Affichage des articles dont le libellé est Vichy Communauté. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vichy Communauté. Afficher tous les articles

dimanche 28 septembre 2025

Boulevard de l’Hôpital (Vichy) : une impression d’inachevé pour une nouvelle piste cyclable (et un ralentisseur), qui permet enfin une traversée sécurisée (ou presque) du sud vers le nord

La communauté d’agglomération Vichy Communauté rénove le boulevard de l’Hôpital, axe structurant majeur de l’agglomération, permettant de rejoindre le nord et le sud de Vichy. Les travaux menés ces derniers mois ont permis la création d’une piste cyclable de 1,2 km de long et la rénovation du mur à la limite des emprises ferroviaires va enfin apporter un peu plus de sécurité. Les travaux, qui viennent de se terminer, laissent toutefois une impression d’inachevé : le réaménagement ne s’est pas accompagné d’une rénovation de la chaussée.

Début de rédaction le 4 juin 2025. Mise à jour le 17 mai 2026.

Vichy Communauté rénove le boulevard de l’Hôpital, une voie structurante reliant l’avenue de Gramont au nord et les rues de Thiers et du Vernet au sud. Ce boulevard, rénové en trois temps dans les années 2010, voit en 2025 la création d’une piste cyclable, qui permet d’assurer la continuité avec celle créée rue de Bordeaux en 2017 (avec le boulevard urbain) d’une part, et la rue de Thiers et l’avenue Poincaré en 2022 d’autre part. L’aménagement comprend aussi un ralentisseur à l’intersection avec la rue de Bordeaux (branche prioritaire) et la rue d’Alger.

Boulevard de l'Hôpital (Vichy) - Début sud 2025-06-28
Extrémité sud du boulevard de l’Hôpital, 28 juin 2025. Une impression d’inachevé sur cette route de liaison principale : la route sera-t-elle rénovée ? (source)
Boulevard de l'Hôpital (Vichy) - Début sud 2022-05-21
Même endroit, trois ans plus tôt. Rénovée en 2017, la partie sud du boulevard ne laisse que peu de place aux modes actifs (cyclistes, mais aussi engins de déplacement personnel motorisé). Et le stationnement était plus libre et possible des deux côtés. (source)

Un réaménagement inachevé ?

Depuis novembre 2024, Vichy Communauté a entrepris le réaménagement de ce boulevard très passant, afin de créer une continuité cyclable jusqu’à la limite communale avec Abrest. Pendant plusieurs mois, les usagers réguliers de cet axe, particulièrement sur la section qui n’est pas gérée par le département[a], c’est-à-dire celle comprise entre la rue de Bordeaux incluse et les rues de Thiers et du Vernet, sont contraints d’emprunter des déviations allongeant le trajet habituel, via la rue Fernand-Lafaye-et-Anne-Marie-Menut-Lafaye et les boulevards Gabriel-Péronnet et du 8-Mai-1945 côté Cusset (en passant devant les lycées publics), ou encore grâce à une autre voie créée par l’intercommunalité (ou son prédécesseur[b]) : le boulevard urbain.

Les travaux ont surtout impacté le côté ouest (emprises ferroviaires), où il n’existe aucune habitation, ce qui ne maintient la circulation que dans le sens nord-sud, c’est-à-dire de la rue de Bordeaux vers Le Puy-en-Velay, Thiers, Saint-Yorre sans oublier bien sûr Abrest[1].

Stationnement et piste cyclable sont concentrés du côté des emprises ferroviaires

Afin de minimiser les croisements avec la voirie, la piste cyclable a été tracée parallèlement au boulevard sur la quasi-totalité de son linéaire. Celle-ci emprunte néanmoins les rampes d’accès au pont Voltaire, avec seulement un point de cisaillement.

Rue de Thiers (VC, Vichy) - Avant giratoire 2025-06-28
Fin de la rue de Thiers, 28 juin 2025. Une amélioration de la traversée cycliste aurait dû être faite à hauteur de ce passage piétons. Une signalisation de fin du passage piétons existe déjà, issue de la fin provisoire de piste cyclable consécutive au réaménagement de la rue de Thiers et de l’avenue Poincaré, mais qui n’a plus lieu d’être : la signalisation pour rejoindre la nouvelle piste cyclable longeant le boulevard de l’Hôpital fait défaut. (source)

Le stationnement se concentre exclusivement dans le sens nord-sud : les places matérialisées nécessitent de réaliser un créneau sur des places délimitées entre la chaussée et la piste cyclable. Le service voirie de la ville de Vichy précise que le nombre de places a été augmenté, « de 79 à 93[2] ».

Passages piétons et arrêts de bus déplacés…

Le pseudo-réaménagement de ce boulevard comprend aussi le déplacement ou la suppression de certains passages piétons, tous complétés par des surfaces podotactiles (ou presque). Si celui situé le plus au sud a été déplacé de quelques mètres plus au nord, celui situé au nord de l’intersection avec la rue Sidi-Brahim a été supprimé.

Réintroduire le danger en créant des passages piétons masquant la visibilité, oui, c’est possible

Celui situé devant le 28 bis, qui avait été le théâtre début 2011 d’un accident à cause d’un passage piéton peu visible, et qui avait fait l’objet de travaux de sécurisation en juillet 2011[c] (sans changement avec la rénovation de chaussée de 2017), a été déplacé un peu plus au sud, immédiatement après une place de stationnement, où la visibilité est encore plus réduite qu’avant. On a donc dégradé la sécurité pour réintroduire un danger avec un passage piétons masquant la visibilité.

Un nouveau passage piétons a été créé sur le ralentisseur côté rue de Bordeaux. Les autres ont été déplacés de quelques mètres mais les anciens sont encore visibles ; espérons que les habitudes changeront.

Certains arrêts de bus ont été déplacés (Sidi Brahim, direction Côte Saint-Amand, a été déplacé juste avant la fin du boulevard) et une surélévation de chaussée a été créée juste avant la bretelle d’accès au centre-ville, en direction du sud.

Côté vitesse, c’est toujours 50 km/h

Par dérogation à la limitation de vitesse générale, dans les rues de Vichy, depuis un arrêté municipal du 27 février 2024, la vitesse est limitée à 30 km/h. Les axes limités à 50 km/h sont désormais l’exception, et c’est le cas sur le boulevard de l’Hôpital, à l’exception de trois sections juste avant le ralentisseur à l’intersection avec les rues de Bordeaux et d’Alger :

  • sur la section communale du boulevard de l’Hôpital : juste après la rue de Châteaudun, en direction du nord ;
  • sur la section départementale du boulevard de l’Hôpital : depuis le support d’éclairage public LED en face du no 100, vers le sud ;
  • sur la rue de Bordeaux : depuis l’intersection avec la rue des Fleurs.

En l’absence de panneaux de fin de limitation de vitesse, ces prescriptions s’arrêtent à la prochaine intersection, c’est-à-dire… sur le ralentisseur en lui-même, et ne concernent pas le sens inverse. Cette réduction de vitesse n’est pas la seule, elle est même globale, par la diminution de l’emprise de la chaussée à six mètres de large pour pouvoir créer la piste cyclable.

L’itinéraire promet de rejoindre Abrest à Creuzier-le-Vieux, sauf qu’à l’entrée de ces deux villes, les aménagements semblent s’arrêter aux portes. Si côté nord (Creuzier-le-Vieux), plusieurs sections en voie partagée, celles parallèles à la rue de Vichy (D 258) ont déjà été aménagées (sur des sections en zone 30) ou avec un double-sens cyclable, pour Abrest, il n’en est encore rien, la piste cyclable longeant l’avenue Poincaré (D 906E) est encore en impasse et les cyclistes doivent rejoindre une route inadaptée au trafic local, et toujours à caractère prioritaire. Le chemin est encore long… alors que Saint-Yorre est déjà bien avancée avec le réaménagement de la route principale.

Côté signalisation de repérage, aucune amélioration n’a été notée depuis 2017 et l’ouverture de la deuxième tranche du boulevard urbain. Seul hic : les plaques de rue, qui sont au nombre de… deux seulement (un à l’intersection avec la rue Jouishomme et un deuxième à l’intersection avec les rues d’Alger et de Bordeaux sur le nouveau ralentisseur), et aucune aux extrémités. Mais ce manque semble se généraliser aux axes majeurs et réaménagés.


