jeudi 12 mars 2026

Parcs relais dans l’agglomération de Vichy : un seul et puis plus rien ?

Douze années après que la gare de Vichy soit devenue pôle d’échanges intermodal — à nouveau une deuxième fois, cinq ans après celle de la gare elle-même —, l’agglomération de Vichy (dans les limites de son intercommunalité à 39 communes) ne compte qu’un seul parc relais (P+R), au stade aquatique, à Bellerive-sur-Allier. Le rôle de ces parcs de stationnement particuliers est de faciliter la correspondance entre la voiture et un autre mode de transport, que ce soit le bus, le train ou les mobilités douces, mais à Vichy, le concept n’attire pas.

Début de rédaction le 19 février 2026.

On a l’habitude de trouver des parcs relais dans les gares ou les principaux pôles de correspondance des réseaux urbains, quelle que soit la taille de l’agglomération. Mais à Vichy, il n’en est rien, ou presque : les parkings situés autour de la gare, qu’ils soient au nord ou au sud, n’en sont pas. Ils sont de banals parkings payants où les règles de stationnement sont les mêmes que pour tout autre parking du centre de Vichy.

Des pôles d’échanges intermodaux… sans parcs relais officiels

En gare de Vichy : parkings simples, payants, sans dépose minute…

À la fin des années 2000, le quartier de la gare de Vichy se transforme, en accordant plus de place aux piétons et en diminuant l’emprise routière, avec la création de voies réservées notamment aux bus devant le bâtiment historique, situé dans l’axe de la rue de Paris.

Trois parkings sont aménagés : le premier, situé derrière la gare, et géré par un opérateur privé (EFFIA), offre 270 places de stationnement, dont 6 pour les personnes à mobilité réduite (PMR), et même des places pour les véhicules électriques dès son ouverture en 2007. Deux autres sont accessibles directement depuis le centre-ville, mais sont pénalisés par un manque de signalisation, une carence bien connue à Vichy :

  • un parking sud, accessible depuis le pont Voltaire (rue Voltaire depuis le boulevard de l’Hôpital) ou la rue Maréchal-Joffre. D’une capacité de 33 places, dont 2 pour les PMR, juste à côté de voies réservées aux bus et aux taxis qui constituent la gare routière ;
  • un parking nord, accessible depuis le carrefour giratoire nord, d’une capacité sensiblement équivalente.

Comble, ces places ne peuvent officiellement servir de dépose-minute, où rien n’a été pensé pour cela. Même pour dix minutes d’attente, il fallait régler le stationnement qui est payant[a].

Juste avant le PP marquant le début du stationnement payant, gare routière de Vichy 2024-10-26
Gare routière de Vichy, 26 octobre 2024. Aucun panneau n’indique, juste après le passage piétons, l’entrée dans une zone à stationnement payant : seul un marquage au sol le précise  ; ni même la présence de trois « triplettes[b] » de caméras de vidéoprotection (ici la deuxième, soit les 4e, 5e et 6e (!), avant une troisième triplette un peu plus loin), dont l’information est obligatoire. Ce parking simple aurait pu être un parking relais mais, en plus d’être mal signalé, comment une personne qui ne connaît pas le quartier va trouver ce parking et découvrir qu’il est payant ?
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Pendant longtemps, la signalisation d’une dépose minute concernait le parking situé derrière la gare, conditionné à la prise d’un ticket qui donne droit à quinze minutes de stationnement gratuit. Question accessibilité, il est plus facile de déposer côté gare qu’à l’arrière… mais gare aux innombrables caméras qui peuvent verbaliser !

Sinon, du stationnement est possible sur l’avenue des Célestins, là où c’est autorisé (ni immédiatement à la sortie nord de la gare routière où le stationnement est interdit sans exception, ni sur les places réservées aux livraisons de 7 heures à 13 heures, qui tolèrent désormais dix minutes d’arrêt à partir de 13 heures).

Les parkings autour de la gare SNCF en lui-même, derrière la gare, ne peuvent pas être considérés comme des parcs relais. Ils n’offrent pas d’avantages avec les autres réseaux auxquels ils peuvent correspondre : pas de tarif spécial intermodalité avec le train (TER) ou les autocars gérés par la région Auvergne-Rhône-Alpes, ni avec le réseau urbain MobiVie dont la communauté d’agglomération Vichy Communauté est l’autorité organisatrice de la mobilité.

À Cusset, un pôle d’échanges intermodal secondaire dont la notion a elle aussi été oubliée malgré la présence de parkings en libre accès

En 2018, la ville de Cusset aménage un pôle d’échanges intermodal (PEI) secondaire dont l’arrêt Cusset Centre est le pôle névralgique. Centralisé sur un seul quai où convergent quatre lignes, dont la principale, la ligne A qui effectue son terminus (et aussi la ligne E qui effectue son terminus partiel), on y retrouve également une station de vélos en libre-service, accessible avec une application mobile.

Concernant le stationnement, certains emplacements, dans le centre-ville, sont conditionnés à l’apposition d’un disque de stationnement. En revanche, à proximité du PEI, ils sont accessibles sans restriction, ou presque. Le long de l’avenue du Drapeau, trois parkings sont disponibles, seul celui situé côté pharmacie est conditionné au disque.

Pourtant, la transformation en parc relais de l’un de ces emplacements est possible. Il pourrait avoir ainsi une double fonctionnalité : parc pour les résidents des immeubles et pour les usagers des transports en commun.

Il existe bien des parkings autour du centre-ville, mais ceux-ci sont souvent très éloignés d’une ligne de transport en commun bien que suffisamment signalés (ne parlons pas de la signalisation d’un parking de 150 places dont on ne sait pas s’il s’agit de l’ensemble des places dans le centre-ville).

Toutefois, il en existe un dans l’agglomération :

Le seul parc relais de l’agglomération vichyssoise se situe à Bellerive-sur-Allier au sein d’un équipement très mal signalé

Cette commune de la rive gauche de l’Allier dispose de beaucoup d’emplacements de stationnement, mais aucun de ces parkings n’est nommé et signalé par un panneau.

