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mercredi 10 janvier 2024

Rétrospective : 10 janvier 2014, l’exploit de rater la plus simple épreuve à l’université

Le 10 janvier 2014, soit il y a 10 ans, des examens de fin de semestre étaient organisés à l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. J’étais alors scolarisé en deuxième année de licence de géographie. L’une des six unités d’enseignement était consacrée à l’aménagement des territoires en France et en Europe, et les modalités de contrôle des connaissances prévoyaient… un QCM. Un barème pénalisant me contraindra de passer en deuxième session, en juin 2014, avec un oral.

Mon année universitaire 2013-2014 (promotion 2015 de la licence) était la troisième passée à l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, après une première année redoublée — qui a eu du succès (moyenne de 10,74/20 contre 8,70/20 en 2011-2012 après la 2e session) — marquée par l’application de l'arrêté licence de 2011 modifiant le programme par rapport à l’année précédente (qui comprend des enseignements ouverts aux non-spécialistes, dispensés par le département d’histoire).

La deuxième année de licence de géographie : ce n’est plus que de la géographie

La deuxième année de licence de géographie à l’université Blaise-Pascal, à Clermont-Ferrand, année universitaire 2013-2014 (promotion 2015 de la licence), proposait un éventail de disciplines plus poussées et, cette fois-ci, uniquement de la géographie, sans restreindre toutefois ses matières aux géographes[a], puisque deux unités d'enseignement (UE) sont ouvertes aux historiens[b].

Douze unités d’enseignement, six par semestre

L’année universitaire 2013-2014 est composée de douze unités d’enseignement, six par semestre. Dans cet article, nous nous intéressons uniquement au premier semestre.

Le programme est composé des six UE suivantes :

Code et intitulé UE (nombre d’heures par semaine) Contrôle
UE ouvertes aux historiens
UE 30 Analyser l’espace des sociétés (CM 2h, TD 2h) écrit 2h
UE 33 Aménagement des territoires en France et en Europe (CM 1h30, TD 1h30) QCM
UE spécifiques au département de géographie
UE 31 Traitement de l’information géographique niveau 2 (TD 2h) continu
UE 32 Biogéographie (CM 1h30, TD 1h30) écrit 2h
UE de parcours
UE 34 Paysages (CM 2h) écrit 2h
UE 35 Systèmes d’acteurs (CM 2h) écrit 2h

Contrôle = Modalités de contrôle des connaissances : les épreuves (hors UE 31) sont disputées pendant les deux semaines suivant les vacances de Noël (semaines des 6 et 13 janvier 2014).

L’UE 33 « Aménagement des territoires en France et en Europe »

La maquette de présentation de l’université indique : « [L’unité d’enseignement] a pour objectif de présenter les grandes étapes de l’aménagement du territoire en France et le rôle de l’Union européenne dans cet aménagement », avec la présentation de l’histoire de l’aménagement du territoire jusqu’à « une politique plus locale mobilisant une plus grande diversité d’acteurs, d’un aménagement du territoire à un aménagement des territoires », avec les dynamiques d’élargissement de l’Union européenne et les dynamiques d’intégration.

  • Premiers plans : Monnet 1947-1953, 1954-1957 et 1958-1962
  • Organisation politique et administrative : régionalisation de la France, politiques régionales, lois de décentralisation
  • Intercommunalité : communautés de communes, d’agglomération et urbaines
  • L’âge d’or de l’aménagement du territoire : politique foncière, urbaine, tourisme et transports

Les travaux dirigés, dispensés le mercredi matin, sont l’approfondissement des cours magistraux. Thématiques étudiées : villes nouvelles, aménagement du littoral en Languedoc-Roussillon, sports d’hiver, requalification urbaine, aménagement du territoire et transports terrestres, zones industrialo-portuaires, quartiers résidentiels, débat sur le Grand Paris.

