dimanche 2 octobre 2022

Pont de Bellerive : zéro pointé en matiere de signalisation ? (Série Ratés d’aménagements, épisode 8)

Le pont de Bellerive (qui s’appelle officiellement pont Aristide-Briand) est un des axes majeurs de l’agglomération de Vichy qui permet de relier les deux rives de la rivière Allier, entre Vichy en rive droite et Bellerive-sur-Allier en rive gauche. Même si côté rive droite, tout a été refait (ce qui est même trop récent pour les images satellites en libre[1] — l’aménagement de l’entrée de ville de Vichy date de fin 2019 tout de même), c’est la signalisation qui pose problème : peu d’efforts ont été consentis par les collectivités.

Début de rédaction15 février 2022
1re mise à jour5 avril 2022 : le conseil municipal de Vichy a décidé de baptiser le pont « pont Jacques Chirac ».
2e mise à jour1er octobre 2022 : la limitation de vitesse autour du pont a été abaissée à 30 km/h. Une décision qui mérite une explication (voir dans un article séparé).
Publication2 octobre 2022

Série : Ratés d’aménagements – Épisode 8

Une liaison majeure sous gestion départementale

Le pont de Bellerive est un axe routier majeur dans la desserte de l’agglomération de Vichy. Elle relie Bellerive-sur-Allier en rive gauche et Vichy en rive droite. Cet ouvrage est géré par le département de l’Allier ; c’est une portion de la route départementale 2209[2].

Pont de Bellerive depuis le parc Kennedy (Vichy) 2022-01-25
Vue générale du pont depuis le parc Kennedy (Vichy), 25 janvier 2022. Quasiment tout a été rénové (candélabres, garde-corps, etc.). L’entrée est tout de même très surveillée avec cinq caméras.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Le pont a fait l’objet de travaux et d’améliorations ces douze dernières années :

  • 2011 : depuis l’été, un an après la création d’un itinéraire cyclable vers le stade aquatique (très mal signalé au passage), on autorise les cyclistes à emprunter les trottoirs, mais à l’allure du pas. Mais la signalisation indique les deux côtés d’un espace partagé sur le trottoir aval ;
  • de mai à août 2012 : le département rénove la chaussée et les trottoirs du pont pour un montant de plus de 550 000 euros. L’idée d’une voie de bus est écartée car, selon la mairie de Vichy citée par La Montagne en août 2012, le gain de temps ne serait que de dix secondes ;
  • constatant la dégradation du revêtement des trottoirs au fil du temps, tout a été tenté pour reprendre ce revêtement ;
  • fin 2019 : la ville de Vichy rénove l’entrée de ville (en plus de l’avenue Aristide-Briand et le square Albert-Ier) et réduit la signalisation de direction au réseau classé[3]. Les piétons (et les cyclistes) traversent la chaussée sans îlot central. Les trois voies sont maintenues à la sortie du pont mais seule la voie de droite (qui est désormais conditionnée au feu tricolore avec signal avancé) comporte des mentions (voir ci-après), tandis que le sens inverse ne compte plus qu’une seule voie, et une trajectoire qui laisse penser à une voie d'accélération qui ne peut en être une ;
  • 2020 : la ville de Vichy entreprend la rénovation des garde-corps et des candélabres Art déco (avec passage en LED) : d’abord côté amont, puis côté aval ;
  • avril-mai 2021 : les trottoirs sont rendus aux piétons et une bande cyclable est créée. Le passage piétons côté Bellerive-sur-Allier est déplacé et la bande cyclable est désormais orientée au plus près du pont.

Peu de panneaux, mais pourquoi ?

On s’interroge sur un nombre peu élevé de panneaux de signalisation autour du pont. Est-ce parce que la ville de Vichy a un patrimoine architectural riche et protégé (d’autant plus que le pont est dans la zone tampon du périmètre de protection UNESCO depuis le 24 juillet 2021) que l’on doit limiter tout élément dénotant le paysage (comme la signalisation) ? C’est possible.

Mais le principal, c’est que la signalisation nous paraît très insuffisante. Et cela touche aussi d’autres ponts de l’agglomération (voir ci-après).

Pour étudier le problème, je me suis rendu sur place le matin des 24 et 25 janvier 2022, avec un temps ensoleillé.

1. Sortie de Vichy, direction Bellerive-sur-Allier

Sortie de Vichy et jalonnement cyclable vers Bellerive - Pont 2022-01-25
Sortie de Vichy en direction de Bellerive-sur-Allier, 25 janvier 2022. Outre les cinq caméras de vidéoprotection, seuls deux panneaux indiquent la sortie de Vichy, preuve que le pont est hors agglomération.
Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

En sortant de Vichy, seuls deux panneaux sont présents: le panneau de sortie d’agglomération de Vichy (daté de 2009) et un panneau Dv43b de jalonnement cyclable vers Bellerive, implanté en 2014 à la suite du balisage des itinéraires cyclables par le département de l’Allier.

Il a existé, entre 2011 et 2019, un ensemble de panneaux B54 (aire piétonne), C113 (piste ou bande cyclable conseillée et réservée aux cycles) — ces deux panneaux ont dû être permutés depuis qu’ils ont été déplacés de la rive gauche vers la rive droite — et M9z « Espace partagé » et dans le sens inverse, les panneaux B55 (fin d’aire piétonne, C114 (fin de piste cyclable conseillée) et M9z « Fin d’espace partagé ». Ces six panneaux ont été déposés, notamment parce que le choix a été fait de créer une bande cyclable sur la chaussée, rendant les trottoirs aux seuls piétons.

On regrette l’absence d’autres panneaux, notamment le nom du pont, le cours d’eau franchi, une limitation de vitesse (c’est donc 90 km/h[4]…) et — facultatif malgré le caractère urbain du site — un cartouche E43 pour montrer que l’on circule bien sur une route départementale.

Les cinq caméras de vidéoprotection qui surveillent l’entrée du pont côté Vichy — qui sont aussi capables de verbaliser — sont réparties comme suit[5] :

Caméras de vidéoprotection à l’entrée de Vichy
Caméras\Côté Amont (Bellerive → Vichy) Aval (Vichy → Bellerive)
1res dome

2es fixed
fixed
3es panning
panning
OpenStreetMap Nœud 1510044148 Nœud 1510044152

2. Entrée de Bellerive-sur-Allier après le pont

Entrée de Bellerive-sur-Allier après le pont 2022-01-25
Entrée de Bellerive-sur-Allier juste après le pont, 25 janvier 2022. Un nouveau support est implanté au même endroit que l’ancien, simplement parce que la ville a reçu un nouveau label six mois plus tôt : Commune touristique. On déplore la réutilisation d’un ancien panneau daté (celui d’entrée d’agglomération).
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

On entre à Bellerive-sur-Allier immédiatement en sortant du pont. La vitesse est ici réellement limitée à 50 km/h. L’avenue présente un autre visage six mois après le remplacement de l’éclairage public.

La commune a reçu le label Commune touristique en juillet 2021. Les nouveaux panneaux étant arrivés, elle a donc décidé de modifier  le support du panneau et même de repeindre le dos du panneau de signalisation d’entrée d’agglomération datant de… 1987. Tous les panneaux ayant un revêtement rétroréfléchissant de classe 1, c’est-à-dire le niveau de service minimal, ces panneaux doivent normalement être remplacés au bout de huit ans. On ne laisse pas un panneau de 35 ans à l’entrée d’une ville, on le remplace…

Comme on est sur une route départementale, on aurait pu ajouter le cartouche D 2209.

3. Passage piétons

Nouveau passage piétons et traversée cycliste (Bellerive-sur-Allier) - Vue vers NO 2021-07-24
Passage piétons sur l’avenue de la République (D 2209, Bellerive-sur-Allier), 24 juillet 2021. À l’occasion de la création de la bande cyclable, le passage piétons a lui aussi été modifié. Niveau qualité de signalisation horizontale, on a aussi touché le fond avec ces figurines non conformes. En arrière-plan, le nouveau restaurant Sporting Vichy (il y avait aussi un parcours de grimpe d’arbres, dont j’ignore pourquoi il a été supprimé).
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Pour passer de l’autre côté du trottoir, un passage piétons a été matérialisé. On se souvient qu’en 2009, c’était un simple passage piétons, que sa traversée a été décalée en 2010 (Street View octobre 2010), qu’on est revenu à la situation antérieure en 2012, qu’on a doublé par une traversée cycliste en 2013 mais côté Bellerive (Street View mai 2013 ; voilà à quoi elle ressemblait en 2020). En 2021, le passage piétons est repris, mais la traversée cycliste parallèle est orientée côté pont.

Il n’y a aucun panneau de signalisation pour annoncer ce passage piétons doublé par cette traversée cycliste, que ce soit dans un sens ou dans l’autre. On y trouvait jusqu’à récemment (2020) un signal avancé… placé en position.

Si des panneaux devaient être remis en place, ce serait un panneau C20a (passage pour piétons) + un panonceau Traversée de cyclistes, des deux côtés.

4. Sortie de Bellerive-sur-Allier, direction Vichy

Sortie de Bellerive-sur-Allier vers Vichy avant pont (2) 2022-01-25
Sortie de Bellerive-sur-Allier en direction de Vichy, 25 janvier 2022. Aucun panneau de signalisation pour informer que l’on quitte Bellerive-sur-Allier, que l’on franchit un pont sur un cours d’eau important… quand l’information vitale est absente.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

On quitte, sans être prévenu, la ville de Bellerive-sur-Allier. Aucun panneau ne nous prévient qu’on quitte cette ville pour rejoindre la ville voisine de Vichy, qui en profite pour vanter son inscription au patrimoine mondial.

