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samedi 26 septembre 2026

Nouveau réseau de bus MobiVie : cette suppression d’arrêt qui ne passe pas

Le nouveau réseau urbain MobiVie a été mis en service le 31 août avec des modifications de parcours sur certaines lignes, induisant aussi des créations ou des suppressions d’arrêts. À Bellerive-sur-Allier, la suppression de l’un d’eux, auparavant très bien desservi, ne passe pas.

Le changement d’exploitant de réseau urbain s’accompagne d’une modification de l’offre (révision de la fréquence et surtout changement d’itinéraire), plus ou moins bien perçue par les usagers réguliers.

Pour rappel, quatre lignes sont concernées par une modification de parcours : les deux lignes principales (B et C) et deux lignes complémentaires (E et I). La ligne essentielle (A) et les autres lignes complémentaires (D, E et H) ne changent pas de trajet.

Des arrêts supprimés qui ne font pas l’unanimité

La majorité des arrêts supprimés le sont à Bellerive-sur-Allier, conséquence des modifications de tracé des lignes B et I.

Lamartine, le cas le plus irritant

L’arrêt de bus Lamartine, situé avenue de Russie, était desservi dans les deux sens par la ligne B, avec une fréquence acceptable : un bus toutes les trente minutes, et même vingt minutes depuis 2013, principalement en période scolaire et en semaine. Le tracé, modifié dans le sens Bellerive-sur-Allier vers Vichy, emprunte désormais la rue Gabriel-Ramin (D 443), avec deux nouveaux arrêts spécifiques : Burlot (à différencier de l’arrêt École Burlot[a] toujours desservi dans le sens inverse) et Ramin (toujours desservi mais déplacé). En raison de travaux, qui durent depuis plusieurs mois et qui sont censés se terminer fin octobre, les bus doivent emprunter une déviation[c] par la rue Jean-Baptiste-Burlot et l’avenue de Russie… en passant devant l’arrêt Lamartine.

Arrêts de bus Lamartine (Bellerive-sur-Allier) 2026-09-12
Arrêts Lamartine (avenue de Russie, Bellerive-sur-Allier), le 12 septembre 2026. À gauche, la ligne B le dessert toujours, en direction de la mairie, le collège Jean-Rostand, le stade aquatique (les dimanches et jours fériés) et désormais le quartier de Monzière. À droite, un arrêt purement et simplement supprimé qui déplaît.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Cette suppression est incompréhensible, d’autant plus que deux affiches sont collées à l’emplacement de ce désormais ancien arrêt : une émanant du réseau indiquant que l’arrêt n’est plus desservi, avec report vers l’arrêt le plus proche (J.-B. Burlot[b], rue Jean-Baptiste-Burlot), et une deuxième réclamant la restauration de cet arrêt, qui en appelle directement au maire de la ville, afin que l’exploitant revienne sur sa décision.

La modification du tracé de la ligne B a aussi un impact sur la desserte de certains quartiers

Outre le cas déjà cité de Lamartine, notons également l’abandon de la desserte de trois arrêts, dont un terminus.

Le nouveau réseau a privilégié la desserte du quartier de Monzière, à l’extrémité ouest de la ville, qui retrouve les bus après seize ans d’abandon, au détriment de la rue Félix-Perraud où les trois arrêts, Château du Bost, Du Bellay (terminus) et Devaux, ne sont plus desservis. La suppression des trois arrêts précités conduit à la desserte possible par le transport à la demande, à condition que les arrêts les plus proches soient situés à plus de 350 mètres, selon le site du réseau urbain (site mobivie.fr, page Mobivie sur mesure), ce qui n’est pas le cas (et qui ne tient pas compte des rues qu’il faut éventuellement traverser). L’usager qui prenait le bus à l’arrêt Du Bellay doit désormais parcourir 500 mètres supplémentaires pour rejoindre l’arrêt le plus proche, Mairie de Bellerive.

Au sud de la commune, la modification du tracé de la ligne I entre Mésanges et Grange au Grain, qui emprunte désormais un chemin à l’écart de toute urbanisation, entraîne la suppression de trois arrêts (Navarre, Acacias et Fauvettes). Seule consolation, la ligne I est désormais directe jusqu’à la gare SNCF de Vichy, sans avoir besoin de changer de bus à Grange au Grain, mais avec une fréquence réduite, passant d’un bus par heure à huit ou neuf passages selon le sens.

Même à Vichy, des arrêts sont également supprimés

Le quartier des Graves, à l’est de Vichy, perd la desserte de son arrêt principal, Venise. Desservi par la ligne E à raison d’un bus toutes les demi-heures environ, le changement de tracé, qui évite le pont Saint-Jean-Baptiste — et par cette occasion l’arrêt du même nom qui est abandonné —, retire une possibilité pour ces habitants de prendre un bus qui s’arrête directement sur l’un des axes principaux du quartier. À l’arrivée sur le boulevard des Graves, à Vichy, en venant de la rue des Peupliers, de la commune voisine de Cusset (après l’arrêt Les Graves qui dessert la zone commerciale du même nom), le bus continue désormais tout droit jusqu’au boulevard de la Mutualité.

Arrêt de bus Mobivie Venise
Arrêt Venise (rue de Venise, Vichy), le 30 août 2010. Cet arrêt a été photographié le premier jour du réseau MobiVie, alors qu’il était desservi par la ligne E. Seize ans plus tard, plus aucun bus ne passe dans la rue.
Photo : Jojovichy, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Les arrêts Venise existent toujours, mais trouvent leur place boulevard des Graves à hauteur de la future résidence. Arrêts qui, d’ailleurs, ne portent plus bien leur nom. Mais dans ce cas, y a-t-il eu aussi concertation pour justifier une modification du tracé avec abandon de desserte de la rue de Venise ? Ou bien est-ce temporaire en raison de travaux ?

Conséquence, également, l’arrêt Mutualité est désormais desservi dans les deux sens.

Enfin, en allant du côté du Grand Marché, on note clairement en évidence, dans les fiches horaires, un tracé alternatif les mercredis matin en raison du marché plein air qui ne permet pas aux bus de desservir les arrêts Jean Épinat. Ainsi, entre les arrêts Gare SNCF et Venise, doivent-ils passer par l’avenue de Gramont… ce qui autorise une possibilité de correspondance avec la ligne A.

À l’inverse, des arrêts créés… ou recréés

La desserte d’un nouveau quartier peut s’accompagner de la création voire d’une recréation d’un arrêt.

On note la création de nouveaux arrêts sur les lignes B et E.

Ligne B : Monzière, recréation et ajout

La desserte du quartier de Monzière est présentée comme une nouveauté pour le réseau urbain. En fait, il s’agit plutôt d’une restauration de desserte, d’autant plus que le quai existe déjà… et qu’il est même surélevé.

Arrêt de bus Monzière (Bellerive-sur-Allier) 2026-09-12
Arrêt Monzière (rue Adrien-Cavy, Bellerive-sur-Allier), 12 septembre 2026. On n’y croyait pas, mais le quartier est à nouveau desservi par une ligne régulière de bus. L’information voyageurs est assurée avec un poteau provisoire avec les informations minimales (ligne, destination, fiche horaire).
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Jusqu’à l’été 2010, l’arrêt Monzière était desservi par la ligne 3 du réseau Bus Inter, mais seulement la deuxième demi-heure et une fois sur deux. À la rentrée 2026, le retour se fait en force avec un bus toutes les vingt minutes (vingt-deux minutes pour être plus précis) en semaine. Cette desserte profite donc aux habitants du quartier, qui n’est désormais plus éligible au transport à la demande, et permet de rejoindre autrement l’espace Jean-Dubessay et les quelques entreprises implantées dans la zone d’activités.

Entre Monzière et la mairie de Bellerive-sur-Allier, s’intercalent trois arrêts, dont un nouveau et deux partiellement restaurés (selon mes constatations personnelles du 12 septembre 2026) :

  • Adrien Cavy : du nom de la rue qu’elle dessert, il est placé de part et d’autre d’un ralentisseur créé en 2020, près du château d’eau et d’un site industriel récemment (2022) sorti de terre ;
  • Beauséjour : l’arrêt situé dans la rue du même nom n’est plus desservi, il est reporté sur la route départementale quelques mètres après l’intersection avec la rue de Beauséjour. Il s’agit par ailleurs d’une restauration d’arrêts précédemment nommés Cavy (SV décembre 2009). ;
  • Cimetière : le couple d’arrêts, situé à l’ouest de l’intersection avec la rue Jean-Moulin, sur ralentisseur depuis 2009, est à nouveau desservi dans les deux sens, seize ans après la suppression de l’arrêt dans le sens de la descente (SV décembre 2009).

Et sur la ligne E, un détour par la gare

Sur la ligne E, outre le prolongement de la ligne jusqu’au stade aquatique, la desserte du centre-ville de Vichy est modifiée. Dans le sens Cusset vers le stade aquatique, la ligne abandonne la rue de Venise pour continuer sur le boulevard des Graves en desservant la future résidence, à l’arrêt… Venise. Puis elle continue vers le boulevard de la Mutualité, le boulevard Gambetta et la gare qu’elle dessert à l’écart, partageant l’arrêt avec la ligne A, et regagne les bords d’Allier à l’arrêt Rotonde, déplacé sur le boulevard du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny. Un nouvel arrêt est créé sur le pont franchissant le Sichon : Rivage ; il comble l’important écart entre Rotondeet l’arrêt suivant, Stade Darragon.

On peut d’ailleurs se demander pourquoi avoir rénové les abris des arrêts Venise et Rotonde, sachant que leur desserte allait être suspendue pour l’une et impossible pour l’autre ?

