mardi 31 octobre 2023

Avenue Poincaré : la vidéoprotection est arrivée et ça risque de faire mal

La vidéoprotection vient d’arriver sur l’avenue Poincaré (D 906E) et la rue de Thiers (partiellement départementale) au sud de Vichy. Seize caméras ont été mises en place mardi 17 et mercredi 18 octobre le long de ces deux axes.

Sixième article sur l’avenue Poincaré à Vichy : réaménagement sans concertation, manque de signalisation (et surtout absence du panneau d’entrée d’agglomération depuis six mois)

Début de rédaction le 19 octobre 2023.

On attendait la mise en place d’au moins une caméra de vidéoprotection mais on ne s’attendait pas à leur implantation sur des supports inattendus : des mâts d’éclairage public LED (placés côté pair en mars et avril 2022 depuis la rénovation de l’avenue) près des intersections et un support spécifique.

(Entrée de Vichy et) sortie d’Abrest (par l’avenue Poincaré (D 906E)), le 21 octobre 2023. L’entrée, qui n’a toujours pas son panneau d’entrée d’agglomération, comprend désormais trois caméras de vidéoprotection (mais pourquoi en ajouter autant ?). D’ailleurs, rien n’indique (depuis près de sept mois !) que l’on entre à Vichy, et depuis peu dans une zone placée sous vidéoprotection et sous vidéo-verbalisation.
Photographie personnelle

Où sont implantées ces caméras ?

Sur l’avenue Poincaré, on compte douze caméras sur cinq supports :

  • 3 à l’entrée de ville (un dôme, un panoramique et un fixe) ;
  • 2 à l’intersection avec la rue des Jardins (un dôme et un panoramique) ;
  • 2 à l’intersection avec la rue des Hortensias (un dôme et un panoramique) ;
  • 1 à l’intersection avec la rue des Glaïeuls (un dôme perpendiculaire au passage piétons et à la traversée cycliste parallèle surélevés) ;
  • 1 à hauteur du passage piétons et de sa traversée cycliste parallèles.

Sur la rue de Thiers, sept caméras sur deux supports :

  • 3 à l’intersection avec l’accès au centre-ville (un dôme, un panoramique et un fixe) ;
  • 4 au carrefour giratoire avec le boulevard de l’Hôpital et la rue de Thiers (un dôme, un panoramique et deux fixes).

À l’exception des troisième et cinquième supports, toutes les caméras sont fixées sur des âts d’éclairage public LED mis en place en mars ou avril 2022, à l’occasion de la rénovation de cet axe.

Mais pourquoi autant de caméras ?

Reste à se demander pourquoi mettre autant de caméras au même endroit.

Les premières caméras de vidéoprotection sont implantées fin 2007 aux abords de quelques sites très fréquentes (il s’agissait alors de simples caméras panoramiques, celles-ci ont disparu du paysage vichyssois en 2022).

En septembre 2021, la municipalité décide, alors que de plus en plus de caméras de tous types (dôme, panoramique et fixe) sont implantées sur un même support, d’instaurer la vidéoverbalisation[1], autorisée par treize arrêtés préfectoraux[2].

Cela signifie que tout comportement contraire au code de la route peut être verbalisépar au moins l’une des caméras présentes autour d’une rue : téléphone au volant, stationnement dangereux, priorité…

Mais attention : la présence de plusieurs caméras sur un même support ne signifie pas que l’on va être verbalisé deux, trois ou quatre fois, et que l’on va recevoir autant de fois un même PV pour une même infraction, et donc la multiplication des peines (d’autant plus qu’il n’est pas possible de se faire retirer plus de huit points d’un coup).

De plus, les panneaux informant d’une zone sous vidéoprotection et vidéoverbalisation ne sont pas indiquées aux entrées de ville, ce qui peut avoir un effet de surprise.