L’épreuve : très simple, mais complètement ratée

Un écrit de deux heures qui est… un QCM

Le partiel[c] se déroule le vendredi 10 janvier 2014 après-midi. Les étudiants le passent normalement à partir de 14 h 30, pour terminer à 16 h 30, mais moi, ayant un handicap et bénéficiant du tiers-temps[d], débuterai avec une heure d’avance pour terminer avant les autres. Enfin, théoriquement, car le contenu de l’épreuve était… un questionnaire à choix multiples.

Ce QCM (dont je ne dispose pas du sujet, car il devait être rendu avec une copie vide) consiste à répondre à des questions (soit 20 soit 40, je ne me rappelle plus) sur diverses notions de l’aménagement du territoire. Il suffisait à l’étudiant de cocher une ou plusieurs cases, sans avoir besoin de justifier sa réponse. Le barème était contraignant pour s’assurer d’avoir une note convenable, car si une bonne réponse valait un point, une mauvaise réponse entraînait un retrait d’un quart de point (ou cocher au moins une mauvaise case si plusieurs réponses sont possibles), ce qui est plus pénalisant que l’absence de réponse qui ne faisait perdre aucun point. En clair, si on ne connaît pas la réponse, il valait mieux s’abstenir.

Des étudiants m’avaient assuré avoir terminé l’épreuve au bout de… vingt minutes. Moi, j’aurai mis à peu près une heure.

Un examen raté… qui me fera passer au rattrapage

Les résultats des épreuves ne sont connus qu’un mois et demi après, alors que les étudiants enchaînent les cours du deuxième semestre.

Le semestre 3 est acquis si la somme des points est supérieure à 60 sur 120, ce qui ne sera pas le cas pour moi. Si j’ai réussi à valider les UE 31 avec 15/20 et 35 avec un maigre 10/20, il n’en va pas de même pour les UE 30 (8/20), 32 (8,75/20) et 34 (7/20). Quant à l’UE 33, c’est la note de 7,375/20 que j’obtiendrai, moyenne de la moyenne de deux contrôles en TD et du QCM, où je n’obtiendrai que… 3 sur 20.

Décomposition de la note de l’UE 33
Notes obtenues en travaux dirigés Note du partiel
12,5/20 (20/11/13) 11/20 (18/12/13) 3/20 (10/01/14)
Moyenne des TD : 11,75/20
Moyenne UE 33, 1re session : 7,375/20
Cette UE est non acquise

La validation d’une unité d’enseignement permet à l’étudiant d’acquérir cinq crédits ECTS[e]. À l’issue des partiels du semestre 3, première session, j’aurai accumulé 10 crédits (en plus des 60 crédits de la première année de licence).

Avec une note de 117,624/240 (doit 9,802/20), le semestre n’est pas validé.

Le rattrapage n’aura permis que de valider l’UE 33

En cas d’échec à une matière, et sous réserve que la compensation annuelle ne valide pas l’année avec une note supérieure à 120 sur 240 (soit 10 sur 20), ce qui m’arrivera plus tard en troisième année de licence, une possibilité s’offre à l’étudiant de passer les examens de deuxième session, dans le but d’améliorer la note. Mais l’université stipule que seule la note de deuxième session est prise en compte, ce qui m’a pénalisé.

Au deuxième semestre, j’aurai 61,5/120 (soit 10,25/20), ce qui m’a permis la validation du semestre 4, m’ouvrant l’accès à la troisième année de licence en « admis conditionnel »[f], mais qui ne suffira pas à valider l’année pour 2,4 points.

Au rattrapage, dont les épreuves ont eu lieu mi-juin 2014, j’aurai échoué à valider les UE 30, 32 et 34 avec une note qui s’est soit améliorée (de 7 à 9/20 pour l’UE 34) soit dégradée (de 8,75 à 7/20 pour l’UE 32 et de 8 à 4/20 pour l’UE 30).

En revanche, pour l’UE 33, c’est un oral qui m’a été proposé pour tenter de valider le semestre 3 et l’année. L’oral revient sur une notion évoquée en cours magistral ou une séance de travaux dirigés. J’obtiendrai la note de 11 sur 20, qui validera l’UE 33, mais qui ne suffira malheureusement pas à valider l’année, avec une note de 118,5/240 (soit 9,875/20).