Enfin, côté Bellerive-sur-Allier, le prolongement de la ligne E du CREPS au stade aquatique recrée un arrêt abandonné il y a 13 ans : Boussange, du nom de la source et du giratoire créé en 2002. L’arrêt dans l’autre sens est recréé, juste avant le rond-point du même nom et après une nouvelle traversée mixte.

Dans le centre-ville de Vichy, la ligne E croise l’avenue Thermale et la dessert par un arrêt créé en 2023 portant le nom Avenue Thermale. Elle abandonne le détour par la rue Clemenceau et la Poste pour desservir un nouvel arrêt, Jean Jaurès, sur l’avenue Victoria qu’elle empruntait jusqu’alors et qu’elle croise toujours, puis fait un détour par la gare SNCF, avant de retourner vers le Grand Marché.


Début de rédaction le 14 septembre 2026.

  1. Nouveau nom de l’arrêt J.-B. Burlot, desservant l’école du même nom et la salle de spectacles Le Geyser.
  2. L’affiche n’a pas tenu compte du nouveau nom de l’arrêt.
  3. Site officiel du réseau de bus n’indique une déviation de la ligne que dans le sens inverse, avec report de deux arrêts (J.-B. Burlot, qui, rappelons-le, a été renommé École Burlot).

Nouveau réseau de bus MobiVie : peu d'évolutions significatives ? Partie 1 : description du nouveau réseau

Le 31 août 2026, le nouveau réseau de bus MobiVie a été mis en service. Nouveau départ pour un réseau de transport urbain dont le nom commercial est ancré dans le paysage urbain vichyssois depuis 16 ans, décliné également pour un service de transport à la demande et de location de vélos.

Début de rédaction vers le 8 septembre 2026.

Le réseau est exploité à nouveau par Keolis, qui va s’occuper du réseau pendant huit ans (jusqu’en 2034), après une expérience entre 2010 et 2018 avant de devoir céder le flambeau au concurrent Transdev (à qui l’on doit notamment les bus électriques).

En 2026, le réseau urbain communique sur les nouveautés, principalement concentrées sur le transport à la demande. Mais qu’en est-il de la desserte ? Y a-t-on vu des évolutions ou des dégradations ?

DERNIÈRE MINUTE : des modifications horaires sont prévues à partir du 28 septembre sur le réseau, en réponse aux mécontentements rencontrés par les voyageurs.

MobiVie Heuliez GX 337 n° 179220 de la ligne A au terminus Cusset Centre 2026-09-19
Cusset Centre, 19 septembre 2026. Nouvel exploitant, nouvelle livrée sur ce « nouveau » bus remplaçant les bus électriques. « Nouveau » entre guillemets car il s’agit d’un bus d’occasion au vu du numéro de parc commençant par 17XXXX.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Un réseau qui n’a guère changé

Le réseau n’a que trop peu changé pour parler d’une révolution par rapport à l’ancien réseau exploité par Transdev (voire Keolis dans les années 2010). Pour parler de révolution, il aurait fallu une remise à plat complète de la desserte comme cela avait été le cas en 2010, lors du passage de Bus Inter à MobiVie (nouveautés ou améliorations de desserte, augmentation de fréquence, sans parler du matériel roulant où l’AOM[a] a imposé des bus plus petits).

Il y a toujours huit lignes sur le réseau, classées en trois catégories : une ligne essentielle, deux lignes principales et cinq lignes secondaires (les deux catégories de lignes secondaires - composées des lignes D et E - et complémentaires - lignes G, H et I - ont fusionné).

Ligne A : la ligne essentielle qui ne bouge pas. Elle relie toujours le centre de Cusset au collège Jules-Ferry au nord de Vichy (plus exactement sur le territoire communal de Creuzier-le-Vieux, lieu-dit Boutiron) via la gare SNCF, les Quatre Chemins et les Ailes, avec un détour par le marché couvert le matin. Aucun changement d’itinéraire ni de fréquence (un bus toutes les vingt minutes en semaine et en période scolaire).

Ligne B : le retour de la desserte de Monzière à l’ouest de Bellerive-sur-Allier. Le changement se voit à l’ouest de la mairie de Bellerive-sur-Allier, avec le rétablissement d’une desserte abandonnée depuis seize ans : le quartier de Monzière, desservant l espace Jean-Dubessay, et avec une fréquence soutenue calculée à un bus toutes les… 22 minutes. La desserte du collège Jean-Rostand devient minoritaire (quoique toujours assurée par la ligne I) ; en revanche, l’ancien terminus Du Bellay n’est plus desservi.

Ligne C : là aussi du changement côté Bellerive-sur-Allier. Avec la desserte d un quartier résidentiel en boucle. La desserte du stade aquatique (qui a repris récemment le nom du nageur français multimédaillé Léon Marchand) est désormais systématique. Côté Vichy, la ligne emprunte encore un tracé provisoire via le pont rénové de Gramont (D 2209) avant de retrouver son tracé d'origine (la rue Voltaire étant fermée pour travaux empêchant la desserte de l’arrêt du même nom). Enfin, à Cusset, la desserte est inchangée mis à part une dégradation de la fréquence, passant de 20 à 30 minutes, un point négatif qui risque de compromettre les correspondances.

Ligne D : RAS ou presque. Le terminus côté Creuzier-le-Vieux est soit Les Guinards (arrêt en plein ralentisseur, illégal donc) soit Les Arloings (desservant la mairie à distance). À Abrest, la desserte du quartier des Biernets se limite encore une fois aux heures de pointe, à raison de 6 ou 7 par jour (on se rapproche de l'ancienne ligne 1 de Bus Inter), mais c'est tout de même mieux qu'en 2010 où la mairie d’Abrest était moins bien desservie que… la rive gauche, où même les autocars TER qui ne desservaient que les Dollots (à 2 km au sud du centre-bourg) faisaient mieux. Seul revers : le service spécial Toussaint (limité au parcours Charles de Gaulle Poste – Chantegrelet, avec desserte du cimetière à l’arrêt Lavoisier) aurait-il disparu ?

Ligne E : la valse des terminus à l’ouest. Après le quartier des Ailes, le centre des métiers du bâtiment, le CREPS et même l’église de Bellerive pendant la saison 2010-2011, la ligne jaune effectue désormais son terminus au stade aquatique. À cette occasion, l’arrêt Boussange (du nom du giratoire avec ses 23 fontaines[c]) est recréé avant les giratoires sur les D 6 et D 2209. Côté Vichy, la ligne zappe la traversée du centre-ville avec notamment deux (et demi) nouveaux arrêts créés (Rivage, sur le boulevard du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny ; Jean Jaurès, sur l'avenue Victoria ; Mutualité, sur le boulevard du même nom — la ligne abandonne le pont Saint-Jean-Baptiste).

Ligne G : rien de nouveau, avec toujours cinq bus par jour du lundi au vendredi entre Vichy et Hauterive. Faut-il rappeler que la Tour d’Abrest se situe sur le territoire communal d’Abrest ? Car les thermomètres de ligne rattachent tous les arrêts de la rive gauche à Hauterive.

Ligne H : toujours une desserte très limitée, mais une circulation assurée même en période de petites vacances scolaires. Le quartier de Champcourt garde néanmoins une très mince liaison avec le transport urbain.

Ligne I : tracé modifié pour un accès direct à la gare. La ligne I abandonne trois arrêts au nord du quartier de Chantemerle (Navarre, Acacias et Fauvettes) et change d’itinéraire après Mésanges (sur un boulevard très large) pour rejoindre la zone d’activités de Navarre à l’arrêt Grange au Grain et la cité thermale.

Un parc de bus maintenu, ou presque

Alors qu’en 2018, le changement d’exploitant (de Keolis à Transdev) a contraint au remplacement intégral de la flotte de bus, ces derniers étant la propriété de l’exploitant, en 2026, les anciens bus de Transdev portant la livrée de Vichy Communauté, propriétaire des bus, peuvent être maintenus, sans avoir à changer de livrée, et un nouveau numéro de parc[d].

Le parc est composé notamment de midibus Heuliez GX 137 et de minibus dérivés de Mercedes-Benz Sprinter City 65 ; les Bluebus, électriques, ont disparu de la circulation car étant la propriété de Transdev. Dans l’attente de la livraison de nouveaux bus électriques (mis à part de nouveaux minibus, encore dérivés des Sprinter City), des bus standard Heuliez GX 337 sont en circulation notamment sur la ligne A. L’objectif étant d’arriver à un parc composé de 50 % de bus électriques.

Pour plus de détails, lire aussi cet article de La Montagne (réservé aux abonnés) : Lauren Settepani, « "Les idées ne manquent pas !" : quelles sont les nouveautés de Mobivie, le réseau de transport de Vichy Communauté ? », 28 août 2026 (lire en ligne).


  1. Autorité organisatrice de la mobilité, Vichy Val d’Allier à l’époque.
  2. Du nom d’un ancien maire de Bellerive-sur-Allier ; l’espace Monzière prend son nom depuis le 18 juin 2023.
  3. Les vingt-trois fontaines représentent les vingt-trois communes de l’ancienne communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier, inaugurées en 2005, et aperçues de ce qui était encore la route nationale 209.
  4. Sur les réseaux gérés par Keolis, le numéro de parc d’un véhicule, à six chiffres, commence par les deux derniers chiffres de l’année, puis le numéro de série. Ainsi les GX 137 ont un numéro commençant par 18XXXX et les GX 337 par 17XXXX (ils ont été achetés d’occasion).

dimanche 28 septembre 2025

Boulevard de l’Hôpital (Vichy) : une impression d’inachevé pour une nouvelle piste cyclable (et un ralentisseur), qui permet enfin une traversée sécurisée (ou presque) du sud vers le nord

La communauté d’agglomération Vichy Communauté rénove le boulevard de l’Hôpital, axe structurant majeur de l’agglomération, permettant de rejoindre le nord et le sud de Vichy. Les travaux menés ces derniers mois ont permis la création d’une piste cyclable de 1,2 km de long et la rénovation du mur à la limite des emprises ferroviaires va enfin apporter un peu plus de sécurité. Les travaux, qui viennent de se terminer, laissent toutefois une impression d’inachevé : le réaménagement ne s’est pas accompagné d’une rénovation de la chaussée.