Toutes photographies source : Tabl-trai, licence CC BY-SA 4.0, proviennent de Wikimedia Commons

  1. La section nord, comprise entre l’avenue de Gramont au nord et les rues de Bordeaux et d’Alger au sud, fait partie de la route départementale 259, numéro que l’on ne retrouve que sur les cartes.
  2. Le boulevard urbain (avenue de la Liberté) a été créé en 2013 par l’ancienne communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier sur la partie comprise entre le centre hospitalier et la rue de Bordeaux. Son prolongement jusqu’à la rue des Iris a ouvert à la circulation au début de l’année 2022 par la communauté d’agglomération Vichy Communauté.
  3. Voir aussi, sur ce blog, cet article du 4 août 2011 : « Sécurisation d’un axe très fréquenté à Vichy ou comment un accident suffit à changer les choses ».
  1. Denis Lorut, « Le boulevard de l’Hôpital de Vichy mis en sens unique pour huit mois », La Montagne, 29 octobre 2024 (lire en ligne, accès libre).
  2. Denis Lorut, « Vichy se traverse désormais à vélo du sud au nord... et inversement », La Montagne, 26 septembre 2025 (lire en ligne, réservé aux abonnés).

mercredi 20 décembre 2023

Il y a 10 ans : un boulevard urbain permettait enfin de désenclaver le cœur de l’agglomération vichyssoise

Le 20 décembre 2013, un premier tronçon d’une nouvelle voie venait d’être inauguré à la frontière entre Vichy et Cusset (avec le prolongement d’une rue existante). Cette voie, s’apparentant à un boulevard urbain (localement appelé « boulevard Est »), marque une étape importante dans le désenclavement de l’agglomération vichyssoise, attendu depuis des dizaines d’années.

Début de rédaction le 19 décembre 2023. Publication le 20 décembre ; mise à jour le 21 décembre.

Boulevard urbain vers le nord angle 8 Mai 1945 130727
Entre Vichy (à gauche) et Cusset (à droite), 27 juillet 2013. Un an plus tôt, cette voie n’existait pas et était encore un vaste espace en herbe : a rue de Vendée (qui existe toujours) est devenue une voie en impasse, tandis que, côté Cusset, l’avenue de la Libération est devenue l’espace partagé piétons/cyclistes. Ce boulevard, qui marque la frontière entre les deux communes, et qui s’arrêtait à l’époque à hauteur de l’avenue de Vichy (D 2209), marque une étape importante dans le désenclavement de l’agglomération vichyssoise.
Tabl-trai, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Historique d’un projet qui a mis près de cinquante ans à voir le jour

Depuis les premiers projets de désenclavement, il aura fallu attendre quarante ans (!) pour que le cœur de l’agglomération de Vichy ait une desserte décente. Le premier schéma directeur routier, du 28 septembre 1973, prévoyait une pénétrante entre Vichy et Cusset. Et dans le même temps, des projets de l’autoroute Paris – Clermont-Ferrand comportaient des variantes passant au plus près de Nevers, Moulins et Vichy… mais l’autoroute passera finalement au plus près de Montluçon et Gannat.

Il faudra attendre les années 2000 pour que se dessinent quatre grands axes : une autoroute, deux contournements et un boulevard urbain.

À l’époque, fin 2013 :

  • les travaux du prolongement de l’autoroute A 719 étaient en cours (14 km), avec une livraison prévue début 2015. L’autoroute débouche sur un carrefour giratoire récemment aménagé sur les D 2209 (Gannat – Vichy) et 215 (Espinasse-Vozelle) ;
  • ceux du contournement sud-ouest (18 km, partenariat public-privé avec le département de l’Allier) étaient suspendus depuis plus d’un an et demi en raison de manquements au niveau environnemental. La livraison, annoncée en 2011 puis 2014, a finalement lieu début 2016 ;
  • le contournement nord-ouest (6,5 km de voie nouvelle), encore à l’état de projet, qui permet de désaturer les D 2209 dans la traversée de Bellerive-sur-Allier (Champ-Roubeau) et 6 (Charmeil). En phase d’enquête publique, le projet va (à la date de publication de cet article) prochainement être déclaré d’utilité publique, avec une mise en service prévue après 2025 si le projet se réalise ;
  • un boulevard urbain pour améliorer la desserte interne de l’agglomération, porté par Vichy Val d’Allier (en plusieurs étapes).

Un boulevard urbain construit en quatre temps à la frontière entre Vichy et Cusset

Mis en service en quatre étapes de 2013 à 2022, le boulevard permet une meilleure desserte interne de l’agglomération : hôpital, lycées publics, zone commerciale des Graves, puis Creuzier-le-Vieux et les quartiers sud de Vichy.

La construction, l’aménagement, l’entretien et la gestion de cet axe sont à la charge de la communauté d’agglomération Vichy Val d’Allier (pour la première tranche, puis la deuxième en 2016) puis Vichy Communauté à partir de 2017 (suite de la deuxième tranche, puis troisième tranche Nord et sud).

Plusieurs millions d’euros ont été investis pour que le territoire dispose enfin d'une desserte digne de ce nom (en plus de l'autoroute et des contournements).

Tranche 1 : 1,7 km de nouvelle voie pour mieux desservir l’hôpital et les lycées publics

Les travaux du boulevard urbain commencent dès la rentrée 2012 avec une modification du tracé de la D 2209 à la limite entre Vichy et Cusset. Une nouvelle route se dessine entre la rue de Vendée et une voie d'accès interdite à toute circulation, près du lycée Albert-Londres, côté filières professionnelles. Les plans du chantier, présentés à l'époque en 2010[a], prévoient la suppression du carrefour giratoire avec le boulevard du 8-Mai-1945[b] pour le transformer en carrefour à feux.

Au-delà, vers la rue de Vendée, une nouvelle route est tracée en direction de l’hôpital, tandis que la rue de Bordeaux est prolongée. L’objectif est de rediriger la circulation vers le nouveau boulevard urbain au lieu du boulevard Denière, lequel passe à sens unique avec un sens sud-nord réservé aux bus et à eux seuls, trois jours après la mise en service de la nouvelle voie.

La première partie de ce boulevard est inaugurée à la circulation le 20 décembre 2013. Lors de l’inauguration, cette nouvelle voie était « fondamentale » pour Claude Malhuret, maire (UMP) de Vichy, une « nécessité » pour Pascale Semet, maire (PCF) de Cusset et « un maillon extrêmement structurant » dans l’agglomération, pour Jean-Michel Guerre, son président (PS)[1].

Un boulevard nommé… avenue, les propositions de personnalités récemment décédées (locales ou mondialement connues) écartées

La route n’a de boulevard que le nom du projet, puisque les municipalités de Vichy et de Cusset ont choisi de l’appeler… avenue. Plusieurs propositions de noms ont filtré mais ont été rejetées, car affectées à une autre structure. Les personnalités (locales ou mondialement connues) ont été écartées. La Montagne cite notamment :

  • l’hommage aux 80 parlementaires, car la ville de Bellerive-sur-Allier a inauguré un square en présence de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, le 10 juillet 2013 ;
  • René Bardet (1936-2013), maire (PCF) de Cusset décédé en cours de mandat et président de la communauté d’agglomération Vichy Val d’Allier de 2001 à 2008, mais ce nom a été donné au pôle d’activités tertiaires en mai 2013 ;
  • Stéphane Hessel (1917-2013), diplomate français d’origine allemande ; Albert Jacquard (1925-2013), généticien français ; et Nelson Mandela (1918-2013), ancien président de la République d’Afrique du Sud, trois propositions évoquées en conseil communautaire de Vichy Val d’Allier mais rejetées par les deux communes qui ne souhaitaient pas donner de noms de personnalités à leurs nouvelles rues[c] ;
  • l’avenue de la Libération[d], proposition de Cusset arrivée après celle de Vichy (qui n’avait pas de rue de la Libération), retenue : avenue de la Liberté, d’autant plus que la signalisation avait déjà été commandée[2].

En pratique : un nouvel axe victime de son succès

Le boulevard urbain est censé améliorer la circulation entre Vichy et Cusset, mais les embouteillages persistent surtout aux heures de pointe. La circulation est régulée par des feux, plus pratiques à cet endroit qu’un carrefour giratoire[e]. L’intersection entre les rues de Bordeaux prolongée, de Bourgogne (côté Vichy), de l’avenue de la Liberté et du boulevard du 8-Mai-1945 (côté Cusset) est à branches multiples.

Niveau signalisation, on regrette le non-respect des recommandations concernant l’ordre des mentions. Thiers et Le Puy sont toujours indiqués dans cet ordre, tout comme Abrest et Saint-Yorre. Seule bonne nouvelle, Abrest est de mieux en mieux signalée, même si ce n’est toujours pas le cas au-delà du projet. La route passant à cheval sur les deux communes, il n’y a pas toujours de panneau indiquant le passage de Vichy à Cusset et inversement.

L’aménagement est systématiquement doublé par une piste cyclable, signalée avec des panneaux B22a : la piste cyclable est donc obligatoire, tout comme celle de l’avenue du Général-Leclerc (D 259, Cusset), alors que celle du boulevard du 8-Mai-1945, aménagée en 2009 et 2010, est conseillée et réservée aux cycles, et signalée par un panneau C113.

Piste cyclable longeant l'avenue de la Liberté (Cusset) - Angle avec la piste cyclable longeant le lycée Albert-Londres 2022-04-02
Avenue de la Liberté (côté Cusset), juste après l’intersection avec la piste cyclable du boulevard du 8-Mai-1945, 2 avril 2022. Tout le long du linéaire, une piste cyclable est créée.
Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Boulevard urbain - CLP au croisement avec la rue de Châteaudun (Vichy) 2022-06-18
Avenue de la Liberté au croisement avec la rue de Châteaudun (sur le territoire communal de Vichy), 18 juin 2022. À chaque croisement avec une rue, les régimes de priorité ont été modifiés en conséquence, avec des panneaux STOP. Les cyclistes doivent, eux, céder le passage. Mais les marquages au sol sont souvent absents et seuls ceux pour piétons assurent la continuité du linéaire.
Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

En revanche, aux carrefours à feux, la traversée n’est possible qu’en fonction du feu piétons. Les cyclistes doivent, en plus de céder le passage (on retrouve parfois des signaux… à gauche), s’engagent lorsque le feu est vert. On créait même des aberrations en forçant l’emprunt du boulevard urbain au lieu du boulevard Denière, qui était direct.