On entre dans une zone de vidéoprotection sans être informé

Aux entrées de ville, certaines communes informent que leur commune est placée sous vidéoprotection. Ce qui est le cas à Saint-Yorre ou Saint-Germain-des-Fossés, ou même en montagne bourbonnaise, à Molles[3], mais pas à Vichy.

Dans d’autres cas, de tels panneaux sont implantés là où des caméras sont fixées, comme à Cusset (qui a instauré la vidéoprotection en 2016) ou Bellerive-sur-Allier (en 2019)[4]. Vichy entre dans ce second cas, essentiellement dans les rues du centre-ville.

Le site de la ville de Vichy indique plus de 230 caméras[5]. Il devrait y en avoir aujourd’hui un peu plus de 300… mais sur combien de supports ?

On le sait, la signalisation dans cette entrée de ville est insuffisante, encore plus sur cette avenue où il en manque (outre le panneau EB10 disparu depuis près de sept mois). Si vous recevez un PV en entrant dans la ville, et que cette verbalisation a été effectuée au moyen d’une de ces caméras, il ne faudra pas dire que vous n’avez pas été prévenu…

Personnellement, la présence de ces caméras implique plutôt une vigilance accrue. Un refus de priorité peut vous coûter le permis… surtout là où ce que l’on trouve sur le boulevard urbain n’est pas présent. Et conjugué aux malfaçons repérées et aux observations quotidiennes, ça ne peut qu’empirer. Les collectivités devraient plutôt corriger ce qui manque au lieu de laisser faire.


  1. La Montagne a publié un article sur l’entrée en service de la vidéoverbalisation (septembre 2021).
  2. arrêté préfectoral (disponible dans le recueil des actes administratifs sur Allier.gouv.fr)
  3. Voir article de France 3 ou de La Montagne qui a consacré un article.
  4. Hors berges d’Allier, qui ont même plusieurs caméras sur un même support (jusqu’à quatre), sans verbalisation tant qu’on est dans une autre commune.

mercredi 18 octobre 2023

Les vélos en libre-service de Vichy Communauté ne ressemblent plus à ça

Depuis près de dix ans, l’agglomération de Vichy met à disposition de ses usagers des vélos en location. Cinq ans plus tard, elle propose les vélos en libre-service, où l’usager peut, à condition de débloquer son accès par une application spécifique, utiliser un vélo mis en place dans l’une des quelques stations présentes à Vichy, mais aussi à Cusset et à Bellerive-sur-Allier.

Station vélos Gare SNCF (Vichy) 2021-10-09
Station Vivélo Gare SNCF, sur le parvis de la gare, à Vichy, le 9 octobre 2021. Prévue pour huit places, mais réduite à sept par manque de place, la station Gare SNCF était l’une des premières à proposer le libre-service.
Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Désormais, c’est une offre 100 % électrique que propose l’agglomération, avec une nouvelle identité visuelle, celle de la ville de Vichy.

2014 : un tournant pour l’intermodalité à Vichy

Le lancement d’un service de location de vélos, ou quand la gare devient (à nouveau) un pôle d’échanges intermodal

En 2014, la communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier transfère le kiosque MobiVie de la place Charles-de-Gaulle à la gare SNCF, sur un site inoccupé au sud du bâtiment voyageurs, et qui devait accueillir un loueur de voitures. Le site ouvre le 19 février 2014 et, à cette occasion, lance un service de location de vélos, qui permet de louer un vélo classique ou à assistance électrique — déjà — pour une journée, une semaine ou un mois, moyennant une caution (200 € ou 600 €).

À cette occasion, le magazine de Vichy Val d’Allier consacre un numéro spécial au renforcement de l’intermodalité dans la deuxième gare d’Auvergne. La Montagne — qui consacrait un article sur les navettes entre la cité thermale et la capitale auvergnate deux semaines plus tôt — titrait alors la gare de Vichy comme étant un véritable pôle d’échanges intermodal, mais ne l’était-elle pas déjà depuis… 2009 ?