Début de rédaction le 4 juin 2025. Mise à jour le 17 mai 2026.

Vichy Communauté rénove le boulevard de l’Hôpital, une voie structurante reliant l’avenue de Gramont au nord et les rues de Thiers et du Vernet au sud. Ce boulevard, rénové en trois temps dans les années 2010, voit en 2025 la création d’une piste cyclable, qui permet d’assurer la continuité avec celle créée rue de Bordeaux en 2017 (avec le boulevard urbain) d’une part, et la rue de Thiers et l’avenue Poincaré en 2022 d’autre part. L’aménagement comprend aussi un ralentisseur à l’intersection avec la rue de Bordeaux (branche prioritaire) et la rue d’Alger.

Boulevard de l'Hôpital (Vichy) - Début sud 2025-06-28
Extrémité sud du boulevard de l’Hôpital, 28 juin 2025. Une impression d’inachevé sur cette route de liaison principale : la route sera-t-elle rénovée ? (source)
Boulevard de l'Hôpital (Vichy) - Début sud 2022-05-21
Même endroit, trois ans plus tôt. Rénovée en 2017, la partie sud du boulevard ne laisse que peu de place aux modes actifs (cyclistes, mais aussi engins de déplacement personnel motorisé). Et le stationnement était plus libre et possible des deux côtés. (source)

Un réaménagement inachevé ?

Depuis novembre 2024, Vichy Communauté a entrepris le réaménagement de ce boulevard très passant, afin de créer une continuité cyclable jusqu’à la limite communale avec Abrest. Pendant plusieurs mois, les usagers réguliers de cet axe, particulièrement sur la section qui n’est pas gérée par le département[a], c’est-à-dire celle comprise entre la rue de Bordeaux incluse et les rues de Thiers et du Vernet, sont contraints d’emprunter des déviations allongeant le trajet habituel, via la rue Fernand-Lafaye-et-Anne-Marie-Menut-Lafaye et les boulevards Gabriel-Péronnet et du 8-Mai-1945 côté Cusset (en passant devant les lycées publics), ou encore grâce à une autre voie créée par l’intercommunalité (ou son prédécesseur[b]) : le boulevard urbain.

Les travaux ont surtout impacté le côté ouest (emprises ferroviaires), où il n’existe aucune habitation, ce qui ne maintient la circulation que dans le sens nord-sud, c’est-à-dire de la rue de Bordeaux vers Le Puy-en-Velay, Thiers, Saint-Yorre sans oublier bien sûr Abrest[1].

Stationnement et piste cyclable sont concentrés du côté des emprises ferroviaires

Afin de minimiser les croisements avec la voirie, la piste cyclable a été tracée parallèlement au boulevard sur la quasi-totalité de son linéaire. Celle-ci emprunte néanmoins les rampes d’accès au pont Voltaire, avec seulement un point de cisaillement.

Rue de Thiers (VC, Vichy) - Avant giratoire 2025-06-28
Fin de la rue de Thiers, 28 juin 2025. Une amélioration de la traversée cycliste aurait dû être faite à hauteur de ce passage piétons. Une signalisation de fin du passage piétons existe déjà, issue de la fin provisoire de piste cyclable consécutive au réaménagement de la rue de Thiers et de l’avenue Poincaré, mais qui n’a plus lieu d’être : la signalisation pour rejoindre la nouvelle piste cyclable longeant le boulevard de l’Hôpital fait défaut. (source)

Le stationnement se concentre exclusivement dans le sens nord-sud : les places matérialisées nécessitent de réaliser un créneau sur des places délimitées entre la chaussée et la piste cyclable. Le service voirie de la ville de Vichy précise que le nombre de places a été augmenté, « de 79 à 93[2] ».

Passages piétons et arrêts de bus déplacés…

Le pseudo-réaménagement de ce boulevard comprend aussi le déplacement ou la suppression de certains passages piétons, tous complétés par des surfaces podotactiles (ou presque). Si celui situé le plus au sud a été déplacé de quelques mètres plus au nord, celui situé au nord de l’intersection avec la rue Sidi-Brahim a été supprimé.

Réintroduire le danger en créant des passages piétons masquant la visibilité, oui, c’est possible

Celui situé devant le 28 bis, qui avait été le théâtre début 2011 d’un accident à cause d’un passage piéton peu visible, et qui avait fait l’objet de travaux de sécurisation en juillet 2011[c] (sans changement avec la rénovation de chaussée de 2017), a été déplacé un peu plus au sud, immédiatement après une place de stationnement, où la visibilité est encore plus réduite qu’avant. On a donc dégradé la sécurité pour réintroduire un danger avec un passage piétons masquant la visibilité.

Un nouveau passage piétons a été créé sur le ralentisseur côté rue de Bordeaux. Les autres ont été déplacés de quelques mètres mais les anciens sont encore visibles ; espérons que les habitudes changeront.

Certains arrêts de bus ont été déplacés (Sidi Brahim, direction Côte Saint-Amand, a été déplacé juste avant la fin du boulevard) et une surélévation de chaussée a été créée juste avant la bretelle d’accès au centre-ville, en direction du sud.

Côté vitesse, c’est toujours 50 km/h

Par dérogation à la limitation de vitesse générale, dans les rues de Vichy, depuis un arrêté municipal du 27 février 2024, la vitesse est limitée à 30 km/h. Les axes limités à 50 km/h sont désormais l’exception, et c’est le cas sur le boulevard de l’Hôpital, à l’exception de trois sections juste avant le ralentisseur à l’intersection avec les rues de Bordeaux et d’Alger :

  • sur la section communale du boulevard de l’Hôpital : juste après la rue de Châteaudun, en direction du nord ;
  • sur la section départementale du boulevard de l’Hôpital : depuis le support d’éclairage public LED en face du no 100, vers le sud ;
  • sur la rue de Bordeaux : depuis l’intersection avec la rue des Fleurs.

En l’absence de panneaux de fin de limitation de vitesse, ces prescriptions s’arrêtent à la prochaine intersection, c’est-à-dire… sur le ralentisseur en lui-même, et ne concernent pas le sens inverse. Cette réduction de vitesse n’est pas la seule, elle est même globale, par la diminution de l’emprise de la chaussée à six mètres de large pour pouvoir créer la piste cyclable.

L’itinéraire promet de rejoindre Abrest à Creuzier-le-Vieux, sauf qu’à l’entrée de ces deux villes, les aménagements semblent s’arrêter aux portes. Si côté nord (Creuzier-le-Vieux), plusieurs sections en voie partagée, celles parallèles à la rue de Vichy (D 258) ont déjà été aménagées (sur des sections en zone 30) ou avec un double-sens cyclable, pour Abrest, il n’en est encore rien, la piste cyclable longeant l’avenue Poincaré (D 906E) est encore en impasse et les cyclistes doivent rejoindre une route inadaptée au trafic local, et toujours à caractère prioritaire. Le chemin est encore long… alors que Saint-Yorre est déjà bien avancée avec le réaménagement de la route principale.

Côté signalisation de repérage, aucune amélioration n’a été notée depuis 2017 et l’ouverture de la deuxième tranche du boulevard urbain. Seul hic : les plaques de rue, qui sont au nombre de… deux seulement (un à l’intersection avec la rue Jouishomme et un deuxième à l’intersection avec les rues d’Alger et de Bordeaux sur le nouveau ralentisseur), et aucune aux extrémités. Mais ce manque semble se généraliser aux axes majeurs et réaménagés.


Toutes photographies source : Tabl-trai, licence CC BY-SA 4.0, proviennent de Wikimedia Commons

  1. La section nord, comprise entre l’avenue de Gramont au nord et les rues de Bordeaux et d’Alger au sud, fait partie de la route départementale 259, numéro que l’on ne retrouve que sur les cartes.
  2. Le boulevard urbain (avenue de la Liberté) a été créé en 2013 par l’ancienne communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier sur la partie comprise entre le centre hospitalier et la rue de Bordeaux. Son prolongement jusqu’à la rue des Iris a ouvert à la circulation au début de l’année 2022 par la communauté d’agglomération Vichy Communauté.
  3. Voir aussi, sur ce blog, cet article du 4 août 2011 : « Sécurisation d’un axe très fréquenté à Vichy ou comment un accident suffit à changer les choses ».
  1. Denis Lorut, « Le boulevard de l’Hôpital de Vichy mis en sens unique pour huit mois », La Montagne, 29 octobre 2024 (lire en ligne, accès libre).
  2. Denis Lorut, « Vichy se traverse désormais à vélo du sud au nord... et inversement », La Montagne, 26 septembre 2025 (lire en ligne, réservé aux abonnés).

mercredi 20 décembre 2023

Il y a 10 ans : un boulevard urbain permettait enfin de désenclaver le cœur de l’agglomération vichyssoise

Le 20 décembre 2013, un premier tronçon d’une nouvelle voie venait d’être inauguré à la frontière entre Vichy et Cusset (avec le prolongement d’une rue existante). Cette voie, s’apparentant à un boulevard urbain (localement appelé « boulevard Est »), marque une étape importante dans le désenclavement de l’agglomération vichyssoise, attendu depuis des dizaines d’années.