Pour la deuxième tranche, qui était le prolongement au nord de l’avenue de Vichy jusqu’à la zone commerciale des Graves, on prévoyait une ouverture en 2020… cela sera fait trois ans plus tôt, plus précisément le 16 juin 2017. Le boulevard connaîtra un troisième prolongement jusqu’à Creuzier-le-Vieux en 2021 (en croisant la route de Charmeil (D 27) par un carrefour giratoire), puis jusqu’au quartier des Garets en 2022 (avec une rénovation de la rue des Iris en 2021 et de l’avenue de Gérardmer — devenue depuis avenue du Colonel-Arnaud-Beltrame — en 2023), et bientôt la partie haute de la rue du Vernet, avec une continuité cyclable du nord au sud, entre Creuzier-le-Vieux et la côte Saint-Amand (dont on verra l’aménagement final début 2024).

En revanche, pour les imageries aériennes et la cartographie des nouvelles voies, il a parfois fallu attendre plusieurs semaines, voire des années. Et sur les cartes, cela a été difficile à mettre en œuvre (à suivre en détails dans un article à venir le mois prochain). Si, sur Google Maps, il n’a pas fallu attendre longtemps (moins d’un mois plus tard, une image d’août 2013 était déjà disponible), sur OpenStreetMap, il a fallu attendre… l’été 2017 (!) pour fiabiliser les relevés terrain (effectués alors sans GPS) alors que la deuxième tranche était déjà ouverte…

Ressources

ainsi que des documents rédigés en 2013 sur le boulevard ou les routes le croisant :


  1. Le carrefour giratoire entre la rue de Vendée, la rue de Bourgogne et le boulevard du 8-Mai-1945 avait été rénové en même temps que ce dernier axe cité en 2010, à l’occasion de la rénovation des abords de la cité scolaire Albert-Londres.
  2. Il existait, à l’extrémité nord du projet, une maison du projet, bâtiment aujourd’hui disparu à la suite du prolongement du boulevard, livré en juin 2017.
  3. La ville de Vichy baptisera au nom du colonel Arnaud Beltrame l’avenue de Gérardmer en 2021 ; de Jacques Chirac le pont Aristide-Briand ou pont de Bellerive en 2022 (avec effet au 26 avril 2023) ; et prochainement, au nom de Samuel Paty le nom de la rue Neuve.
  4. Jusqu’à début 2013, il s’agissait d’une voie réservée aux bus desservant le lycée professionnel Albert-Londres, dont l’utilité a été réduite à la suite de la création de la halte routière située juste après l’entrée principale du lycée Albert-Londres (filières générales et technologiques), en 2009. Voilà à quoi ressemblait le boulevard le 10 juin 2011 (photo Wikimedia Commons, licence CC-BY-SA 3.0).
  5. Situation inverse lors de la deuxième phase en 2017, où l’intersection entre : le boulevard d’Alsace-Lorraine au nord, l’avenue Gilbert-Roux à l’est, l’avenue de la Liberté au sud et la rue des Bartins à l’ouest (le boulevard des Graves a été mis en impasse avec sens uniques), qui était un carrefour à feux, est devenu un carrefour giratoire.
  1. « L’avenue de La Liberté (boulevard urbain) a été inaugurée », La Montagne, 20 décembre 2013 (consulté le 19 décembre 2023).
  2. Laurent Bernard, « Comment les maires de Vichy et de Cusset sont arrivés à Liberté », La Montagne, 20 décembre 2013 (consulté le 19 décembre 2023).

mercredi 18 octobre 2023

Les vélos en libre-service de Vichy Communauté ne ressemblent plus à ça

Depuis près de dix ans, l’agglomération de Vichy met à disposition de ses usagers des vélos en location. Cinq ans plus tard, elle propose les vélos en libre-service, où l’usager peut, à condition de débloquer son accès par une application spécifique, utiliser un vélo mis en place dans l’une des quelques stations présentes à Vichy, mais aussi à Cusset et à Bellerive-sur-Allier.

Station vélos Gare SNCF (Vichy) 2021-10-09
Station Vivélo Gare SNCF, sur le parvis de la gare, à Vichy, le 9 octobre 2021. Prévue pour huit places, mais réduite à sept par manque de place, la station Gare SNCF était l’une des premières à proposer le libre-service.
Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Désormais, c’est une offre 100 % électrique que propose l’agglomération, avec une nouvelle identité visuelle, celle de la ville de Vichy.

2014 : un tournant pour l’intermodalité à Vichy

Le lancement d’un service de location de vélos, ou quand la gare devient (à nouveau) un pôle d’échanges intermodal

En 2014, la communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier transfère le kiosque MobiVie de la place Charles-de-Gaulle à la gare SNCF, sur un site inoccupé au sud du bâtiment voyageurs, et qui devait accueillir un loueur de voitures. Le site ouvre le 19 février 2014 et, à cette occasion, lance un service de location de vélos, qui permet de louer un vélo classique ou à assistance électrique — déjà — pour une journée, une semaine ou un mois, moyennant une caution (200 € ou 600 €).

À cette occasion, le magazine de Vichy Val d’Allier consacre un numéro spécial au renforcement de l’intermodalité dans la deuxième gare d’Auvergne. La Montagne — qui consacrait un article sur les navettes entre la cité thermale et la capitale auvergnate deux semaines plus tôt — titrait alors la gare de Vichy comme étant un véritable pôle d’échanges intermodal, mais ne l’était-elle pas déjà depuis… 2009 ?

Le nouveau kiosque, plus spacieux, permet aux voyageurs d’être informé sur les prochains départs des bus urbains et des autocars régionaux (et autrefois départementaux[1]), et permet aussi de charger son abonnement ou sa carte de bus[2]. À la sortie sud de la gare, une consigne[3] est aménagée, permettant aux voyageurs de garer leur vélo en toute sécurité (capacité de 40 places) en présentant un badge d'accès.

2018 : nouvel exploitant, nouvelle identité visuelle, nouvelle offre

Depuis la rentrée 2018, c’est Transdev Vichy qui exploite le réseau de transports en commun ; avec Vichy Communauté qui devient propriétaire de son dépôt de bus, c’est logiquement une nouvelle identité visuelle qui est déployée sur les bus mais aussi sur les vélos.

En novembre 2018, un service de location de vélos en libre-service est lancé. Plusieurs parcs de stationnement permettent d’emprunter un vélo, à condition de télécharger une application mobile, renseigner ses coordonnées bancaires (l’emprunt d’un vélo est payant à partir de 30 minutes) et restituer le vélo à la station où elle a été prise.

Cinq stations sont aménagées : Pôle Lardy (8 vélos), Rue Wilson (sur le ralentisseur, 8 vélos), Place Charles de Gaulle (supprimé en 2020, 8 vélos), Gare SNCF (7 vélos) et Cusset Centre (4 vélos). En 2020, une station est créée à Bellerive-sur-Allier près des berges (8 vélos), remplaçant la station de la place Charles-de-Gaulle.

En 2021, la capacité est augmentée de 4 places sauf à la gare SNCF et un nouveau parking est créé près du centre hospitalier (12 vélos) ; le retour du vélo peut se faire dans n’importe quelle station. Les tarifs sont modifiés et la gratuité d’utilisation est réduite de 30 à 5 minutes. Pour rappel, en cas de non-restitution du vélo dans les douze heures, la caution de 200 € est prélevée.

En 2022, une station est aménagée près de l’office de tourisme (8 places), remplaçant deux places de stationnement, et juste à côté d’un parking vélos qui a lui-même remplacé une place de stationnement en 2021. Mais elle est déjà hors service quelques mois plus tard.

Octobre 2023 : le 100 % électrique remplace les vélos classiques

Pas plus tard que la semaine dernière, les parkings vélos ont tous été remplacés. Les nouveaux vélos ont été présentés le 17 octobre. Les nouvelles modalités sont affichées sur les panneaux, qui annoncent également la création de trois nouvelles stations à Bellerive-sur-Allier (mairie, CREPS/hippodrome entre autres).

Station Vivélo Gare SNCF, le 18 octobre 2023. Il y a désormais de la place pour dix vélos, tous électriques, différemment fixés désormais, mais avec un panier plus petit.
Photographie personnelle

L’agglomération a même testé, depuis 2021, les vélos à hydrogène. Une station est implantée au port de la Rotonde.