Si j’avais fait mieux, et pire, si la règle du max — qui permet de conserver la meilleure note de l’une des deux sessions, et défendue par un syndicat étudiant — était appliquée, j’aurais pu obtenir la note de 61,75/120 au lieu de 57 et valider les UE 30 et 32 par compensation semestrielle. Mais en 2014-2015, j’échouerai à améliorer ces notes par deux fois (inscrit alors en régime spécial). En 2015-2016, je repasserai, en tant qu’étudiant assidu, sur les trois UE non validées, et réussirai enfin à valider le semestre 3, donc la deuxième année (après la troisième année), et à obtenir la licence sur… quatre ans et demi.


  1. Les géographes sont les étudiants inscrits en licence (ou en master) de géographie.
  2. Les historiens sont les étudiants inscrits en licence (ou en master) d’histoire, qui ont des cours d’histoire ancienne, médiévale, moderne et contemporaine, ainsi que des UE spécialement réservées aux historiens.
  3. Nom communément donné aux examens de fin de semestre, quel que soit le semestre ou la session.
  4. Cet aménagement, réservé aux personnes en situation de handicap, permet aux étudiants de composer avec une majoration de temps d’un tiers. Par exemple, pour une épreuve de deux heures, celle-ci est majorée de quarante minutes : il bénéficie de plus de temps pour construire son devoir, en 2 h 40. L’examen a lieu dans une salle séparée, et ne tient pas compte de la salle affichée et communiquée par le service des examens. Plus de détails sur le site monparcourshandicap.gouv.fr : « Quels sont les aménagements possibles pour les concours et examens ? »
  5. European Credit Transfer (and Accumulation) System, système européen de transfert (et d’accumulation) de crédits. Une unité d’enseignement vaut 5 crédits, un semestre 30, une année 60, la licence 180, le master 300, le doctorat 480. Voir aussi l’article de Wikipédia sur ce sujet.
  6. Les règles d’admission conditionnelle ne s’appliquent qu’en licence et permettent à un étudiant en licence 2 de s’inscrire en licence 3 sous réserve d’avoir validé 90 crédits (les 60 de la 1re année + 30 de la 2e année).

lundi 3 janvier 2022

Rétrospective : 3 janvier 2012, les premiers partiels

Il y a tout juste 10 ans, le 3 janvier 2012, je passais les premiers partiels. Des examens terminaux qui clôturent un semestre d'une année universitaire et qui nécessitent une importante mobilisation des connaissances à tel point qu'il faut les assimiler au maximum pour espérer obtenir une bonne note, valider la matière (qu'on appelle unité d'enseignement) et le semestre. En cas d'échec, on a droit à une deuxième chance.

Début de rédaction : 3 janvier 2022.

Pour vérifier que les étudiants ont bien retenu les leçons, des contrôles sont organisés soit par les départements (ici de géographie),  soit par le service de la scolarité pour les examens terminaux.

Cette année universitaire 2011-2012, dans mon université (Blaise Pascal à Clermont-Ferrand), après un semestre qui a commencé exceptionnellement un mercredi (14 septembre 2011) pour s'achever le 13 décembre avec une semaine de vacances[1]), les examens ont été fixés pour les semaines du 2 et du 9 janvier 2012[2].

L’organisation des examens et le ressenti personnel

Plusieurs semaines avant la date des examens, le calendrier des différentes épreuves est affiché,  avec les consignes à respecter, les dates et heures des épreuves. Les épreuves d'une durée de 2 heures ont généralement lieu l'après-midi, celles de 3 ou 4 heures le matin à partir de 8 heures pile.

Chaque étudiant aura pris soin de rédiger des fiches de révision, sur une feuille de papier cartonnée. J’avais fait plus original avec un livret au format A5 composé de feuilles A4 (mais qui nécessit une organisation plus complexe).