Début de rédaction le 19 décembre 2023. Publication le 20 décembre ; mise à jour le 21 décembre.

Boulevard urbain vers le nord angle 8 Mai 1945 130727
Entre Vichy (à gauche) et Cusset (à droite), 27 juillet 2013. Un an plus tôt, cette voie n’existait pas et était encore un vaste espace en herbe : a rue de Vendée (qui existe toujours) est devenue une voie en impasse, tandis que, côté Cusset, l’avenue de la Libération est devenue l’espace partagé piétons/cyclistes. Ce boulevard, qui marque la frontière entre les deux communes, et qui s’arrêtait à l’époque à hauteur de l’avenue de Vichy (D 2209), marque une étape importante dans le désenclavement de l’agglomération vichyssoise.
Tabl-trai, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Historique d’un projet qui a mis près de cinquante ans à voir le jour

Depuis les premiers projets de désenclavement, il aura fallu attendre quarante ans (!) pour que le cœur de l’agglomération de Vichy ait une desserte décente. Le premier schéma directeur routier, du 28 septembre 1973, prévoyait une pénétrante entre Vichy et Cusset. Et dans le même temps, des projets de l’autoroute Paris – Clermont-Ferrand comportaient des variantes passant au plus près de Nevers, Moulins et Vichy… mais l’autoroute passera finalement au plus près de Montluçon et Gannat.

Il faudra attendre les années 2000 pour que se dessinent quatre grands axes : une autoroute, deux contournements et un boulevard urbain.

À l’époque, fin 2013 :

  • les travaux du prolongement de l’autoroute A 719 étaient en cours (14 km), avec une livraison prévue début 2015. L’autoroute débouche sur un carrefour giratoire récemment aménagé sur les D 2209 (Gannat – Vichy) et 215 (Espinasse-Vozelle) ;
  • ceux du contournement sud-ouest (18 km, partenariat public-privé avec le département de l’Allier) étaient suspendus depuis plus d’un an et demi en raison de manquements au niveau environnemental. La livraison, annoncée en 2011 puis 2014, a finalement lieu début 2016 ;
  • le contournement nord-ouest (6,5 km de voie nouvelle), encore à l’état de projet, qui permet de désaturer les D 2209 dans la traversée de Bellerive-sur-Allier (Champ-Roubeau) et 6 (Charmeil). En phase d’enquête publique, le projet va (à la date de publication de cet article) prochainement être déclaré d’utilité publique, avec une mise en service prévue après 2025 si le projet se réalise ;
  • un boulevard urbain pour améliorer la desserte interne de l’agglomération, porté par Vichy Val d’Allier (en plusieurs étapes).

Un boulevard urbain construit en quatre temps à la frontière entre Vichy et Cusset

Mis en service en quatre étapes de 2013 à 2022, le boulevard permet une meilleure desserte interne de l’agglomération : hôpital, lycées publics, zone commerciale des Graves, puis Creuzier-le-Vieux et les quartiers sud de Vichy.

La construction, l’aménagement, l’entretien et la gestion de cet axe sont à la charge de la communauté d’agglomération Vichy Val d’Allier (pour la première tranche, puis la deuxième en 2016) puis Vichy Communauté à partir de 2017 (suite de la deuxième tranche, puis troisième tranche Nord et sud).

Plusieurs millions d’euros ont été investis pour que le territoire dispose enfin d'une desserte digne de ce nom (en plus de l'autoroute et des contournements).

Tranche 1 : 1,7 km de nouvelle voie pour mieux desservir l’hôpital et les lycées publics

Les travaux du boulevard urbain commencent dès la rentrée 2012 avec une modification du tracé de la D 2209 à la limite entre Vichy et Cusset. Une nouvelle route se dessine entre la rue de Vendée et une voie d'accès interdite à toute circulation, près du lycée Albert-Londres, côté filières professionnelles. Les plans du chantier, présentés à l'époque en 2010[a], prévoient la suppression du carrefour giratoire avec le boulevard du 8-Mai-1945[b] pour le transformer en carrefour à feux.

Au-delà, vers la rue de Vendée, une nouvelle route est tracée en direction de l’hôpital, tandis que la rue de Bordeaux est prolongée. L’objectif est de rediriger la circulation vers le nouveau boulevard urbain au lieu du boulevard Denière, lequel passe à sens unique avec un sens sud-nord réservé aux bus et à eux seuls, trois jours après la mise en service de la nouvelle voie.

La première partie de ce boulevard est inaugurée à la circulation le 20 décembre 2013. Lors de l’inauguration, cette nouvelle voie était « fondamentale » pour Claude Malhuret, maire (UMP) de Vichy, une « nécessité » pour Pascale Semet, maire (PCF) de Cusset et « un maillon extrêmement structurant » dans l’agglomération, pour Jean-Michel Guerre, son président (PS)[1].

Un boulevard nommé… avenue, les propositions de personnalités récemment décédées (locales ou mondialement connues) écartées

La route n’a de boulevard que le nom du projet, puisque les municipalités de Vichy et de Cusset ont choisi de l’appeler… avenue. Plusieurs propositions de noms ont filtré mais ont été rejetées, car affectées à une autre structure. Les personnalités (locales ou mondialement connues) ont été écartées. La Montagne cite notamment :

  • l’hommage aux 80 parlementaires, car la ville de Bellerive-sur-Allier a inauguré un square en présence de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, le 10 juillet 2013 ;
  • René Bardet (1936-2013), maire (PCF) de Cusset décédé en cours de mandat et président de la communauté d’agglomération Vichy Val d’Allier de 2001 à 2008, mais ce nom a été donné au pôle d’activités tertiaires en mai 2013 ;
  • Stéphane Hessel (1917-2013), diplomate français d’origine allemande ; Albert Jacquard (1925-2013), généticien français ; et Nelson Mandela (1918-2013), ancien président de la République d’Afrique du Sud, trois propositions évoquées en conseil communautaire de Vichy Val d’Allier mais rejetées par les deux communes qui ne souhaitaient pas donner de noms de personnalités à leurs nouvelles rues[c] ;
  • l’avenue de la Libération[d], proposition de Cusset arrivée après celle de Vichy (qui n’avait pas de rue de la Libération), retenue : avenue de la Liberté, d’autant plus que la signalisation avait déjà été commandée[2].

En pratique : un nouvel axe victime de son succès

Le boulevard urbain est censé améliorer la circulation entre Vichy et Cusset, mais les embouteillages persistent surtout aux heures de pointe. La circulation est régulée par des feux, plus pratiques à cet endroit qu’un carrefour giratoire[e]. L’intersection entre les rues de Bordeaux prolongée, de Bourgogne (côté Vichy), de l’avenue de la Liberté et du boulevard du 8-Mai-1945 (côté Cusset) est à branches multiples.

Niveau signalisation, on regrette le non-respect des recommandations concernant l’ordre des mentions. Thiers et Le Puy sont toujours indiqués dans cet ordre, tout comme Abrest et Saint-Yorre. Seule bonne nouvelle, Abrest est de mieux en mieux signalée, même si ce n’est toujours pas le cas au-delà du projet. La route passant à cheval sur les deux communes, il n’y a pas toujours de panneau indiquant le passage de Vichy à Cusset et inversement.

L’aménagement est systématiquement doublé par une piste cyclable, signalée avec des panneaux B22a : la piste cyclable est donc obligatoire, tout comme celle de l’avenue du Général-Leclerc (D 259, Cusset), alors que celle du boulevard du 8-Mai-1945, aménagée en 2009 et 2010, est conseillée et réservée aux cycles, et signalée par un panneau C113.

Piste cyclable longeant l'avenue de la Liberté (Cusset) - Angle avec la piste cyclable longeant le lycée Albert-Londres 2022-04-02
Avenue de la Liberté (côté Cusset), juste après l’intersection avec la piste cyclable du boulevard du 8-Mai-1945, 2 avril 2022. Tout le long du linéaire, une piste cyclable est créée.
Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Boulevard urbain - CLP au croisement avec la rue de Châteaudun (Vichy) 2022-06-18
Avenue de la Liberté au croisement avec la rue de Châteaudun (sur le territoire communal de Vichy), 18 juin 2022. À chaque croisement avec une rue, les régimes de priorité ont été modifiés en conséquence, avec des panneaux STOP. Les cyclistes doivent, eux, céder le passage. Mais les marquages au sol sont souvent absents et seuls ceux pour piétons assurent la continuité du linéaire.
Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

En revanche, aux carrefours à feux, la traversée n’est possible qu’en fonction du feu piétons. Les cyclistes doivent, en plus de céder le passage (on retrouve parfois des signaux… à gauche), s’engagent lorsque le feu est vert. On créait même des aberrations en forçant l’emprunt du boulevard urbain au lieu du boulevard Denière, qui était direct.

Pour la deuxième tranche, qui était le prolongement au nord de l’avenue de Vichy jusqu’à la zone commerciale des Graves, on prévoyait une ouverture en 2020… cela sera fait trois ans plus tôt, plus précisément le 16 juin 2017. Le boulevard connaîtra un troisième prolongement jusqu’à Creuzier-le-Vieux en 2021 (en croisant la route de Charmeil (D 27) par un carrefour giratoire), puis jusqu’au quartier des Garets en 2022 (avec une rénovation de la rue des Iris en 2021 et de l’avenue de Gérardmer — devenue depuis avenue du Colonel-Arnaud-Beltrame — en 2023), et bientôt la partie haute de la rue du Vernet, avec une continuité cyclable du nord au sud, entre Creuzier-le-Vieux et la côte Saint-Amand (dont on verra l’aménagement final début 2024).