Il y a celui de la Source Intermittente, récemment réaménagé mais inachevé à l’heure où j’écris ces lignes (absence de matérialisation des places de stationnement). Idem en centre-ville ou autour du COSEC et du collège Jean-Rostand, qui peuvent être des potentialités de relais avec la ligne B qui effectue son terminus.

Mais le seul parc relais officiel est celui du stade aquatique, créé en 2014. Il n’offre que sept places de stationnement situées derrière l’arrêt de bus du même nom, aujourd’hui difficilement reconnaissables que même sa signalétique sur place est inexistante.

Parking relais derrière l'arrêt de bus Stade Aquatique (Bellerive-sur-Allier) 2024-02-24
Derrière l’arrêt de bus desservant l’équipement sportif, les marquages au sol sont quasiment illisibles et la signalétique est inexistante. Ici, en 2024, dix ans après sa création, voilà à quoi ressemble le seul parc relais de l’agglomération…
Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Et que son accès est, lui aussi, si difficile à trouver que le stade aquatique lui-même n’a jamais été aussi mal signalé : en venant de Vichy, les panneaux indiquant le stade nautique sont toujours présents malgré sa fermeture définitive en… 2007.

Il existe, certes, un abonnement intermodal entre le réseau urbain MobiVie et le train TER, lancé en 2011, et dans l’autre sens, un abonnement TER + MobiVie, permettant, avec un seul abonnement, d’utiliser le TER et le réseau urbain de Vichy. Si cela existe déjà entre le TER et les réseaux de Clermont-Ferrand (T2C) ou de Moulins (Aléo), ils n’ont aucun lien avec les parcs relais existants. Si ce n’est qu’à Clermont-Ferrand et sa métropole, certains parcs relais sont gratuits pour les abonnés au réseau urbain, enfin provisoirement.

Prévoira-t-on de nouveaux parcs relais dans l’agglomération ? Rien n’est moins sûr. Ce concept semble ne pas exister dans les lieux stratégiques de l’intermodalité, que ce soit à la gare de Vichy ou dans le centre de Cusset, alors qu’il y a du potentiel.


  1. Gratuit depuis 2018 dans la limite de 20 minutes par jour ; cette limite a été rehaussée à 30 minutes en 2025.
  2. Le terme « triplette » est surtout utilisé en sport pour désigner trois personnes en cyclisme ou une équipe de trois joueurs aux jeux de boules (définitions sur le Wiktionnaire ou du Trésor de la langue française informatisé (dérivé de l’adjectif « triple », sens I.B)).

samedi 28 février 2026

Deux revenants auxquels on ne s’attendait pas à Vichy

Fin février, on a appris deux changements ultérieurs qui vont modifier le paysage vichyssois dans deux domaines : les transports et le commerce. D’un côté, une délégation de service public arrivant à expiration et c’est un concurrent qui va exploiter le réseau urbain pour huit ans. De l’autre, un hypermarché qui va changer d’enseigne à cause d’une situation anti-concurrentielle. Et dans les deux cas… ils font leur retour.

Le mois de février s’est conclu avec deux surprises dans deux domaines différents. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on ne s’y attendait pas, mais alors pas du tout…

Dans les transports urbains, le retour de… Keolis

Lundi, le quotidien régional La Montagne publie un article sur le futur exploitant du réseau de transports urbains de l’agglomération vichyssoise. Et, surprise, ce sera Keolis qui exploitera le réseau urbain à partir du 1er août.

Attendez… Keolis à Vichy, ça ne nous rappelait pas quelque chose, non ?

Mais si, Keolis Vichy a été l’exploitant du réseau de bus MobiVie entre le 30 août 2010 et le 31 août 2018. Il exploitait un parc de plus d’une vingtaine de bus avec une livrée à base de pictogrammes pour se démarquer des autres. C’était une époque où, aux débuts de MobiVie, on voulait se débarrasser des grands bus pour laisser place à des véhicules plus petits et plus adaptés. On ne va peut-être pas s’attendre au retour des bus que l’on a connus avant 2018, certains étant partis vers un autre réseau du même exploitant.

Bien entendu, quand on change d’exploitant, on change tout le matériel. Les bus électriques qui circulent depuis novembre 2018 vont bien entendu partir, probablement vers un autre réseau de Transdev. Et quid du dépôt ? Vichy Communauté a décidé de construire son propre dépôt de bus, indépendant de celui de Keolis, pour faciliter l’exploitation par la concurrence. Sans quoi cela n’aurait pas été possible.

Image externe :
un minibus Mercedes-Benz Sprinter City est présenté au public sur la place Charles-de-Gaulle, à Vichy, le 8 janvier 2011, lors de l’inauguration du nouveau réseau MobiVie, quatre mois après son lancement. Avec les midibus Heuliez GX 127, il marquait alors un renouveau quasi-intégral de la flotte, en faisant la chasse aux grands bus vides, partis vers d’autres réseaux de l’exploitant Keolis. Ces bus sillonneront le réseau de Vichy jusqu’au 31 août 2018.
Jojovichy, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

En repassant à Keolis, verra-t-on une augmentation de la fréquence ? Retrouvera-t-on les quinze minutes pour la ligne principale ? Y aura-t-il des lignes supplémentaires, notamment périurbaines ? Des communes jusque-là non desservies par le réseau urbain (je pense à Charmeil, Le Vernet, Saint-Yorre voire Saint-Germain-des-Fossés) qui vont enfin l’être ? Et aussi, des parcs relais un peu partout dans l’agglomération (contre… un seul, au stade aquatique) ?

Denis Lorut, « Qui sera le nouvel exploitant de Mobivie, le réseau de transport de l’agglomération Vichyssoise? », La Montagne, 23 février 2026.

À Cusset, Carrefour cédera sa place à… Hyper U

L’autorité de la concurrence avait « identifié une situation de monopole » dans l’agglomération vichyssoise avec la présence de deux hypermarchés Carrefour, notamment depuis que le numéro deux de la grande distribution a racheté les magasins Cora dont celui de l’allée des Ailes qui existait sous ce nom depuis 1984.

