dimanche 22 mars 2020

Rétrospective de la semaine du 16 au 22 mars 2020

Cette semaine aura été marquée par un seul événement : la pandémie de coronavirus (COVID-19). Maintenant que la France est passée au stade 3, la sentence que tous les membres du gouvernement ont prononcée est : « Restez chez vous ». Le confinement est devenu de rigueur, ceci afin de limiter la propagation du coronavirus alors que le nombre de cas ne cesse d’augmenter (à l’heure actuelle, plus de 14 000 cas et plus de 500 morts en France).

Nous sommes le dimanche 22 mars 2020 et à cette date, aurait dû se tenir le second tour des élections municipales, qui a été reporté à une date ultérieure (on parle de juin). Quant à ceux qui ont été élus au premier tour, c’est durant cette fin de semaine qu’aurait dû avoir lieu le premier conseil municipal suivant l’élection, élisant le maire. Ce conseil municipal est reporté en mai. Par conséquent, les mandats des maires actuels sont prolongés d’au moins deux mois si l’on évoque le mois de mai.

À la une de mon journal préféré, on ne parle que de ça : crise du coronavirus. Mesures sanitaires, opérations de confinement des habitants, évolutions (parfois dramatiques) du virus. Les autres titres sont relégués au second plan. Dans les journaux télévisés, le coronavirus est le seul thème traité, sans même laisser la place aux autres titres (même pas en brèves).

Face aux comportements jugés irresponsables (vécu pas plus tard que la semaine dernière, où l’on profitait du temps clément, ignorant les premières recommandations), le gouvernement a décidé d’instaurer le confinement. « Restez chez vous » disait Emmanuel Macron le jour de l’allocution le 16 mars 2020 à 20 h, qui a réuni l’équivalent de plus de la moitié de la population française devant sa télévision, sur TF1, France 2, les chaînes d’info et même TMC (96 % de part d’audience !). Depuis le 17 mars à midi, on nous ordonne de rester chez soi ; les rues se désertent et les médias nous font découvrir des rues vides, là où d’ordinaire, la population se rassemble. Toute sortie est désormais conditionnée à la présence d’une « attestation de déplacement dérogatoire » en cas de contrôle par les forces de l’ordre, sous peine d’une amende de 135 €. Et en cas de récidive (non-respect des règles de confinement), l’amende augmente et des peines de prison sont prévues. Et dans certaines communes, on instaure même un couvre-feu, afin de bien faire respecter le confinement. Plus question, donc, de faire ce que j’ai l’habitude : effectuer des relevés cartographiques, et essayer de prendre des photos de rues désertes.

Moins de monde sur les routes… et les prix des carburants baissent. En deux semaines, le prix des carburants a baissé. Si bien que désormais, dans les stations-service de la grande distribution, on peut trouver dans l’agglomération de Vichy le sans plomb 95 E5 à 1,288 €/litre, alors que les pétroliers restent à plus de 1,40 €/litre pour le E10. Mais dans l’Allier, les carburants les moins chers sont à Moulins ou Montluçon (on a relevé 1,206 € le litre…). Et là où j’ai fait le plein pour la dernière fois aux Martres-de-Veyre (Puy-de-Dôme), le E10 était à 1,299 € (15 centimes de moins qu’il y a deux semaines) (source : site gouvernemental prix des carburants).

Une offre de transport adaptée, réduite, parfois à… néant. En semaine, on ne devra compter que sur un nombre très restreint de trains. À tel point que certaines gares risquent de ne pas voir passer un seul train de la journée. Ce 22 mars 2020, aucun service n’est assuré entre Clermont-Ferrand et Moulins (via Vichy) ou le sud. Entre Clermont-Ferrand et Vichy, seuls trois allers et quatre retours sont assurés pour la semaine. Concernant les réseaux urbains, désormais on peut monter par l’arrière du bus, et être dispensé de valider son titre de transport par dérogation à ce que l’on nous ordonne en temps normal. Et — suivant les mesures du gouvernement qui pourraient suivre — on n’hésitera pas à réduire encore plus l’offre de transport. Pour Vichy, le réseau passera en horaires d’été (source : réseaux sociaux).

De plus en plus d’événements annulés ou reportés. La semaine dernière, Le Point annonçait l’annulation du festival de Cannes. Sauf qu’en fait, ce festival de cinéma mondialement connu n’aura pas lieu… en mai, mais à une date ultérieure (fin juin ?).
Concernant les événements sportifs : outre la suspension des compétitions de sports collectifs (championnats et coupes), en Formule 1, après l’annulation du Grand Prix d’Australie (qui devait lancer la saison 2020), on a appris jeudi que le Grand Prix de Monaco a été annulé, sans report. Roland Garros aura lieu en septembre et octobre, quant aux Jeux olympiques, on ne sait pas encore : report ? pas report ?

Les médias parlent quasi-exclusivement du coronavirus et s’adaptent. Les émissions préférées n’ont plus de public. Quotidien, avec Yann Barthès, sur TMC, diffusé de 19 h 20 à 21 h 00, a réussi à réunir trois jours sur quatre (le vendredi était un best-of), plus de deux millions de téléspectateurs, et s’est même permis de battre un record historique à 2,4 millions le mercredi, avec un duplex avec le ministre de la Santé, Olivier Véran.
On a beau saluer l’initiative de la chaîne Canal+, qui, par la voix de son PDG, Maxime Saada, a décidé d’être gratuit pendant un mois, ce que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) n’a pas apprécié : la fin de la période gratuite sera fixée au 31 mars. M6 va même diffuser des téléfilms de… Noël, alors qu’on vient de quitter l’hiver calendaire !

Les titres qui sont passés aux oubliettes. Compte tenu de l’actualité, bon nombre de titres ont été oubliés. On apprend ainsi que Cécile Bourgeon, personne impliquée dans l’affaire Fiona (fait divers de Clermont-Ferrand en 2013), a accouché d’un quatrième enfant. En revanche, on aura bel et bien parlé de la libération, en Iran, du chercheur français Roland Marchal (infos parvenues le 21 mars).

L’incertitude. La date de fin du confinement sera connue demain. Si elle a lieu fin avril, le risque est que je ne puisse plus travailler, et mon contrat s’arrêtera prématurément avec un mois d’avance sur la date du terme. Si ce lundi, j’ai pu aller au travail, la suite s’écrit en pointillés. La cantine était fermée, par conséquent j’ai dû aller au supermarché où l’attente était considérable.

Aujourd’hui, j’imagine que — ne pouvant aller constater sur place car hors cadre des mesures dérogatoires — les rues du centre-ville de Vichy étaient désertes, avec tous les commerces (hors supermarchés) et bien sûr les parcs, interdits d’accès sur décision préfectorale.

Aux dernières nouvelles, on apprend que les rassemblements de plus de DEUX personnes sont désormais interdites en Allemagne, et qu’un médecin soignant est décédé du COVID-19. (RTL 18h)

Informations provenant de sources diverses.

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