En revanche, pour les imageries aériennes et la cartographie des nouvelles voies, il a parfois fallu attendre plusieurs semaines, voire des années. Et sur les cartes, cela a été difficile à mettre en œuvre (à suivre en détails dans un article à venir le mois prochain). Si, sur Google Maps, il n’a pas fallu attendre longtemps (moins d’un mois plus tard, une image d’août 2013 était déjà disponible), sur OpenStreetMap, il a fallu attendre… l’été 2017 (!) pour fiabiliser les relevés terrain (effectués alors sans GPS) alors que la deuxième tranche était déjà ouverte…

Ressources

ainsi que des documents rédigés en 2013 sur le boulevard ou les routes le croisant :


  1. Le carrefour giratoire entre la rue de Vendée, la rue de Bourgogne et le boulevard du 8-Mai-1945 avait été rénové en même temps que ce dernier axe cité en 2010, à l’occasion de la rénovation des abords de la cité scolaire Albert-Londres.
  2. Il existait, à l’extrémité nord du projet, une maison du projet, bâtiment aujourd’hui disparu à la suite du prolongement du boulevard, livré en juin 2017.
  3. La ville de Vichy baptisera au nom du colonel Arnaud Beltrame l’avenue de Gérardmer en 2021 ; de Jacques Chirac le pont Aristide-Briand ou pont de Bellerive en 2022 (avec effet au 26 avril 2023) ; et prochainement, au nom de Samuel Paty le nom de la rue Neuve.
  4. Jusqu’à début 2013, il s’agissait d’une voie réservée aux bus desservant le lycée professionnel Albert-Londres, dont l’utilité a été réduite à la suite de la création de la halte routière située juste après l’entrée principale du lycée Albert-Londres (filières générales et technologiques), en 2009. Voilà à quoi ressemblait le boulevard le 10 juin 2011 (photo Wikimedia Commons, licence CC-BY-SA 3.0).
  5. Situation inverse lors de la deuxième phase en 2017, où l’intersection entre : le boulevard d’Alsace-Lorraine au nord, l’avenue Gilbert-Roux à l’est, l’avenue de la Liberté au sud et la rue des Bartins à l’ouest (le boulevard des Graves a été mis en impasse avec sens uniques), qui était un carrefour à feux, est devenu un carrefour giratoire.
  1. « L’avenue de La Liberté (boulevard urbain) a été inaugurée », La Montagne, 20 décembre 2013 (consulté le 19 décembre 2023).
  2. Laurent Bernard, « Comment les maires de Vichy et de Cusset sont arrivés à Liberté », La Montagne, 20 décembre 2013 (consulté le 19 décembre 2023).

mercredi 18 octobre 2023

Les vélos en libre-service de Vichy Communauté ne ressemblent plus à ça

Depuis près de dix ans, l’agglomération de Vichy met à disposition de ses usagers des vélos en location. Cinq ans plus tard, elle propose les vélos en libre-service, où l’usager peut, à condition de débloquer son accès par une application spécifique, utiliser un vélo mis en place dans l’une des quelques stations présentes à Vichy, mais aussi à Cusset et à Bellerive-sur-Allier.

Station vélos Gare SNCF (Vichy) 2021-10-09
Station Vivélo Gare SNCF, sur le parvis de la gare, à Vichy, le 9 octobre 2021. Prévue pour huit places, mais réduite à sept par manque de place, la station Gare SNCF était l’une des premières à proposer le libre-service.
Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Désormais, c’est une offre 100 % électrique que propose l’agglomération, avec une nouvelle identité visuelle, celle de la ville de Vichy.

2014 : un tournant pour l’intermodalité à Vichy

Le lancement d’un service de location de vélos, ou quand la gare devient (à nouveau) un pôle d’échanges intermodal

En 2014, la communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier transfère le kiosque MobiVie de la place Charles-de-Gaulle à la gare SNCF, sur un site inoccupé au sud du bâtiment voyageurs, et qui devait accueillir un loueur de voitures. Le site ouvre le 19 février 2014 et, à cette occasion, lance un service de location de vélos, qui permet de louer un vélo classique ou à assistance électrique — déjà — pour une journée, une semaine ou un mois, moyennant une caution (200 € ou 600 €).

À cette occasion, le magazine de Vichy Val d’Allier consacre un numéro spécial au renforcement de l’intermodalité dans la deuxième gare d’Auvergne. La Montagne — qui consacrait un article sur les navettes entre la cité thermale et la capitale auvergnate deux semaines plus tôt — titrait alors la gare de Vichy comme étant un véritable pôle d’échanges intermodal, mais ne l’était-elle pas déjà depuis… 2009 ?

Le nouveau kiosque, plus spacieux, permet aux voyageurs d’être informé sur les prochains départs des bus urbains et des autocars régionaux (et autrefois départementaux[1]), et permet aussi de charger son abonnement ou sa carte de bus[2]. À la sortie sud de la gare, une consigne[3] est aménagée, permettant aux voyageurs de garer leur vélo en toute sécurité (capacité de 40 places) en présentant un badge d'accès.

2018 : nouvel exploitant, nouvelle identité visuelle, nouvelle offre

Depuis la rentrée 2018, c’est Transdev Vichy qui exploite le réseau de transports en commun ; avec Vichy Communauté qui devient propriétaire de son dépôt de bus, c’est logiquement une nouvelle identité visuelle qui est déployée sur les bus mais aussi sur les vélos.

En novembre 2018, un service de location de vélos en libre-service est lancé. Plusieurs parcs de stationnement permettent d’emprunter un vélo, à condition de télécharger une application mobile, renseigner ses coordonnées bancaires (l’emprunt d’un vélo est payant à partir de 30 minutes) et restituer le vélo à la station où elle a été prise.

Cinq stations sont aménagées : Pôle Lardy (8 vélos), Rue Wilson (sur le ralentisseur, 8 vélos), Place Charles de Gaulle (supprimé en 2020, 8 vélos), Gare SNCF (7 vélos) et Cusset Centre (4 vélos). En 2020, une station est créée à Bellerive-sur-Allier près des berges (8 vélos), remplaçant la station de la place Charles-de-Gaulle.

En 2021, la capacité est augmentée de 4 places sauf à la gare SNCF et un nouveau parking est créé près du centre hospitalier (12 vélos) ; le retour du vélo peut se faire dans n’importe quelle station. Les tarifs sont modifiés et la gratuité d’utilisation est réduite de 30 à 5 minutes. Pour rappel, en cas de non-restitution du vélo dans les douze heures, la caution de 200 € est prélevée.

En 2022, une station est aménagée près de l’office de tourisme (8 places), remplaçant deux places de stationnement, et juste à côté d’un parking vélos qui a lui-même remplacé une place de stationnement en 2021. Mais elle est déjà hors service quelques mois plus tard.

Octobre 2023 : le 100 % électrique remplace les vélos classiques

Pas plus tard que la semaine dernière, les parkings vélos ont tous été remplacés. Les nouveaux vélos ont été présentés le 17 octobre. Les nouvelles modalités sont affichées sur les panneaux, qui annoncent également la création de trois nouvelles stations à Bellerive-sur-Allier (mairie, CREPS/hippodrome entre autres).

Station Vivélo Gare SNCF, le 18 octobre 2023. Il y a désormais de la place pour dix vélos, tous électriques, différemment fixés désormais, mais avec un panier plus petit.
Photographie personnelle

L’agglomération a même testé, depuis 2021, les vélos à hydrogène. Une station est implantée au port de la Rotonde.


  1. La loi NOTRe de 2015 a transféré la compétence transports des départements aux régions ; on ne parle plus d’autocars départementaux.
  2. Carte à voyages, abonnement.
  3. Photo de la consigne de la gare de Vichy (TCY, CC-BY-SA 4.0, 17 mai 2020).

mercredi 31 août 2022

Avenue Poincaré : la (presque) déception

Le réaménagement de l’avenue Poincaré (D 906E) est quasiment terminé. Pendant dix mois, la ville de Vichy, la communauté d’agglomération Vichy Communauté et le département de l’Allier — ce dernier étant gestionnaire d’une grande partie du linéaire rénové — ont procédé à la rénovation de cette entrée de ville, qui ressemble au boulevard urbain, mais la qualité de l’aménagement déçoit un peu. Revue sur les principaux changements de cette entrée de ville.

Début de rédaction : 30 août 2022.

Il y a trois semaines, le département de l’Allier, gestionnaire de la route, effectuait les travaux de rénovation de la chaussée (sur route barrée) avec des déviations par d’autres voies départementales et communales. Le marquage au sol arrivant quelques jours plus tard, il révèle l’aspect d’un boulevard urbain, à ceci près qu’elle s’appelle toujours avenue, mais sans tourne à gauche pour pénaliser les riverains ou même les clients d’un supermarché implanté le long de la rue.

Entrée de Vichy et sortie d'Abrest par la route en provenance de Thiers (panneaux) 2022-08-28
Entrée de Vichy, le 28 août 2022. On regrette le traitement porté par les collectivités en matière de signalisation à l’entrée de la ville, où seuls trois panneaux ont été conservés, et pas le cartouche de route départementale…
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Entrée de Vichy depuis Thiers par la D 906e 2021-10-30
…qu’on retrouvait avant sa rénovation, le 30 octobre 2021. Le département venait tout juste de remplacer (mais avec quelques dizaines de mètres d’écart) la signalisation d’entrée d’agglomération, en introduisant (avec plus de cinq ans de retard !) le cartouche « D 906e ». D’autre part, la chaussée large et les trottoirs étroits donnaient un autre visage à la route.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Les 800 mètres de linéaire rénovés (qui comprennent aussi la rue de Thiers, partiellement classée dans la voirie départementale) ressemblent, de par leur configuration, à l’avenue de la Liberté[1] que la communauté d’agglomération a construite entre 2013 et 2022. Revue de détail, de la chaussée à la signalisation.