Le nouveau kiosque, plus spacieux, permet aux voyageurs d’être informé sur les prochains départs des bus urbains et des autocars régionaux (et autrefois départementaux[1]), et permet aussi de charger son abonnement ou sa carte de bus[2]. À la sortie sud de la gare, une consigne[3] est aménagée, permettant aux voyageurs de garer leur vélo en toute sécurité (capacité de 40 places) en présentant un badge d'accès.

2018 : nouvel exploitant, nouvelle identité visuelle, nouvelle offre

Depuis la rentrée 2018, c’est Transdev Vichy qui exploite le réseau de transports en commun ; avec Vichy Communauté qui devient propriétaire de son dépôt de bus, c’est logiquement une nouvelle identité visuelle qui est déployée sur les bus mais aussi sur les vélos.

En novembre 2018, un service de location de vélos en libre-service est lancé. Plusieurs parcs de stationnement permettent d’emprunter un vélo, à condition de télécharger une application mobile, renseigner ses coordonnées bancaires (l’emprunt d’un vélo est payant à partir de 30 minutes) et restituer le vélo à la station où elle a été prise.

Cinq stations sont aménagées : Pôle Lardy (8 vélos), Rue Wilson (sur le ralentisseur, 8 vélos), Place Charles de Gaulle (supprimé en 2020, 8 vélos), Gare SNCF (7 vélos) et Cusset Centre (4 vélos). En 2020, une station est créée à Bellerive-sur-Allier près des berges (8 vélos), remplaçant la station de la place Charles-de-Gaulle.

En 2021, la capacité est augmentée de 4 places sauf à la gare SNCF et un nouveau parking est créé près du centre hospitalier (12 vélos) ; le retour du vélo peut se faire dans n’importe quelle station. Les tarifs sont modifiés et la gratuité d’utilisation est réduite de 30 à 5 minutes. Pour rappel, en cas de non-restitution du vélo dans les douze heures, la caution de 200 € est prélevée.

En 2022, une station est aménagée près de l’office de tourisme (8 places), remplaçant deux places de stationnement, et juste à côté d’un parking vélos qui a lui-même remplacé une place de stationnement en 2021. Mais elle est déjà hors service quelques mois plus tard.

Octobre 2023 : le 100 % électrique remplace les vélos classiques

Pas plus tard que la semaine dernière, les parkings vélos ont tous été remplacés. Les nouveaux vélos ont été présentés le 17 octobre. Les nouvelles modalités sont affichées sur les panneaux, qui annoncent également la création de trois nouvelles stations à Bellerive-sur-Allier (mairie, CREPS/hippodrome entre autres).

Station Vivélo Gare SNCF, le 18 octobre 2023. Il y a désormais de la place pour dix vélos, tous électriques, différemment fixés désormais, mais avec un panier plus petit.
Photographie personnelle

L’agglomération a même testé, depuis 2021, les vélos à hydrogène. Une station est implantée au port de la Rotonde.


  1. La loi NOTRe de 2015 a transféré la compétence transports des départements aux régions ; on ne parle plus d’autocars départementaux.
  2. Carte à voyages, abonnement.
  3. Photo de la consigne de la gare de Vichy (TCY, CC-BY-SA 4.0, 17 mai 2020).

vendredi 13 octobre 2023

Un vendredi 13 sans rien de nouveau ?

Ce vendredi 13, pas d’informations régionales pour cause de grève. Pas d’émissions habituelles à la suite d’un drame survenu à Arras.

Dans l’audiovisuel public, les programmes ont été perturbés par une grève à l’appel d’une intersyndicale. On n’aura droit à aucune information régionale : pour s’informer sur l’actualité locale, prière d’aller voir ailleurs (sur le site de son quotidien régional par exemple ou bien sur une radio privée).

