuis longtemps ; en libre, on propose aussi des images de 2019 disponibles depuis le début de l’année. Utile pour les contributeurs du projet OpenStreetMap, mais avec une précision de 20 cm seulement… dans Vichy (cela vaut aussi pour Moulins, Montluçon ou Clermont-Ferrand), ce ne sera pas facile de cartographier des petits équipements, c’est même moins bien précis qu’il y a dix ans, où l’on avait droit à 15 cm de précision avec des photos de 2009.

En revanche, pour voir un chantier de fin 2020 ou du premier semestre 2021 qui s’achève aujourd’hui, au rythme de la mise à jour des données, il faudra attendre au mieux 2024, voire 2025… ou aller chercher chez un concurrent de Google Maps (sur OSM, on a le droit d’utiliser les images de Bing, qui montraient déjà la nouveauté de 2019, utilisée dans la foulée).

Mise à jour : ce blog vient d’atteindre la barre des 18 000 vues. Ce qui est peu en douze ans d’existence…

Observations personnelles, sources sites d’information (entre autres).

vendredi 30 avril 2021

Bilan du mois d’avril 2021 : liberté toujours aussi limitée jusqu’aux annonces de fin de restrictions ?

Le mois d’avril 2021 se termine enfin, et contrairement au mois d’avril 2020 où l’on a rien pu faire d’autre que de devoir rester chez soi pour cause de pandémie de COVID-19, ce mois aura toujours été sous le signe d’un confinement, mais allégé, et toujours sous restrictions (limitation des déplacements, couvre-feu toujours en vigueur, attestation de déplacement dérogatoire, fermeture de lieux recevant du public). Mais le 29 avril, le président de la République Emmanuel Macron annonce un déconfinement et une réouverture progressifs[1].

Mais cela n’est pas sans oublier — plus localement — quelques nouveautés dans le domaine des aménagements, qui ne profitent qu’à ceux qui ont la chance d’habiter à moins de 10 km[2]. Ce qui ne m’a pas autorisé à aller plus loin, théoriquement, que Saint-Yorre, Bellerive-sur-Allier ou Charmeil. Pas d’accès à Clermont-Ferrand (sauf pour le travail) ou ailleurs.

La nouvelle voie permettant de désenclaver le nord de l’agglomération vichyssoise en direction de Creuzier-le-Vieux (3 avril 2021)
Cusset, 3 avril 2021. Deux jours plus tôt, l’agglomération procédait à l’ouverture d’une nouvelle voie pour désenclaver Creuzier-le-Vieux depuis Vichy et Cusset, pendant que les commerces connaissaient leur dernier jour d’ouverture pour ce mois avant une fermeture contrainte pour cause de pandémie… qui durera jusqu’au 18 mai.
Photographie personnelle
Ouvertures par-ci

Dans l’agglomération : un nouveau kilomètre de voie nouvelle créée

Après plusieurs années d’attente, l’agglomération a ouvert plus d’un kilomètre de nouvelle voie, montante en continu, pour rejoindre plus efficacement Creuzier-le-Vieux. Mais, niveau signalisation, il faudrait faire un peu plus d’efforts : Creuzier-le-Vieux était, jusqu’alors, très mal signalé surtout en venant de Vichy, et même dans le sens inverse.

Ces travaux, qui devaient se terminer fin 2020, auront pu être achevés pour une ouverture le 1er avril 2021. Et en cette fin de mois, je l’ai déjà oublié…

Un nouveau parking gratuit

Signalons également, en plein cœur de Vichy, l’aménagement d’un nouveau parking derrière l’hôtel de ville. Gratuit, il propose près de cent places de stationnement, ce qui, espérons-le, renforcera le dynamisme de la ville. Mais on se rend compte que les cyclistes ont été oubliés, quand ce ne sont pas les places de stationnement qui leur sont dédiées (il en existe un au sud du bâtiment depuis 2012), mais l’absence de double-sens cyclables conduisant les cyclistes à emprunter des axes majeurs. Cela fait dix ans que la ville a multiplié les plans de circulation pour optimiser le stationnement, mais toujours sans penser aux cyclistes… ni même à réduire la limitation de vitesse.