Le point de vente sera cédé le 7 avril et, le 10 avril, Carrefour cèdera sa place à Hyper U, les trois jours de fermeture étant liés à la mise aux normes à l’enseigne concurrente.

Certains se souviennent de la construction d’une nouvelle grande surface commerciale à côté de Super U, qui deviendra un Hyper U et qui a ouvert le 24 janvier 2007 par temps neigeux ; l’enseigne aura duré une seule année.

L’enseigne Carrefour aura perduré pendant 18 ans à Cusset.

Estelle Dissay, « L’Autorité de la concurrence a tranché, Carrefour Cusset va devenir Hyper U en avril », La Montagne, 26 février 2026.

dimanche 30 novembre 2025

De nouveaux totems ont fait leur apparition à certaines entrées de Vichy

Depuis quelques semaines, de nouveaux totems ont fait leur apparition à certaines entrées de la ville de Vichy, mettant en avant son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO (au titre du site transnational des Grandes villes d’eaux d’Europe). Mais le constat est tel que ces totems ont remplacé les véritables panneaux d’entrée d’agglomération, qui voulaient tout dire.

Début de rédaction le 10 novembre 2025.

Il y a quelques semaines, le journal La Montagne évoquait l’arrivée d’une nouvelle signalétique mettant en évidence Vichy et son inscription au patrimoine mondial (qui concerne surtout le site transnational des Grandes villes d’eaux d’Europe), afin que le touriste puisse mieux connaître la ville sans avoir à passer par l’office de tourisme[1].

Cela se traduit, dès le mois dernier, par l’implantation de totems à certaines entrées de ville, malheureusement en remplacement des panneaux d’entrée d’agglomération qui étaient quasiment accompagnés d’autres panneaux. À ma connaissance, quatre implantations de totems ont été relevées : aux entrées depuis Bellerive-sur-Allier par les ponts de l’Europe (D 6e) et Jacques-Chirac (D 2209), depuis Abrest par l’avenue Poincaré (D 906e), mais aussi depuis Creuzier-le-Vieux par l’allée des Ailes (D 6e).

Entrée de Vichy à la sortie du pont Jacques-Chirac (approche 2) 2025-11-11
(Ex ?)-entrée de Vichy depuis Bellerive-sur-Allier par le pont Jacques-Chirac, 11 novembre 2025. La ville met l’accent sur l’inscription du site transnational au patrimoine mondial et sur d’autres atouts et particularités (ville fleurie, ville du piéton). Niveau signalisation, on repassera : on veut une véritable entrée d’agglomération dûment signalée par un panneau, quant à la signalisation de repérage, elle est à revoir de manière urgente : elle s’est appauvrie depuis le réaménagement de cette entrée de ville, fin 2019, et n’a plus été renouvelée. (source)
Entrée de Vichy à la sortie du pont Jacques-Chirac 2024-09-01
La même entrée le 1er septembre 2024. Panneau d’entrée d’agglomération placé au même endroit que la sortie, clairement identifiable, et complété par d’autres panneaux (zone 30 et ville fleurie), c’était un peu mieux avant… (source)

Un totem qui vante les atouts de la ville… mais qui efface une valeur légale

Vichy, patrimoine mondial, ville fleurie, ville du piéton…

Les totems comprennent les mentions suivantes :

  • le logo officiel de l’UNESCO des sites inscrits au patrimoine mondial accompagné du texte « Grandes villes d’eaux d’Europe » ;
  • le logo de la ville de Vichy (modifié en 2021) avec l’inscription « Patrimoine mondial »[a] 
  • le panneau « Ville fleurie » dans sa variante quatre fleurs ;
  • le panneau « Ville du piéton 30 », imitation du panneau B30 où le mot « Zone » est remplacé par le groupe de mots « Ville du piéton » ;
  • le logo de la commmunauté d’agglomération Vichy Communauté ;
  • sur une même ligne, les logos du conseil départemental de l’Allier (Allier Bourbonnais le Département) et de la région Auvergne-Rhône-Alpes ;
  • et sur le coin inférieur droit, les logos des dix clubs services (cinq colonnes, deux lignes) auxquels adhère la ville :
    • Soroptimist,
    • Lions Clubs,
    • Table Ronde Française,
    • Rotary International,
    • Jeune Chambre Économique de Vichy et sa Région,
    • Kiwanis,
    • Club 41 Français,
    • Club Agora France,
    • Ladies’ Circle France,
    • Zonta International.

Les logos sont monochromes, à l’exception de ceux des dix clubs services.

Cette panoplie d’éléments gomme les véritables entrées de ville ; si depuis le pont Jacques-Chirac on a décidé de placer le totem quinze mètres plus loin, après les traversées mixtes, les trois autres totems ont purement et simplement remplacé les limites d’agglomération composées d’un panneau EB10, d’un panneau de zone 30, et d’un panneau de ville fleurie. On note aussi, avec le remplacement de signaux par ce totem, la disparition d’autres panneaux, tels que ceux de sortie d’agglomération et plus rarement du cartouche d’identification de la route départementale sur laquelle on circulait (D 6e uniquement).

Les limites d’agglomération étaient clairement définies par les panneaux EB10 ; avec leur suppression, elles s’estompent, à moins que le totem joue le rôle à sa place ? On craint le pire, surtout autour du pont Jacques-Chirac où le manque de signalisation fait encore plus défaut.

…et sous vidéoprotection aussi ?

En revanche, certains éléments sont toujours oubliés. Une commune doit informer de la présence de caméras de vidéoprotection dès ses entrées, ce qui n’est pas le cas à Vichy que ce soit avant ou après l’arrivée du totem. C’est obligatoire[b]. Et dans une ville qui en compte pas moins de 400, il est impossible d’y échapper. Pour rejoindre le centre-ville (place Victor-Hugo), l’usager passera devant pas moins de vingt caméras, majoritairement fixées (à deux, à trois, voire à quatre !) sur un support d’éclairage public. Ce que l’on souhaite, ce sont des panneaux qui nous avertissent de l’entrée dans une zone sous vidéo-verbalisation, mais dès l’entrée de ville.