Jusqu’en 2019 (année où les berges d’Allier ont été rénovées en rive gauche), il y avait encore un vieux panneau (intermédiaire entre un panneau en béton et un panneau actuel) indiquant la rivière Allier. Il a été déposé. Désormais, il ne reste plus rien du tout.

La moindre des choses, c’est d’ajouter trois panneaux : sortie d’agglomération, nom du cours d’eau et nom (officiel et/ou courant) du pont. En l’état actuel, rien ne justifie que l’on est sorti d’une agglomération et que la vitesse sur le pont est bien limitée à 50 km/h.

5. Entrée de Vichy après le pont

Entrée de Vichy à la sortie du pont de Bellerive 2022-01-24
Entrée de Vichy, 24 janvier 2022. L’entrée est composée de deux panneaux : le panneau d’entrée d’agglomération de Vichy et un panneau de ville fleurie (4 fleurs). L’entrée de ville a été complètement modifiée fin 2019, tout comme l’avenue Aristide-Briand (voie communale) qui la prolonge.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Dès l’entrée de l’agglomération de Vichy, on arrive sur un passage piétons complété par sa traversée cycliste. Celle-ci n’est pas nouvelle, puisqu’elle existait déjà depuis août 2011 sous une forme différente (photo en 2014) : elle reliait les parcs Napoléon-III et Kennedy tout en assurant une continuité cyclable. Elle est toujours côté ville et non côté pont comme c’est le cas sur la rive opposée.

L’entrée de la ville a été entièrement modifiée fin 2019 mais elle s’est accompagnée de la purge de toute la signalisation existante. On retrouve, depuis fin mars 2019, une signalisation dynamique des cinq parkings à contrôle d’accès indiquant le nombre de places libres[6] ainsi que quelques hôtels et restaurants.

Comme sur la chaussée, les figurines cyclistes ne sont pas conformes : quand c’est sur la chaussée, c’est la même chose que sur le pont ; quand c’est sur le trottoir, c’est la figurine conforme (mais quel matériau ?) mais à l’envers.

Quelle signalisation aux extrémités du pont ?

Rive droite : que de la réutilisation, plus rien pour les voies communales

L’entrée de Vichy offre toujours trois voies de circulation, mais les conditions de circulation ont bien entendu été modifiées.

Signalisation à l’entrée de Vichy
Époque\Voie Gauche Centre Droite
En 2019 Panneaux
Thermes Callou
Centre Thermal des Dômes
Vichy Spa Les Célestins
Parking Célestins
Parking Les Dômes
Crématorium
Cimetière
Chambre de Commerce
et d’Industrie
Commissariat de Police
suivre CENTRE VILLE
Centre Culturel
Valery Larbaud
Musée de l’Opéra
Musée Surréaliste
F. BOUCHEIX
Université
A 89
THIERS
LE PUY
PARIS
LYON
Parc d’Activités
Croix ST Martin
Gare SNCF
Terrain de camping pour tentes Terrain de camping pour caravanes Abrest
Au bout Feu tricolore R14tg Feu tricolore R14d Cédez-le-passage
En 2022 Panneaux aucun aucun
A 89
THIERS
LE PUY
PARIS
LYON
Université
Gare SNCF
Au bout Feu tricolore R11v Feu tricolore R11v Feu tricolore R11v
+ signal avancé R16td

R11v : signal par défaut. R14tg : signal directionnel tourne-à-gauche. R14td : signal directionnel tout droit. R16td : signal d’anticipation directionnel tourne-à-droite.

Auparavant, pour tourner à droite, le conducteur était dispensé du feu tricolore et se contentait juste d’un cédez-le-passage. Désormais, tous les flux sont concernés, et pour compenser, un signal d’anticipation directionnel R16td a été ajouté en-dessous du signal R11 (le feu concerne désormais tous les flux). Cela vaut aussi pour les flux du boulevard des États-Unis vers le boulevard Kennedy ou le pont (avec un sas vélo).

Le feu pour piétons concerne aussi les vélos. Le cycliste doit donc s’arrêter quand le feu pour piétons est rouge.

Le constat est clair : on n’a gardé que cinq panneaux pour le réseau classé (boulevard Kennedy, D 426), et rien pour les autres voies (mis à part les parkings en amont). La direction du centre-ville n’est même plus indiquée, pas plus que le cimetière (qui était un panneau provisoire), le crématorium… Le panneau qui indiquait Abrest portait à confusion car il concernait le camping et non pas la commune.

Vers le pont, l’ensemble de panneaux sur caisson a été conservé, mais il est placé à un endroit qui est visible quand on vient du boulevard Kennedy ou de l’avenue Aristide-Briand, mais moins bien depuis le boulevard des États-Unis. Les directions indiquées sont : A 719; Clermont-Ferrand (par autoroute), Bellerive, Gannat, Hippodrome, Stade Nautique, Terrain de camping pour tentes Terrain de camping pour caravanes Bellerive s/ A..

L’idéal aurait été de dédoubler les panneaux, et on se demande pourquoi le stade nautique, fermé il y a 14 ans, continue à être signalé alors que le stade aquatique ne l’est toujours pas ?

Rive gauche : rien n’a changé

Les portiques, qui se situent en amont des deux giratoires, n’ont pas changé. Ils indiquent toujours les mêmes directions (Bellerive-Centre, Gannat par la D 2209 ; Hauterive, Brugheas et Randan par la D 1093 ; puis Saint-Yorre et Hauterive par la D 131 ou Randan, Maringues, Brugheas et Pont-du-Château par D 1093).

Beaucoup de panneaux subsistants datent de 1987, à l’époque où les deux giratoires situés aux débuts des départementales 1093 et 131 étaient mis en service. La ville a remplacé la signalisation locale en 2017 en supprimant les zones d’activités intercommunales du Bioparc et de la Tour d’Abrest en donnant la priorité à la ZA de Navarre. Et laisse plus de place à la publicité et aux pré-enseignes depuis qu’elle est sous contrat avec JCDecaux depuis 2018. On préfère de l’information utile plutôt que quatre pré-enseignes (une jardinerie, un restaurant, un fast-food et un hypermarché).

Cette signalisation mériterait donc davantage d’améliorations. Entre un département, gestionnaire de la route où passe le pont, qui n’a pas amélioré la signalisation, et une commune, qu’on laisse faire tout et n’importe quoi, on s’y perd vite.

Parangonnage : voir ailleurs pour rétablir une cohérence ici

Le terme « parangonnage » est utilise à la place d’un autre terme anglais (benchmarking) utilisé pour désigner ce qui se fait de mieux ailleurs.

Le pont Régemortes à Moulins : un édifice classé, seul lien (mais plus pour longtemps) avec les deux rives de l’Allier

Pont Régemortes rive gauche 2015-08-26
Pont Régemortes (Moulins), 26 août 2015. Un panneau est placé juste avant le pont, le nom du cours d’eau est même indiqué.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Comme aménagement similaire, mais en dehors de Vichy, le pont Régemortes, à Moulins. Il est aussi géré par le département (D 2009), il est entouré de deux giratoires (alors qu’à Vichy il y a un giratoire qui peut être emprunté en rive gauche et un carrefour à feux en rive droite) et, ses particularités, c’est que cet édifice du XVIIIe siècle est inscrit aux monuments historiques (1946), et qu’il ne sera plus le seul ouvrage de franchissement des deux rives de l’Allier, puisque l’agglomération construit un deuxième pont pour répondre à la saturation du seul pont, qui sera livré fin 2023[7]. Et dire que chez nous, on prévoyait aussi un nouveau pont pour répondre à la saturation du pont de Bellerive…

La signalisation est largement suffisante, même si elle date un peu, c’est mieux que ce qu’on a actuellement à Vichy. Toutes les directions sont correctement indiquées aussi bien en rive droite qu’en rive gauche, et même le centre-ville, ce qu’on n’a plus à Vichy.

Quel choix de signalisation locale ?

La décision de ne pas garder les anciens panneaux côté Vichy après le chantier est inconcevable. La ville devait, peu importe si les panneaux sont neufs ou pas, les remettre pour continuer à apporter une information utile aux conducteurs. C’est le rôle de la signalisation verticale. Tout le monde n’a pas de GPS, alors l’intérêt de supprimer des panneaux utiles est incompréhensible.

Côté Bellerive-sur-Allier, la ville a tout remplacé en 2017 pour un modèle unique, mais qui a pu porter à confusion avec des panneaux de présignalisation. Par exemple, en 2016, il y avait encore des panneaux qui indiquaient beaucoup de services (même les sites communautaires). L’année suivante, le remplacement de tous ces panneaux aura fait des ravages.

Si Vichy a préféré remplacer (avec timidité) certains panneaux de direction, Bellerive-sur-Allier a remis à plat toute la signalisation d’information locale (SIL) en supprimant toutes les pré-enseignes… pour les réintroduire sur des panneaux JCDecaux en 2018, deux ans après Cusset qui s’y est également mis.

L’idée d’une SIL à Vichy, pourquoi pas, mais cela nécessiterait des réflexions sur l’ensemble de la ville.