Jours d’examen

Le jour de l'examen, le service scolarité affiche les salles où se déroulent les épreuves[3] afin que les étudiants puissent composer (hors cas particulier des étudiants en situation de handicap, par exemple temps supplémentaire)[4].

Chaque étudiant doit amener le minimum nécessaire — certains enseignants feront même interdire la trousse pour prévenir les fraudes[5] — ainsi que sa carte d'étudiant, indispensable pour composer.

Un temps minimal d'une heure est imposé aux étudiants afin d'éviter qu'un retardataire (qui a droit à une heure de retard) croise un autre étudiant ayant terminé plus tôt que prévu.

À la fin de l'examen, l'étudiant récupère sa carte (et doit aussi émarger) pour vérifier sa présence.

Une fois l'examen terminé, il peut se concentrer sur la prochaine matière.

Une fois les deux semaines d'examen terminées, le deuxième semestre commence. Mais il faudra attendre plus d'un mois après la fin des épreuves pour connaître le résultat. Et durant ce très long intervalle, en particulier autour de la mi-février pour le 1er semestre (fin de la première décade de juin pour le second semestre), on ressent la tension qui monte en allant sur l’espace numérique de travail de l’université, rubrique scolarité, puis notes et résultats, en attendant que les notes s’affichent. Et quand elles sont publiées, c’est soit le soulagement, soit la déception. De mon côté, cela a surtout penché du mauvais côté.

Les stratégies pour réussir à l’université avec les notes

L’obtention de bonnes notes est liée à un apprentissage rigoureux, à une recherche documentaire poussée et à une bonne assimilation de toutes les notions au sein d’un cours (car on ne sait jamais, comme au baccalauréat, quel est le sujet sur lequel on va tomber).

Plusieurs scénarios sont possibles :

Pour une UE :

> 10/20 ... Acquise définitivement

< 10/20 ... Non acquise sauf cas particuliers

Pour l'ensemble des UE d'un semestre (à raison de 120 points par semestre)

> 60/120 ... Acquis définitivement par capitalisation ou par compensation

< 60/120 ... Non Acquis

Pour une année entière (240 points)

> 120/240 ... Année validée et inscription possible au niveau supérieur

< 120/240 ... Passage de la deuxième session

La deuxième session

Dans le cas où la moyenne est inférieure à 120/240 (soit 10/20), l'étudiant a la possibilité de repasser  certaines épreuves, pour espérer remonter la note et accéder au niveau supérieur.

Les modalités de contrôle des connaissances sont parfois identiques, souvent il s'agit d'un écrit de même durée, parfois d'un oral.

Si, à l'issue de l'examen passé en deuxième session, une UE, un semestre ou une année passe au-dessus de 10/20,  alors UE/semestre/année est acquis. Sinon, redoublement.

La première année de licence, en 2011-2012, aura été un échec : j'aurai quand même réussi à valider certaines unités d'enseignement, mais pas d'autres.


[1] Le calendrier universitaire est différent du calendrier scolaire avec douze semaines de cours et une semaine pédagogique consacrée principalement aux rattrapages de séances annulées et aux examens terminaux de travaux dirigés. Les vacances de Noël et de printemps durent deux semaines mais, contrairement au calendrier scolaire , celles de la Toussaint et d'hiver  durent une seule semaine.

[2] Les dates des vacances et des examens sont fixées par l’université.

[3] Généralement dans des grandes salles comme les amphithéâtres.

[4] Toute fraude ou tentative de fraude est passible de sanctions allant du blâme à l'interdiction temporaire, voire définitive, de tout établissement d'enseignement supérieur.

[5] Dont j'en avais fait les frais en 2008.

mardi 7 septembre 2021

Rétrospective : 7 septembre 2018, fin de stage à l’université

Ce 7 septembre 2018 marquait la fin de mon stage, sous la direction de l’université Clermont-Auvergne. Après 86 journées et quatre mois passés dans un syndicat d’énergie, l’heure était enfin à la rédaction du rapport (qui avait commencé depuis plusieurs jours) et de ses annexes, avant la soutenance fixée trois semaines plus tard. Ce stage marque enfin la fin de ma carrière universitaire qui aura été plus longue que prévu, mais le choix de la structure n’aura pas été facile.