Un aménagement ressemblant au boulevard urbain de Vichy Communauté

L’aménagement de cette route départementale ressemble à celui du boulevard urbain.

Boulevard urbain au croisement avec l'allée Mesdames (Cusset) 2022-06-18
Avenue de la Liberté, au croisement avec l’allée Mesdames (Cusset), 18 juin 2022. L’aménagement est proche du boulevard urbain, avec sa piste cyclable à droite, son chemin piéton à gauche, et un stationnement (ici inexistant) présent sur certaines portions de cet axe construit il y a moins de dix ans par la communauté d’agglomération (cette portion est ouverte depuis 2017).
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Une chaussée neuve mais un linéaire incitant pourtant à la vitesse

Comme sur le boulevard urbain, la chaussée est délimitée par une ligne discontinue. Les dépassements d’obstacles (y compris de véhicules lents) sont donc autorisés. Cependant, les passages piétons n’ont plus d’îlot ce qui impose une vigilance accrue à leur approche. Leurs emplacements sont identiques sauf pour deux d’entre eux qui ont été déplacés d’environ un à deux mètres[2]. Ces îlots subsistent par contre à l’extrême nord de l’avenue et sur la rue de Thiers, où le passage piétons est complété par une traversée cycliste parallèle.

À noter qu'un nouveau passage piétons a été tracé sur la route menant à la rue du Maréchal-Lyautey, entre l’îlot existant — qui a du être partiellement raboté — et le pont sur la voie ferrée.

Les trottoirs : piétons d’un côté, cyclistes de l’autre

Côté pair (à droite), c’est une piste cyclable qui est matérialisée en remplacement des nombreux espaces de stationnement possibles. Mais au croisement avec les rues des Jardins, des Hortensias et des Glaïeuls, la piste cyclable s’interrompt car c’est un simple passage piétons qui est tracé, imposant aux cyclistes de descendre de leur vélo[3].

Avenue Poincaré (Vichy) - Piste cyclable interrompue par un passage piétons, croisement rue des Jardins, vers le nord 2022-08-28
Au croisement avec la rue des Jardins, 28 août 2022. Là, on a fait fort : imposer aux cyclistes de descendre de leur vélo pour traverser la rue. D’autant plus que les conducteurs souhaitant tourner à droite vers la rue des Jardins doivent franchir un ralentisseur pour laisser passer les… piétons ? cyclistes ?
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

La liaison avec la rue du Maréchal-Lyautey s’effectue par des traversées cyclistes parallèles aux passages piétons. Au giratoire avec les boulevards de l’Hôpital et de la rue de Thiers on retrouve aussi un aménagement identique mais prévu pour un sens de circulation.

L’éclairage public : entièrement en LED et du côté opposé par rapport à la configuration précédente

L’éclairage public a été remplacé entre mars et avril 2022, mais bascule du côté pair sur l’avenue Poincaré pour permettre d’éclairer la chaussée (à gauche) et la piste cyclable (à droite). Toutefois, en entrant à Abrest, on change à nouveau de côté, puisque les mâts, remplacés entre mars 2020 et avril 2021, sont disposés à gauche dans le sens sud-nord.

Signalisation, stationnement : peu d’améliorations, mais on a vu pire

Par rapport à avant les travaux, les règles de circulation ont peu changé. Si le feu de circulation à l angle avec la rue des Jardins a été supprimé, la route reste sous le régime de priorité ponctuelle.

En l’absence de panneau de signalisation indiquant que la route départementale est prioritaire (il avait existé, jusqu’en 2021, un panneau de fin de route prioritaire à l'entrée de Vichy), le régime de la priorité à droite s’applique. Rappelons qu’à Abrest, la route conserve son caractère prioritaire.

Une signalisation directionnelle qui se refuse à être mise à jour… et des panneaux réutilisés !

On regrette que la signalisation de direction ne veut pas être changée, alors qu’il y a eu des évolutions. Des panneaux datés de 1985 et toujours en bon état indiquent toujours Thiers, Le Puy[4], Abrest et Saint-Yorre. Une simple mise à jour doit être faite y compris en amont du projet, en prenant en compte toutes les localités y compris Abrest qui est moins bien signalée que les autres.

Un panneau de position indiquant le centre-ville est implanté mais à un emplacement inapproprié, pas devant le panneau mais quelques dizaines de mètres en amont.

Quant à la signalisation de police, on retrouve même des panneaux de récupération. Les panneaux d’entrée d’agglomération, remplacés par le département en octobre 2021 (voir photo en tête de l’article) ont été remis en place, mais plus dans un état comme neuf. Sans parler du panneau E43 d’identification de route départementale qui n’a pas été remis alors que c’est toujours le département de l’Allier qui gère cette route[5].

La fin de la piste cyclable, dans le sens Vichy vers Thiers, et qui débouche en impasse, est signalée par un ensemble de panneaux AB3a+M9c… fabriqués respectivement en 2007 et 2005 ! Est-ce parce qu’on n’a pas pu commander suffisamment de panneaux neufs ?

Un stationnement restreint à un seul sens de circulation

Idée copiée sur le boulevard urbain, ou même sur l’avenue de Vichy (D 2209) à Cusset : proposer des places de stationnement uniquement dans un sens de circulation. C’est chose faite, on ne peut y stationner que dans le sens Vichy vers Thiers. Seule différence : le besoin de réaliser un créneau de stationnement est moins utile (sauf au droit de la station-service) puisque les places de stationnement sont matérialisées à hauteur même du trottoir.

En limitant le stationnement au sens Vichy vers Thiers, on restreint la possibilité aux riverains de pouvoir stationner notamment côté pair où est actuellement implantée la piste cyclable. On leur impose un demi-tour.

Mobilier urbain : même couleur, mais de la pub en plus

Les mêmes codes que le boulevard urbain

Comme pour le boulevard urbain ou même certains projets dans le centre-ville de Vichy, la tendance est d’utiliser une couleur gris marron pour les mâts d’éclairage public ainsi que les sucettes publicitaires. Les panneaux de signalisation, eux, restent dans la couleur par défaut des fabricants.

De plus en plus de… publicités !

On pensait voir autant ou moins de publicités qu’avant sa rénovation, finalement on en voit de plus en plus !

Le long de la route, on trouve trois panneaux 4x3 fixés au mur (un fixe pour le magasin Carrefour et un deuxième pour les promotions de cette enseigne) et un troisième, un peu plus loin, pour Intersport, enseigne d’articles de sport présente depuis 2016, et plus récemment un quatrième, double face, dont les pieds sont posés dans le domaine privé.

Concernant les sucettes publicitaires : en 2017, l’une d’elles avait été implantée entre la sortie de la station Total et la sortie nord du parking du supermarché Lidl. Mais la visibilité était gâchée par cette publicité ce qui impose de marquer l’arrêt au-delà du STOP… qui n’a pas bougé. Actuellement, ce sont trois sucettes, souvent proches des intersections, dont un juste avant une chaussée large… où la sortie n’est (heureusement ?) pas autorisée.

Pourtant, un règlement local de publicité intercommunal a été approuvé en juin 2022 par le conseil communautaire de Vichy Communauté et le diagnostic fait état d’un nombre abondant de publicités (y compris non réglementaires) sur cette route… qui s’appelle encore la D 906 ![6]


[1] Ainsi que le boulevard d’Alsace-Lorraine, à Cusset, au nord, et une voie anonyme ouverte en 2021, et une partie de la rue de Bordeaux.

[2] près de la rue des Jardins et à l'extrémité sud du projet.

[3] ne rien tracer aurait été préférable pour permettre la continuité cyclable. D'autant plus que ce sont même des ralentisseurs qui ont du être aménagés, et donc non conformes tant qu'ils ne sont pas accompagnés de limitation à 30 km/h. La largeurvdu trottoir est même insuffisante pour un aménagement au rabais comme sur l'avenue de Vichy (D 2209, Cusset), cf.

[4] Vers 1987, une nouvelle route a été créée entre Arlanc (sud-est du Puy-de-Dôme) et La Chaise-Dieu (Haute-Loire) raccourcissant l’itinéraire Vichy – Le Puy (devenue Le Puy-en-Velay en 1988) d'une dizaine de kilomètres.

[5] Rappelons que pendant près de cinq ans, cette entrée de ville était dépourvue de son cartouche d’identification de route, et que le département a remplacé les D 906 par D 906E avec un an de retard.

[6] Règlement local de publicité disponible à cette adresse : « Règlement Local de Publicité Intercommunal » sur le site de Vichy Communauté, puis « Consulter le RLPI approuvé », « 1-Rapport de présentation », p. 76-77 :
« Les axes majeurs desservant le cœur d’agglomération ainsi que des zones d’activités apparaissent quant à eux comme nettement plus exposés, ils sont des axes supports privilégiés pour la publicité. […] La route départementale 906 depuis son entrée sur le territoire jusqu’à son entrée dans le cœur d’agglomération accueille quant à elle de nombreuses publicités et pré-enseignes dont certaines en infraction ».

lundi 5 octobre 2020

Rétrospective : 5 octobre 2019, inauguration des berges d’Allier (rive gauche) à Bellerive-sur-Allier

Après plusieurs années de travaux, les berges d’Allier montrent un visage complètement différent : rien à voir avec ce que l’on a connu auparavant : place à plus de nature, plus d’accessibilité et une multitude de petits équipements. L’inauguration aura bien eu lieu le 5 octobre 2019, mais après un report dû… à un événement météorologique imprévu. Retour sur une inauguration qui m’aura donné quelques surprises.

