Le 31 août 2026, le nouveau réseau de bus MobiVie a été mis en service. Nouveau départ pour un réseau de transport urbain dont le nom commercial est ancré dans le paysage urbain vichyssois depuis 16 ans, décliné également pour un service de transport à la demande et de location de vélos.
Début de rédaction vers le 8 septembre 2026.
Le réseau est exploité à nouveau par Keolis, qui va s’occuper du réseau pendant huit ans (jusqu’en 2034), après une expérience entre 2010 et 2018 avant de devoir céder le flambeau au concurrent Transdev (à qui l’on doit notamment les bus électriques).
En 2026, le réseau urbain communique sur les nouveautés, principalement concentrées sur le transport à la demande. Mais qu’en est-il de la desserte ? Y a-t-on vu des évolutions ou des dégradations ?
DERNIÈRE MINUTE : des modifications horaires sont prévues à partir du 28 septembre sur le réseau, en réponse aux mécontentements rencontrés par les voyageurs.
| Cusset Centre, 19 septembre 2026. Nouvel exploitant, nouvelle livrée sur ce « nouveau » bus remplaçant les bus électriques. « Nouveau » entre guillemets car il s’agit d’un bus d’occasion au vu du numéro de parc commençant par 17XXXX. Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons |
Un réseau qui n’a guère changé
Le réseau n’a que trop peu changé pour parler d’une révolution par rapport à l’ancien réseau exploité par Transdev (voire Keolis dans les années 2010). Pour parler de révolution, il aurait fallu une remise à plat complète de la desserte comme cela avait été le cas en 2010, lors du passage de Bus Inter à MobiVie (nouveautés ou améliorations de desserte, augmentation de fréquence, sans parler du matériel roulant où l’AOM[a] a imposé des bus plus petits).
Il y a toujours huit lignes sur le réseau, classées en trois catégories : une ligne essentielle, deux lignes principales et cinq lignes secondaires (les deux catégories de lignes secondaires - composées des lignes D et E - et complémentaires - lignes G, H et I - ont fusionné).
Ligne A : la ligne essentielle qui ne bouge pas. Elle relie toujours le centre de Cusset au collège Jules-Ferry au nord de Vichy (plus exactement sur le territoire communal de Creuzier-le-Vieux, lieu-dit Boutiron) via la gare SNCF, les Quatre Chemins et les Ailes, avec un détour par le marché couvert le matin. Aucun changement d’itinéraire ni de fréquence (un bus toutes les vingt minutes en semaine et en période scolaire).
Ligne B : le retour de la desserte de Monzière à l’ouest de Bellerive-sur-Allier. Le changement se voit à l’ouest de la mairie de Bellerive-sur-Allier, avec le rétablissement d’une desserte abandonnée depuis seize ans : le quartier de Monzière, desservant l espace Jean-Dubessay, et avec une fréquence soutenue calculée à un bus toutes les… 22 minutes. La desserte du collège Jean-Rostand devient minoritaire (quoique toujours assurée par la ligne I) ; en revanche, l’ancien terminus Du Bellay n’est plus desservi.
Ligne C : là aussi du changement côté Bellerive-sur-Allier. Avec la desserte d un quartier résidentiel en boucle. La desserte du stade aquatique (qui a repris récemment le nom du nageur français multimédaillé Léon Marchand) est désormais systématique. Côté Vichy, la ligne emprunte encore un tracé provisoire via le pont rénové de Gramont (D 2209) avant de retrouver son tracé d'origine (la rue Voltaire étant fermée pour travaux empêchant la desserte de l’arrêt du même nom). Enfin, à Cusset, la desserte est inchangée mis à part une dégradation de la fréquence, passant de 20 à 30 minutes, un point négatif qui risque de compromettre les correspondances.