L’information du jour a été marquée par un drame dans un lycée d’Arras en fin de matinée. Les radios étaient en édition spéciale aussi bien le midi que le soir. Sur RTL, radio que j’écoute tous les jours à 18 h en semaine, pas de chroniqueurs habituels, pas de On refait nos régions, ni de Ils refont la France. Ces programmes reviendront la semaine prochaine (sauf si nouvel événement grave), mais pour le seul vendredi 13 de la saison 2023-2024, ce n’est que partie remise : rendez-vous la saison prochaine, si ces programmes sont reconduits.

Comme le relate le site RTL[1], il y a eu des événements tragiques  survenus un vendredi 13 : le naufrage du Costa Concordia en janvier 2012 ou les attentats de Paris en novembre 2015.

Et bien sûr, il y a le Super Loto du vendredi 13 d’un montant de 13 millions d’euros. Le hasard fait que le jackpot précédent était de 12 millions d’euros… et qu’il a été remporté.

Le précédent vendredi 13, c’était en janvier 2023. Le suivant, ce sera en septembre 2024, dans onze mois. Entre-temps, il y aura eu un 29 février, des élections (européennes) et les Jeux olympiques.

Ah oui, au passage : je viens d’entrer dans mon 367e mois et déjà que la France vient de passer en « urgence attentat ». Encore une coïncidence troublante, comme en novembre 2015. En plus, aujourd’hui, j’étais en formation pour une initiation à un logiciel. Et l’émission Quotidien, que je regarde tous les jours, ne relate pas l’événement, les émissions diffusées le vendredi étant enregistrées la veille, d’autant plus que la chaîne a prévenu ses téléspectateurs de cette pratique habituelle (qui perdure depuis 2020) via un bandeau et que cette émission revient le lundi pour une édition spéciale.

  1. Tom Lefèvre, « Vendredi 13 : ce jour porte-t-il malheur ? », RTL, 13 octobre 2023.

vendredi 6 octobre 2023

Six mois sans panneau d’entrée d’agglomération et aucune réaction

Nous sommes le 6 octobre 2023 et cela fait déjà six mois que l’entrée de Vichy par la route départementale 906E en provenance d’Abrest, de Saint-Yorre et de Thiers est dépourvue de son panneau d’entrée d’agglomération. Les collectivités — ville, communauté d’agglomération à l’origine de l’implantation du panneau ou département, gestionnaire de la route — n’ont rien fait pendant ce long, très long délai.

Voilà six mois que ça dure. Entrer dans une agglomération sans le savoir et en sortir d'une autre. Sans savoir qu'un panneau essentiel a disparu depuis (trop) longtemps : celui d’entrée d’agglomération de Vichy.

Absent plus longtemps qu’il n’a été présent depuis son remplacement

Remplacé à la suite du réaménagement de l’avenue Poincaré (qui a aussi une signalisation catastrophique), ce panneau marquait l’entrée dans l’agglomération (au sens du code de la route[1]) de Vichy, où les automobilistes roulent sur une voie rénovée, à double sens, sans obstacles, et où les cyclistes roulent sur une piste qui leur a été créée spécialement pour eux.

Le panneau a été remplacé le 19 octobre 2022 par la communauté d’agglomération Vichy Communauté, qui n’est pas le gestionnaire de la route (c’est toujours le département de l’Allier), aux côtés du panneau de sortie d’agglomération d’Abrest et d'un panneau « Ville fleurie » modèle 4 fleurs, tous trois fabriqués en 2022, complètes en mars 2023 par un panneau Vichy Communauté.

Le seul panneau EB10 remplaçait un même panneau, de plus petite dimension et fabrique par Signature, et remplacé par le département ; celui-ci remplaçant un panneau de 2017, qui a remplacé un panneau de 2015, qui a remplacé un panneau de 2014, qui a remplacé un panneau de… 1985. En dix ans, le panneau a été remplacé cinq fois… mais pas immédiatement.