Cet article fait partie de la série : Rétrospective.
D’autres photos sont disponibles en cliquant sur ce lien.
Berges depuis la sortie du pont de Bellerive (Bellerive-sur-Allier), 5 octobre 2019. Vu depuis le pont Aristide-Briand (ou pont de Bellerive), la foule est présente pour assister à l’inauguration d’un chantier majeur de l’agglomération. Mais, submergé par une fanfare, je ne pourrai assister à la coupure du ruban…
Photo personnelle de l’auteur que je mets à disposition sous licence CC-BY-SA 4.0

Un projet qui modifie radicalement le paysage en donnant plus de place aux modes doux et à la nature

Initialement prévue pour le 27 juillet, l'inauguration de l'aménagement des Berges d'Allier en rive gauche (commune de Bellerive-sur-Allier) a été repoussée à fin septembre, puis finalement au 5 octobre 2019.

Berges de l’Allier rénovées, au premier plan le nouveau pont sur le Sarmon
Berges depuis la sortie du pont de Bellerive (Bellerive-sur-Allier), 24 août 2019. Le pont sur le Sarmon a dû être reconstruit pour assurer désormais une continuité avec le minimum d’obstacles (surtout les prises de pêche juste en aval du confluent). Comme en rive droite, le linéaire comprend de nombreux débordements sur la rivière et surtout accorde une place à la nature, la renaturation est passée par la suppression des murs.
Photo : Tabl-trai / CC-BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Dans la continuité de ce qui a déjà été fait en rive droite en 2014 (travaux commencés debut 2013 pour une inauguration le 28 juin 2014), l’objectif de ce chantier majeur pour l’attractivité et l’image de l’agglomération est de redonner envie de découvrir la rivière Allier avec des espaces de détente.

Pour y aboutir, des modifications profondes de voirie ont été réalisées :

  • rénovation de rues (Grange aux Grains, Eugénie-Desgouttes) ;
  • modification de la rue Claude-Decloitre, qui devient interdite à la circulation des véhicules à moteur ;
  • modification de plusieurs voies d’accès (vers la rue Claude-Decloitre — devenue allée Jean-Coutière — et vers l’ancien stade nautique) ;
  • création de nouvelles voies, soit pour un nouvel accès : depuis l’avenue du Général-de-Gaulle (D 131), soit pour pallier l’interdiction d’accès à la rue Claude-Decloitre (avec les accès aux restaurants ou aux campings)…
  • et surtout, renaturation des berges.

Ces travaux ont coûté plus de 20 millions d’euros.

Le long de la voie rénovée, place aux modes doux et à une multitude d’équipements

Promenade sur berge et arceaux vélo, Bellerive-sur-Allier
Le long des berges de l’Allier, 1er juin 2020. L’aménagement est riche en équipements, en particulier pour les modes doux : un parking vélo de 14 places, un abri avec six bancs, un éclairage public LED avec jeux de lumière…
Photo : TCY / CC-BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Le projet s’étend sur près de quatre kilomètres le long de la rivière Allier (hors création de nouveaux chemins), entre les campings et le pont de l’Europe. On ne compte pas les innombrables équipements : bancs (avec ou sans dossier, de 1 à 6 places), transats, poubelles (avec cendrier) [1], parkings vélos, etc. Les mâts d’éclairage public (sans bras) illuminent la promenade (avec la technologie LED et une possibilité de réaliser des jeux de lumière — ce n’est pas une nouveauté [2]).

Pour réduire la pollution visuelle (on regrette l’absence de plan détaillé de la zone comme cela existe déjà en rive droite), la signalétique est au sol. Des totems informant de la participation de la région Auvergne-Rhône-Alpes ou du financement du projet ont été implantés.

Une inauguration mouvementée

Vichy Communauté, partie prenante dans ce grand aménagement, avait communiqué le programme, initialement pour le 27 juillet 2019 [3] : départ avec une fanfare, coupe du ruban, démonstrations de sports à proximité de l’aménagement et courses hippiques. Mais un orage et un vent violent ont contraint à annuler l’organisation des courses hippiques, et également l’inauguration des berges d’Allier [4], qui seront finalement repoussées.

L’inauguration a commencé le 5 octobre à 14 heures, mais la forte affluence et l’engagement trop tardif, sans compter l’avancée de la fanfare, me contraint à rester derrière et à faible vitesse, jusqu’à enfin trouver un chemin 600 mètres plus loin… me faisant rater peut-être le ruban qui aurait été coupé au Sporting Club golf.

S’en suivra un long discours en présence d’élus — dont Laurent Wauquiez (président de la région Auvergne-Rhône-Alpes), mais aussi Claude Riboulet (président du département de l’Allier), Frédéric Aguilera (maire de Vichy et président de Vichy Communauté), etc. — et une collation. Pas de courses hippiques, la saison était déjà terminée.

Une partie des berges utilisée par une voie verte

En juillet 2020, Vichy Communauté réalise la Via Allier et trois boucles, dont celle des Isles qui emprunte en partie les berges d’Allier réaménagées. La boucle du Lac (non signalée par des panneaux) emprunte une partie des berges rénovées entre les deux ponts reliant Bellerive-sur-Allier et Vichy. Une façon de découvrir autrement la rivière (qui fera l’objet d’un article ultérieurement).

Pour en savoir plus


[1] Les poubelles sont dotées d’un cendrier ; j’ai constaté, le 3 octobre 2020, que certaines d’entre elles ont été dédoublées, afin de mieux comprendre l’intérêt de respecter le site.

[2] C’est sur le projet de rive droite que les premiers mâts avec jeu de lumière ont été mis en service, en 2014. On les retrouvera également sur la rue Georges-Clemenceau, dans le centre-ville de Vichy, depuis novembre 2019, et à l’entrée de Vichy par le pont de Bellerive, mis en service quasiment au même moment.

[3] « Inauguration des berges de la rive gauche du Lac d’Allier », sur le site de Vichy Communauté, 15 juillet 2019 (consulté le 5 octobre 2020).

[4] « Vichy : sute aux intempéries, l’hippodrome est fermé et l’inauguration des berges de l’Allier annulée », article de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes du 27 juillet 2019 (consulté le 5 octobre 2020).

lundi 30 décembre 2019

10 ans d’aménagements routiers et urbains à Vichy : la rétrospective express

La décennie 2010-2019 se termine, et il est temps de faire un bilan express de ce qui a été réalisé durant cette période. Dans ce billet : les aménagements routiers et urbains.

Les années 2010 auront été marquées, dans l’agglomération vichyssoise, par des aménagements qui auront transformé la vie d’un quartier, d’une commune, voire de toute l’agglomération.

Aménagements routiers : une agglomération enfin désenclavée

L’agglomération a longtemps été décriée comme l’une des plus mal desservies, car situées à l’écart d’axes routiers de type voie rapide (autoroute). Chose enfin faite depuis le 12 janvier 2015, où l’autoroute A 719 a enfin été prolongée de Gannat vers Vichy (plus précisément à Espinasse-Vozelle). Ce prolongement, réalisé par la société d’autoroutes APRR, a coûté 100 millions d’euros.
A719 depuis le pont de la D 279 au sud de Vendat (vers Gannat) (5 mars 2016)
Entre Vendat et Espinasse-Vozelle, 5 mars 2016. L’autoroute A719 a été mise en service au début de l’année 2015 et permet enfin de donner une « véritable adresse autoroutière » à l’agglomération, comme on disait à l’époque. Photo : Tabl-trai (CC-BY-SA 3.0), via Wikimedia Commons
On aurait bien aimé voir une autre nouvelle route ouvrir avant l’autoroute, mais les défenseurs de l’environnement (notamment les associations locales qui ont critiqué la déforestation d’une partie des forêts entourant l’agglomération, celles de Montpensier et de la Boucharde, ou encore la destruction non déclarée d’espèces protégées situées sur le tracé du contournement, bref, des manquements au dossier environnemental) avaient poussé à annuler la déclaration d’utilité publique datée de 2007 : le contournement sud-ouest de Vichy.
Traversant sept communes sur deux départements, cette nouvelle route, longue de plus de 18 km sans croiser de routes autrement que par des giratoires, a été mise en service le 2 février 2016, soit, donc, avec plusieurs années de retard. Ce chantier a coûté 76 millions d’euros au lieu des 62 millions initialement prévus. La route — nommée D 906, l’ancien tracé devenant la D 906E entre Saint-Yorre, Abrest et Vichy, mais aussi à Magnet et à Saint-Gérand-le-Puy — a été construite grâce à un partenariat public-privé, entre le département de l’Allier et une entreprise privée (ALLICSO).
Le contournement nord-ouest se fait toujours attendre. À l’heure actuelle, il n’en est qu’au stade de projet.
Enfin, un projet censé améliorer les flux internes dans le cœur de l’agglomération, a ouvert par étapes : le boulevard Est. Composé de voies nouvelles (nommées avenue de la Liberté), il est construit par la communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier (puis Vichy Communauté) en trois étapes :
  • la première tranche, reliant l’avenue de Vichy (D 2209), à Cusset, au centre hospitalier Jacques-Lacarin, à Vichy, avec prolongement de la rue de Bordeaux — mise en service le 20 décembre 2013 ;
  • la deuxième tranche, reliant l’avenue de Vichy au carrefour avec la rue des Bartins, le boulevard d’Alsace-Lorraine et l’avenue Gilbert-Roux, lequel devient un giratoire — mise en service le 16 juin 2017, il améliore la desserte de la zone commerciale des Peupliers à Cusset ;
  • la troisième tranche, reliant le giratoire précité à Creuzier-le-Vieux via le boulevard d’Alsace-Lorraine — mise en service prévue fin 2020, mais un giratoire a déjà été refait.
Tous ces aménagements sont complétés par une piste cyclable en revêtement béton.