En conclusion

Si j’avais mis une note à cet aménagement, elle ne serait pas bonne. Plutôt en-dessous de la moyenne compte tenu de l’inaction des collectivités à proposer une signalisation de qualité.


[1] Ce sont les images mises à disposition par le CRAIG (Centre régional Auvergne-Rhône-Alpes de l’information géographique) et sous licence ouverte, que l’on trouve aussi sur le site Géoportail de l’IGN, et qui sont utilisées par les contributeurs du projet OpenStreetMap. En non libre, il existe les images de Google Maps, plus récentes (juillet 2020), mais déjà obsolètes.

[2] Le pont est géré par le département depuis 2008 ; auparavant, il s’agissait d’une route nationale : N 9BIS (embranchement de Gannat (N 9) vers Vichy), puis N 9A en 1933, puis N 209 en 1978.

[3] C’est-à-dire les voies gérées par le département : le pont (D 2209), ainsi que le boulevard du Président John-Fitzgerald-Kennedy (D 426). Les mentions sont également réduites.

[4] Dans l’Allier, la limitation de vitesse générale hors agglomération et hors dispositions contraires est de 90 km/h depuis le 11 décembre 2020, au lieu de 80 km/h en règle générale depuis le 1er juillet 2018.

[5] On peut aussi retrouver ces caméras sur le site Surveillance under Surveillance, mais elle ne prend en compte que les premières caméras et les hauteurs globales des candélabres si elles sont renseignées. Les valeurs des n-ièmes caméras, s’il y en a plusieurs sur un même support, ce qui est de plus en plus fréquent à Vichy (camera:*:n), ne sont pas prises en charge (j’ai relevé au début du mois, allée des Ailes, un support comprenant… cinq caméras !).

[6] 4 Chemins - Centre Ville (450 places), La Poste - Centre Ville (430 places), Gare SNCF-ATRIUM (270 places), Les Dômes (130 places), Célestins (300 places) ; on les trouve aussi à trois autres emplacements.

[7] « Le deuxième pont », site de la communauté d’agglomération Moulins Communauté (consulté le 15 février 2022).

mercredi 31 août 2022

Avenue Poincaré : la (presque) déception

Le réaménagement de l’avenue Poincaré (D 906E) est quasiment terminé. Pendant dix mois, la ville de Vichy, la communauté d’agglomération Vichy Communauté et le département de l’Allier — ce dernier étant gestionnaire d’une grande partie du linéaire rénové — ont procédé à la rénovation de cette entrée de ville, qui ressemble au boulevard urbain, mais la qualité de l’aménagement déçoit un peu. Revue sur les principaux changements de cette entrée de ville.

Début de rédaction : 30 août 2022.

Il y a trois semaines, le département de l’Allier, gestionnaire de la route, effectuait les travaux de rénovation de la chaussée (sur route barrée) avec des déviations par d’autres voies départementales et communales. Le marquage au sol arrivant quelques jours plus tard, il révèle l’aspect d’un boulevard urbain, à ceci près qu’elle s’appelle toujours avenue, mais sans tourne à gauche pour pénaliser les riverains ou même les clients d’un supermarché implanté le long de la rue.

Entrée de Vichy et sortie d'Abrest par la route en provenance de Thiers (panneaux) 2022-08-28
Entrée de Vichy, le 28 août 2022. On regrette le traitement porté par les collectivités en matière de signalisation à l’entrée de la ville, où seuls trois panneaux ont été conservés, et pas le cartouche de route départementale…
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Entrée de Vichy depuis Thiers par la D 906e 2021-10-30
…qu’on retrouvait avant sa rénovation, le 30 octobre 2021. Le département venait tout juste de remplacer (mais avec quelques dizaines de mètres d’écart) la signalisation d’entrée d’agglomération, en introduisant (avec plus de cinq ans de retard !) le cartouche « D 906e ». D’autre part, la chaussée large et les trottoirs étroits donnaient un autre visage à la route.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Les 800 mètres de linéaire rénovés (qui comprennent aussi la rue de Thiers, partiellement classée dans la voirie départementale) ressemblent, de par leur configuration, à l’avenue de la Liberté[1] que la communauté d’agglomération a construite entre 2013 et 2022. Revue de détail, de la chaussée à la signalisation.

Un aménagement ressemblant au boulevard urbain de Vichy Communauté

L’aménagement de cette route départementale ressemble à celui du boulevard urbain.

Boulevard urbain au croisement avec l'allée Mesdames (Cusset) 2022-06-18
Avenue de la Liberté, au croisement avec l’allée Mesdames (Cusset), 18 juin 2022. L’aménagement est proche du boulevard urbain, avec sa piste cyclable à droite, son chemin piéton à gauche, et un stationnement (ici inexistant) présent sur certaines portions de cet axe construit il y a moins de dix ans par la communauté d’agglomération (cette portion est ouverte depuis 2017).
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Une chaussée neuve mais un linéaire incitant pourtant à la vitesse

Comme sur le boulevard urbain, la chaussée est délimitée par une ligne discontinue. Les dépassements d’obstacles (y compris de véhicules lents) sont donc autorisés. Cependant, les passages piétons n’ont plus d’îlot ce qui impose une vigilance accrue à leur approche. Leurs emplacements sont identiques sauf pour deux d’entre eux qui ont été déplacés d’environ un à deux mètres[2]. Ces îlots subsistent par contre à l’extrême nord de l’avenue et sur la rue de Thiers, où le passage piétons est complété par une traversée cycliste parallèle.

À noter qu'un nouveau passage piétons a été tracé sur la route menant à la rue du Maréchal-Lyautey, entre l’îlot existant — qui a du être partiellement raboté — et le pont sur la voie ferrée.

Les trottoirs : piétons d’un côté, cyclistes de l’autre

Côté pair (à droite), c’est une piste cyclable qui est matérialisée en remplacement des nombreux espaces de stationnement possibles. Mais au croisement avec les rues des Jardins, des Hortensias et des Glaïeuls, la piste cyclable s’interrompt car c’est un simple passage piétons qui est tracé, imposant aux cyclistes de descendre de leur vélo[3].

Avenue Poincaré (Vichy) - Piste cyclable interrompue par un passage piétons, croisement rue des Jardins, vers le nord 2022-08-28
Au croisement avec la rue des Jardins, 28 août 2022. Là, on a fait fort : imposer aux cyclistes de descendre de leur vélo pour traverser la rue. D’autant plus que les conducteurs souhaitant tourner à droite vers la rue des Jardins doivent franchir un ralentisseur pour laisser passer les… piétons ? cyclistes ?
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

La liaison avec la rue du Maréchal-Lyautey s’effectue par des traversées cyclistes parallèles aux passages piétons. Au giratoire avec les boulevards de l’Hôpital et de la rue de Thiers on retrouve aussi un aménagement identique mais prévu pour un sens de circulation.

L’éclairage public : entièrement en LED et du côté opposé par rapport à la configuration précédente

L’éclairage public a été remplacé entre mars et avril 2022, mais bascule du côté pair sur l’avenue Poincaré pour permettre d’éclairer la chaussée (à gauche) et la piste cyclable (à droite). Toutefois, en entrant à Abrest, on change à nouveau de côté, puisque les mâts, remplacés entre mars 2020 et avril 2021, sont disposés à gauche dans le sens sud-nord.

Signalisation, stationnement : peu d’améliorations, mais on a vu pire

Par rapport à avant les travaux, les règles de circulation ont peu changé. Si le feu de circulation à l angle avec la rue des Jardins a été supprimé, la route reste sous le régime de priorité ponctuelle.

En l’absence de panneau de signalisation indiquant que la route départementale est prioritaire (il avait existé, jusqu’en 2021, un panneau de fin de route prioritaire à l'entrée de Vichy), le régime de la priorité à droite s’applique. Rappelons qu’à Abrest, la route conserve son caractère prioritaire.

Une signalisation directionnelle qui se refuse à être mise à jour… et des panneaux réutilisés !

On regrette que la signalisation de direction ne veut pas être changée, alors qu’il y a eu des évolutions. Des panneaux datés de 1985 et toujours en bon état indiquent toujours Thiers, Le Puy[4], Abrest et Saint-Yorre. Une simple mise à jour doit être faite y compris en amont du projet, en prenant en compte toutes les localités y compris Abrest qui est moins bien signalée que les autres.

Un panneau de position indiquant le centre-ville est implanté mais à un emplacement inapproprié, pas devant le panneau mais quelques dizaines de mètres en amont.

Quant à la signalisation de police, on retrouve même des panneaux de récupération. Les panneaux d’entrée d’agglomération, remplacés par le département en octobre 2021 (voir photo en tête de l’article) ont été remis en place, mais plus dans un état comme neuf. Sans parler du panneau E43 d’identification de route départementale qui n’a pas été remis alors que c’est toujours le département de l’Allier qui gère cette route[5].

La fin de la piste cyclable, dans le sens Vichy vers Thiers, et qui débouche en impasse, est signalée par un ensemble de panneaux AB3a+M9c… fabriqués respectivement en 2007 et 2005 ! Est-ce parce qu’on n’a pas pu commander suffisamment de panneaux neufs ?

Un stationnement restreint à un seul sens de circulation

Idée copiée sur le boulevard urbain, ou même sur l’avenue de Vichy (D 2209) à Cusset : proposer des places de stationnement uniquement dans un sens de circulation. C’est chose faite, on ne peut y stationner que dans le sens Vichy vers Thiers. Seule différence : le besoin de réaliser un créneau de stationnement est moins utile (sauf au droit de la station-service) puisque les places de stationnement sont matérialisées à hauteur même du trottoir.