Voir aussi : Article du quotidien La Montagne (20 avril 2021) – Carte du nouveau parking sur OpenStreetMap

… fermetures par-là

Et de l’autre côté, des commerces contraints à une fermeture prolongée

Considérés comme non-essentiels, bon nombre de commerces sont contraints à une fermeture de longue durée, comme si les mesures n’avaient pas suffi. On retrouve :

  • les magasins qui sont contraints de baisser le rideau tout simplement parce qu’ils sont déclarés non-essentiels : magasins de vêtements, de chaussures, en plus des bars et restaurants qui le sont déjà depuis six mois et le début du deuxième confinement ;
  • les magasins qui peuvent ouvrir, mais pour certains services : c’est le cas des magasins de sports (on ne peut plus acheter quoi que ce soit mais il est possible de réparer son vélo à l’atelier, par exemple) ;
  • et d’autres, qui peuvent ouvrir, mais avec un service réduit : certains magasins n’ouvrent que quelques jours. C’est le cas notamment des épiceries fines.
Rue Georges Clemenceau (Vichy), 18 avril 2021. D’ordinaire, un dimanche à Vichy est animé et rempli de monde. Mais on n’a pas connu cette ambiance inhabituelle, due tout simplement à l’interdiction de déplacement au-delà de 10 km et la fermeture des commerces non essentiels ainsi que des terrasses.
Photographie personnelle.

Même le week-end, les rues du centre-ville de Vichy sont peu remplies. Et le constat est saisissant notamment le dimanche, où, sur la presque vingtaine de commerces pouvant ouvrir ce jour-ci sur la seule rue de l’Hôtel-des-Postes, aucun n’a été ouvert.

Même autorisés à ouvrir, certaines boutiques ont décidé de fermer. Le centre commercial des Quatre Chemins et sa vingtaine de commerces étaient fermés les dimanches 18 et 25 avril.

Centre commercial des Quatre Chemins (Vichy), 18 avril 2021. Fermé, lui aussi, le centre commercial avec quasiment toutes ses boutiques ouvertes le dimanche après-midi en temps normal. Mis à part deux piétons traversant l’esplanade quasiment déserte, l’ambiance est bel et bien totalement différente.
Photographie personnelle.

En faisant le tour des commerces, on découvre qu’à la place de la boutique Mood, fermée définitivement le 6 mars, la FNAC — présente depuis fin 2013 — décide d’agrandir son magasin, existant sur deux niveaux.

Quelques nouveautés malgré tout

Malgré la fermeture prolongée de certains commerces, il y a eu pas moins de vingt ouvertures de commerces ou d’équipements dans l’agglomération vichyssoise depuis le début de l’année.

Parmi ces nouveautés, on peut citer :

  • deux supermarchés (Intermarché le 13 janvier et, à Bellerive-sur-Allier, Aldi le 10 avril à la place de Leader Price) ;
  • à Vichy, trois magasins de vêtements qui à ce jour, ont fermé plus longtemps qu’ils ont ouvert (Dressing le 10 mars, Liu Jo le 24 mars et Mango le 28 mars), un coiffeur, un fast-food spécialité tacos et même un magasin de produits à base de chanvre ;
  • à Cusset, un magasin de vélos, un de téléphonie mobile, un de bougies, un de produits locaux, un atelier de couture, etc.

Un déconfinement progressif, enfin ?

La réouverture des lieux accueillant du public s’accompagne de plusieurs mesures :

Étape Mesures appliquées
1 à partir du
3 mai
  • Fin de l’attestation de déplacement en journée et des restrictions pour les déplacements
  • Réouverture des collèges et des lycées (en demi-jauge à partir de la 4e)
  • Couvre-feu maintenu à 19 heures
2 à partir du
19 mai
  • Réouverture des commerces, des musées, monuments, cinémas, théâtres, des établissements sportifs de plein air ainsi que des terrasses
  • Reprise des activités sportives de plein air
  • Couvre-feu repoussé à 21 heures
3 à partir du
9 juin
  • Réouverture des cafés et restaurants, ainsi que des salles de sport
  • Couvre-feu repoussé à 23 heures
4 à partir du
30 juin
  • Fin du couvre-feu

Le tout, bien entendu, sous réserve que la situation sanitaire s’améliore.

Annulations en série, toujours…

L’incertitude de la situation sanitaire contraint toujours à des annulations de la part des organisateurs de festivals ou de salons, peu importe leur notoriété. On vient récemment d’apprendre l’annulation, pour la deuxième année consécutive, des Flamboyantes de Cusset.


[1] Entrevue accordée à la presse quotidienne régionale le 30 avril.