  1. La loi NOTRe de 2015 a transféré la compétence transports des départements aux régions ; on ne parle plus d’autocars départementaux.
  2. Carte à voyages, abonnement.
  3. Photo de la consigne de la gare de Vichy (TCY, CC-BY-SA 4.0, 17 mai 2020).

mercredi 31 août 2022

Avenue Poincaré : la (presque) déception

Le réaménagement de l’avenue Poincaré (D 906E) est quasiment terminé. Pendant dix mois, la ville de Vichy, la communauté d’agglomération Vichy Communauté et le département de l’Allier — ce dernier étant gestionnaire d’une grande partie du linéaire rénové — ont procédé à la rénovation de cette entrée de ville, qui ressemble au boulevard urbain, mais la qualité de l’aménagement déçoit un peu. Revue sur les principaux changements de cette entrée de ville.

Début de rédaction : 30 août 2022.

Il y a trois semaines, le département de l’Allier, gestionnaire de la route, effectuait les travaux de rénovation de la chaussée (sur route barrée) avec des déviations par d’autres voies départementales et communales. Le marquage au sol arrivant quelques jours plus tard, il révèle l’aspect d’un boulevard urbain, à ceci près qu’elle s’appelle toujours avenue, mais sans tourne à gauche pour pénaliser les riverains ou même les clients d’un supermarché implanté le long de la rue.

Entrée de Vichy et sortie d'Abrest par la route en provenance de Thiers (panneaux) 2022-08-28
Entrée de Vichy, le 28 août 2022. On regrette le traitement porté par les collectivités en matière de signalisation à l’entrée de la ville, où seuls trois panneaux ont été conservés, et pas le cartouche de route départementale…
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Entrée de Vichy depuis Thiers par la D 906e 2021-10-30
…qu’on retrouvait avant sa rénovation, le 30 octobre 2021. Le département venait tout juste de remplacer (mais avec quelques dizaines de mètres d’écart) la signalisation d’entrée d’agglomération, en introduisant (avec plus de cinq ans de retard !) le cartouche « D 906e ». D’autre part, la chaussée large et les trottoirs étroits donnaient un autre visage à la route.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Les 800 mètres de linéaire rénovés (qui comprennent aussi la rue de Thiers, partiellement classée dans la voirie départementale) ressemblent, de par leur configuration, à l’avenue de la Liberté[1] que la communauté d’agglomération a construite entre 2013 et 2022. Revue de détail, de la chaussée à la signalisation.

Un aménagement ressemblant au boulevard urbain de Vichy Communauté

L’aménagement de cette route départementale ressemble à celui du boulevard urbain.

Boulevard urbain au croisement avec l'allée Mesdames (Cusset) 2022-06-18
Avenue de la Liberté, au croisement avec l’allée Mesdames (Cusset), 18 juin 2022. L’aménagement est proche du boulevard urbain, avec sa piste cyclable à droite, son chemin piéton à gauche, et un stationnement (ici inexistant) présent sur certaines portions de cet axe construit il y a moins de dix ans par la communauté d’agglomération (cette portion est ouverte depuis 2017).
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Une chaussée neuve mais un linéaire incitant pourtant à la vitesse

Comme sur le boulevard urbain, la chaussée est délimitée par une ligne discontinue. Les dépassements d’obstacles (y compris de véhicules lents) sont donc autorisés. Cependant, les passages piétons n’ont plus d’îlot ce qui impose une vigilance accrue à leur approche. Leurs emplacements sont identiques sauf pour deux d’entre eux qui ont été déplacés d’environ un à deux mètres[2]. Ces îlots subsistent par contre à l’extrême nord de l’avenue et sur la rue de Thiers, où le passage piétons est complété par une traversée cycliste parallèle.

À noter qu'un nouveau passage piétons a été tracé sur la route menant à la rue du Maréchal-Lyautey, entre l’îlot existant — qui a du être partiellement raboté — et le pont sur la voie ferrée.

Les trottoirs : piétons d’un côté, cyclistes de l’autre

Côté pair (à droite), c’est une piste cyclable qui est matérialisée en remplacement des nombreux espaces de stationnement possibles. Mais au croisement avec les rues des Jardins, des Hortensias et des Glaïeuls, la piste cyclable s’interrompt car c’est un simple passage piétons qui est tracé, imposant aux cyclistes de descendre de leur vélo[3].

Avenue Poincaré (Vichy) - Piste cyclable interrompue par un passage piétons, croisement rue des Jardins, vers le nord 2022-08-28
Au croisement avec la rue des Jardins, 28 août 2022. Là, on a fait fort : imposer aux cyclistes de descendre de leur vélo pour traverser la rue. D’autant plus que les conducteurs souhaitant tourner à droite vers la rue des Jardins doivent franchir un ralentisseur pour laisser passer les… piétons ? cyclistes ?
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

La liaison avec la rue du Maréchal-Lyautey s’effectue par des traversées cyclistes parallèles aux passages piétons. Au giratoire avec les boulevards de l’Hôpital et de la rue de Thiers on retrouve aussi un aménagement identique mais prévu pour un sens de circulation.

L’éclairage public : entièrement en LED et du côté opposé par rapport à la configuration précédente

L’éclairage public a été remplacé entre mars et avril 2022, mais bascule du côté pair sur l’avenue Poincaré pour permettre d’éclairer la chaussée (à gauche) et la piste cyclable (à droite). Toutefois, en entrant à Abrest, on change à nouveau de côté, puisque les mâts, remplacés entre mars 2020 et avril 2021, sont disposés à gauche dans le sens sud-nord.

Signalisation, stationnement : peu d’améliorations, mais on a vu pire

Par rapport à avant les travaux, les règles de circulation ont peu changé. Si le feu de circulation à l angle avec la rue des Jardins a été supprimé, la route reste sous le régime de priorité ponctuelle.

En l’absence de panneau de signalisation indiquant que la route départementale est prioritaire (il avait existé, jusqu’en 2021, un panneau de fin de route prioritaire à l'entrée de Vichy), le régime de la priorité à droite s’applique. Rappelons qu’à Abrest, la route conserve son caractère prioritaire.

Une signalisation directionnelle qui se refuse à être mise à jour… et des panneaux réutilisés !

On regrette que la signalisation de direction ne veut pas être changée, alors qu’il y a eu des évolutions. Des panneaux datés de 1985 et toujours en bon état indiquent toujours Thiers, Le Puy[4], Abrest et Saint-Yorre. Une simple mise à jour doit être faite y compris en amont du projet, en prenant en compte toutes les localités y compris Abrest qui est moins bien signalée que les autres.

Un panneau de position indiquant le centre-ville est implanté mais à un emplacement inapproprié, pas devant le panneau mais quelques dizaines de mètres en amont.

Quant à la signalisation de police, on retrouve même des panneaux de récupération. Les panneaux d’entrée d’agglomération, remplacés par le département en octobre 2021 (voir photo en tête de l’article) ont été remis en place, mais plus dans un état comme neuf. Sans parler du panneau E43 d’identification de route départementale qui n’a pas été remis alors que c’est toujours le département de l’Allier qui gère cette route[5].

La fin de la piste cyclable, dans le sens Vichy vers Thiers, et qui débouche en impasse, est signalée par un ensemble de panneaux AB3a+M9c… fabriqués respectivement en 2007 et 2005 ! Est-ce parce qu’on n’a pas pu commander suffisamment de panneaux neufs ?

Un stationnement restreint à un seul sens de circulation

Idée copiée sur le boulevard urbain, ou même sur l’avenue de Vichy (D 2209) à Cusset : proposer des places de stationnement uniquement dans un sens de circulation. C’est chose faite, on ne peut y stationner que dans le sens Vichy vers Thiers. Seule différence : le besoin de réaliser un créneau de stationnement est moins utile (sauf au droit de la station-service) puisque les places de stationnement sont matérialisées à hauteur même du trottoir.

En limitant le stationnement au sens Vichy vers Thiers, on restreint la possibilité aux riverains de pouvoir stationner notamment côté pair où est actuellement implantée la piste cyclable. On leur impose un demi-tour.

Mobilier urbain : même couleur, mais de la pub en plus

Les mêmes codes que le boulevard urbain

Comme pour le boulevard urbain ou même certains projets dans le centre-ville de Vichy, la tendance est d’utiliser une couleur gris marron pour les mâts d’éclairage public ainsi que les sucettes publicitaires. Les panneaux de signalisation, eux, restent dans la couleur par défaut des fabricants.

De plus en plus de… publicités !

On pensait voir autant ou moins de publicités qu’avant sa rénovation, finalement on en voit de plus en plus !

Le long de la route, on trouve trois panneaux 4x3 fixés au mur (un fixe pour le magasin Carrefour et un deuxième pour les promotions de cette enseigne) et un troisième, un peu plus loin, pour Intersport, enseigne d’articles de sport présente depuis 2016, et plus récemment un quatrième, double face, dont les pieds sont posés dans le domaine privé.

Concernant les sucettes publicitaires : en 2017, l’une d’elles avait été implantée entre la sortie de la station Total et la sortie nord du parking du supermarché Lidl. Mais la visibilité était gâchée par cette publicité ce qui impose de marquer l’arrêt au-delà du STOP… qui n’a pas bougé. Actuellement, ce sont trois sucettes, souvent proches des intersections, dont un juste avant une chaussée large… où la sortie n’est (heureusement ?) pas autorisée.