Toutes les photos proviennent de Wikimedia Commons (Tabl-trai, CC-BY-SA 4.0).

  1. J’ignore pourquoi la ville a décidé de modifier son identité visuelle depuis l’inscription au patrimoine mondial.
  2. L’existence d’un système de vidéoprotection sur la voie publique doit être signalée au moyen d’un panneau, comprenant les coordonnées du responsable du système de vidéoprotection, les raisons de la présence de caméras et les modalités pour exercer son droit d’accès aux images (source : site Service-Public).
  1. « "Vichy, c'est un musée à ciel ouvert" : de nouvelles signalétiques bientôt installées pour raconter le patrimoine », La Montagne, 6 octobre 2025 (accès libre).

samedi 1 novembre 2025

Dans les rues de Vichy, c’est déjà Noël… depuis fin octobre

Dans les rues du centre-ville de Vichy, jusqu’à la gare, les illuminations de Noël sont déjà en place. L'installation si précoce de ces décorations m’interroge.

Début de rédaction le 30 octobre 2025.

La France est passée il y a quelques jours à l’heure d’hiver et une fête peut en surpasser une autre. Halloween se tient demain et pourtant la magie de Noël est déjà présente, parfois même avant le changement d’heure.

L’esprit de Noël très en avance, ce n’est pas nouveau, mais il y a un domaine où l’on commence encore plus tôt : à la télévision, les téléfilms de Noël sont diffusés cette année depuis le… 13 octobre (on était encore à l’heure d’été).

Mais dans les rues, plutôt que d’attendre début décembre (ou bien fin novembre) et le marché de Noël de sa ville pour se mettre directement dans l’ambiance, à Vichy, on installe les illuminations des le milieu du mois de novembre. En 2024, elles étaient en place des le 4 novembre. Cette année, c’est dès la fin octobre !

Rue de l’Hôtel-des-Postes, ce 1er novembre. Deux jours fériés avant Noël, les illuminations étaient déjà installées (et trois jours plus tôt, elles étaient même allumées…)

Ne parlons pas des illuminations qui sont maintenues toute l’année, notamment à la gare. On ne va pas les mettre en service en juin !

Leur mise en place se poursuit, dans les semaines qui suivent. Et le programme de Noël à Vichy sera bientôt communiqué.

dimanche 28 septembre 2025

Boulevard de l’Hôpital (Vichy) : une impression d’inachevé pour une nouvelle piste cyclable (et un ralentisseur), qui permet enfin une traversée sécurisée (ou presque) du sud vers le nord

La communauté d’agglomération Vichy Communauté rénove le boulevard de l’Hôpital, axe structurant majeur de l’agglomération, permettant de rejoindre le nord et le sud de Vichy. Les travaux menés ces derniers mois ont permis la création d’une piste cyclable de 1,2 km de long et la rénovation du mur à la limite des emprises ferroviaires va enfin apporter un peu plus de sécurité. Les travaux, qui viennent de se terminer, laissent toutefois une impression d’inachevé : le réaménagement ne s’est pas accompagné d’une rénovation de la chaussée.

Début de rédaction le 4 juin 2025.

Vichy Communauté rénove le boulevard de l’Hôpital, une voie structurante reliant l’avenue de Gramont au nord et les rues de Thiers et du Vernet au sud. Ce boulevard, rénové en trois temps dans les années 2010, voit en 2025 la création d’une piste cyclable, qui permet d’assurer la continuité avec celle créée rue de Bordeaux en 2017 (avec le boulevard urbain) d’une part, et la rue de Thiers et l’avenue Poincaré en 2022 d’autre part. L’aménagement comprend aussi un ralentisseur à l’intersection avec la rue de Bordeaux (branche prioritaire) et la rue d’Alger.

Boulevard de l'Hôpital (Vichy) - Début sud 2025-06-28
Extrémité sud du boulevard de l’Hôpital, 28 juin 2025. Une impression d’inachevé sur cette route de liaison principale : la route sera-t-elle rénovée ? (source)
Boulevard de l'Hôpital (Vichy) - Début sud 2022-05-21
Même endroit, trois ans plus tôt. Rénovée en 2017, la partie sud du boulevard ne laisse que peu de place aux modes actifs (cyclistes, mais aussi engins de déplacement personnel motorisé). Et le stationnement était plus libre et possible des deux côtés. (source)

Un réaménagement inachevé ?

Depuis novembre 2024, Vichy Communauté a entrepris le réaménagement de ce boulevard très passant, afin de créer une continuité cyclable jusqu’à la limite communale avec Abrest. Pendant plusieurs mois, les usagers réguliers de cet axe, particulièrement sur la section qui n’est pas gérée par le département[a], c’est-à-dire celle comprise entre la rue de Bordeaux incluse et les rues de Thiers et du Vernet, sont contraints d’emprunter des déviations allongeant le trajet habituel, via la rue Fernand-Lafaye-et-Anne-Marie-Menut-Lafaye et les boulevards Gabriel-Péronnet et du 8-Mai-1945 côté Cusset (en passant devant les lycées publics), ou encore grâce à une autre voie créée par l’intercommunalité (ou son prédécesseur[b]) : le boulevard urbain.

Les travaux ont surtout impacté le côté ouest (emprises ferroviaires), où il n’existe aucune habitation, ce qui ne maintient la circulation que dans le sens nord-sud, c’est-à-dire de la rue de Bordeaux vers Le Puy-en-Velay, Thiers, Saint-Yorre sans oublier bien sûr Abrest[1].

Stationnement et piste cyclable sont concentrés du côté des emprises ferroviaires

Afin de minimiser les croisements avec la voirie, la piste cyclable a été tracée parallèlement au boulevard sur la quasi-totalité de son linéaire. Celle-ci emprunte néanmoins les rampes d’accès au pont Voltaire, avec seulement un point de cisaillement.