[2] Lors de son allocution télévisée le 31 mars, Emmanuel Macron a annoncé diverses mesures pour lutter contre le virus en limitant les déplacements à 10 km et en faisant fermer tous les commerces non essentiels (magasins de vêtements, de chaussures, etc.). Informations relevées sur différents médias (TV, radio, presse).

jeudi 1 avril 2021

Rétrospective : un 1er avril… non connecté

Tous les 1er avril, on assiste sur différents médias (télévision, radio, presse, Internet, et surtout les réseaux sociaux) à la profusion d’informations inventées (qui, pour certaines, allaient devenir réalité). Mais il fut un 1er avril où je n’aurai même pas eu connaissance de l’actualité en temps réel où se glissent ces fausses informations. Et pourtant, c’était une époque où Internet était très largement démocratisé et la télévision numérique terrestre comptait 25 chaînes. Je ne suis pas remonté loin dans le temps pour savoir quand cela s’est passé… c’était en 2014.

Justement, ce 1er avril 2014, j’étais en voyage… d’études, plus précisément à Lyon, à l’époque dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes. Étudiant à l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, une quarantaine d’étudiants s’étaient rendus à Lyon à l’occasion d’un voyage d’études pour comprendre la métropolisation d’une grande ville française et les différents aménagements urbains (Gerland, Carré de Soie, Confluence).

Apres Gerland et — pour le parcours Aménagement — une visite à pied de la zone d’aménagement concerté (ZAC) du Bon Lait la veille, ce deuxième jour était consacré à :

  • le matin, la visite du quartier Carré de Soie, commune de Vaulx-en-Velin (maison du projet, puis marche dans les rues du quartier — certains bâtiments n'étaient pas encore sortis de terre — jusqu'au canal de Jonage, à la frontière avec Villeurbanne).
  • l’après-midi, des ateliers-enquêtes sur la géographie du commerce dans différents quartiers de Lyon (Guillotière, Presqu'île, Confluence).

Ce 1er avril 2014, l'actualité politique était très mouvementée avec la nomination d'un nouveau Premier ministre, Manuel Valls, remplaçant Jean-Marc Ayrault à la suite des élections municipales marquées par une défaite du parti présidentiel. Je ne l’apprendrai que dans des journaux gratuits tels que Metronews ou Direct Matin Lyon Plus. Et le lendemain, nomination de nouveaux ministres.

Pas d’Internet sur mon téléphone (j’avais un Blackberry). Pas de wi-fi dans l’auberge de jeunesse.

Pas d’informations locales.

Pas un poisson d’avril…

lundi 4 janvier 2021

Un nouveau supermarché arrive à Vichy, avec le retour d’une enseigne dans le cœur d’agglomération.

Ce 4 janvier, c’est le début de la première semaine de l’année 2021. À Vichy, c'est le paysage commercial de la ville qui va bientôt changer avec l’ouverture prochaine d’un magasin d’une grande chaîne de supermarchés… qui fait son retour après plusieurs années d’absence dans le cœur d’agglomération, et ce malgré plusieurs tentatives infructueuses en périphérie.

Si cet article est écrit aujourd’hui ce 4 janvier, c’est que cela fait 13 ans jour pour jour qu’un hypermarché a ouvert ses portes (précisément l’après-midi) : Carrefour, dans la zone commerciale des Peupliers, à l’ouest de Cusset, au sein d’un centre commercial comprenant dix magasins (dont une pharmacie, une parfumerie, un magasin de téléphonie, un opticien ou une cafétéria), et à l’extérieur, des magasins tels que Bricomarché (à l’est d’une rue nouvellement créée en 2008, et la seule enseigne des Mousquetaires à résister dans le secteur), Conforama (implantée depuis août 2012) ou d’autres magasins de détail, et même un drive d’une enseigne concurrente (ouvert depuis début 2013, où je crois même que E.Leclerc était présente bien avant).

Fin 2016, j’avais écrit en clôture d’une publication, sur un hypothétique retour d’Intermarché à Vichy, et ce n’était pas gagné d’avance.

Je ne parlerai pas, dans cet article, des petits commerçants de type confiseries, épiceries fines, magasins de vêtements… où beaucoup d’ouvertures ont eu lieu malgré la crise sanitaire qui perdure encore.

Intermarché : le retour tant attendu

Depuis la rue Lyautey, 30 décembre 2020. Le supermarché est situé juste après le carrefour à feux. Les finitions sont en cours, le nom de l’enseigne n’est pas encore présent.