En première année de Master : un choix de dernière minute

En première année de Master Dynamique des territoires et nouvelles ruralités (DTNR), à l’institut d’Auvergne du développement des territoires (IADT), promotion 2016-2017, on avait le choix entre un stage et, dans l’impossibilité, un mémoire. Je me suis retrouvé dans le second cas, les candidatures au sein de collectivités territoriales ayant toutes échoué, soit sur un refus (pas assez montré ses preuves, ou offre déjà pourvue), soit sur une absence de réponse (qui vaut refus). Le mémoire était une solution de dernier recours. Avec pour thématique un projet d’aménagement local dans le périmètre du pôle d’équilibre territorial et rural (PETR) du Grand Clermont[1], j'obtiendrai la note de 14/20[2] le 1er septembre 2017, ce qui me permet de passer en deuxième année de Master[3].

En deuxième année de Master, c’est un stage, sinon rien

En deuxième année de Master, parcours Stratégies d’aménagement des villes petites et moyennes (STRATAM) cette fois-ci à l’université Clermont-Auvergne, chaque étudiant doit effectuer un stage en fin d’année, entre mars ou avril et septembre. La recherche s’effectue dès la fin de l’année civile 2017, les entreprises et collectivités déposant des offres de stage, rémunérées conformément à la législation.

De mon côté, la recherche de stage aura été difficile, en plus de mon handicap. Au début du mois de mars 2018, certains étudiants de ma promo avaient déjà leur convention de stage signée et pouvaient commencer le stage d’une durée maximale de six mois.

Après plusieurs candidatures infructueuses dans des collectivités territoriales ou même dans un service déconcentré de l’État (Direction départementale des territoires…), souvent pour cause de budget insuffisant ou pire, annulation de dernière minute, ce sera in extremis, le 27 avril 2018, que j’aurai signé ma convention de stage au syndicat départemental d’énergie de l’Allier (SDE 03).

Quatre mois de stage pour de la cartographie dans différents domaines (électricité, gaz, éclairage public,  unités de méthanisation, politiques intercommunales...) qui aboutiront par la production de dizaines de cartes, et d’un rapport.

Après une année de Master pas si difficile que je ne pensais, et des notes dépassant 10/20 dans certaines matières (sans oublier cet exceptionnel 18/20 dans un projet collectif sur les mobilités), il faut espérer une note supérieure à la moyenne, sans compensation possible[4].

Dans un prochain billet : le verdict.


[1] Il s’agit du projet d’aménagement d’une voie verte, où l’on annonçait une mise en service pour fin 2019, mais actuellement, il est partiellement réalisé.

[2] Moyenne semestrielle de 13/20 et annuelle de 12,97/20.

[3] Il n’y a pas d’admission conditionnelle en Master 2, contrairement à la licence. Si en licence on pouvait passer en deuxième année avec un seul semestre validé ou 40 crédits ECTS (European Credit Transfer System, système européen de transfert de crédits), ou en troisième année avec la première année et un semestre de la deuxième année, soit 90 crédits, le passage en Master 2 requiert l’année complète de Master 1 validée.

[4] Une note inférieure à 10/20 au stage invalide l’année, ce qui implique un redoublement.

mardi 5 novembre 2019

Vacances de la Toussaint : l’époque où je rattrapais les cours le mercredi au lycée, et où je les commençais une semaine après les autres à l’université.

Du temps où les vacances de la Toussaint duraient une semaine et demi, les établissements scolaires pouvaient banaliser une journée entière afin de rattraper une journée qui a lieu plusieurs mois après, souvent un jour férié. À l’université, ce sont des vacances écourtées par une semaine de travail afin de boucler les douze semaines réglementaires du premier semestre.