En limitant le stationnement au sens Vichy vers Thiers, on restreint la possibilité aux riverains de pouvoir stationner notamment côté pair où est actuellement implantée la piste cyclable. On leur impose un demi-tour.

Mobilier urbain : même couleur, mais de la pub en plus

Les mêmes codes que le boulevard urbain

Comme pour le boulevard urbain ou même certains projets dans le centre-ville de Vichy, la tendance est d’utiliser une couleur gris marron pour les mâts d’éclairage public ainsi que les sucettes publicitaires. Les panneaux de signalisation, eux, restent dans la couleur par défaut des fabricants.

De plus en plus de… publicités !

On pensait voir autant ou moins de publicités qu’avant sa rénovation, finalement on en voit de plus en plus !

Le long de la route, on trouve trois panneaux 4x3 fixés au mur (un fixe pour le magasin Carrefour et un deuxième pour les promotions de cette enseigne) et un troisième, un peu plus loin, pour Intersport, enseigne d’articles de sport présente depuis 2016, et plus récemment un quatrième, double face, dont les pieds sont posés dans le domaine privé.

Concernant les sucettes publicitaires : en 2017, l’une d’elles avait été implantée entre la sortie de la station Total et la sortie nord du parking du supermarché Lidl. Mais la visibilité était gâchée par cette publicité ce qui impose de marquer l’arrêt au-delà du STOP… qui n’a pas bougé. Actuellement, ce sont trois sucettes, souvent proches des intersections, dont un juste avant une chaussée large… où la sortie n’est (heureusement ?) pas autorisée.

Pourtant, un règlement local de publicité intercommunal a été approuvé en juin 2022 par le conseil communautaire de Vichy Communauté et le diagnostic fait état d’un nombre abondant de publicités (y compris non réglementaires) sur cette route… qui s’appelle encore la D 906 ![6]


[1] Ainsi que le boulevard d’Alsace-Lorraine, à Cusset, au nord, et une voie anonyme ouverte en 2021, et une partie de la rue de Bordeaux.

[2] près de la rue des Jardins et à l'extrémité sud du projet.

[3] ne rien tracer aurait été préférable pour permettre la continuité cyclable. D'autant plus que ce sont même des ralentisseurs qui ont du être aménagés, et donc non conformes tant qu'ils ne sont pas accompagnés de limitation à 30 km/h. La largeurvdu trottoir est même insuffisante pour un aménagement au rabais comme sur l'avenue de Vichy (D 2209, Cusset), cf.

[4] Vers 1987, une nouvelle route a été créée entre Arlanc (sud-est du Puy-de-Dôme) et La Chaise-Dieu (Haute-Loire) raccourcissant l’itinéraire Vichy – Le Puy (devenue Le Puy-en-Velay en 1988) d'une dizaine de kilomètres.

[5] Rappelons que pendant près de cinq ans, cette entrée de ville était dépourvue de son cartouche d’identification de route, et que le département a remplacé les D 906 par D 906E avec un an de retard.

[6] Règlement local de publicité disponible à cette adresse : « Règlement Local de Publicité Intercommunal » sur le site de Vichy Communauté, puis « Consulter le RLPI approuvé », « 1-Rapport de présentation », p. 76-77 :
« Les axes majeurs desservant le cœur d’agglomération ainsi que des zones d’activités apparaissent quant à eux comme nettement plus exposés, ils sont des axes supports privilégiés pour la publicité. […] La route départementale 906 depuis son entrée sur le territoire jusqu’à son entrée dans le cœur d’agglomération accueille quant à elle de nombreuses publicités et pré-enseignes dont certaines en infraction ».

lundi 25 juillet 2022

Ralentisseur dangereux sur le boulevard de l’Hôpital à Vichy

Sur le boulevard de l’Hôpital, à Vichy, un aménagement de sécurité dangereux dont l’efficacité est compromettante pour certaines catégories de véhicules, est en train de partir en vrille. Il s’agit d’un ralentisseur de type coussin berlinois, implanté à la fin du mois de novembre 2019, certes, sur une section en zone 30, mais sur sur une section de route très fréquentée.

Début de rédaction le 25 juillet 2022.

On connaît cet axe structurant comme reliant le nord et le sud de l’agglomération vichyssoise, notamment — et surtout — depuis qu’un boulevard urbain a été mis en service et permis le désenclavement d’une partie du territoire communautaire, et plus particulièrement depuis la fin de l’année 2013, ou la rue de Bordeaux prolongée permet de réduire la circulation sur la portion comprise entre l'avenue de Gramont et la rue de Bordeaux.

Et aujourd’hui, on découvre que l’un des ralentisseurs a subi des dégradations :

Dans le sens sud-nord. Si le signal avancé est celui d’un passage piétons, celui de position est un… ralentisseur.
Vue du ralentisseur dont une partie du coussin a été désolidarisée.
En direction du sud. Bien que située dans une zone 30, ce ralentisseur est illégal

Photographies personnelles. Quand je suis passé ce matin, le bloc aujourd’hui désolidarisé était encore aux côtés des autres blocs.

Un axe structurant mais dangereux

Le boulevard de l’Hôpital, à Vichy, relie l'avenue de Gramont (D 2209) à un carrefour giratoire construit fin 2006 à l’intersection avec les rues de Thiers et du Vernet.

On l’oublie avec le temps, mais la chaussée a été refaite en trois temps par la communauté d’agglomération :

  • en 2012, entre l’avenue de Gramont (D 2209) et la rue de Bordeaux — cette voie est en fait classée dans la voirie départementale (D 259) — voire la rue de Chateaudun ;
  • en 2015, entre la rue de Chateaudun et l’accès sud à la rue Voltaire ;
  • en 2017, entre l’accès sud à la rue Voltaire et le giratoire (inclus) avec les rues du Vernet et de Thiers.

Une partie des trottoirs est impraticable notamment du côté des voies ferrées, à cause d’un mur instable et menaçant de s’écrouler[1].

La signalisation directionnelle s’est quelque peu améliorée, même si elle ne suit pas tout à fait les recommandations[2]. Il y a toujours dans cet ordre les mentions Thiers et Le Puy[3], et Abrest et Saint-Yorre. Abrest, qui est pourtant désormais plus peuplée que sa voisine, souffre encore d’un déficit de signalisation dont on ignore si, à l’issue de l’aménagement de l’avenue Poincaré (D 906E, voir par ailleurs), elle sera bien mieux signalée qu’auparavant.

Deux ralentisseurs efficaces ?

En novembre 2019, la commune (ou l'agglomération ?) a ajouté deux ralentisseurs de type coussin berlinois :

  • L'un, dans le sens nord-sud, situé juste après l'intersection avec la rue des Fleurs, et marquant le début de la zone 30.
  • L'autre, dans le sens sud-nord, situé juste avant le passage piétons. 

Aucun de ces deux n’est évidemment conforme.

Mais avant leur dégradation, voilà à quoi ils ressemblaient :

Coussin berlinois, bv de l'Hôpital, Vichy
Sens nord-sud, 15 juin 2020. L’aménagement d’un simple ralentisseur ne suffit pas à faire ralentir, certains accélèrent avant le panneau de fin de zone 30, d’autres se permettent de contourner le ralentisseur (photo TCY, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons)
Passage cyclable traversant la rue des Fleurs, Vichy
Rue de Bordeaux, le 15 juin 2020. Le ralentisseur, accompagné d’un panneau en position, marque aussi le début d’une zone 30 qui s’étend jusqu’à l’intersection avec la rue de Chateaudun (et aussi une partie du boulevard de l’Hôpital où la zone 30 commence à hauteur d’un passage piétons et d’une traversée cycliste parallèle) (photo TCY, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons)

Dans l’attente de la réalisation d’une carte, les ralentisseurs sont visibles sur cette image satellite Google Maps (sur le Géoportail, les images sont trop anciennes : septembre 2019).

Ce n’est pas la première fois que cela arrive

Récemment, un ralentisseur de type coussin berlinois situé sur la rue de la Cascade, une voie gérée par le département de l’Allier (D 126), utilisée à l’heure où j’écris cet article comme déviation en raison des travaux sur l’avenue Raymond-Poincaré (D 906E), a subi le même type de dégradations. On a préféré supprimer le ralentisseur, qui était présent depuis fin 2016, mais conserver la signalisation (qui est trompeuse car le passage piétons n’est pas surélevé) et la limitation de vitesse à 30 km/h dont l’utilité est discutable[4]. Mais on a vu pire…

Voir aussi


[1] Le conseil municipal de Vichy a décidé, le 4 avril 2022, que des travaux auront lieu derrière la gare, avec notamment la reprise du boulevard de l’Hôpital et le mur dangereux. Lire aussi cet article du 6 avril 2022 du journal La Montagne (en accès libre).

[2] « les mentions sont inscrites de haut en bas par ordre de distances décroissantes » (Instructions interministérielles sur la signalisation routière, 5e partie (signalisation de direction, des services et de repérage), article 81-1 « Composition des mentions et des panneaux », § C « Nombre et ordre des mentions - indication des distances », version consolidée au 9 janvier 2019.