Depuis quelques jours, sur les panneaux publicitaires dynamiques (sur l’un des trois présents depuis la rentrée 2017) ou dans les boîtes aux lettres, on vient de recevoir une publicité pour une enseigne de la grande distribution : en plus des E. Leclerc, Carrefour ou Cora, on trouvé désormais Intermarché, qui annonce l’ouverture de son magasin le 13 janvier, rue Maréchal Lyautey.

Quelques années plus tôt, le site était occupé par les Docks de Blois. Une friche industrielle était encore en place, les bâtiments ont été détruits en 2017 pour laisser place à l’institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) et la résidence intergénérationnelle des Docks de Blois[1].

Carrefour entre la rue du Maréchal Lyautey et la rue du Parc des Bourins, 4 juin 2016. La friche industrielle qui bouchait la vue sur la voie ferrée a été démolie en 2017, pour laisser place à un supermarché. La route subira plusieurs modifications après 2018 : bande cyclable, carrefour à feux.

À la fin de l’année 2020, le bâtiment était achevé, la chaussée rénovée, l’éclairage public déjà en place tout comme les emplacements des chariots. Pour connaître le nombre de places de stationnement disponibles, il faudra attendre l’achèvement des travaux.

Pour les cyclistes, un aménagement cyclable existe déjà mais uniquement en venant du pont sur la voie ferrée, dans le prolongement d’une partie de la rue partiellement rénovée. Il existe un parking vélos, couvert, 18 places, mais on regrette le choix d’un modèle pince-roue.

Éloigné de ses concurrents… et d’une ligne de bus

Le nouvel Intermarché est à 750 m du LIDL le plus proche (celui situé avenue Poincaré), et un peu plus éloigné des hypermarchés Carrefour (2,5 km), Cora ou E.Leclerc. On ne va pas craindre le risque de fermeture, comme cela va arriver à un Leader Price trop proche d’Aldi.

En revanche, aucune ligne de bus ne passe à proximité du supermarché, et il n’est pas envisagé qu’une ligne fasse un détour. L’arrêt Les Bourins est à près de 300 m[2]. Mais juste à côté du nouveau magasin, il existait une supérette, qui a fermé depuis plusieurs années.

Sur l’ancien site d’Intermarché, une nouvelle friche

Panorama de l’ancienne zone commerciale des Peupliers
Depuis l’avenue Gilbert-Roux (Cusset), 15 juin 2014. Il y a encore quelques années, on pouvait trouver sur le site de l’ancien Intermarché (qui était devenu un Super U) un cordonnier [bâtiment démoli], l’ancien Bricomarché est devenu un magasin de décoration [bâtiment démoli],,l’ancien magasin Vêti [démoli en 2016] qui a duré une seule année, et un garage Renault Minute au fond (bâtiment détruit en 2016).

L'enseigne était déjà présente il y a plusieurs dizaines d'années… avant d'être remplacé par un concurrent, mais quand ?

Et ce n’est pas sans rappeler que l’enseigne était présente il y a trente ans. À l’époque, le magasin était implanté rue des Peupliers, à l’entrée ouest de Cusset, à proximité d’un axe majeur de desserte du cœur d’agglomération aujourd’hui délaissé au profit d’un boulevard urbain (qui ne s'appelle pas boulevard au passage). Et il existe, à trois emplacements différents au nord du centre-ville de Vichy, des plans de ville (non datés mais très probablement du milieu des années 1980) faisant la promotion des magasins Intermarché et Bricomarché.

Avenue Victoria (Vichy), 21 janvier 2017. On retrouve encore des plans de Vichy (et de Cusset) avec les enseignes Intermarché et Bricomarché, qui étaient installés rue des Peupliers à Cusset dans les années 1980. Les magasins fermaient même pendant la pause de midi. Ces plans ne sont pas datés (peut-être du milieu des années 1980) mais les axes principaux sont clairement mis en évidence sur le plan de Vichy. C’était bien avant la rénovation de la place de la Poste et de la rue Clemenceau (1992) ; on notera, près de la rivière, que l’avenue Pierre Coulon (créée en 1984) n’existait pas.
On trouve aussi un plan similaire du 51 boulevard du Sichon (près du Grand Marché) et au 83 rue Jean Jaurès.