Rue de Thiers (VC, Vichy) - Avant giratoire 2025-06-28
Fin de la rue de Thiers, 28 juin 2025. Une amélioration de la traversée cycliste aurait dû être faite à hauteur de ce passage piétons. Une signalisation de fin du passage piétons existe déjà, issue de la fin provisoire de piste cyclable consécutive au réaménagement de la rue de Thiers et de l’avenue Poincaré, mais qui n’a plus lieu d’être : la signalisation pour rejoindre la nouvelle piste cyclable longeant le boulevard de l’Hôpital fait défaut. (source)

Le stationnement se concentre exclusivement dans le sens nord-sud : les places matérialisées nécessitent de réaliser un créneau sur des places délimitées entre la chaussée et la piste cyclable. Le service voirie de la ville de Vichy précise que le nombre de places a été augmenté, « de 79 à 93[2] ».

Passages piétons et arrêts de bus déplacés…

Le pseudo-réaménagement de ce boulevard comprend aussi le déplacement ou la suppression de certains passages piétons, tous complétés par des surfaces podotactiles (ou presque). Si celui situé le plus au sud a été déplacé de quelques mètres plus au nord, celui situé au nord de l’intersection avec la rue Sidi-Brahim a été supprimé.

Réintroduire le danger en créant des passages piétons masquant la visibilité, oui, c’est possible

Celui situé devant le 28 bis, qui avait été le théâtre début 2011 d’un accident à cause d’un passage piéton peu visible, et qui avait fait l’objet de travaux de sécurisation en juillet 2011[c] (sans changement avec la rénovation de chaussée de 2017), a été déplacé un peu plus au sud, immédiatement après une place de stationnement, où la visibilité est encore plus réduite qu’avant. On a donc dégradé la sécurité pour réintroduire un danger avec un passage piétons masquant la visibilité.

Un nouveau passage piétons a été créé sur le ralentisseur côté rue de Bordeaux. Les autres ont été déplacés de quelques mètres mais les anciens sont encore visibles ; espérons que les habitudes changeront.

Certains arrêts de bus ont été déplacés (Sidi Brahim, direction Côte Saint-Amand, a été déplacé juste avant la fin du boulevard) et une surélévation de chaussée a été créée juste avant la bretelle d’accès au centre-ville, en direction du sud.

Côté vitesse, c’est toujours 50 km/h

Par dérogation à la limitation de vitesse générale, dans les rues de Vichy, depuis un arrêté municipal du 27 février 2024, la vitesse est limitée à 30 km/h. Les axes limités à 50 km/h sont désormais l’exception, et c’est le cas sur le boulevard de l’Hôpital, à l’exception de trois sections juste avant le ralentisseur à l’intersection avec les rues de Bordeaux et d’Alger :

  • sur la section communale du boulevard de l’Hôpital : juste après la rue de Châteaudun, en direction du nord ;
  • sur la section départementale du boulevard de l’Hôpital : depuis le support d’éclairage public LED en face du no 100, vers le sud ;
  • sur la rue de Bordeaux : depuis l’intersection avec la rue des Fleurs.

En l’absence de panneaux de fin de limitation de vitesse, ces prescriptions s’arrêtent à la prochaine intersection, c’est-à-dire… sur le ralentisseur en lui-même, et ne concernent pas le sens inverse. Cette réduction de vitesse n’est pas la seule, elle est même globale, par la diminution de l’emprise de la chaussée à six mètres de large pour pouvoir créer la piste cyclable.

L’itinéraire promet de rejoindre Abrest à Creuzier-le-Vieux, sauf qu’à l’entrée de ces deux villes, les aménagements semblent s’arrêter aux portes. Si côté nord (Creuzier-le-Vieux), plusieurs sections en voie partagée, celles parallèles à la rue de Vichy (D 258) ont déjà été aménagées (sur des sections en zone 30) ou avec un double-sens cyclable, pour Abrest, il n’en est encore rien, la piste cyclable longeant l’avenue Poincaré (D 906E) est encore en impasse et les cyclistes doivent rejoindre une route inadaptée au trafic local, et toujours à caractère prioritaire. Le chemin est encore long… alors que Saint-Yorre est déjà bien avancée avec le réaménagement de la route principale.

Côté signalisation de repérage, aucune amélioration n’a été notée depuis 2017 et l’ouverture de la deuxième tranche du boulevard urbain. Seul hic : les plaques de rue, qui sont au nombre de… deux seulement (un à l’intersection avec la rue Jouishomme et un deuxième à l’intersection avec les rues d’Alger et de Bordeaux sur le nouveau ralentisseur), et aucune aux extrémités. Mais ce manque semble se généraliser aux axes majeurs et réaménagés.


Toutes photographies source : Tabl-trai, licence CC BY-SA 4.0, proviennent de Wikimedia Commons

  1. La section nord, comprise entre l’avenue de Gramont au nord et les rues de Bordeaux et d’Alger au sud, fait partie de la route départementale 259, numéro que l’on ne retrouve que sur les cartes.
  2. Le boulevard urbain (avenue de la Liberté) a été créé en 2013 par l’ancienne communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier sur la partie comprise entre le centre hospitalier et la rue de Bordeaux. Son prolongement jusqu’à la rue des Iris a ouvert à la circulation au début de l’année 2022 par la communauté d’agglomération Vichy Communauté.
  3. Voir aussi, sur ce blog, cet article du 4 août 2011 : « Sécurisation d’un axe très fréquenté à Vichy ou comment un accident suffit à changer les choses ».
  1. Denis Lorut, « Le boulevard de l’Hôpital de Vichy mis en sens unique pour huit mois », La Montagne, 29 octobre 2024 (lire en ligne, accès libre).
  2. Denis Lorut, « Vichy se traverse désormais à vélo du sud au nord... et inversement », La Montagne, 26 septembre 2025 (lire en ligne, réservé aux abonnés).

jeudi 31 juillet 2025

Bilan du mois de juillet 2025

Le mois de juillet 2025 se termine avec des événements sportifs à foison, mais aussi des incendies, et une fausse nouveauté que nous propose une ville.