[3] Sans « -en-Velay » alors que la commune a changé de nom en 1988 (INSEE, COG pour la commune concernée).

[4] Voilà à quoi ressemblait l’aménagement de sécurité en mars 2022 (en vignette, juin 2012).

dimanche 17 juillet 2022

Avenue Poincaré (D 906E) : où en est-on à l’approche de la fin des travaux ?

L’avenue Raymond Poincaré, portion de la route départementale 906E au sud de Vichy, est en cours de rénovation depuis novembre 2021. Cet aménagement vient dans le cadre de la rénovation des entrées de la ville thermale, trois ans après celle de l’avenue de Gramont et du pont Aristide-Briand (D 2209).

Début de rédaction le 4 juillet 2022. Publication : 17 juillet 2022.

Dernière minute : la route sera fermée du 18 juillet au 8 août pour les derniers travaux de rénovation de la chaussée par son gestionnaire, le département de l’Allier.

L’avenue est l’une des principales entrées de la ville, en venant de l’autoroute A 89 et de Thiers : on a successivement traversé, dans le Puy-de-Dôme, les agglomérations de Paslières, de Puy-Guillaume, de Ris-Gare (commune de Ris), puis dans l’Allier, sur le tracé historique après le rond-point du contournement sud-ouest, Saint-Yorre et Abrest.

On entre dans Vichy par un axe à deux voies larges, où la vitesse est limitée à 50 km/h, et où cette largeur ne permettait pas une sereine cohabitation avec les cyclistes qui s’engageraient sur cette avenue.

Entrée de Vichy et sortie d'Abrest par la D 906E en provenance de Thiers 2022-07-10
Entrée de Vichy par l’avenue Poincaré, 10 juillet 2022. Quelques panneaux ont été remis en place, mais ils sont déjà abîmés alors qu’ils ont été posés seulement neuf mois après. La collectivité partenaire du chantier a remis en place quelques panneaux, mais pas tous. On ne retrouve plus le cartouche « D 906e » alors que la route est toujours une départementale, ce qui équivaudrait à un retour en arrière lorsque la route était privée de son cartouche pendant… près de cinq ans après le changement du numéro de la route.
L’emprise de la chaussée est réduite pour laisser la place aux cyclistes qui circuleront sur le trottoir. L’éclairage pubilc a changé de côté.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Et voici à quoi ressemblait la route avant sa rénovation :

Entrée de Vichy depuis Thiers par la D 906e 2021-10-30
Entrée de Vichy par l’avenue Poincaré, 30 octobre 2021. Les panneaux d’entrée et de sortie d’agglomération, à l’époque très récemment remplacés, ont été déplacés plusieurs dizaines de mètres après leur emplacement originel, la faute à un support disparu qui a connu plusieurs bouleversements, notamment le panneau d’entrée de l’agglomération de Vichy qui a disparu à trois reprises entre 2014 et 2017.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Une communication défaillante ?

Rares sont les sources parlant de la rénovation de cette route majeure, aussi bien au niveau communal que départemental, dont le trafic est toujours aussi conséquent malgré l’ouverture du contournement sud-ouest de Vichy début 2016 (qui porte le numéro 906).

Seul l’hebdomadaire départemental La Semaine de l’Allier parle de ces travaux. Un article daté du 7 novembre 2021 parle du début des travaux le 8 novembre 2021, avec une fin prévue pour l’été 2022[1]. Le journal municipal C’est à Vichy parle évidemment de ce chantier.

Quant aux plans détaillés du chantier, on ignore s’ils ont été mis à disposition du public comme cela semble avoir été pour d’autres chantiers similaires sur des axes gérés par le département. De mémoire, je n’ai pas eu connaissance de plans pour la rénovation des avenues de Gramont, de l’antrée de ville par le pont Aristide-Briand, ou, à Cusset, de l’avenue de Vichy (ces sections de route citées font partie de la route départementale 2209).

Le projet

Le projet consiste à rénover l’intégralité de la route (plus la rue de Thiers, partiellement dans la voirie communale) : chaussée, trottoirs, éclairage public, nouveau mobilier urbain, nouvelle piste cyclable.

Les constatations

Sur la chaussée et les trottoirs

Une chaussée plus étroite, sans îlots sur les passages piétons. Les îlots des passages piétons (dont leur emplacement n'a pas bougé) ont été supprimés.

Un stationnement uniquement d'un côté de la route. Comme sur l'avenue de Vichy (D 2209) à Cusset, le stationnement ne peut plus se faire que dans le sens Vichy vers Abrest. Contrairement au premier aménagement précité, il n'y a pas de bordures de trottoir ; le contraste entre les places matérialisées et le trottoir permet de reconnaître la délimitation de ces places.

Pour connaître le nombre de places de stationnement matérialisées, il faudra probablement attendre la fin des travaux.

Des trottoirs en  béton désactivé  marquent la différence entre la chaussée et le trottoir.

Des ralentisseurs... oui, il y en a, à l'intersection avec les rues de Cimiez, des Glaïeuls, des Hortensias et des Jardins. Si les trois premières rues conservent leur sens unique (instauré en juillet 2011) et le côté du stationnement, ils sont présents pour permettre la traversée des cyclistes (le trottoir a été prévu pour eux) à niveau .

Le mobilier urbain

Un éclairage public LED à l'opposé de la route. L'éclairage public ,passe en LED, à été remplacé entre mars et avril 2022, mais côté trottoir opposé, éclairant aussi bien la chaussée que la piste cyclable.

Des caméras de vidéoprotection ? Un mât, implanté à l’intersection avec la rue des Hortensias, pourrait compter au moins une caméra de vidéoprotection.

De la publicité sur la route. On trouve désormais trois panneaux publicitaires le long de la route : un pres de l'intersection avec la rue des Glaïeuls, un deuxième entre la rue des Jardins et l'accès au supermarché Lidl, et un troisième à hauteur du centre de contrôle technique. S'y ajoute un grand panneau publicitaire 4x3 dont le pied est dans le domaine privé, et deux panneaux en façade de maison.

La signalisation

Certains panneaux ont déjà été posés, mais pour la plupart ce sont pas des nouveaux.

Les panneaux d'entrée d'agglomération de Vichy et de sortie d’Abrest — qui ont été remplacés il y a moins de neuf mois — ainsi que le panneau ville fleurie 4 fleurs (remplacé en 2019) ont été remis en place à la limite de l'aménagement, mais ni le panneau Grand Prix National de Fleurissement,  ni même le cartouche de la D 906E n'ont été remis en place.

Un régime de priorité modifié. Plus de priorité à droite (sauf peut-être avec la rue des Jardins) mais des cédez-le-passage au débouché des rues de Cimiez et des Hortensias sur l'avenue Poincaré. 

Et après ?

La dernière phase de rénovation de la route est la réfection de la chaussée et la réalisation des marquages au sol. Mais ceux pour les cyclistes seront ils conformes ?

Les travaux sont prévus pour durer trois semaines, du 18 juillet à 8 août. Les usagers sont invités à emprunter d'autres axes (départementaux) :

  • dans le sens Abrest Vichy : par l'avenue de Cusset et la rue de la Cascade (Vichy) [D 126] qui rappelons-le, sont partiellement (et injustement) limitées à 30 km/h ;
  • dans le sens Vichy Abrest : par les avenues de la Croix-Saint-Martin (Vichy) et des Graviers (Abrest) [D 426].

A la fin des travaux, la ville de Vichy devrait retrouver une entrée de ville plus accueillante, en espérant que la signalisation suivra. Mais cette difficulté s'ajoute à une autre car plus en amont, à Saint-Yorre, on y construit deux carrefours giratoires à la sortie nord de la ville. Et contrairement à Vichy, ce projet (qui implique aussi la même route départementale) comprendra également un ralentisseur (qui sera sans doute illégal) et une piste cyclable.


[1] Denis Chervaux, « Vichy - des travaux en direction de St-Yorre jusqu'à l'été 2022 », La Semaine de l’Allier, 7 novembre 2021.

mercredi 8 juin 2022

Route de Charmeil (D 6, Bellerive-sur-Allier) : maintenant à 50 km/h

Depuis quelques jours, la portion de la route départementale 6 située entre les giratoires de l’Europe (au carrefour avec la D 6E, avenue de l’Europe) et de Boussange (avec la D 2209, route de Gannat ou avenue de Vichy) a vu sa vitesse abaissée de 70 à 50 km/h.

Début de rédaction : 8 juin 2022.

Cela m’est passé inaperçu, mais c’est dans un groupe privé FB que j’ai découvert cette nouvelle limitation de vitesse. Le 70 km/h n’est plus qu’un élément du passé.

Bellerive-sur-Allier - D 6 vers Saint-Pourçain 2014-06-08
Bellerive-sur-Allier, 8 juin 2014. La sortie de l’agglomération de Bellerive-sur-Allier par la route départementale 6, où trop de directions étaient indiquées en amont, se caractérise par une limitation de vitesse à 70 km/h.
Tabl-trai, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

En 2014, on pouvait encore rouler à 70 km/h sur une grande partie de la route départementale 6 située hors agglomération entre la sortie de Charmeil et l’entrée de Bellerive-sur-Allier, mis à part autour du rond-point de l’Europe. Désormais, ce n’est plus du tout le cas, et il faudra rouler plus doucement pour relier ces deux communes sur une portion de route très circulée, et même la plus fréquentée du département de l’Allier (hors routes nationales).