Pourtant, un règlement local de publicité intercommunal a été approuvé en juin 2022 par le conseil communautaire de Vichy Communauté et le diagnostic fait état d’un nombre abondant de publicités (y compris non réglementaires) sur cette route… qui s’appelle encore la D 906 ![6]


[1] Ainsi que le boulevard d’Alsace-Lorraine, à Cusset, au nord, et une voie anonyme ouverte en 2021, et une partie de la rue de Bordeaux.

[2] près de la rue des Jardins et à l'extrémité sud du projet.

[3] ne rien tracer aurait été préférable pour permettre la continuité cyclable. D'autant plus que ce sont même des ralentisseurs qui ont du être aménagés, et donc non conformes tant qu'ils ne sont pas accompagnés de limitation à 30 km/h. La largeurvdu trottoir est même insuffisante pour un aménagement au rabais comme sur l'avenue de Vichy (D 2209, Cusset), cf.

[4] Vers 1987, une nouvelle route a été créée entre Arlanc (sud-est du Puy-de-Dôme) et La Chaise-Dieu (Haute-Loire) raccourcissant l’itinéraire Vichy – Le Puy (devenue Le Puy-en-Velay en 1988) d'une dizaine de kilomètres.

[5] Rappelons que pendant près de cinq ans, cette entrée de ville était dépourvue de son cartouche d’identification de route, et que le département a remplacé les D 906 par D 906E avec un an de retard.

[6] Règlement local de publicité disponible à cette adresse : « Règlement Local de Publicité Intercommunal » sur le site de Vichy Communauté, puis « Consulter le RLPI approuvé », « 1-Rapport de présentation », p. 76-77 :
« Les axes majeurs desservant le cœur d’agglomération ainsi que des zones d’activités apparaissent quant à eux comme nettement plus exposés, ils sont des axes supports privilégiés pour la publicité. […] La route départementale 906 depuis son entrée sur le territoire jusqu’à son entrée dans le cœur d’agglomération accueille quant à elle de nombreuses publicités et pré-enseignes dont certaines en infraction ».

lundi 5 octobre 2020

Rétrospective : 5 octobre 2019, inauguration des berges d’Allier (rive gauche) à Bellerive-sur-Allier

Après plusieurs années de travaux, les berges d’Allier montrent un visage complètement différent : rien à voir avec ce que l’on a connu auparavant : place à plus de nature, plus d’accessibilité et une multitude de petits équipements. L’inauguration aura bien eu lieu le 5 octobre 2019, mais après un report dû… à un événement météorologique imprévu. Retour sur une inauguration qui m’aura donné quelques surprises.

Cet article fait partie de la série : Rétrospective.
D’autres photos sont disponibles en cliquant sur ce lien.
Berges depuis la sortie du pont de Bellerive (Bellerive-sur-Allier), 5 octobre 2019. Vu depuis le pont Aristide-Briand (ou pont de Bellerive), la foule est présente pour assister à l’inauguration d’un chantier majeur de l’agglomération. Mais, submergé par une fanfare, je ne pourrai assister à la coupure du ruban…
Photo personnelle de l’auteur que je mets à disposition sous licence CC-BY-SA 4.0

Un projet qui modifie radicalement le paysage en donnant plus de place aux modes doux et à la nature

Initialement prévue pour le 27 juillet, l'inauguration de l'aménagement des Berges d'Allier en rive gauche (commune de Bellerive-sur-Allier) a été repoussée à fin septembre, puis finalement au 5 octobre 2019.

Berges de l’Allier rénovées, au premier plan le nouveau pont sur le Sarmon
Berges depuis la sortie du pont de Bellerive (Bellerive-sur-Allier), 24 août 2019. Le pont sur le Sarmon a dû être reconstruit pour assurer désormais une continuité avec le minimum d’obstacles (surtout les prises de pêche juste en aval du confluent). Comme en rive droite, le linéaire comprend de nombreux débordements sur la rivière et surtout accorde une place à la nature, la renaturation est passée par la suppression des murs.
Photo : Tabl-trai / CC-BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Dans la continuité de ce qui a déjà été fait en rive droite en 2014 (travaux commencés debut 2013 pour une inauguration le 28 juin 2014), l’objectif de ce chantier majeur pour l’attractivité et l’image de l’agglomération est de redonner envie de découvrir la rivière Allier avec des espaces de détente.

Pour y aboutir, des modifications profondes de voirie ont été réalisées :

  • rénovation de rues (Grange aux Grains, Eugénie-Desgouttes) ;
  • modification de la rue Claude-Decloitre, qui devient interdite à la circulation des véhicules à moteur ;
  • modification de plusieurs voies d’accès (vers la rue Claude-Decloitre — devenue allée Jean-Coutière — et vers l’ancien stade nautique) ;
  • création de nouvelles voies, soit pour un nouvel accès : depuis l’avenue du Général-de-Gaulle (D 131), soit pour pallier l’interdiction d’accès à la rue Claude-Decloitre (avec les accès aux restaurants ou aux campings)…
  • et surtout, renaturation des berges.

Ces travaux ont coûté plus de 20 millions d’euros.

Le long de la voie rénovée, place aux modes doux et à une multitude d’équipements

Promenade sur berge et arceaux vélo, Bellerive-sur-Allier
Le long des berges de l’Allier, 1er juin 2020. L’aménagement est riche en équipements, en particulier pour les modes doux : un parking vélo de 14 places, un abri avec six bancs, un éclairage public LED avec jeux de lumière…
Photo : TCY / CC-BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Le projet s’étend sur près de quatre kilomètres le long de la rivière Allier (hors création de nouveaux chemins), entre les campings et le pont de l’Europe. On ne compte pas les innombrables équipements : bancs (avec ou sans dossier, de 1 à 6 places), transats, poubelles (avec cendrier) [1], parkings vélos, etc. Les mâts d’éclairage public (sans bras) illuminent la promenade (avec la technologie LED et une possibilité de réaliser des jeux de lumière — ce n’est pas une nouveauté [2]).

Pour réduire la pollution visuelle (on regrette l’absence de plan détaillé de la zone comme cela existe déjà en rive droite), la signalétique est au sol. Des totems informant de la participation de la région Auvergne-Rhône-Alpes ou du financement du projet ont été implantés.

Une inauguration mouvementée

Vichy Communauté, partie prenante dans ce grand aménagement, avait communiqué le programme, initialement pour le 27 juillet 2019 [3] : départ avec une fanfare, coupe du ruban, démonstrations de sports à proximité de l’aménagement et courses hippiques. Mais un orage et un vent violent ont contraint à annuler l’organisation des courses hippiques, et également l’inauguration des berges d’Allier [4], qui seront finalement repoussées.

L’inauguration a commencé le 5 octobre à 14 heures, mais la forte affluence et l’engagement trop tardif, sans compter l’avancée de la fanfare, me contraint à rester derrière et à faible vitesse, jusqu’à enfin trouver un chemin 600 mètres plus loin… me faisant rater peut-être le ruban qui aurait été coupé au Sporting Club golf.

S’en suivra un long discours en présence d’élus — dont Laurent Wauquiez (président de la région Auvergne-Rhône-Alpes), mais aussi Claude Riboulet (président du département de l’Allier), Frédéric Aguilera (maire de Vichy et président de Vichy Communauté), etc. — et une collation. Pas de courses hippiques, la saison était déjà terminée.

Une partie des berges utilisée par une voie verte

En juillet 2020, Vichy Communauté réalise la Via Allier et trois boucles, dont celle des Isles qui emprunte en partie les berges d’Allier réaménagées. La boucle du Lac (non signalée par des panneaux) emprunte une partie des berges rénovées entre les deux ponts reliant Bellerive-sur-Allier et Vichy. Une façon de découvrir autrement la rivière (qui fera l’objet d’un article ultérieurement).

Pour en savoir plus


[1] Les poubelles sont dotées d’un cendrier ; j’ai constaté, le 3 octobre 2020, que certaines d’entre elles ont été dédoublées, afin de mieux comprendre l’intérêt de respecter le site.

[2] C’est sur le projet de rive droite que les premiers mâts avec jeu de lumière ont été mis en service, en 2014. On les retrouvera également sur la rue Georges-Clemenceau, dans le centre-ville de Vichy, depuis novembre 2019, et à l’entrée de Vichy par le pont de Bellerive, mis en service quasiment au même moment.

[3] « Inauguration des berges de la rive gauche du Lac d’Allier », sur le site de Vichy Communauté, 15 juillet 2019 (consulté le 5 octobre 2020).

[4] « Vichy : sute aux intempéries, l’hippodrome est fermé et l’inauguration des berges de l’Allier annulée », article de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes du 27 juillet 2019 (consulté le 5 octobre 2020).

lundi 30 décembre 2019

10 ans d’aménagements routiers et urbains à Vichy : la rétrospective express

La décennie 2010-2019 se termine, et il est temps de faire un bilan express de ce qui a été réalisé durant cette période. Dans ce billet : les aménagements routiers et urbains.

Les années 2010 auront été marquées, dans l’agglomération vichyssoise, par des aménagements qui auront transformé la vie d’un quartier, d’une commune, voire de toute l’agglomération.