Depuis quelques semaines, le panneau d’entrée aura été absent plus longtemps qu’il n’a été présent.

Disparu quatre fois en dix ans : mais qui en veut aux panneaux Vichy ?

Cette disparition de panneau de signalisation (peut-être un vol ?) peut s’expliquer par plusieurs facteurs dont il est difficile de vérifier : notamment une absence de vidéoprotection à l’entrée de la ville.

Cette entrée n’est pas la seule à avoir connu des vols de panneaux. Sur l’allée des Ailes, sur l’avenue de la Croix-Saint-Martin, des disparitions de panneaux (certains n’avaient même pas un an) sont constatées et la ville réagit tardivement.

Six mois sans panneau, c’est trop. En 2014, il a fallu huit mois entre la disparition du panneau (constat en mars) et le remplacement par un autre. À suivre…


Mise à jour 17 octobre 2023 : je viens de découvrir la présence de trois caméras de vidéoprotection sur le dernier mât d’éclairage public de l’avenue à la limite avec Abrest. Si le panneau d’entrée d’agglomération venait à revenir enfin, espérons qu’il sera plus facile pour la police municipale de repérer les infractionnistes… sur une route où la signalisation manque gravement.

Enfin une vraie aire piétonne dans l’agglomération vichyssoise, et ça se passe à Cusset

Une commune de l’agglomération vichyssoise vient de signaler une rue avec deux panneaux délimitant une aire piétonne, et en fait un bon usage. Cela se passe dans le centre-ville de Cusset.

Début de rédaction : 22 septembre 2023. Publication : 6 octobre 2023. Libellés saisis dans l’ordre : route,signalisation routière,vichy,cusset,

Une aire piétonne définitive à Cusset

Dans la ville de Cusset, deuxième ville de l’agglomération vichyssoise, une rue permet d’accéder au centre historique : il s’agit de la rue de la Constitution, reliant la place de la République aux rues Saturnin-Arloing et Gambetta.

Porte d’entrée du centre-ville, elle autorise la circulation à une vitesse très limitée avec une priorité aux piétons. Jusqu’en 2011, la vitesse maximale autorisée était de… 10 km/h. En 2012, une zone de rencontre est créée et la vitesse limite est portée à 20 km/h : on peut théoriquement y rouler plus vite, mais dans les faits cette limitation de vitesse était peu respectée. L’ajout de deux ralentisseurs il y a quelques années n’y a rien fait.

Une piétonnisation définitive après un an d’expérimentation

Fin 2021, la ville de Cusset teste la piétonnisation de la rue de la Constitution, du lundi au samedi de 10 heures à 19 heures.

Sur le site participatif jeparticipe-cusset.com, les avis sont partagés sur la prolongation de cette expérimentation[1].

Le 3 novembre 2022, la ville publie une actualité sur la piétonnisation de cette rue, qui devient définitive à partir de décembre 2022[2]. L’accès à la rue est possible en présentant un badge d’accès. Les livreurs, ne pouvant plus accéder à cette rue, bénéficient de deux places, une sur la place de la République, et une autre sur la rue Gambetta près de la maison à pans de bois. Le stationnement (et aussi l’arrêt) y est interdit à tout autre véhicule entre 6 h et 14 h.

La section piétonnisée relie la place de la République à la rue Manuel (intersection située juste après l’opticien Atol). La ville utilise les panneaux B54 de début d’aire piétonne et B55 de fin d’aire piétonne pour la délimiter, le tout complété par un panonceau qui autorise aussi les vélos et même les trottinettes à emprunter cette rue.

Rue de la Constitution, aire piétonne (Cusset) 2023-09-17
Début de la rue de la Constitution, 17 septembre 2023.Les piétons peuvent désormais passer par cette rue, et pas seulement eux puisque même les cyclistes et les trottinettes y sont autorisés.
Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Rue de la Constitution, fin d'aire piétonne (Cusset) 2023-09-17
Fin de l’aire piétonne, juste avant l’intersection avec la rue Manuel. Il n’était pas nécessaire d’ajouter un panonceau.
Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Saluons cette initiative qui aurait pu inspirer la ville de Vichy.