Il fut un temps où c’était l’enseigne Super U (il a existé un temps un Hyper U en 2007 et c’est cette nouvelle grande surface qui deviendra Carrefour en 2008), mais quand y a-t-il eu un changement d’enseigne ? Je ne m’y étais rendu qu’une seule fois au Super U (le 5 septembre 2005 pour un achat urgent) et deux fois à l’Hyper U (en juin et octobre 2007).

Très récemment, un hard discounter a souhaité s’implanter à côté de Carrefour. Ce que la municipalité de Cusset a délibérément refusé, au nom de la défense des commerçants locaux (La Montagne, 27 octobre 2018).

Le nouveau supermarché est à tester, et cette fois ci j’y retournerai plusieurs fois. Il sera ouvert sept jours sur sept, y compris le dimanche matin comme tous les autres supermarchés (mais pas hypermarchés sauf un) de l’agglomération.

Pour rappel, l’offre commerciale se compose des magasins suivants :

  • hypermarchés : E.Leclerc (Bellerive-sur-Allier), Carrefour (Cusset) et Cora (Vichy) ;
  • supermarchés (hors discount) : deux Carrefour Market (Cusset et Saint-Yorre), deux Casino (Vichy et Cusset), un Intermarché Super (Le Mayet-de-Montagne), un Intermarché Contact (Saint-Germain-des-Fossés), un Monoprix (Vichy) ;
  • supermarchés (discount) : quatre Lidl (deux à Vichy, un à Bellerive-sur-Allier et un à Charmeil), deux Leader Price (Bellerive-sur-Allier et Vichy[a]) ;
  • ainsi que des commerces de proximité dans les communes de la banlieue, je ne citerai pas tous les Vival, Spar ou les autres supérettes de quartier.

[a] Le Leader Price de Vichy devrait fermer car très proche d’un Aldi.


Voici à quoi ressemblait le site (images provenant du site Remonter le temps de l’IGN) :

Repères : la zone commerciale est située entre deux lignes droites, l’avenue Gilbert Roux au nord, la rue des Peupliers au sud (dernière rue avant la rivière Sichon), le quartier résidentiel des Graves (limite communale Vichy-Cusset) à l’ouest.

Le projet de nouveau magasin Intermarché a nécessité une approbation de la commission départementale d’aménagement commercial, et a été accepté malgré des recours (on se référera à des articles de la presse régionale), là où le projet d’un magasin de la même enseigne avait échoué à deux reprises (La Semaine de l’Allier, 24 septembre 2012 ; La Montagne, 2 janvier 2014).

[1] Bâtiment et résidence sont en service depuis 2018 ; pour l’occasion, la rue Fleury était rénovée.

[2] Itinéraire entre le 10 boulevard de la Salle et le supermarché.

samedi 2 janvier 2021

Ce 2 janvier 2021, double anniversaire… 20 ans du tramway de Lyon (que j’avais emprunté en 2014) et 4 ans sur un réseau social.

Ce 2 janvier est marqué par un anniversaire dans un réseau de transport en commun d’une grande ville de province, et, personnellement, sur un réseau social, essentiel et utilisé quotidiennement pour suivre les informations.

Cela fera donc vingt ans, jour pour jour, le 2 janvier 2001, que le réseau moderne de tramway de Lyon a été mis en service, avec deux lignes, partant de la gare Perrache et allant pour l’une vers le nord de la ville, pour l’autre vers l’est (à noter qu’en 2014, à l’occasion d’une sortie de terrain avec l’université, puis à titre personnel, j’aurai utilisé le tramway pour me déplacer).

L’autre point est à titre personnel et concerne le lien social virtuel que je tente de rétablir grâce à un réseau social au F.

20 ans déjà…

De la mode du tout-voiture au retour des tramways

La mode du tout voiture semble déjà révolue dans les grandes villes de France, à tel point que l’on réfléchit à réintroduire un mode de transport concurrencé par une politique qui aura fait de l’automobile un succès au détriment de réseaux de tramway qui disparaissent parfois définitivement.

On se souviendra notamment du tramway de Vichy à Cusset (lien article Wikipedia), à air comprimé qui a fonctionné de 1895 à 1927, la fin du tramway s’expliquant par le refus de son électrification. Ou encore, toujours en Auvergne, le tramway de Clermont-Ferrand, avec même une ligne partant de la place de Jaude jusqu’au sommet du puy de Dôme (1907-1925) avant de renaître en 2006.