Sports : Tour de France, aviron, aquathlon… le plein d’événements

À deux pas d’ici : des étapes du Tour de France 100 % puydômoises

Si l’Allier ne voit pas de course cycliste d’envergure ce mois-ci (quatre mois après une étape de Paris-Nice passant presque intégralement sur le territoire de Vichy Communauté, un mois après le Critérium du Dauphiné avec un grand départ de Domérat, près de Montluçon[a] et, moins notoire, le trophée cycliste Roger Walkowiak[b] dimanche dernier entre Cusset et la Montagne bourbonnaise), le département voisin du Puy-de-Dôme a droit à deux étapes intégralement sur son territoire, et pas n’importe lesquelles.

Ennezat, ville à 9 km à l’est de Riom et 20 km de Clermont-Ferrand, a été à l’honneur, en accueillant, le 14 juillet, le départ de la 10e étape (et de la première de montagne) vers la station de ski du Mont-Dore (163 km), avec pas moins de sept ascensions de 2e ou 3e catégorie, et une audience TV record (7,3 millions de téléspectateurs).

Enfin, aujourd’hui, 31 juillet, correspond au départ de la 6e étape du Tour de France Femmes, et la première de montagne, entre Clermont-Ferrand et Ambert.

L'année prochaine, on prévoit une étape intégralement dans un département auvergnat : le Cantal, et encore un 14 juillet. Verra-t-on enfin un Français victorieux ce jour-là, comme en 2004 à Saint-Flour ?

Et l’Allier alors ? Si Moulins a été la dernière préfecture de France à accueillir une arrivée d'étape, en 2023, et Montluçon en 2008, il ne restait plus que Vichy, qui n’avait plus été ville-étape depuis… 1952 ! Lors de ses vœux début 2025, le maire a annoncé la candidature de la cité thermale comme ville de départ d’une étape du Tour de France. Le vœu sera-t-il exaucé ? Verdict fin octobre, lors de la révélation du parcours.

Sinon, à Vichy, le rituel : aviron, aquathlon, et parfois une troisième autre compétition

Le mois de juillet aura été riche en événements sportifs dans le bassin de Vichy. Après le triathlon de Vichy-Bellerive fin juin, ce sont des compétitions d’aviron (championnats de France), d’aquathlon (4e édition de la Yotta XP) et de tennis (qualifications de la Coupe Galéa Valerio) qui figurent au programme.

Incendies en série… même à Vichy

Le mois de juillet 2025 a été celui des incendies, notamment dans le sud de la France, et parfois même aux portes des métropoles.

Rien qu’à Vichy et son agglomération, il y a eu : incendie dans un bâtiment privé rue de la Source-de-l’Hôpital… suivi d’un autre à la même adresse ; incendie d’une pizzeria en centre-ville, moins d’un an seulement après son ouverture ; incendie près du centre technique d’agglomération à Cusset.

Suite du développement à venir.


  1. Montluçon a été bille d’arrivée de la première étape du Critérium du Dauphiné et ville de départ de la deuxième étape.
  2. Du nom de l’ancien vainqueur du Tour de France 1956.
  1. ...

mercredi 16 juillet 2025

À vous de choisir : continuer ou quitter l’autoroute ? Depuis que cette photo a été prise il y a tout juste 16 ans, elle a fait l’objet de réutilisations ou de détournements

Le 16 juillet 2009 (soit il y a 16 ans jour pour jour), de retour du Cher, j’avais pris cette photo de l’autoroute A 719 juste avant la sortie 14 (Gannat-Nord), à l’époque où l’autoroute jouait seulement le rôle d’antenne (de l’A 71), ne comportait que des demi-échangeurs, et se terminait provisoirement à l’est de Gannat.

Depuis au moins l’été 2014, cette photo est désormais obsolète, compte tenu du prolongement de l’autoroute jusqu’aux portes de Vichy.

Mais cette photo aura fait l’objet de beaucoup de détournements, que je découvre avec appréhension ou sidération.

La photo en question :

A719 km 7 avant la sortie 14
Gannat (Allier), 16 juillet 2009. À l’époque, l’autoroute se terminait trois kilomètres plus loin et il fallait continuer par la route départementale 2209 (non reconnue par toutes les cartes à l’époque !).

Cette photographie a été prise le 16 juillet 2009 à 17 h 35, si l’on en croit les métadonnées que l’on retrouve dans la section idoine, et a été mise en ligne sur Wikimedia Commons le jour même, et publiée par le contributeur au pseudonyme Tabl-trai (c’est ainsi que je publie toutes mes images depuis 2007) sous la licence Creative Commons Attribution [BY] – Partage dans les mêmes conditions [SA] version 3.0 [CC-BY-SA 3.0]. Cette licence permet : la copie, la distribution, la transmission et la modification de cette œuvre, à condition de mentionner l’auteur d’origine, et que les réutilisateurs potentiels doivent distribuer sous la même licence (ou une licence compatible) que l’original.

Profitant des libertés que propose cette licence, certains n’hésitent pas à modifier le contenu des panneaux, dont on peut voir des exemples avec un moteur de recherche d’image inversée telle que Google Lens ou TinEye, sans garantie du respect des droits d’auteur de l’œuvre originale.

Exemples de détournements

Un des exemples de détournements de mon image est la modification des mentions figurant sur les panneaux. Profitant du contexte (autoroute quasiment vide), cela a dû faciliter la tache.

  • Les mentions de filante, sur le panneau à fond bleu, « Bellerive » et « Vichy » ont été remplacées par « Routine ».
  • Les mentions à la sortie 14, sont respectivement remplacées par :
    • sur le panneau à fond vert : « Moulins » → « Passion »,
    • sur le panneau à fond blanc : « Gannat » et « St Pourçain s/ S. » → « Fantaisie » et « Création ».

Pas garanti non plus que l’auteur original apprécie ce détournement. Dès que je vois une publication de ce type sur les réseaux sociaux, quelle question se poser ? Bon nombre d’entre eux préféreront prendre la sortie plutôt que de continuer.