Jusqu’à présent, des panneaux d’aire piétonne (B54 et B55) jamais employés seuls

Si des aires piétonnes existent, c’est bien la première fois que l’on en voit dans une commune de l’agglomération vichyssoise et utilisés de façon conforme.

Les premiers panneaux apparaissent avec un autre panneau à signification contradictoire pour une catégorie d’usagers

Les panneaux de type B54 sont apparus pour la première fois dans l’agglomération en 2010… et ils apparaissent couplés avec le panneau de piste ou bande cyclable conseillée et réservée aux cycles. Un panneau de même forme (carrée), de même couleur (bleu), mais pas de la même famille (l’un est un panneau de prescription zonale, l’autre est un panneau… d’indication), le tout complété par un panonceau « espace partagé ». On les retrouve sur des itinéraires cyclables aménagés au début des années 2010, comme le chemin partagé du pont de Bellerive au stade aquatique.

Bellerive-sur-Allier - Entrée d'un espace partagé
Depuis la rue des Petits-Prés (Bellerive-sur-Allier), 29 mai 2011. Moins d’un an après sa création, le chemin partagé reliant Vichy au stade aquatique est signalé avec ces trois panneaux.
Tabl-trai, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Voie service Pl Lasteyras b54 c113 espacepartage
Place Louis-Lasteyras (Vichy), 5 août 2011. Les piétons peuvent-ils passer ou pas ? Comment doivent circuler les cyclistes : pied à terre, au pas ou à allure normale ? Ces deux panneaux ont une valeur contradictoire pour les piétons.
Tabl-trai, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Pour rappel, la définition des panneaux[3] :

  • B54 : « entrée d’aire piétonne » (fin avec le panneau B55) ;
  • C113 : « piste ou bande cyclable conseillée et réservée aux cycles à deux ou trois roues. Ce panneau indique que l’accès à une piste ou à une bande cyclable est conseillé et réservé aux cycles à deux ou trois roues et indique aux piétons et aux conducteurs des autres véhicules qu’ils n’ont pas le droit d’emprunter cet aménagement ni de s’y arrêter » (fin avec le panneau C114).

Dans les rues piétonnes de Vichy, on préfère interdire la circulation que signaler une aire piétonne

Dans les nombreuses rues piétonnes de Vichy (rue de l’Hôtel-des-Postes, la fin de la rue Ravy-Breton, ainsi que celles reliant les rues Clemenceau et Wilson que sont les passages[4] ainsi que la rue Montaret), on préfère interdire la circulation à tous les véhicules avec des panneaux B0 (circulation interdite) ou B1 (sens interdit), les usagers autorisés étant les accès à des garages (cette exception est indiquée par un panneau sur la rue Montaret et plus récemment sur la rue Burnol).

Il existe bien des alternatives au panneau B54, mais plus ou moins restrictives.


  1. « La piétonnisation de la rue de la Constitution doit-elle se poursuivre ? », sur jeparticipe-cusset.com (consulté le 2 octobre 2023).
  2. « La rue de la Constitution devient définitivement piétonne », sur le site de la ville de Cusset, 3 novembre 2022 (consulté le 2 octobre 2023).
  3. Arrêté du 24 novembre 1967 relatif à la signalisation des routes et des autoroutes, consulté le 2 octobre 2023.
  4. Du sud au nord : passage Giboin, passage de l'opéra, rue Roosevelt, rue Burnol, rue Sornin.

lundi 2 octobre 2023

Dans le rétro : 2 octobre 2003, transition public-privé au collège

Après un seul mois dans un collège public du sud-est de la France, je changeais d’établissement pour rejoindre le privé, en pleine semaine. Une transition inhabituelle pour être mieux suivi.