Et dans les années 1980, des villes décident de réimplanter un tramway, avec le lancement du tramway français standard (lien article Wikipedia) qui équipera les réseaux de Nantes (1985), Grenoble (1987), l’Île-de-France (ligne T1, dès 1992). D’autres grandes villes vont suivre avec notamment Strasbourg (1994), Lyon (2001), Bordeaux (2003), mais aussi Dijon, Nice, Brest, etc. Et puis il y a ces cas particuliers, comme à Nancy, à Caen ou à Clermont-Ferrand. Pour ce dernier, c’est un tramway sur pneumatiques et à un seul rail de guidage… qui préfère passer par le siège de la seule entreprise de province cotée au CAC 40 que par la gare principale.

Le tramway de Lyon : expérience personnelle

C’est le 2 janvier 2001, soit 20 ans jour pour jour, que les deux premières lignes du réseau moderne de tramway de Lyon ont été mises en service.

Station Rue de l’Université (Lyon), 25 août 2014. Une rame de tramway de la ligne T1 en direction de la gare Part-Dieu - Vivier Merle du terminus nord de La Doua - IUT Feyssine. Cela fait vingt ans que le tramway circule à Lyon.
Photographie personnelle.

Le tramway aura connu plusieurs prolongements ou créations de lignes, avec le T3 fin 2006 (de Lyon Part-Dieu vers Meyzieu) et quatre autres lignes en service (le T4 vers Vénissieux, le T5 vers l'est, le T6 à la suite du T1 à Debourg et même une ligne T7 ouverte depuis fin 2020.

Expérience personnelle : en 2014, lors d’une sortie de terrain avec l’université, on pouvait prendre les transports en commun pour rejoindre les différents sites : Gerland, Carré de Soie, Part-Dieu et Confluence. Pour Gerland, on empruntait les lignes de métro D puis B, et au retour, on empruntait le tramway T1 — prolongé de Montrochet à Debourg depuis le 19 février 2014 — qui se dirigeait vers la Confluence par le nouveau pont Raymond Barre et le musée des Confluences (pas encore ouvert à l’époque). Les jours suivants, à titre soit personnel soit en groupe, on rejoignait le quartier de la Confluence avec le tramway, soit depuis la Part-Dieu.

Le réseau de tramway de Lyon vient en complément des quatre lignes de métro, des deux funiculaires vers Vieux Lyon et Saint-Just (que j’ai empruntés), de lignes de bus majeures (les lignes Cxx, dont le C11 que j’avais emprunté avec l’ensemble des étudiants le 2 avril 2014 entre Guillotière et quatre arrêts de bus plus loin), ainsi que des lignes de bus classiques, des services de zones industrielles (entre autres).

Le réseau social Facebook : présent depuis 4 ans seulement

Voilà déjà quatre ans que j’ai rejoint le réseau social Facebook (lien vers mon profil). Un peu tardivement car tous les autres étudiants de ma promotion de Master 1 Dynamique des territoires et nouvelles ruralités (DTNR) de l’université Clermont Auvergne (nouveau nom depuis le 1er janvier 2017) étaient quasiment tous inscrits. J’étais alors un des rares récalcitrants à rejoindre ce réseau social. Ceci afin de bénéficier d’une meilleure coordination au sein d’un projet collectif.

Je suivrai les sites d’information tels que Le Monde, Le Figaro, Le Point, des médias locaux tels que France 3 Auvergne, La Montagne ou La Semaine de l’Allier, ainsi que des constructeurs automobiles. Quant aux relations avec les autres étudiants, via ce réseau social, le nombre d’amis augmente considérablement durant la première année (30 atteint en juin, 40 en septembre, 50 en novembre, 60 en décembre, avant de connaître un ralentissement : 70 atteint deux fois au milieu et à la fin de l'année 2018, 80 seulement en avril 2020)… en espérant donner des nouvelles. Quant à devenir ami avec de vieilles connaissances, ce n’est pas gagné. Soit ils ne me reconnaissent plus, soit par miracle ils m’ont repéré.

Au passage, contrairement aux années précédentes, Facebook ne m’a pas prévenu que c’était mon anniversaire sur le réseau social (4 ans déjà que je suis inscrit)… ou cela n’est plus possible ?

Demain : une émission sur l’automobile qui disparaît au profit de la rediffusion d’une matinale de télévision sur une radio… et ce n’est pas une première, même la concurrence le fait.


Pour la première section, les informations proviennent du cours magistral « Villes et mobilités » de Master 2 Stratégies d’aménagement des villes petites et moyennes de l’université Clermont Auvergne, qui s’est déroulé en novembre 2017.