Aménagements routiers : une agglomération enfin désenclavée

L’agglomération a longtemps été décriée comme l’une des plus mal desservies, car situées à l’écart d’axes routiers de type voie rapide (autoroute). Chose enfin faite depuis le 12 janvier 2015, où l’autoroute A 719 a enfin été prolongée de Gannat vers Vichy (plus précisément à Espinasse-Vozelle). Ce prolongement, réalisé par la société d’autoroutes APRR, a coûté 100 millions d’euros.
A719 depuis le pont de la D 279 au sud de Vendat (vers Gannat) (5 mars 2016)
Entre Vendat et Espinasse-Vozelle, 5 mars 2016. L’autoroute A719 a été mise en service au début de l’année 2015 et permet enfin de donner une « véritable adresse autoroutière » à l’agglomération, comme on disait à l’époque. Photo : Tabl-trai (CC-BY-SA 3.0), via Wikimedia Commons
On aurait bien aimé voir une autre nouvelle route ouvrir avant l’autoroute, mais les défenseurs de l’environnement (notamment les associations locales qui ont critiqué la déforestation d’une partie des forêts entourant l’agglomération, celles de Montpensier et de la Boucharde, ou encore la destruction non déclarée d’espèces protégées situées sur le tracé du contournement, bref, des manquements au dossier environnemental) avaient poussé à annuler la déclaration d’utilité publique datée de 2007 : le contournement sud-ouest de Vichy.
Traversant sept communes sur deux départements, cette nouvelle route, longue de plus de 18 km sans croiser de routes autrement que par des giratoires, a été mise en service le 2 février 2016, soit, donc, avec plusieurs années de retard. Ce chantier a coûté 76 millions d’euros au lieu des 62 millions initialement prévus. La route — nommée D 906, l’ancien tracé devenant la D 906E entre Saint-Yorre, Abrest et Vichy, mais aussi à Magnet et à Saint-Gérand-le-Puy — a été construite grâce à un partenariat public-privé, entre le département de l’Allier et une entreprise privée (ALLICSO).
Le contournement nord-ouest se fait toujours attendre. À l’heure actuelle, il n’en est qu’au stade de projet.
Enfin, un projet censé améliorer les flux internes dans le cœur de l’agglomération, a ouvert par étapes : le boulevard Est. Composé de voies nouvelles (nommées avenue de la Liberté), il est construit par la communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier (puis Vichy Communauté) en trois étapes :
  • la première tranche, reliant l’avenue de Vichy (D 2209), à Cusset, au centre hospitalier Jacques-Lacarin, à Vichy, avec prolongement de la rue de Bordeaux — mise en service le 20 décembre 2013 ;
  • la deuxième tranche, reliant l’avenue de Vichy au carrefour avec la rue des Bartins, le boulevard d’Alsace-Lorraine et l’avenue Gilbert-Roux, lequel devient un giratoire — mise en service le 16 juin 2017, il améliore la desserte de la zone commerciale des Peupliers à Cusset ;
  • la troisième tranche, reliant le giratoire précité à Creuzier-le-Vieux via le boulevard d’Alsace-Lorraine — mise en service prévue fin 2020, mais un giratoire a déjà été refait.
Tous ces aménagements sont complétés par une piste cyclable en revêtement béton.

Plus d’itinéraires cyclables

Autre grand changement dans le domaine routier, et cette fois-ci il concerne les modes doux : les itinéraires cyclables. On se souviendra qu’en juillet 2010, un de ces itinéraires a été créé, reliant le pont de Bellerive au stade aquatique, en empruntant des chemins nouvellement créés pour l’occasion, à l’écart notamment de la route départementale 2209, et que l’année suivante un autre itinéraire par le tour du plan d’eau avait été créé entre Bellerive-sur-Allier et Vichy, en plus d’un itinéraire traversant la ville de Vichy du nord-est vers le sud-ouest.
La mise en valeur des modes doux — tendance nationale — est accentuée notamment grâce aux efforts des municipalités, notamment la ville de Vichy, où les grands chantiers — notamment les berges d’Allier, en rive droite, réalisées en 2014, et la rive gauche en 2019 — ont considérablement donné une place aux cyclistes.
Parc Kennedy entrée nord 2015-08-18
Parc Kennedy (Vichy), 18 août 2015. Depuis le réaménagement des berges d’Allier en 2014 en rive droite, une meilleure place est accordée pour les cyclistes, qui peuvent circuler sur cette voie verte (panneau en petite taille tout de même), mais dont les piétons ont la priorité absolue. Photo : Tabl-trai (CC-BY-SA 3.0), via Wikimedia Commons 
Le département de l’Allier a balisé des itinéraires cyclables, sur l’ensemble de son département, entre Vichy et Randan (Puy-de-Dôme) via Hauterive, Saint-Pourçain-sur-Sioule, Cusset, Lapalisse. Mais qui les emprunte ?

Un des chantiers majeurs de l’agglomération a été le réaménagement des berges d’Allier en rive gauche. Cinq ans après la rive droite, voici que la rive gauche est enfin réaménagée.
Berges Allier depuis pont, vers l'aval (Bellerive-sur-Allier) 2019-08-24
Bellerive-sur-Allier, 24 août 2019. Les berges de l’Allier ont été rénovées avec, au premier plan, le nouveau pont sur le Sarmon à quelques mètres de son point de confluence avec l’Allier. Photo : Tabl-trai [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons
Comme pour la rive droite, la rive gauche a droit à ses aménagements particuliers : points de vue dépassant de la rivière, bancs, poubelles (avec cendrier), beaucoup de places pour les cyclistes et même inscriptions au sol, ce chantier à plus de vingt millions d’euros avec une subvention importante de la région Auvergne-Rhône-Alpes a été inauguré le 5 octobre 2019 (initialement prévu le 27 juillet 2019 mais annulé à cause d’un coup de vent inattendu).
Et ce n’est pas tout, puisque l’agglomération prévoit d’étendre son réseau d’itinéraires cyclables.

En milieu urbain, des centres-bourgs rénovés, des rues mises en valeur

Les années 2010 auront été marquées par la mise en valeur par les communes de leurs centres-bourgs, afin de donner une nouvelle image.
À Vichy, ce qui se fait déjà depuis 1992 — trottoirs en dalles de béton et calcaire de Rocheret notamment — se poursuit. Au début de la décennie, les travaux de la rue de Paris (chantier à 5 millions d’euros, inauguration le 25 février 2011) ont permis de prolonger le centre-ville jusqu’à la gare. La rue Lucas, qui la prolonge, le sera au printemps 2019 (inauguration le 29 juin 2019) avec, enfin, un classement en zone 30, mais pas de double-sens cyclable, à contre-courant des recommandations.
Outre ces chantiers, on notera également la rue du Maréchal Foch (D 906, puis D 906E), inaugurée en juillet 2016, ou encore la rue du Président Wilson, trait d’union entre le cœur de ville commerçant et le parc des Sources, inaugurée le 23 juin 2018. Et en dehors du centre-ville, le boulevard de la Résistance (2012), le boulevard de l’Hôpital (2012, 2015 et 2017), la rue du Vernet (2012 et 2013) la contre-allée du boulevard du Maréchal de Lattre de Tassigny (début 2014, avec nouveaux espaces de stationnement et classement en zone de rencontre), l’allée Mesdames (début 2018), le boulevard Gambetta (2018-2019), et l’avenue Aristide Briand et sa nouvelle entrée de ville (travaux en cours, fin prévue hiver 2020)… évidemment, la liste n’est pas exhaustive.

Ces chantiers se caractérisent par une rénovation de la chaussée, des trottoirs mais aussi de l’éclairage public, où l’on en profite pour remplacer les anciennes ampoules incandescentes par des LED, moins consommatrices en énergie. On les retrouve sur tous les aménagements récents (sauf quelques rares exceptions), et c’est justement le choix radical qu’a fait la ville de Cusset pour remplacer quasiment tous les spots d’éclairage par des LED.