VL 50 très récente sur route de Charmeil près parc omnisports direction Moulins (Bellerive-sur-Allier) 2022-06-04
Bellerive-sur-Allier, 4 juin 2022. Ce panneau est implanté 90 mètres après la sortie du giratoire avec le chemin des Bernards et l’entrée ouest du parc omnisports Pierre-Coulon.
Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

On roule désormais à 50 km/h, mais on reste toujours hors agglomération, et cela a une incidence sur les amendes que l’on pourrait recevoir en cas de contrôle de vitesse.

Bien que, désormais, la vitesse soit limitée à 50 km/h, on déplore que les limites d’agglomération ne bougent pas (d’autant plus qu’elles sont floues au nord de la ville, faute de panneaux d’agglomération placés idéalement).

Ce doit être, à ma connaissance, le quatrième abaissement de limitation de vitesse sur une route départementale dans la commune.

Les précédents : plus de sécurité mais pas autant de communication ?

Il y a eu trois cas précédents d’abaissement de limite de vitesse sur des routes départementales à Bellerive-sur-Allier :

Au nord de la ville, l'avenue de l’Europe (D 6E) est la route qui relie le rond-point de l’Europe à la ville de Vichy en desservant le parc omnisports Pierre-Coulon. Malgré une chaussée large, la vitesse a été abaissée de 70 à 50 km/h début 2015 (uniquement entre la voie d’accès au centre des métiers du bâtiment et celle menant au parc omnisports) et elle est globalement respectée.

Vers l’ouest, mais sur une section en agglomération, une portion de la rue Adrien-Cavy (D 984) a vu sa limitation de vitesse abaissée de 70 à 50 km/h, sur plus de 500 m, toujours entre 2014 et 2015. Mais en 2020, sur cette section de ligne droite, qui continue vers l’espace Monzière, et au-delà vers Serbannes et Aigueperse, une nouvelle limitation de vitesse a été ajoutée sur une distance bien trop importante, à 30 km/h, sur 300 m, avec un ralentisseur, en prévision de la construction d’un nouvel ensemble. Et je doute fortement du respect de cette nouvelle limitation de vitesse.

Vers le sud, l’avenue du Général-de-Gaulle (D 131) a connu cette même baisse de vitesse en janvier 2019, là encore plus difficile à respecter.

À suivre…

mardi 15 février 2022

Une mode qui ne passe pas avec la signalisation routière : récupération et même harmonisation pour économiser au lieu de renouveler, mais pourquoi ?

Qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir hier qu’un panneau d’entrée d’agglomération de Bellerive-sur-Allier n’a pas été remplacé, mais… repeint ! Et ce n’est pas la première fois que cette collectivité procède, sans doute pour économiser l’achat de panneaux neufs.

Début de rédaction : 23 janvier 2022. Publication : 15 février 2022.

Quel panneau est ciblé ?

Il s’agit du panneau d’entrée d’agglomération de Bellerive-sur-Allier à la sortie du pont Aristide-Briand (ou pont de Bellerive), sur la route départementale 2209, route gérée par le département de l’Allier depuis 2008, sur une route nommée avenue de la République.

Entrée Bellerive-sur-Allier depuis pont 2021-07-24
Bellerive-sur-Allier, 24 juillet 2021 (avant remplacement). À la sortie du pont, un panneau d’entrée d’agglomération de Bellerive-sur-Allier (type EB10) accompagné de son blason, et en-dessous, un panneau Ville fleurie, en place depuis 2019 à la suite de l’obtention de la troisième fleur. En arrière-plan, l’aménagement cyclable avait été modifié trois mois plus tôt et l’éclairage public remplacé cette semaine.
Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Mais ce panneau, qui s’est retrouvé tout seul subitement il y a un certain nombre d’années, a donc une histoire particulière.

Le panneau a été fabriqué en 1987, c’est-à-dire il y a 35 ans. Sur les routes, on ne devrait plus voir de panneaux d’un âge aussi avancé (même si certains sont toujours aussi lisibles[1]). Les fabricants préconisent un remplacement « dès que les valeurs de rétro-réflexion d’un panneau sont inférieures à 70 % des valeurs minimales à l’état neuf »[2].

En 2009, le panneau d’entrée d’agglomération était placé 75 mètres après la sortie du pont[3] et avec quatre autres panneaux (villes jumelées, règles de stationnement, ville fleurie 2 fleurs et panneau d’interdiction de dépasser).

Depuis juillet 2010, ce panneau a été isolé pour être placé immédiatement après la sortie, soit 6 mètres après le dernier ensemble de candélabres Art déco (le trottoir a été élargi à la suite de la création d’un itinéraire cyclable menant au stade aquatique, pas du tout signalé par un panneau à l’époque depuis son ouverture en 2008), s’y ajoutera plus loin un ensemble de panneaux B54, C113 et M9z pour indiquer que le trottoir aval est un espace partagé (et dans le sens inverse les panneaux B55, C114 et M9z pour indiquer la fin de ces espaces réservés). On y ajoutera aussi un panneau pour indiquer que la commune appartient à la communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier[4].

En 2011, l’ensemble de panneaux est remplacé par la commune, ce sont des panneaux B54, C113 et M9z des deux côtés, les cyclistes peuvent emprunter la piste cyclable dans les deux sens.

En 2012, le département de l’Allier rénove la chaussée du pont. Sauf qu’un marquage au sol va dissuader les cyclistes d’emprunter le trottoir aval pour les inciter à prendre le trottoir amont. Le passage piétons en deux temps, aménagé en 2010 pour améliorer la sécurité lors de leur traversée, va être supprimé ; on le remplacera par un simple passage piétons doublé d’une piste cyclable.

En 2017, les panneaux qui accompagnaient le panneau d’entrée d’agglomération ont disparu ; celui indiquant Vichy Val d’Allier a disparu (tout comme l’intercommunalité) et est remplacé par le panneau Ville fleurie (2 fleurs). Il sera remplacé en 2019 à l’occasion de l’obtention de la troisième fleur.

En janvier 2022, un nouveau panneau est ajouté : Commune touristique. Il fait suite à l’obtention de ce label par un arrêté pris en juillet 2021.

Situation actuelle : un ensemble harmonisé, mais…

Mais l’impensable est arrivé ; non seulement la commune ajoute un panneau (pour informer de cette nouveau label obtenu six mois auparavant), mais les services techniques ont préféré peindre le dos du panneau d’entrée d’agglomération (et peut-être aussi le support qui va avec) de la même couleur que les autres panneaux !

Et ce n’est pas la première fois que cela se produit. Depuis 2014 et le basculement de la ville à droite, la commune a commencé à harmoniser l’ensemble du mobilier urbain et de la signalisation routière. La couleur dominante serait du bleu-vert très foncé. Tous les mâts d’éclairage public remplacés à partir de 2017, notamment sur les routes départementales 6 (route de Charmeil), 6E (avenue de l’Europe jusqu’à l’entrée du parc omnisports) et 2209 (route de Gannat), et plus récemment en 2020 sur la D 1093 (avenue Fernand Auberger) et en 2021 sur la D 2209 près du pont ont cette couleur.

Dans l'autre sens, ne cherchez pas un panneau de signalisation à la sortie de la ville : il n'y en a même pas. Depuis que j'habite près de Vichy en 2005, il n'y a jamais eu de panneau de sortie d'agglomération de Bellerive-sur-Allier. Cette absence de panneau interroge sur les conditions à laquelle on peut circuler.

A lire aussi : Pont de Bellerive, zéro pointé en matière de signalisation ? (Série Ratés d'aménagements)


[1] On trouve encore des panneaux de 1985 et 1986 sur la route départementale 906E, qui sont encore lisibles et visibles de nuit.

[2] Source : information trouvée sur le site Web d'un fabricant de panneaux routiers.

[3] Image Street View octobre 2009 (janvier 2022 pour comparaison)

[4] Entrée de la ville en 2015

lundi 3 janvier 2022

Rétrospective : 3 janvier 2012, les premiers partiels

Il y a tout juste 10 ans, le 3 janvier 2012, je passais les premiers partiels. Des examens terminaux qui clôturent un semestre d'une année universitaire et qui nécessitent une importante mobilisation des connaissances à tel point qu'il faut les assimiler au maximum pour espérer obtenir une bonne note, valider la matière (qu'on appelle unité d'enseignement) et le semestre. En cas d'échec, on a droit à une deuxième chance.

Début de rédaction : 3 janvier 2022.

Pour vérifier que les étudiants ont bien retenu les leçons, des contrôles sont organisés soit par les départements (ici de géographie),  soit par le service de la scolarité pour les examens terminaux.

Cette année universitaire 2011-2012, dans mon université (Blaise Pascal à Clermont-Ferrand), après un semestre qui a commencé exceptionnellement un mercredi (14 septembre 2011) pour s'achever le 13 décembre avec une semaine de vacances[1]), les examens ont été fixés pour les semaines du 2 et du 9 janvier 2012[2].

L’organisation des examens et le ressenti personnel

Plusieurs semaines avant la date des examens, le calendrier des différentes épreuves est affiché,  avec les consignes à respecter, les dates et heures des épreuves. Les épreuves d'une durée de 2 heures ont généralement lieu l'après-midi, celles de 3 ou 4 heures le matin à partir de 8 heures pile.