Plus d’itinéraires cyclables

Autre grand changement dans le domaine routier, et cette fois-ci il concerne les modes doux : les itinéraires cyclables. On se souviendra qu’en juillet 2010, un de ces itinéraires a été créé, reliant le pont de Bellerive au stade aquatique, en empruntant des chemins nouvellement créés pour l’occasion, à l’écart notamment de la route départementale 2209, et que l’année suivante un autre itinéraire par le tour du plan d’eau avait été créé entre Bellerive-sur-Allier et Vichy, en plus d’un itinéraire traversant la ville de Vichy du nord-est vers le sud-ouest.
La mise en valeur des modes doux — tendance nationale — est accentuée notamment grâce aux efforts des municipalités, notamment la ville de Vichy, où les grands chantiers — notamment les berges d’Allier, en rive droite, réalisées en 2014, et la rive gauche en 2019 — ont considérablement donné une place aux cyclistes.
Parc Kennedy entrée nord 2015-08-18
Parc Kennedy (Vichy), 18 août 2015. Depuis le réaménagement des berges d’Allier en 2014 en rive droite, une meilleure place est accordée pour les cyclistes, qui peuvent circuler sur cette voie verte (panneau en petite taille tout de même), mais dont les piétons ont la priorité absolue. Photo : Tabl-trai (CC-BY-SA 3.0), via Wikimedia Commons 
Le département de l’Allier a balisé des itinéraires cyclables, sur l’ensemble de son département, entre Vichy et Randan (Puy-de-Dôme) via Hauterive, Saint-Pourçain-sur-Sioule, Cusset, Lapalisse. Mais qui les emprunte ?

Un des chantiers majeurs de l’agglomération a été le réaménagement des berges d’Allier en rive gauche. Cinq ans après la rive droite, voici que la rive gauche est enfin réaménagée.
Berges Allier depuis pont, vers l'aval (Bellerive-sur-Allier) 2019-08-24
Bellerive-sur-Allier, 24 août 2019. Les berges de l’Allier ont été rénovées avec, au premier plan, le nouveau pont sur le Sarmon à quelques mètres de son point de confluence avec l’Allier. Photo : Tabl-trai [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons
Comme pour la rive droite, la rive gauche a droit à ses aménagements particuliers : points de vue dépassant de la rivière, bancs, poubelles (avec cendrier), beaucoup de places pour les cyclistes et même inscriptions au sol, ce chantier à plus de vingt millions d’euros avec une subvention importante de la région Auvergne-Rhône-Alpes a été inauguré le 5 octobre 2019 (initialement prévu le 27 juillet 2019 mais annulé à cause d’un coup de vent inattendu).
Et ce n’est pas tout, puisque l’agglomération prévoit d’étendre son réseau d’itinéraires cyclables.

En milieu urbain, des centres-bourgs rénovés, des rues mises en valeur

Les années 2010 auront été marquées par la mise en valeur par les communes de leurs centres-bourgs, afin de donner une nouvelle image.
À Vichy, ce qui se fait déjà depuis 1992 — trottoirs en dalles de béton et calcaire de Rocheret notamment — se poursuit. Au début de la décennie, les travaux de la rue de Paris (chantier à 5 millions d’euros, inauguration le 25 février 2011) ont permis de prolonger le centre-ville jusqu’à la gare. La rue Lucas, qui la prolonge, le sera au printemps 2019 (inauguration le 29 juin 2019) avec, enfin, un classement en zone 30, mais pas de double-sens cyclable, à contre-courant des recommandations.
Outre ces chantiers, on notera également la rue du Maréchal Foch (D 906, puis D 906E), inaugurée en juillet 2016, ou encore la rue du Président Wilson, trait d’union entre le cœur de ville commerçant et le parc des Sources, inaugurée le 23 juin 2018. Et en dehors du centre-ville, le boulevard de la Résistance (2012), le boulevard de l’Hôpital (2012, 2015 et 2017), la rue du Vernet (2012 et 2013) la contre-allée du boulevard du Maréchal de Lattre de Tassigny (début 2014, avec nouveaux espaces de stationnement et classement en zone de rencontre), l’allée Mesdames (début 2018), le boulevard Gambetta (2018-2019), et l’avenue Aristide Briand et sa nouvelle entrée de ville (travaux en cours, fin prévue hiver 2020)… évidemment, la liste n’est pas exhaustive.

Ces chantiers se caractérisent par une rénovation de la chaussée, des trottoirs mais aussi de l’éclairage public, où l’on en profite pour remplacer les anciennes ampoules incandescentes par des LED, moins consommatrices en énergie. On les retrouve sur tous les aménagements récents (sauf quelques rares exceptions), et c’est justement le choix radical qu’a fait la ville de Cusset pour remplacer quasiment tous les spots d’éclairage par des LED.

En périphérie, notons le réaménagement intégral de la place Victor-Hugo à Cusset, deux ans après celui du boulevard du Général-de-Gaulle (s’en est suivi un plan de circulation). Plus de place pour les piétons (si ce n’est l’inconvénient majeur pour les cyclistes de ne pas trouver davantage de places, ni de possibilité de circuler partout) et un stationnement automobile poussé vers l’extérieur, ces travaux d’un coût de près de deux millions d’euros marquent une nouvelle ère pour la cinquième ville de l’Allier.
Place Victor Hugo rénovée (Cusset) 2019-02-10
Place Victor Hugo (Cusset), 10 février 2019. Fini le stationnement dans la place (mais il est toujours possible de se garer côté place, à condition d’apposer un disque de stationnement). Le lieu est désormais un endroit où l’on peut organiser les manifestations en limitant au maximum les neutralisations de la chaussée (marché de Noël, rendez-vous alimentaires, et depuis 2015, le festival médiéval Les Flamboyantes). Photo : Tabl-trai [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons
La place Victor-Hugo est inaugurée le 27 novembre 2018, en même temps que le pôle d’échanges intermodal secondaire.
Cette décennie aura également été marquée par le réaménagement complet du quartier de Presles, entre la D 2209 incluse (avenue de Vichy rénovée) et la rivière Sichon, où le tracé de l’allée Mesdames aura été modifié, sur une section en zone 30 — qui l’était déjà avant les travaux —, et où deux nouveaux ponts ont été construits, un pour rejoindre la rue de Darcins par la rue du Moulin de Presle, et une passerelle pour rejoindre la zone commerciale toute proche. D’un coût de près de vingt millions d’euros, ces travaux ont été inaugurés le 6 décembre 2019.
On notera également qu’à Cusset, ont été réalisés :
  • la rénovation partielle du boulevard du 8-Mai-1945 et d’une partie du passage du Quercy, dans le cadre des travaux des alentours de la cité scolaire Albert-Londres (nouveau nom du lycée de Presles depuis 2011). Si la phase 1 (création d’une halte routière et d’une partie de la piste cyclable) avait été réalisée en 2009, la phase 2 concernait la création d’un parking de 26 places, de la réfection de deux giratoires (l’un d’eux sera supprimé avec la phase 1 du boulevard urbain) et le prolongement de la piste cyclable ;
  • la rénovation des cours Tracy (2012) et Arloing (2013-2014), avec la suppression des platanes qui présentaient « un état phytosanitaire dégradé ». Le cours Lafayette, prévu aussi, n’a pas été rénové.

Et dans les autres communes ? Les communes périphériques ont aussi eu droit à leurs aménagements. En voici une liste non exhaustive :
  • Bellerive-sur-Allier
    • en 2010, l’aménagement de l’esplanade François Mitterrand (inauguré en novembre 2011)
    • en 2013, création d’une médiathèque (Ferme modèle)
    • en 2017 et 2018, la rénovation de l’entrée de ville par la route de Gannat et Champ Roubeau (D 2209), avec d’abord la rénovation de l’éclairage public, puis la chaussée et les trottoirs
  • Abrest
    • en 2010, la fin des travaux d’aménagement de bourg au droit de la mairie, avec les conséquences que l’on connaît, toujours pas d’amélioration du trafic sur la D 906 (devenue D 906E en 2016 après l’ouverture du contournement)
    • en 2015, création d’un giratoire dans le quartier des Biernets, entre la route de Quinssat et de la Croux
    • en 2018, réalisation d’une voie verte le long de la rivière Allier, en rive droite
  • Billy
    • en 2019, aménagement (tant attendu) de la traversée par la route nationale 209
  • Creuzier-le-Vieux
    • en 2018, aménagement de la rue de Vichy (D 258)
    • en 2019, aménagement de la place des Guinards (D 258)
  • Hauterive
    • en 2010, aménagement de la rue de la Mairie
  • Saint-Germain-des-Fossés
    • en 2010-2011, nouvelle place de la Libération
    • en 2013, réaménagement de la route de Lapalisse (D 52) où l’on doit circuler péniblement à 30 km/h
  • Saint-Rémy-en-Rollat
    • aménagement de bourg (2016 à 2018), impactant aussi l’axe principal
  • Saint-Yorre
    • aménagement de bourg en trois phases (2011, 2014 et 2016)
  • Serbannes
    • aménagement de bourg (2016)
  • Le Vernet
    • phase 2 de l’aménagement de bourg (2013), avec la rue de Cusset (D 175)

Sources : certaines de ces informations sont issues de la presse locale (La Montagne notamment), des réseaux sociaux ou de connaissances personnelles.