En périphérie, notons le réaménagement intégral de la place Victor-Hugo à Cusset, deux ans après celui du boulevard du Général-de-Gaulle (s’en est suivi un plan de circulation). Plus de place pour les piétons (si ce n’est l’inconvénient majeur pour les cyclistes de ne pas trouver davantage de places, ni de possibilité de circuler partout) et un stationnement automobile poussé vers l’extérieur, ces travaux d’un coût de près de deux millions d’euros marquent une nouvelle ère pour la cinquième ville de l’Allier.
Place Victor Hugo rénovée (Cusset) 2019-02-10
Place Victor Hugo (Cusset), 10 février 2019. Fini le stationnement dans la place (mais il est toujours possible de se garer côté place, à condition d’apposer un disque de stationnement). Le lieu est désormais un endroit où l’on peut organiser les manifestations en limitant au maximum les neutralisations de la chaussée (marché de Noël, rendez-vous alimentaires, et depuis 2015, le festival médiéval Les Flamboyantes). Photo : Tabl-trai [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons
La place Victor-Hugo est inaugurée le 27 novembre 2018, en même temps que le pôle d’échanges intermodal secondaire.
Cette décennie aura également été marquée par le réaménagement complet du quartier de Presles, entre la D 2209 incluse (avenue de Vichy rénovée) et la rivière Sichon, où le tracé de l’allée Mesdames aura été modifié, sur une section en zone 30 — qui l’était déjà avant les travaux —, et où deux nouveaux ponts ont été construits, un pour rejoindre la rue de Darcins par la rue du Moulin de Presle, et une passerelle pour rejoindre la zone commerciale toute proche. D’un coût de près de vingt millions d’euros, ces travaux ont été inaugurés le 6 décembre 2019.
On notera également qu’à Cusset, ont été réalisés :
  • la rénovation partielle du boulevard du 8-Mai-1945 et d’une partie du passage du Quercy, dans le cadre des travaux des alentours de la cité scolaire Albert-Londres (nouveau nom du lycée de Presles depuis 2011). Si la phase 1 (création d’une halte routière et d’une partie de la piste cyclable) avait été réalisée en 2009, la phase 2 concernait la création d’un parking de 26 places, de la réfection de deux giratoires (l’un d’eux sera supprimé avec la phase 1 du boulevard urbain) et le prolongement de la piste cyclable ;
  • la rénovation des cours Tracy (2012) et Arloing (2013-2014), avec la suppression des platanes qui présentaient « un état phytosanitaire dégradé ». Le cours Lafayette, prévu aussi, n’a pas été rénové.

Et dans les autres communes ? Les communes périphériques ont aussi eu droit à leurs aménagements. En voici une liste non exhaustive :
  • Bellerive-sur-Allier
    • en 2010, l’aménagement de l’esplanade François Mitterrand (inauguré en novembre 2011)
    • en 2013, création d’une médiathèque (Ferme modèle)
    • en 2017 et 2018, la rénovation de l’entrée de ville par la route de Gannat et Champ Roubeau (D 2209), avec d’abord la rénovation de l’éclairage public, puis la chaussée et les trottoirs
  • Abrest
    • en 2010, la fin des travaux d’aménagement de bourg au droit de la mairie, avec les conséquences que l’on connaît, toujours pas d’amélioration du trafic sur la D 906 (devenue D 906E en 2016 après l’ouverture du contournement)
    • en 2015, création d’un giratoire dans le quartier des Biernets, entre la route de Quinssat et de la Croux
    • en 2018, réalisation d’une voie verte le long de la rivière Allier, en rive droite
  • Billy
    • en 2019, aménagement (tant attendu) de la traversée par la route nationale 209
  • Creuzier-le-Vieux
    • en 2018, aménagement de la rue de Vichy (D 258)
    • en 2019, aménagement de la place des Guinards (D 258)
  • Hauterive
    • en 2010, aménagement de la rue de la Mairie
  • Saint-Germain-des-Fossés
    • en 2010-2011, nouvelle place de la Libération
    • en 2013, réaménagement de la route de Lapalisse (D 52) où l’on doit circuler péniblement à 30 km/h
  • Saint-Rémy-en-Rollat
    • aménagement de bourg (2016 à 2018), impactant aussi l’axe principal
  • Saint-Yorre
    • aménagement de bourg en trois phases (2011, 2014 et 2016)
  • Serbannes
    • aménagement de bourg (2016)
  • Le Vernet
    • phase 2 de l’aménagement de bourg (2013), avec la rue de Cusset (D 175)

Sources : certaines de ces informations sont issues de la presse locale (La Montagne notamment), des réseaux sociaux ou de connaissances personnelles.

samedi 21 septembre 2019

Boulevard urbain (tranche 3) : une signalisation déjà en place... et (presque) aux normes

Lu hier dans la presse [1], les travaux de la troisième tranche du boulevard urbain sont en passe d’être achevés l’année prochaine.
Sur l’une des photos, on peut déjà apercevoir des panneaux de direction.
Samedi, je découvrirai la signalisation mise en place. Avec plusieurs questions : quelles sont les mentions retenues, et pourquoi ? Et surtout, les recommandations (ordre des mentions par distance…) sont-elles respectées ?


Voilà plusieurs années que la communauté d’agglomération de Vichy (Vichy Val d’Allier, puis Vichy Communauté depuis 2017) construit une nouvelle route censée améliorer la circulation entre Vichy et Cusset. Après l’ouverture de la première tranche, fin 2013 (entre l’avenue de Vichy au nord et le centre hospitalier Jacques Lacarin au sud) puis de la deuxième tranche en juin 2017 (entre l’avenue de Vichy et le carrefour entre l’avenue Gilbert-Roux, le boulevard d’Alsace-Lorraine et la rue des Bartins au nord — devenu un giratoire en 2017), voilà quelques mois que, de façon inaperçue, Vichy Communauté réaménage le boulevard d’Alsace-Lorraine.
À ce jour, les trottoirs ont déjà été réalisés et un giratoire — ou plutôt, un vrai — vient d’être construit entre ce boulevard et la rue de Romainville.
7 sept. 2019 (19109) – Boulevard d'Alsace-Lorraine débouchant sur un nouveau (et vrai) giratoire (travaux tranche 3 du boulevard urbain)
7 septembre 2019 : voilà à quoi ressemble le giratoire entre le boulevard d’Alsace-Lorraine et la rue de Romainville. Le boulevard sera prolongé au nord jusqu’à Creuzier-le-Vieux en 2020. La signalisation de police est déjà en place.

Et finalement, les panneaux ne sont pas « aux normes » !
On s’attendait à ce que les mentions soient correctes, mais voilà, le résultat est tombé (connu depuis quelques jours). Et la photo va bien sûr figurer dans les bêtisiers sur les forums.
21 sept. 2019 (19170) : c'est du n'importe quoi. Non seulement les indications de distances ne sont pas respectées mais on a aussi inventé une commune
Boulevard d’Alsace-Lorraine, 21 septembre 2019. Les panneaux, implantés il y a quelques jours, ne sont pas réglementaires par l’ordre des mentions.

Non seulement, l’ordre des mentions par indication de distance n’est pas respecté (l’agglomération vichyssoise est plus proche de Clermont-Ferrand que de Montluçon) mais en plus, on a même inventé la commune de St Pourçain s/ Gannat !

Une signalisation pas aux normes !
En 2013, quelques mois avant son ouverture, on a pu retrouver les mentions Thiers / Le Puy dans cet ordre (alors que les communes sont respectivement distantes de 35 et 155 km), tout comme Abrest et Saint-Yorre (3 et 8 km).

254. 15 déc. 2013 – Avenue de la Liberté en direction de Thiers, Le Puy, Abrest, St Yorre, des lycées publics, de l'hôpital, origine de la première tranche du projet. La direction de Cusset (accès interdit PL +7,5 t) est à gauche.
Avenue de la Liberté depuis la D 2209, 15 décembre 2013. Même neufs, les panneaux peuvent ne pas être réglementaires. Thiers est plus proche que Le Puy alors que la règle veut que les mentions sont inscrites de haut en bas par ordre de distances décroissantes.

En 2017, ils récidivent :

16 juin 2017 : jour J de l’ouverture de la deuxième tranche du boulevard urbain.

Comment a-t-on pu en arriver là ?



  1. Pierre Geraudie, «  Le chantier du boulevard urbain de Vichy est rentré dans cette dernière phase », La Montagne, 18 septembre 2019. URL : https://www.lamontagne.fr/vichy-03200/actualites/le-chantier-du-boulevard-urbain-de-vichy-est-rentre-dans-sa-derniere-phase_13643888/ (consulté le 19 septembre 2019).

dimanche 1 septembre 2019

Le nouveau réseau urbain MobiVie, un an après (2)

Il y a un an, le nouveau réseau urbain MobiVie opérationnel sur 6 des 39 communes de la communauté d’agglomération Vichy Communauté entrait en service (plus précisément le samedi 1er septembre).
Cette transition — que je n’avais pas pu suivre pour cause de stage à Moulins — s’est accompagnée notamment par le changement d’exploitant (ce n’est plus Keolis mais Transdev), la modification du parc roulant (en toute logique), mais également une nouvelle identité visuelle, sans laisser de côté les hétérogénéités toujours présentes dans les communes, niveau qualité de l’information voyageurs et de la desserte.
Cette partie est consacrée aux modifications à venir pour la saison 2019-2020, la deuxième de l’époque Transdev et la dixième sous ce nom commercial.