Chaque étudiant aura pris soin de rédiger des fiches de révision, sur une feuille de papier cartonnée. J’avais fait plus original avec un livret au format A5 composé de feuilles A4 (mais qui nécessit une organisation plus complexe).

Jours d’examen

Le jour de l'examen, le service scolarité affiche les salles où se déroulent les épreuves[3] afin que les étudiants puissent composer (hors cas particulier des étudiants en situation de handicap, par exemple temps supplémentaire)[4].

Chaque étudiant doit amener le minimum nécessaire — certains enseignants feront même interdire la trousse pour prévenir les fraudes[5] — ainsi que sa carte d'étudiant, indispensable pour composer.

Un temps minimal d'une heure est imposé aux étudiants afin d'éviter qu'un retardataire (qui a droit à une heure de retard) croise un autre étudiant ayant terminé plus tôt que prévu.

À la fin de l'examen, l'étudiant récupère sa carte (et doit aussi émarger) pour vérifier sa présence.

Une fois l'examen terminé, il peut se concentrer sur la prochaine matière.

Une fois les deux semaines d'examen terminées, le deuxième semestre commence. Mais il faudra attendre plus d'un mois après la fin des épreuves pour connaître le résultat. Et durant ce très long intervalle, en particulier autour de la mi-février pour le 1er semestre (fin de la première décade de juin pour le second semestre), on ressent la tension qui monte en allant sur l’espace numérique de travail de l’université, rubrique scolarité, puis notes et résultats, en attendant que les notes s’affichent. Et quand elles sont publiées, c’est soit le soulagement, soit la déception. De mon côté, cela a surtout penché du mauvais côté.

Les stratégies pour réussir à l’université avec les notes

L’obtention de bonnes notes est liée à un apprentissage rigoureux, à une recherche documentaire poussée et à une bonne assimilation de toutes les notions au sein d’un cours (car on ne sait jamais, comme au baccalauréat, quel est le sujet sur lequel on va tomber).

Plusieurs scénarios sont possibles :

Pour une UE :

> 10/20 ... Acquise définitivement

< 10/20 ... Non acquise sauf cas particuliers

Pour l'ensemble des UE d'un semestre (à raison de 120 points par semestre)

> 60/120 ... Acquis définitivement par capitalisation ou par compensation

< 60/120 ... Non Acquis

Pour une année entière (240 points)

> 120/240 ... Année validée et inscription possible au niveau supérieur

< 120/240 ... Passage de la deuxième session

La deuxième session

Dans le cas où la moyenne est inférieure à 120/240 (soit 10/20), l'étudiant a la possibilité de repasser  certaines épreuves, pour espérer remonter la note et accéder au niveau supérieur.

Les modalités de contrôle des connaissances sont parfois identiques, souvent il s'agit d'un écrit de même durée, parfois d'un oral.

Si, à l'issue de l'examen passé en deuxième session, une UE, un semestre ou une année passe au-dessus de 10/20,  alors UE/semestre/année est acquis. Sinon, redoublement.

La première année de licence, en 2011-2012, aura été un échec : j'aurai quand même réussi à valider certaines unités d'enseignement, mais pas d'autres.


[1] Le calendrier universitaire est différent du calendrier scolaire avec douze semaines de cours et une semaine pédagogique consacrée principalement aux rattrapages de séances annulées et aux examens terminaux de travaux dirigés. Les vacances de Noël et de printemps durent deux semaines mais, contrairement au calendrier scolaire , celles de la Toussaint et d'hiver  durent une seule semaine.

[2] Les dates des vacances et des examens sont fixées par l’université.

[3] Généralement dans des grandes salles comme les amphithéâtres.

[4] Toute fraude ou tentative de fraude est passible de sanctions allant du blâme à l'interdiction temporaire, voire définitive, de tout établissement d'enseignement supérieur.

[5] Dont j'en avais fait les frais en 2008.

dimanche 2 janvier 2022

5 ans sur Facebook, et après ?

Ce 2 janvier 2022, cela fait cinq ans jour pour jour que je me suis inscrit sur le réseau social Facebook. À l’origine, c’était pour mener à bien un projet collectif à l’université. Mais mon arrivée fut quand même très tardive.

Début de rédaction : 2 janvier 2022.

Si j’avais décidé ne pas rejoindre Facebook (ou tout autre réseau social[1]) plus tôt que prévu, c’était pour diverses raisons personnelles. Parce que je ne sentais pas rejoindre un réseau vaste, avec un potentiel pour retrouver d’anciens amis (virtuellement).

Quand j’étais en première année de Master (en septembre 2016), tous les étudiants de ma promotion avaient un compte Facebook (FB). Tous, sauf moi et une autre personne. Je faisais partie d’un groupe de projet collectif sur le rétablissement d’une ligne ferroviaire, avec 14 étudiants ; tous les échanges passaient par un groupe privé que je rejoindrai en m’inscrivant sur FB.

Je m’inscris donc sur FB le 2 janvier 2017, un jour après la naissance des nouvelles intercommunalités issues de la loi NOTRe[2], un jour après la naissance de l’université Clermont-Auvergne issue de la fusion des universités d’Auvergne (Clermont-I) et Blaise-Pascal (Clermont-II).

La première année, le plein de connexions

Dès le premier jour, je m’abonne à 37 pages, dont surtout d’informations locales et de constructeurs automobiles. Au bout de trois mois, ce nombre passe à 58, avant de marquer une pause estivale (difficultés de trouver du potentiel pour découvrir les nouvelles informations).

Concernant les amis, je fais le plein surtout la première année (10 amis au bout de 3 mois, 30 au bout de 6 mois, plus de 60 au bout d’un an), jusqu’à ce que je quitte l’université. Ce sont surtout des collègues de ma promotion, le cercle familial et des collègues de bureau, mais avec le temps, je n’y pense plus. Certaines invitations que j’envoie à de vieilles connaissances (côtoyées dans la cour du lycée par exemple) sont restées sans réponse (je ne saurai jamais si elle a été refusée au motif « je le connais ? pas sûr »).

Et puis, au fil du temps, plus le temps de retrouver de nouveaux amis. En 2021, j’en aurai rajouté un seul. Moins de potentiel, moins de chance de retrouver ses anciens camarades de classe (peut-être ont-ils quitté le réseau social ?).

À suivre…

Évolution « démographique »
Année 2018 2019 2020 2021 2022
Pages 84 119 214 319 350 ?
Groupes
(dont publics)
12
(2)
14
(3)
15
(4)
22
(10)
24
(12)
Amis ≈ 61 71 79 86 87

[1] Je suis également présent sur Twitter depuis le 1er septembre 2015.

[2] Loi no 2015-991 du 6 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République.

vendredi 31 décembre 2021

Les tops et flops de l’année 2021

L’année 2021 se termine, par des bonnes et des mauvaises nouvelles, sur le plan personnel.

Début de rédaction 29 décembre 2021 - Publication 31 décembre

Les tops

Un CDI après plusieurs sessions d’intérim. Travaillant dans la cartographie depuis fin avril 2019 via plusieurs sociétés et agences d’intérim pour le compte d’Enedis, j’ai enchaîné les missions d’intérim. Trois contrats de travail émanant de trois entreprises différentes. Le premier, qui a commencé le 24 avril 2019 et reonduit après une période d’essais de trois mois, n’a pas pu être reconduit à son expiration, le 24 avril 2020, à cause d’un confinement lié à l’arrivée d’un nouveau virus. Ce qui m’a contraint à me réinscrire à Pôle Emploi au cas où je devrais rejoindre une autre entreprise.

En octobre 2020, on m’a proposé une mission de cartographe à Clermont-Ferrand, mais trois mois après mon entretien, on m’apprend que cette mission se déroule à Toulouse, j’ai décliné. J’ai, depuis, un troisième contrat de travail d’une agence d’intérim qui s’est terminé le 20 avril 2021.

En avril 2021, je signe un contrat de travail à durée indéterminée de chantier auprès d’une entreprise, pour une durée d’un an, auxquels plusieurs collègues de travail y sont déjà membres. Il s’agit d’un projet consistant à repérer, analyser et contrôler les branchements à la moyenne échelle à partir de relevés terrain et de données grande échelle. Les marchés étant renouvelés à la mi-janvier, les résultats ont été dévoilés le 17 décembre et c’est la douche froide en découvrant que mon employeur n’a pas remporté le marché pour les étapes en cours (préparation des dossiers et contrôle des données intégrées). Quelques jours plus tard, je reçois un recommandé m’informant d’une convocation à un entretien préalable (à un licenciement pour motif personnel, qui en fait est lié à la fin du marché et non à un comportement alarmant). D’ici mi-janvier, je continuerai pour le compte d’une autre entreprise.

Deux écrans pour travailler et un mini-PC plus rapide. Lassé de devoir travailler avec des PC lents et peu réactifs (j’ai un PC portable depuis début 2017 mais qui fonctionne très lentement et qui ne sert plus que comme intermédiaire), l’employeur avec qui je travaillais m’a offert deux écrans de 23 pouces (comme au travail même si ce sont des écrans plus petits : 22 pouces) pour travailler plus aisément. J’ai dû commander un mini-PC pour pouvoir exécuter les tâches enfin plus rapidement, que l’on trouve plus facilement sur Internet que dans les magasins physiques.

La réception des deux écrans me permet enfin de prendre plus d’espace sur mon bureau, avec une résolution de 1920 × 1080.