Libre à vous de détourner ou de réutiliser, mais en respectant le droit d’auteur au moins en citant le nom de l’auteur original…

Sauf que depuis un peu plus de dix ans, les panneaux ont été remplacés avec le prolongement de l’autoroute. À part les modifications liées aux indications par ordre de distance décroissante (Vichy en premier), s’est ajoutée la mention Gannat-Sud, et à la sortie, l’accès à Moulins par la route départementale est interdit aux véhicules de transport de marchandises de plus de 7,5 tonnes.

(fpm, 20 septembre 2021, licence CC-BY-SA 4.0, via Mapillary)

Et les cas de réutilisations ne sont pas isolés. J’ai eu récemment le cas d’une station-service de pétrolier utilisée par un même site d’actualité automobile pour les opérations commerciales de cette compagnie pétrolière (notamment en plafonnant les prix au litre).

vendredi 16 mai 2025

Rétrospective : 16 mai 2005, lundi de Pentecôte, il y a école !

Le 16 mai 2005, le collège où j’étais scolarisé, à Salon-de-Provence, m’obligeait à venir en cours alors que ce jour-là était férié. Vingt ans plus tard, cela ne se fait plus, du moins en théorie.

J’étais à l’époque en classe de cinquième. Quelques semaines plus tôt, l’établissement scolaire, un collège privé, informait les élèves, qui transmettaient l’information aux parents.

Dans les pages « Correspondance avec les parents » du carnet de correspondance, mention dictée par un de mes professeurs :

« Lundi 16/5 les cours ont lieu normalement. La présence des élèves est obligatoire et non facultative. »

Cela signifiait que :

  • par « présence […] obligatoire » : les élèves devaient venir en cours, comme un lundi normal ;
  • « et non facultative »: les élèves ne pouvaient pas ne pas venir au collège (ou n’avaient pas le droit de ne pas assister aux cours qui étaient quand même assurés).

L’absence injustifiée de l’élève était alors passible de sanctions, telle qu’une retenue.

Une fin d’année scolaire particulière

La fin de l’année scolaire 2004-2005 dans mon collège avait une organisation particulière :

  • le retour de certains élèves de voyage scolaire aux États-Unis ;
  • des épreuves communes[a] pour les classes de 5e et de 4e avec six matières (français, mathématiques, langue vivante[b], histoire-géographie, sciences de la vie et de la terre et physique-chimie) ;
  • des jours sans école (ce qui est arrivé le vendredi 13 et le lundi 30 mai 2005 pour cause de journée pédagogique liée à l’élaboration du projet d’établissement ou à la préparation de l’année scolaire suivante) ;
  • l’organisation de conseils de classe de fin d’année contraignant à un aménagement des cours ;
  • la fin des cours pour toutes les classes, fixée au vendredi 24 juin 2005 (ce qui se traduit par la fin de l’année scolaire), en avance sur le calendrier scolaire officiel (le vendredi 1er juillet 2005).

Le lundi de Pentecôte, une journée de solidarité depuis 2004

Si mon école a bien évidemment fait le pont de l’Ascension (pas de cours le vendredi 6 mai 2005), elle a choisi d’assurer les cours le lundi 16 mai 2005, probablement afin de rattraper les jours où n’ont pu être assurés les cours. Il faut à cela ajouter la situation exceptionnelle de trois des sept classes de 6e et de 5e (dont la mienne) qui faisaient la semaine de quatre jours, en n’assurant pas les cours le mercredi matin.

Sauf communication de l’établissement scolaire, les écoles peuvent faire le pont de l’Ascension (pour 2024-2025, les classes vaqueront les vendredi 30 et samedi 31 mai) mais pas le pont de la Pentecôte ni même ceux des 1er (sauf zone A, encore en vacances) et 8 mai. L’élève qui ne va pas en cours le 2 ou le 9 mai est passible de sanctions sauf motifs dûment justifiés[1].

De mémoire, 2004-2005 a été la seule année où j’ai dû aller à l’école un lundi de Pentecôte.

Certains établissements scolaires, notamment dans le privé, vont même jusqu’à réquisitionner un mercredi après-midi pour rattraper un jour. Et personnellement, cela est même arrivé, notamment au retour des vacances de la Toussaint, lorsqu’elles duraient une semaine et demi, de revenir en cours le mercredi et non le jeudi, le mercredi étant un jour de rattrapage assuré comme un lundi.


  1. Les épreuves communes sont assimilées à des examens de fin d’année. Les élèves de 3e ont un brevet blanc dans les conditions de leur premier examen officiel national.
  2. Une seule langue vivante en classe de cinquième (le latin, qui est une langue morte, en est évidemment exclue, en plus d’être une option facultative). En classe de quatrième, les élèves choisissent une deuxième langue vivante (qui, très souvent, est l’espagnol ou même l’italien et parfois même l’allemand quand l’anglais est choisi en première langue dès la sixième). J’étais l’un des — très rares — élèves (une dizaine sur environ 180 élèves) à avoir choisi l’allemand LV1, et nécessairement l’anglais en LV2 à partir de la 4e.
  1. Jérôme Diesnis, « Ponts de mai : Peut-on faire sauter l’école à ses enfants ? », 20minutes.fr, 24 avril 2025 (consulté le 16 mai 2025).

samedi 10 mai 2025

Cet après-midi, le Clermont Foot 63 joue son maintien en deuxième division et un 10 mai, la JAV a tenté le tout pour le tout pour se maintenir dans l’élite du basket-ball

Cet après-midi, le Clermont Foot 63, le club de football de la ville de Clermont-Ferrand, joue son dernier match en championnat de France de football de deuxième division, plus communément appelé Ligue 2, contre Rodez. Après une deuxième moitié de saison marquée par une succession de défaites, le CF63 a enfin pu arracher une victoire contre Annecy 3-2 la semaine dernière. La menace d’une relégation en National est toujours possible, mais plus le maintien direct en Ligue 2. Depuis que la Ligue 2 (et aussi la Ligue 1) est passée à 18 clubs, les seizièmes affrontent les troisièmes de division inférieure afin de déterminer quelles équipes seront maintenues ou reléguées.