Ligne D : RAS ou presque. Le terminus côté Creuzier-le-Vieux est soit Les Guinards (arrêt en plein ralentisseur, illégal donc) soit Les Arloings (desservant la mairie à distance). À Abrest, la desserte du quartier des Biernets se limite encore une fois aux heures de pointe, à raison de 6 ou 7 par jour (on se rapproche de l'ancienne ligne 1 de Bus Inter), mais c'est tout de même mieux qu'en 2010 où la mairie d’Abrest était moins bien desservie que… la rive gauche, où même les autocars TER qui ne desservaient que les Dollots (à 2 km au sud du centre-bourg) faisaient mieux. Seul revers : le service spécial Toussaint (limité au parcours Charles de Gaulle Poste – Chantegrelet, avec desserte du cimetière à l’arrêt Lavoisier) aurait-il disparu ?
Ligne E : la valse des terminus à l’ouest. Après le quartier des Ailes, le centre des métiers du bâtiment, le CREPS et même l’église de Bellerive pendant la saison 2010-2011, la ligne jaune effectue désormais son terminus au stade aquatique. À cette occasion, l’arrêt Boussange (du nom du giratoire avec ses 23 fontaines[c]) est recréé avant les giratoires sur les D 6 et D 2209. Côté Vichy, la ligne zappe la traversée du centre-ville avec notamment deux (et demi) nouveaux arrêts créés (Rivage, sur le boulevard du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny ; Jean Jaurès, sur l'avenue Victoria ; Mutualité, sur le boulevard du même nom — la ligne abandonne le pont Saint-Jean-Baptiste).
Ligne G : rien de nouveau, avec toujours cinq bus par jour du lundi au vendredi entre Vichy et Hauterive. Faut-il rappeler que la Tour d’Abrest se situe sur le territoire communal d’Abrest ? Car les thermomètres de ligne rattachent tous les arrêts de la rive gauche à Hauterive.
Ligne H : toujours une desserte très limitée, mais une circulation assurée même en période de petites vacances scolaires. Le quartier de Champcourt garde néanmoins une très mince liaison avec le transport urbain.
Ligne I : tracé modifié pour un accès direct à la gare. La ligne I abandonne trois arrêts au nord du quartier de Chantemerle (Navarre, Acacias et Fauvettes) et change d’itinéraire après Mésanges (sur un boulevard très large) pour rejoindre la zone d’activités de Navarre à l’arrêt Grange au Grain et la cité thermale.
Un parc de bus maintenu, ou presque
Alors qu’en 2018, le changement d’exploitant (de Keolis à Transdev) a contraint au remplacement intégral de la flotte de bus, ces derniers étant la propriété de l’exploitant, en 2026, les anciens bus de Transdev portant la livrée de Vichy Communauté, propriétaire des bus, peuvent être maintenus, sans avoir à changer de livrée, et un nouveau numéro de parc[d].
Le parc est composé notamment de midibus Heuliez GX 137 et de minibus dérivés de Mercedes-Benz Sprinter City 65 ; les Bluebus, électriques, ont disparu de la circulation car étant la propriété de Transdev. Dans l’attente de la livraison de nouveaux bus électriques (mis à part de nouveaux minibus, encore dérivés des Sprinter City), des bus standard Heuliez GX 337 sont en circulation notamment sur la ligne A. L’objectif étant d’arriver à un parc composé de 50 % de bus électriques.
Pour plus de détails, lire aussi cet article de La Montagne (réservé aux abonnés) : Lauren Settepani, « "Les idées ne manquent pas !" : quelles sont les nouveautés de Mobivie, le réseau de transport de Vichy Communauté ? », 28 août 2026 (lire en ligne).
- Autorité organisatrice de la mobilité, Vichy Val d’Allier à l’époque.
- Du nom d’un ancien maire de Bellerive-sur-Allier ; l’espace Monzière prend son nom depuis le 18 juin 2023.
- Les vingt-trois fontaines représentent les vingt-trois communes de l’ancienne communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier, inaugurées en 2005, et aperçues de ce qui était encore la route nationale 209.
- Sur les réseaux gérés par Keolis, le numéro de parc d’un véhicule, à six chiffres, commence par les deux derniers chiffres de l’année, puis le numéro de série. Ainsi les GX 137 ont un numéro commençant par 18XXXX et les GX 337 par 17XXXX (ils ont été achetés d’occasion).
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