À l’époque où j’étais scolarisé en lycée, on nous rappelait en septembre ou octobre qu’une journée devait être rattrapée, ceci afin de ne pas perdre une journée d’école. On avait alors un cas atypique d’une demi-semaine de travail (deux jours, ou deux jours et demi).

Les dates sont arrêtées par le ministère de l’Éducation nationale ; les établissements se devaient d’appliquer le calendrier.

Au lycée, la décision de rattraper un jour… un mercredi
Lorsque j’étais scolarisé dans le lycée privé de Cusset (académie de Clermont-Ferrand), en septembre ou en octobre, on nous rappelait qu’une journée allait être rattrapée : un jour de rentrée, un vendredi de pont, un jour férié…

La décision de banaliser un mercredi pouvait engendrer une modification des décisions de circulation des autocars et autobus par les autorités organisatrices de la mobilité : ils devaient circuler exceptionnellement comme un lundi, par exemple.

Pour l’année 2007-2008, ce mot inscrit sur ordre des professeurs sur le carnet de liaison le 26 septembre 2007 :
« Les élèves du Collège ST J. et du Lycée ST P. n’auront pas cours les vendredis 2 mai 2008 et 9 mai 2008. Les cours du vendredi 9 mai 2008 seront récupérés à des horaires identiques le mercredi 7 novembre 2007. Les transports scolaires seront assurés de façon normale ce jour-là (comme un vendredi). »
Pour l’année 2008-2009, ce mot inscrit le 19 septembre 2008 :
« Il y aura cours obligatoire le mercredi 5 novembre toute la journée (comme un lundi). En revanche, le 10 novembre, pas de cours. (Pont du 11 novembre, pas de transports scolaires) »

Les dates des vacances de la Toussaint
Les dates indiquées correspondent à celle de fin des cours, puis à celle de reprise.
Année scolaireDébutFinJR par l’ESJR leRéf. MEN
2007-2008sam 27/10/07jeu 08/11/07ven 09/05/08mer 07/11/07lien
2008-2009sam 25/10/08jeu 06/11/08lun 10/11/08mer 05/11/08lien
2009-2010sam 24/10/09jeu 05/11/09NCNClien
2010-2011sam 23/10/10jeu 04/11/10ven ?mer 03/11/10lien
JR par l’ES : Jour rattrapé par l’établissement scolaire (jour de rentrée, lendemain de pont…). JR le : jour de rattrapage du jour férié. Réf. MEN : source ministérielle utilisée pour les dates des vacances.
Lecture : les vacances scolaires de la Toussaint ont commencé le samedi 25 octobre 2008 au matin, les élèves reprennent les cours le jeudi 6 novembre 2008. Exceptionnellement, afin de rattraper le lundi 10 novembre 2008 (veille de jour férié), la date de rentrée a été avancée au mercredi 5 novembre 2008. Remarque : étant scolarisé dans un établissement qui n’assure pas de cours le samedi, les vacances commencent la veille de la date indiquée, c’est-à-dire, pour 2008-2009, le vendredi 24 octobre 2008.


En 2012, on annonce que la durée des vacances de la Toussaint a été portée à deux semaines.

Et à l’université ?
C’est le conseil de gestion de l’université qui décide des vacances scolaires. À l’époque où j’étais à l’université Blaise-Pascal, les vacances de la Toussaint (comme celles d’hiver), bien que calquées sur les vacances scolaires s’appliquant aux écoles, étaient réduites à une semaine, ceci afin de boucler les douze semaines (plus la semaine pédagogique) constituant le premier semestre (le calendrier universitaire fonctionne en semestres).