Début de rédaction : 2 octobre 2023.

Un mois dans un collège public…

En septembre 2003, j’étais scolarisé en classe de 6e 5 au collège public Joseph-d’Arbaud de Salon-de-Provence (académie d’Aix-Marseille)[1], juste à côté de l’école élémentaire Lurian I ou j’ai effectué plus de quatre ans de ma scolarité. Le collège était alors en travaux, les bâtiments étaient neufs, la cour de recréation n’était pas achevée. De ce fait, la circulation à l’extérieur du bâtiment (couloirs larges) était plus restreinte.

J'ai encore le carnet de correspondance de l’époque, où des cours étaient aussi assurés le samedi matin. Le régime externe me permettait de quitter le collège pour manger à la maison, ne souhaitant pas manger au self (cantine).

Un suivi différent et des difficultés en rédaction

À l’époque, il y avait un examen d’entrée en classe de sixième. J’avais des difficultés dans la partie rédaction, où il fallait inventer un texte à partir d’un sujet donné. Il m'a fallu l'aide d’une assistante pour la rédaction (comme cela avait été le cas en CM2).

En sixième, il y avait, le mardi matin, une heure d’études dirigées, des cours de méthodologie du travail au collège, que je ne retrouverai pas dans mon nouvel établissement.

Dans la semaine du 29 septembre 2003, une réunion m’oblige à manquer un cours.

Le 30 septembre, je quitterai le collège Joseph-d’Arbaud, avec un cours de musique et une évaluation avec la flûte fournie par le collège public (que j’ai toujours)… avec une seule note (de musique : si), et une bonne note pour clôturer le mois et ma scolarité dans un établissement public : ce sera soit un 16/20, soit un 18/20.

Un changement de collège dans la même semaine

Depuis le 2 octobre 2003, je suis scolarisé au collège privé La Présentation, toujours a Salon-de-Provence[2].

Les fournitures scolaires demandées n'étaient pas les mêmes entre les deux établissements scolaires. Concernant l’organisation des devoirs, si le collège public recommandait un cahier de textes (avec les onglets pour une date de la semaine, du lundi au samedi) plutôt qu’un agenda, l’autre imposait le premier et interdisait le second.

Le changement de collège imposait aussi une nouvelle logistique et c’est sans parler de l’absence de transports en commun pertinents que je dois me faire accompagner en voiture à l’aller et au retour (les cours commençant à 8 h avec une sonnerie — d’une durée d’une seconde — à 7 h 55 et se terminant à 16 h 50). Avec l’impossibilité de manger systématiquement le midi à la maison, je devais donc manger à la cantine (sauf le vendredi) qui était alors au rez-de-chaussée par rapport à la rue du Maréchal-Joffre (la cour étant au 1er étage par rapport à cette rue).

Scolarisé dans le privé… jusqu’au bac

Après avoir longtemps fréquenté une école élémentaire publique et un collège public pendant un mois, le reste de la scolarité s’est fait dans un établissement privé sous contrat avec l’État, et ce jusqu’à la terminale (théoriquement jusqu'en 2010, mais en réalité en 2011 puisque j'ai redoublé ma première).

Des le premier jour, le 2 octobre 2003 (qui était un jeudi), c’est donc avec de nouveaux camarades de classe que je suis les cours, à commencer par ceux de catéchisme (que l’on ne trouve que dans des écoles privées), puis par deux heures de français et une heure d'allemand. Très peu d’élèves ont choisi allemand en première langue vivante (une dizaine), en délaissant donc logiquement l’anglais qu’on avait commencé à apprendre dès le CM1. 

à suivre…


  1. Vue sur Google Maps (novembre 2020)
  2. Vue aérienne du collège La Présentation qui ne ressemble plus à ce qui existait en 2003. Je suis revenu en mai 2023 pour constater les évolutions.