Traction électrique sur les TER : ça augmente, ça augmente… Voilà dix ans que j’emprunte un train, et la traction électrique est désormais utilisée (entre Vichy et Clermont-Ferrand) par un train TER sur quatre (26 %). Cette part était de 20 % l’année précédente, approchante de 10 % il y a deux ans et… 0 % il y a cinq ans.

Mi-top, mi-flop

Moins de 8 000 km par an avec ma voiture. Depuis juillet 2020, je suis enfin propriétaire d’une voiture, d’une marque japonaise. Prévoyant de partir avec 10 000 km par an, je ferais bien moins que prévu, à cause des restrictions liées à la crise sanitaire.

Évolution du kilométrage du véhicule
Date (événement) Kilométrage Moyenne km
mensuelle
18 juillet 2020 (acquisition) 5 km
13 septembre 2020 (carburant) 1 991 km 1 063,2
1er janvier 2021 3 313 km 604
2 juillet 2021 (visite des 1 an) 6 430 km 561
18 juillet 2021 (1 an) 6 678 km 556
1er septembre 2021 8 263 km 614,3
1er novembre 2021 9 679 km 625,5
1er janvier 2022 10 802 km 625 env.

Le kilométrage moyen, qui était de plus de mille kilomètres par mois après seulement deux mois de conduite, chute à 800 km par mois à la fin octobre puis à près de 600 km par mois au 1er janvier 2021, à cause du deuxième confinement et aussi du choix d’utiliser les transports collectifs (train, bus). Les trajets se limitent à la liaison domicile ↔ parking gare SNCF (où je paie un abonnement mensuel) et avec la consommation élevée, réduit l’autonomie du véhicule, tous pleins faits, à moins de 500 km (526 km en moyenne).

Les flops

Les réseaux sociaux, l’amitié délaissée et les partages quasi inexistants. 2021 est ma cinquième année de présence sur Facebook et la septième sur Twitter, avec des résultats peu convaincants (développement suivra, ultérieurement dans cet article ou dans une autre publication).

Et ce blog alors ? A-t-il atteint les 20 000 vues ? Oui, tant mieux. Mais toujours aucun commentaire reçu y compris après validation.

dimanche 12 décembre 2021

D 906E : la fin de six ans de transition (Série Ratés d’aménagements, épisode 6)

Il y a six ans, alors que le contournement sud-ouest de Vichy venait d’être achevé mais pas encore ouvert, la signalisation posée, on découvrait sur les routes le nouveau numéro de la route départementale qui contourne la ville thermale. En découvrant qu’il s’agira de la D 906, la traversée de Saint-Yorre, Abrest et Vichy change de numéro pour s appeler D 906E. Mais il aura fallu en fait un an pour tour changer… ou presque.

Série : Ratés, incompréhensions et catastrophes d’aménagements dans l’agglomération de Vichy – Épisode 6

Publication : 12 décembre 2021 (épisodes 4 et 5 à venir)

Après plusieurs années de retard liées à un arrêt forcé du chantier dû à un non-respect des contraintes environnementales — traversée de forêts (Montpensier, Boucharde) et destruction d’espèces protégées entre autres — ce qui a entraîné le report de la date d’ouverture de ce nouveau linéaire routier s’écartant largement des agglomérations, le contournement a ouvert à la circulation le 2 février 2016.

La signalisation de direction a quant à elle été posée deux mois avant son ouverture. Toutes les mentions dirigeant vers le contournement (dont systématiquement A 719, Vichy, Bellerive-sur-Allier dans un sens, A 89, Thiers, Saint-Yorre dans l’autre) sont masquées dans l’attente de l’ouverture de la nouvelle route, sauf le cartouche d’identification. Lors d’une visite de terrain le 28 novembre 2015, le nouveau numéro de la route a été révélé : D 906 pour le contournement, et une semaine plus tard, D 906E pour la traversée.

Route D 906E vers Vichy 2015-12-05
Peu avant l’entrée de Saint-Yorre, 5 décembre 2015. À cette époque, le nouveau numéro de la route venait d’être révélé, mais quelques centaines de mètres plus loin, c’est encore le cartouche de la D 906 qui est présent… et ce pendant un an.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Près d’un mois pour changer les bornes kilométriques… mais près d’un an pour les cartouches !

Des bornes kilométriques remplacées à un endroit différent… et une cohabitation qui aura trop duré

Le remplacement des cartouches ne s’est pas fait tout de suite. Les bornes kilométriques ont été changées en janvier 2016… mais pas au même endroit ! Certaines ont été remplacées quelques mètres plus au nord ou au sud, placées sur des supports existants (poteau électrique basse tension, support de panneau de signalisation rectangulaire) ce qui modifie complètement le repérage par les services routiers départementaux : à quoi doit-on se fier ? À la version officielle[1] ou au relevé terrain ?

En tout cas, un lieu qui était à tel point de repère (PR) se retrouve en 2016 à un PR différent. Et pire, les bornes kilométriques n’ont pas toutes été remplacées : la borne PR 10, à Abrest, ne l’a jamais été ce qui fait croire que le PR 9 mesure désormais plus de 2 km…

Les cartouches n’ont pas non plus été tous remplacés. Durant toute l’année 2016, il aura subsiste une cohabitation entre l’ancien numéro (sur les cartouches des panneaux de direction et de localisation) et le nouveau numéro (sur les bornes).

D 906 (ou D 906E) vers Thiers (sortie de Vichy) (b) 2016-05-05
Avenue Poincaré (Vichy), 5 mai 2016. Sur cette sortie de Vichy — actuellement en cours de transformation — la cohabitation entre l’ancien et le nouveau numéro aura persisté plus de dix mois et demi. La nouvelle borne kilométrique a été placée sur un support de panneau de signalisation déjà existant, environ dix mètres plus au sud de l’ancienne borne. En 2018, la borne disparaîtra et… on taguera « 13 » sur l’ancienne borne.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Nous ne comprenons pas cette stratégie de remplacement en deux temps (très espacés…), mais en arriver là ?

Décembre 2016, c’est (enfin) au tour des cartouches d’être remplacés… sauf à Abrest

Début décembre 2016, tout a enfin été remplacé. À Saint-Yorre, Abrest et Vichy (mais aussi Magnet et Saint-Gérand-le-Puy), on roule bien sur la D 906E. Tout, enfin presque, car à Abrest on a supprimé le panneau pour… ne pas le remplacer. Était-ce un oubli, ou seulement le contexte urbain qui dispensait de ces petits panneaux ?

C’était tout simplement une omission, et cela est tout à fait possible : l’article 99-4 des Instructions interministérielles sur la signalisation routière stipule qu’un cartouche d’identification de la route peut être omis[2].

Entrée d’Abrest depuis Thiers, 9 décembre 2016. Le cartouche d’identification de la route a oublié d’être remplacé que ce soit d’un côté ou de l’autre de la route principale traversant Abrest. Un oubli qui aura perduré près de cinq ans.
Photographie personnelle

Il faudra néanmoins attendre… octobre 2021, soit cinq ans après le remplacement de tous les cartouches, pour que le département, gestionnaire de cet axe majeur, remplace enfin tous les panneaux d’entrée de la commune[3].

Entrée de Vichy depuis Thiers par la D 906e 2021-10-30
Avenue Poincaré (Vichy), 30 octobre 2021. Le département a, après plusieurs années d’attente, remplacé les panneaux d’entrée et de sortie d’agglomération d’Abrest. Mais ceux-ci ont été déplacés sur un support déjà existant, plusieurs dizaines de mètres après les anciens panneaux.
Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Mais l’avenue Poincaré sera profondément rénovée jusqu’à l’été 2022.

On en aura enfin terminé avec cette transition de numéro qui aura duré tout de même six ans. Gageons qu’au prochain changement de numéro, ici ou en dehors de l’agglomération, les services de la voirie ne mettront pas autant de temps pour remplacer les panneaux et les bornes.

En regardant ailleurs, la société concessionnaire de l’autoroute A 89 entre Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et Balbigny (Loire) aura mis deux ans pour remplacer tous les panneaux qui indiquent A 72. La mise en service du tronçon entre Saint-Julien-Puy-Lavèze et Combronde (le 10 janvier 2006) a aussi entraîné la modification du numéro de l’autoroute desservant entre autres Thiers, mais il a fallu attendre deux ans pour que la modification soit effective. Plus récemment, près de 240 km de routes départementales dans le Puy-de-Dôme et situées sur le périmètre de Clermont Auvergne Métropole ont été transférées à la métropole en 2018. Les panneaux ont été remplacés en 2019… mais uniquement ceux qui sont sur les panneaux de direction, pas les panneaux de localisation, ni les bornes. Autrement dit, la métropole clermontoise a fait la moitié de son travail…


[1] On peut retrouver les versions officielles dans la base de données des points de repère éditée par l’IGN ainsi que le site Géoportail. On constate un écart allant de 2 m à plus de 50 mètres entre la version officielle (qui correspond même aux anciennes bornes de la D 906) et le relevé terrain.

[2] « Un des cartouches d’identification […] E43 […] doit surmonter les panneaux […] EB10 et EB20. […] À l’intérieur des agglomérations, il n’est […] pas toujours possible ni nécessaire de préciser le numéro de la route ; dans ce cas, les panneaux de type D et EB ne sont pas obligatoirement surmontés de cartouche. »

[3] Le département en profitera aussi pour remplacer les panneaux sur les D 426 et D 126.