Année scolaireDates vacances scolairesRéf. MENDates vacances universitaires
2011-2012sam 22/10 au jeu 03/11/11lienmar 25/10 au mer 02/11/11
2012-2013sam 27/10 au lun 12/11/12liensam 27/10 au lun 05/11/12
2013-2014sam 19/10 au lun 04/11/13liensam 26/10 au lun 04/11/13
2014-2015sam 18/10 au lun 03/11/14liensam 25/10 au lun 03/11/14
2015-2016sam 17/10 au lun 02/11/15liensam 24/10 au lun 02/11/15
2016-2017jeu 20/10 au mer 03/11/16lienjeu 27/10 au mer 03/11/16
2017-2018sam 21/10 au lun 05/11/17liensam 28/10 au lun 05/11/17
Lecture : dans les établissements scolaires, les vacances de Toussaint de l’année scolaire 2012-2013 ont commencé le samedi 27 octobre 2012 ; les élèves reprennent les cours le lundi 12 novembre 2012. À l’université, ces cours ont repris le lundi 5 novembre 2012, soit une semaine plus tôt.
Concernant l’année 2011-2012, les cours ayant débuté le mercredi 14 septembre 2011, il était plus logique de fixer les dates des vacances du mardi 25 octobre au soir, avec une reprise le mercredi 2 novembre 2011. Soit trois jours travaillés en pleine période de vacances. À partir de la saison 2012-2013, c’est une semaine travaillée : les vacances de la Toussaint commençaient une semaine plus tard que les écoles.

Sources :
  • Ministère de l’Éducation nationale pour les dates des vacances scolaires des années 2007-2008 à 2012-2013.
  • Sources personnelles : Carnets de liaison des années où j’étais scolarisé ; archives universitaires.

mardi 15 octobre 2019

Rétrospective : 15 octobre 2012 et 2014, deux sorties de terrain.

Les 15 octobre 2012 et 2014, soit respectivement sept (7) et cinq (5) ans, j’ai assisté à deux sorties de terrain, à l’initiative du département de géographie de l’université Blaise Pascal dans le cadre de mon cursus de géographie. L’une a eu lieu en Auvergne, dans le massif du Sancy, l’autre à Barcelonnette, dans les Alpes du Sud, à 500 km de route.

Ce 15 octobre a été marqué par le début de deux sorties universitaires à l’initiative de l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, à titre pédagogique et aboutissant soit à des travaux de groupe, soit d'une réalisation de compte-rendu.

2012 : la sortie de terrain au Mont-Dore et dans le massif du Sancy
Les quelque 30 étudiants de 1re année de licence géographie de l’université Blaise-Pascal sont allés dans le massif du Sancy afin d’étudier de façon détaillée le territoire et l’espace (La Bourboule, Mont-Dore, Saint-Nectaire), dans le cadre de l’unité d’enseignement (UE) 13 « Étudier les territoires ».
9 mars 2011 – Depuis le téléphérique, station amont
Depuis le téléphérique du Mont-Dore, 9 mars 2011. On voit, en haut à droite, l’auberge de jeunesse Le Grand Volcan, puis le lac artificiel dont nous avons pu entrer à l’intérieur du local de service en présence d’un responsable de la station.
Le programme, prévu plusieurs journées à l'avance, était le suivant :

Lundi 15 octobre 2012
  1. entretien avec un géographe, du pied des pistes au val de Courre, partie de la réserve naturelle nationale de Chastreix-Sancy ;
  2. visite du domaine skiable ;
  3. entretien avec le maire de la Bourboule.
Entrée du val de Courre par la réserve naturelle, avec un panneau, le 15 octobre 2012.
Réserve naturelle de Chastreix-Sancy, 15 octobre 2012. Entrée du val de Courre par la réserve naturelle ; son accès est soumis à des conditions strictes (chiens interdits…).
Mardi 16 octobre 2012
  1. visite de la ferme Bellonte à Farges, commune de Saint-Nectaire
  2. entretien avec deux chargés de mission de la communauté de communes du massif du Sancy
Vue du bâtiment de la ferme Bellonte, le 16 octobre 2012.
Saint-Nectaire (Puy-de-Dôme), 16 octobre 2012. La ferme Bellonte.
Étudiants et personnel sont hébergés une nuit à l'auberge de jeunesse Le Grand Volcan, au pied de la station. Le coût de cette sortie, initialement de 20 €, a été abaissé à 10 €.