Des bus moins souvent ?
24 avr. 2019 (18160) – Bolloré Bluebus arrêté au nouvel arrêt les Darcins
Arrêt de bus Les Darcins, rue de Darcins, Cusset, 24 avril 2019. Depuis que cette photo a été prise, les bus de la ligne A empruntent la rue de Darcins via un nouveau pont. Ils la desservaient toutes les quinze minutes, ce qui ne sera plus le cas depuis le 2 septembre.
On apprend qu’à compter du 2 septembre 2019, date d’entrée en vigueur du service 2019-2020 sur le réseau de Vichy, la fréquence de la ligne A va diminuer. Avec toujours un départ à 6:30, il y a désormais un bus toutes les 20 minutes au lieu de 15 : les prochains départs seront donc à 7:00, 7:20, 7:40… puis toutes les 20 minutes jusqu’à 19:00, et la dernière course part à 19:30. Le samedi, le premier départ est à 7:20, avec un bus toutes les 40 minutes jusqu’à 13:00, puis toutes les 20 minutes au-delà jusqu’à la fin de service. Aucun changement en période estivale, les dimanches et les jours fériés.
On retrouve alors le même niveau de service qu’il y a dix ans, sur l’ancienne ligne 2 entre le collège Jules-Ferry et la gare SNCF.
Sur la ligne B, aucun changement par rapport à 2018 : un bus toutes les 20 minutes en semaine en période scolaire (30 minutes le samedi), 45 minutes l’été avec terminus systématique au stade aquatique. Offre identique le dimanche et les jours fériés.
Sur la ligne C, idem : un bus toutes les 20 minutes en semaine en période scolaire (30 minutes le samedi), 45 minutes l’été avec terminus systématique au stade aquatique. Mis à part le prolongement d’un bus au CREPS.
Sur la ligne D, enfin une amélioration : les Guinards et surtout, Abrest, sont mieux desservis. Abrest bénéficie enfin d’une desserte décente avec deux départs le matin et l’après-midi.
Sur la ligne E, toujours un bus toutes les trente minutes entre les Ailes et le centre de Cusset, mais avec une fin de service plus tardive.
Sur les lignes G, H et I, aucun changement.

Le bus plus cher ?
Autre changement, la tarification. Le prix du ticket de bus à l’unité passe de 1,15 à 1,25 €. Inchangé depuis cinq ans, il repart donc à la hausse et retrouve le niveau d’il y a dix ans.
En revanche, le prix des abonnements baisse.

mercredi 28 août 2019

Le nouveau réseau urbain MobiVie, un an après (1)

Il y a un an, le nouveau réseau urbain MobiVie opérationnel sur 6 des 39 communes de la communauté d’agglomération Vichy Communauté entrait en service (plus précisément le samedi 1er septembre).
Cette transition — que je n’avais pas pu suivre pour cause de stage à Moulins — s’est accompagnée notamment par le changement d’exploitant (ce n’est plus Keolis mais Transdev), la modification du parc roulant (en toute logique), mais également une nouvelle identité visuelle, sans laisser de côté les hétérogénéités toujours présentes dans les communes, niveau qualité de l’information voyageurs et de la desserte.

Nouvel exploitant, nouveaux bus
Les bus à livrée pictogrammes, propriété de Keolis Vichy, sont remplacés par des bus avec la livrée de Vichy Communauté, désormais nouveau propriétaire de ses bus. Il n’y a plus que des bus neufs (ou quasi neufs) circulant dans l’agglomération vichyssoise.
Un nouveau dépôt a même dû être construit pour accueillir ces bus, pour un montant d’environ 2,1 millions d’euros.
La ligne principale du réseau est assurée en bus électriques, même le dimanche : ce fut même l’un des premiers réseaux urbains de France à faire circuler des véhicules respectueux de l'environnement sept jours sur sept.
Bolloré Bluebus Ligne A et Mercedes Sprinter City Ligne E (Cusset Centre) 2018-11-08
Un Bolloré Bluebus, sur la ligne A, et un Mercees-Benz Sprinter City Integralia in-urban sur la ligne E au terminus de Cusset Centre, le 8 novembre 2018.
Photo : Tabl-trai [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons
La flotte du réseau urbain est constituée de :
  • 4 Bolloré Bluebus (pour la ligne A) ;
  • 8 Heuliez GX 137 ;
  • 5 Integralia in-urban basés sur des Mercedes Sprinter City (ces derniers pouvant être perçus à tort comme des Mercedes).
Changement au niveau des lignes et des fréquences
Mis à part une suppression de ligne et quelques changements horaires, le tracé des lignes est quelque peu inchangé. Si la ligne A relie toujours le collège Jules Ferry au centre de Cusset, la ligne B de la Côte Saint-Amand au collège Jean Rostand ou au stade aquatique, la ligne C du cours Arloing au stade aquatique, la D de Creuzier-le-Vieux à Abrest, la G de Vichy à Hauterive et la H interne à Cusset, deux de ces lignes ont vu leur parcours modifié :
  • la ligne E, qui ne franchit plus la rivière Allier en s’arrêtant aux Ailes ;
  • la ligne I, dont le terminus de la Grange au Grain est maintenu (desserte de la zone d'activités de Navarre), est désormais prolongée aux Ailes, avec un bus toutes les heures (7h-12h et 13h-20h) ;
  • la ligne F, qui desservait la zone d’activités de Vichy-Rhue à Creuzier-le-Vieux, est supprimée.
Les lignes scolaires restent exploitées par Keolis, ce sont donc des autocars qui assurent ces services.

Niveau information voyageurs, une régression ?
L’information voyageurs a également été revue et à chaque arrêt — sauf exceptions découlant du manque d’entretien — on retrouve systématiquement : nom de l’arrêt, destinations (sur les têtes de totem, et uniquement dans le sens de la circulation), mais aussi un plan de l'ensemble du réseau — complet, cette fois, malgré quelques erreurs flagrantes — et réalisé par une agence cartographique (et non plus en interne), ainsi que les fiches horaires.
Concernant les abris, c’est souvent du n’importe quoi. Le plus souvent, notamment à Vichy, le nom de l’arrêt — information capitale ! — est absent et les destinations sont collées sur une vitre.
L’hétérogénéité des abris selon les communes : Vichy est un client de l’entreprise JCDecaux depuis plusieurs années, Cusset depuis 2016 et Bellerive-sur-Allier depuis 2018. Si tous les abris de cette troisième commune ont été remplacés (ils se substituent aux Girod de fin 2012), on retrouve toujours à Cusset des anciens abris ou même des ProCity.
3 mars 2019 (17728) – Arrêt Grand Marché, lignes D et E, vers la gare SNCF
Arrêt de bus Grand Marché (lignes D direction Les Biernets et ligne E direction Les Ailes), le 3 mars 2019. Bien que la chaussée a été rénovée (travaux boulevard Gambetta), cet arrêt (tout comme celui dans l’autre sens) n’a pas été aménagé pour les personnes à mobilité réduite ! De plus, le nom de l’arrêt ne figure même pas en gros (mais uniquement en Arial 12 pt ou plus sur les fiches horaires) et les destinations sont elles aussi peu lisibles.
9 mars 2019 (17737) – Arrêt Cours Arloing, terminus
Arrêt Cours Arloing (côté cours), cours Arloing (D 906B), Cusset, le 9 mars 2019. Si le nom de l’arrêt est clairement lisible de face comme de profil — l’abri, auparavant double et à toit arrondi, a été remplacé en 2016 par un seul JCDecaux mais jamais le nom et les destinations n’ont été mis en place ! — les destinations le sont moins (et d’ailleurs, il en manque une, la ligne H la desservant dans les deux directions). Seuls les indices de ligne figurent de face.
13 janv. 2019 (17432) – Arrêt Grange au Grain (lignes B et I) côté hypermarché
Arrêt Grange au Grain (côté hypermarché), rue Rhin et Danube, Bellerive-sur-Allier, le 13 janvier 2019. Les anciens abris n’ont jamais eu droit aux nom et destination. Ils ont été remplacé par les nouveaux abris JCDecaux en 2018, avec (enfin !) le nom. Si les deux lignes de bus sont indiquées sur la girouette de face, les terminus de ces lignes ne sont pas repris là où ils devraient être habituellement, c’est-à-dire sur les vitres.
Quant aux autres communes, il s’agit souvent d’abris ProCity, où nom et destination figurent sur les vitres (arrêts Pont de la Mère, Albert Londres vers Vichy). Enfin, on trouve encore des arrêts où l’information est totalement inexistante (Gouttebel, Les Lilas et Les Peupliers, desservis par la ligne E, en direction des Ailes, n’ont aucune information depuis… sept ans et demi !).

Niveau accessibilité, des avancées ?
Si, désormais, tous les bus sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, notamment avec la présence d’une palette à déployer pour les usagers en fauteuil roulant, ce n’est pas le cas de tous les arrêts, qui n’ont pas tous été surélevés.
Sur la ligne A, on compte 43 quais, ceux qui ne sont pas aménagés sont : Victoria, Clemenceau, Avenue de l’Europe (dans les deux sens), et le pire, Gare SNCF (rue de Paris : trottoir à même la chaussée depuis sept ans !).
Le réaménagement récent des axes d’intérêt communautaire contraint même au rehaussement des quais, ce qui a été fait pour Gambetta (mais pas pour Grand Marché).

Changements pendant la première année
Le 23 avril, à la suite de la mise en service d'un nouveau pont sur le Sichon reliant la rue Jean-Jaurès à l’allée Mesdames (dans le cadre de la rénovation du quartier de Presles), la ligne A voit son itinéraire modifié. Elle n’emprunte plus la méconnaissable nouvelle avenue de Vichy (D 2209) réaménagée cet été, mais dessert désormais le quartier de Presles et des Darcins grâce à trois arrêts bien entendu aménagés pour les personnes à mobilité réduite : Albert Londres, Presles et Les Darcins.

À suivre : ce qui va changer pour la saison 2019-2020