Cette saison, le Clermont Foot évolue en Ligue 2 après avoir connu trois saisons dans l’élite. À l’issue de cette saison, il peut devenir barragiste ou relégué en fonction du résultat du match Martigues – Lorient[1].

Souhaitons que le CF63 soit barragiste à condition qu’ils gagnent à Rodez, ou au pire, fasse match nul à condition que Martigues ne gagne pas à Lorient.

En revanche, une défaite à Rodez alors que Martigues ne perd pas face à Lorient, ou un nul avec victoire de Martigues, ou — ce qui est très peu probable en raison de la différence de buts (-16 pour le CF63 contre -23 pour Martigues) — une victoire du CF63 d’une part et de Martigues avec huit buts d’écart à Lorient conduit le CF63 à une deuxième relégation de rang.

Je ne souhaite pas ce dénouement pour ce club dans le championnat.

Pourtant, un autre 10 mai, dans un autre sport collectif, un important club auvergnat avait joué le maintien mais qui s’est conclu tragiquement malgré une courte victoire.

10 mai 2011 : la JAV joue son maintien dans l’élite du basket-ball

Ce 10 mai, j’étais en terminale au lycée, c’était la période des examens blancs[a] et je jouais pour la première fois à un jeu de hasard depuis que ceux-ci sont interdits aux moins de 18 ans[b].

La Jeanne d’Arc de Vichy Val d’Allier Auvergne Basket (JAV), disputait sa quatrième saison consécutive dans l’élite du basket-ball français, alors appelé la Pro A, présidée par Jean-Christophe Jonon et entraînée par Jean-Philippe Besson pour la seule saison 2010-2011, était en danger de relégation. Avant la 30e et dernière journée, sept clubs (sur les seize de cette saison) jouaient le maintien et Vichy était défavorablement placé.

Si Vichy a fini son match avec une courte victoire contre Chalon-sur-Saône 93-91, il fallait miser sur une défaite de Paris-Levallois ou de Poitiers recevant respectivement Villeurbanne et Hyères-Toulon, ce qui ne sera pas le cas. Paris, Poitiers, mais aussi Strasbourg et Le Havre ont aussi gagné, et le scénario cruel arrive. Avec 11 victoires (12 pour Orléans, Strasbourg, Paris-Levallois, Le Havre et Poitiers), la JAV est reléguée en Pro B avec Limoges, club pourtant promu au palmarès plus imposant. Seule consolation : le club est arrivé jusqu’en demi-finales de la Coupe de France de basket-ball.

La JAV n’a plus retrouvé l’élite. Elle connaîtra une saison 2011-2012 catastrophique, en dessous de tout. Autrement dit, elle ne semble pas avoir digéré la rétrogradation, et descendra logiquement en Nationale masculine 1 (soit la troisième division). Elle ne retrouvera la deuxième division qu’en 2015, mais dans un nouveau club qui verra la fusion des deux clubs de Vichy et de Clermont qui tentera, en vain, de retrouver l’élite.


  1. Les examens blancs sont des examens dispensés par l’établissement scolaire, où les élèves sont placés dans les conditions de l’épreuve du baccalauréat. Dans la filière scientifique où j’étais inscrit, il y avait 24 heures d’examens : 4 heures de philosophie, de mathématiques et d’histoire-géographie, 3 heures 30 de SVT et de physique-chimie, 3 heures de langue vivante 1 et 2 heures de langue vivante 2.
  2. A. Deux décrets de mai 2010 ont interdit aux moins de 18 ans les jeux d'argent (jeux de tirage, de grattage, pronostics hippiques, et depuis peu les paris sportifs).
  1. Sébastien Devaur, « Ligue 2 : les scénarios qui envoient le Clermont Foot en barrage », La Montagne, 9 mai 2025 (consulté le 10 mai 2025 ; accès libre).

mardi 15 avril 2025

Ce blog a 16 ans et un jour

Nous sommes le 15 avril 2025, et le présent blog a été créé le 14 avril 2009, soit il y a 16 ans et un jour.

Ce blog a été créé lorsque j’avais 16 ans et un jour, quelques semaines après l’ouverture d’un compte Google (avec une adresse Gmail), et l’une des fonctionnalités ouvertes à quiconque possède un compte chez ce géant du numérique, est la création d’un blog. Mon tout premier article, créé le même jour, fixait ses objectifs, qui n’ont finalement pas été totalement traités ou simplement abandonnés :

« Ce blog multi-domaines est dédié à ceux qui aiment les technologies, les logiciels, l’informatique, et même la ville de Vichy et son agglomération. »

Je n’avais pas voulu me concentrer sur une thématique unique, mais m’ouvrir à d’autres domaines, dont l’informatique, qui sera finalement délaissée. En revanche, celles sur Vichy et son agglomération continuent à être traitées en profondeur, plus particulièrement sur la thématique des routes et des transports en commun. Un deuxième article, publié trois jours plus tard, parlera des transformations de Vichy dans les années 2000. Mais le temps passe, et se rappeler de ce qui s’est passé à une époque qui s’éloigne paraît de moins en moins pertinent. Sans oublier les nombreuses rétrospectives scolaires et universitaires.

Plus de 32 000 vues, ce qui est peu pour un blog personnel, et… aucun commentaire validé

Depuis la mise en route des statistiques (juillet 2010), ce blog a été vu plus de 32 000 fois, et aucun commentaire n’a été validé. Pas déposé, car j’ai bien eu des commentaires, en attente de modération, mais qui étaient de potentielles arnaques.

Les futurs articles ?

Les prochains articles de ce blog seront consacrés aux grands chantiers de Vichy en 2025 (suite et fin des travaux du réaménagement du par des Sources), la fin de la rénovation de l’avenue de Vichy (et de la République) à Bellerive-sur-Allier, en bref tous les aménagements urbains dans le secteur de Vichy, mais pas seulement.