Travaux d'après-sortie

Des ateliers de groupe ont été réalisés afin de décrire les aspects du territoire sous plusieurs domaines : agriculture, milieu naturel, thermalisme et tourisme. Les notes rentrent dans le cadre de l’UE 13. Toutes ces notes étaient au-dessus de la moyenne, elles concourront à la validation directe du semestre et — enfin — de l’année.

2014 (15 au 18 octobre) : la sortie de terrain à Barcelonnette
Longue de quatre journées et trois nuits en structure d'accueil reconvertie dans cette sous-préfecture enclavée des Alpes-de-Haute-Provence, vingt-cinq étudiants de 3e année de licence Géographie (parcours Aménagement et Environnement) et quatre encadrants ont assuré cette sortie, dans le cadre de l’unité d’enseignement 55 « Gestion de l’environnement : risques et impacts ». Dix étapes étaient prévues :
Mercredi 15 octobre 2014
  1. Saut du Claps à Luc-en-Diois (Drôme), en cours de trajet
  2. Structure d'hébergement Séolane à Barcelonnette

Barrage de Serre-Ponçon depuis le site d’observation, le 16 octobre 2014.
Rousset (Hautes-Alpes), 16 octobre 2014. Le barrage de Serre-Ponçon vu depuis le site aménagé.

Jeudi 16 octobre 2014
  1. Projet d’implantation d’un barrage hydroélectrique sur le torrent de Réallon (Hautes-Alpes)
  2. Barrage de Serre-Ponçon
  3. Aménagement touristique en aval du barrage, sur le site du plan d’eau des Trois Lacs (commune de Rochebrune)
  4. Urbanisme dans la commune de Curbans (AHP)
  5. Aspect de la rivière Durance à Monêtier-Allemont (étape annulée faute de temps)

Lac du Lauzanier (2284 m) avec panneau, le 17 octobre 2014.
Larche (Alpes-de-Haute-Provence), 17 octobre 2014, vers 13 h. Le lac du Lauzanier.
Note personnelle : j’ai battu mon propre record d’altitude, 2 284 m.

Vendredi 17 octobre 2014
  1. Matinée en Haute-Ubaye : de Larche [1] au lac du Lauzanier
  2. Glissement de terrain du Super Sauze (commune d'Enchastrayes)

Samedi 18 octobre 2014
  1. Torrent de Boscodon
L’hébergement a lieu au centre Séolane. Le coût de ce voyage est gratuit, le transport s’est fait avec sept voitures en raison des contraintes d’accès de certains sites, notamment l’accès à Larche, interdit aux autocars.

Travaux d’après-sortie
Chaque étudiant devait faire un compte-rendu sur les risques et leur gestion dans les vallées de l'Ubaye et de la Durance. C’est l’une des deux notes (avec un contrôle continu lors de la dernière séance de travaux dirigés). Le bilan sera catastrophique, avec des hors-sujet, des contradictions… des non-respects de citations, et je finirai même dernier. Néanmoins, cette UE est validée par compensation annuelle.

24 octobre 2014 : l’autre sortie de Licence 3… au Mont-Dore
Certains étudiants de Licence 3 pouvaient, dans le cadre de l’UE 55 « Gestion de l’environnement : risques et impacts », pouvaient assister à une deuxième sortie de terrain, seulement une semaine après celle de Barcelonnette. Ceux qui n’était pas dans les Alpes du Sud devaient assister à celle du Mont-Dore, ceux qui étaient à Barcelonnette pouvaient y aller.

Toujours dans le cadre de l’UE 55 sur les risques, le programme est cette fois-ci réduit à une zone : la station du Mont-Dore et le site des Égravats, qui a connu un glissement de terrain début 2004.


[1] Depuis 2016, Larche (et Meyronnes) sont devenues communes déléguées de la commune nouvelle de Val d’Oronaye.
Photos personnelles ; attention, celles-ci — à l’exception de la dernière, où une copie est disponible sur Wikimedia Commons — ne sont pas libres de droits (alors qu’elles étaient sous CC-BY-SA à l’époque).