dimanche 30 août 2026

Rue du Maréchal-Lyautey (Vichy) : bilan trois mois après sa rénovation

Il y a trois mois, le conseil départemental de l’Allier achevait les travaux de rénovation de la rue du Maréchal-Lyautey, partie intégrale de la route départementale 906e, sur la section comprise entre la rue Fleury et l’avenue des Célestins (ainsi que des travaux de continuité avec la rue de Thiers). L’impression d’inachevé ou d’un travail bâclé persiste sur un tel réaménagement dont se partagent les responsabilités entre département, communauté d’agglomération et commune : signalisation reconduite à l’identique, sans nouveauté ou actualisation, marquage non conforme…

Début de rédaction le 27 août 2026.

L’année 2026 a vu, parmi les grands chantiers routiers, le réaménagement d’une partie de la rue du Maréchal-Lyautey (D 906e), comprenant rénovation de la chaussée, des trottoirs et de l’éclairage public, ainsi qu’un aménagement cyclable nouveau.

Rue du Maréchal-Lyautey (Vichy) - Depuis l'intersection avec l'avenue des Célestins, vers Thiers 2026-05-30
La rue Lyautey quelques jours après la fin des travaux de rénovation, le 30 mai 2026. Chaussée, trottoirs et éclairage public ont été rénovés, même la signalisation de direction… dont l’ordre des mentions n’a pas bougé par rapport à avant. On note aussi la suppression de l’îlot donnant accès à l’avenue des Célestins, et le placement de trois (!) caméras de vidéoprotection sur ep LED (à droite), complétées par trois autres identiques sur l’avenue des Célestins.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Mais ce réaménagement comprend surtout des ralentisseurs (trois, dont deux nouveaux) qui répondent à un besoin des riverains se plaignant d’incivilités telles que des excès de vitesse — et pas seulement. Quant à la signalisation, elle n’a guère évolué.

Entrave à la fluidité : ralentisseurs et… cédez-le-passage sur un grand axe

Avant même les travaux de rénovation de la section Rue Fleury – Avenue des Célestins, des priorités à droite ont été remplacées par des panneaux de cédez-le-passage. Comme si l’absence de signalisation ne suffisait pas.

Dans le sens Thiers – Vichy, on compte, depuis le carrefour à feux avec les rues Grenet et du Parc-des-Bourins, trois cédez-le-passage, un avec la rue de Strasbourg, un deuxième avec la rue de Belfort et un troisième avec la rue Bergère. Un quatrième a été ajouté avec la rue Faidherbe.

Dans le sens Vichy – Thiers, trois sont implantés avant les intersections avec les rues Darragon, Bargoin et Lafloque, cette dernière accusant, en plus, une mauvaise visibilité.

Cette entrave à la fluidité de la circulation répond à un besoin d’amélioration de la sécurité, mais qu’en est-il du niveau pollution ? D’autant plus que ces cédez-le-passage concernent aussi d’autres axes principaux de quartier… et un peu partout dans la ville.

Rue du Maréchal-Lyautey (Vichy) - Ralentisseur à l'intersection avec la rue Darragon, vers Thiers 2026-06-13
Peu avant l’intersection avec la rue Darragon, le 13 juin 2026. Cédez-le-passage, ralentisseurs (parfois même l’un dans l’autre), aménagement cyclable en voie partagée ou sur bande dans l’autre sens en l’absence de stationnement, tels ont été les ingrédients du réaménagement de cet axe majeur.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Ralentisseurs : un déjà existant s’allonge et deux autres créés à des intersections. Le réaménagement maintient le ralentisseur existant créé fin 2009 au droit de l’école maternelle Lyautey, mais le prolonge pour le porter de 10 à 30 mètres de long. Deux autres sont créés, l’un à l’intersection avec les rues Bargoin et Girard, l’autre avec la rue Darragon (où passent les bus de la ligne D). Ces deux comprennent même des cédez-le-passage en direction de Thiers.

Une signalisation qui n’a que peu évolué

La signalisation de direction a été renouvelée, ce qui est une bonne chose… mais on regrette la non-actualisation des mentions pour coller aux recommandations des IISR[a], c’est-à-dire en présentant les villes par ordre de distances décroissantes. En 2026, déroger à cette règle est encore possible[b].

On retrouve encore les mentions Thiers et Le Puy[c] dans cet ordre, et les liaisons locales (hormis Abrest, Saint-Yorre et Cusset) sont, en plus d’être peu nombreuses, quasiment inexistantes. Même Lyon et Saint-Étienne par autoroute sont encore indiquées par cet itinéraire. Et pire, en venant de la gare, il n’y a aucun panneau à fond blanc (ni Abrest ni Saint-Yorre).

Avenue des Célestins avant la rue Lyautey, vers Roanne (Vichy) 2026-05-01
Témoin d’une signalisation qui n’a pas évolué : des équipements locaux totalement absents ou presque. Sur l’avenue des Célestins, le 1er mai 2026, les anciennes mentions ont été reconduites sur des panneaux tout neufs, sans se conformer aux recommandations (Roanne est plus proche que Mâcon comme Thiers avec Le Puy). Seules trois nouvelles caméras ont été ajoutées en plus de la nouvelle signalisation dont la signalisation des équipements locaux est quasiment inexistante (en dehors du centre hospitalier).
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Et ces panneaux directionnels sont même complétés par des cartouches E43 prouvant que l’on circule sur une route départementale : d’un côté la D 906e, de l’autre (sur l’avenue des Célestins) la D 326, ce qui n’était jamais arrivé auparavant.

Plus grave : les directions de Bellerive et de Gannat, par la D 326 en direction de Clermont-Ferrand, sont indiquées elles aussi dans cet ordre, et… conseillées aux véhicules de transport de marchandises, alors que Bellerive-sur-Allier a récemment (2025) interdit tous les véhicules de plus de 3,5 tonnes sans exception, même via les avenues de la République et de Vichy récemment réaménagées. On a affaire ici, non pas seulement à une signalisation contradictoire (il peut très bien exister des transports de marchandises d’un poids total autorisé inférieur ou égal à 3,5 tonnes, ou des véhicules de transport en commun dérivés d’utilitaires, nécessitant le permis D, de plus de 3,5 tonnes) mais à un oubli remontant… à 2012, lors des travaux de rénovation du pont Aristide-Briand[d] menés par le conseil général[e] de l’Allier :

  • on conseillait de rejoindre Bellerive en traversant le centre-ville (pour les véhicules légers, hors ensembles de véhicules),
  • l’itinéraire poids lourds emprunte l’avenue des Célestins puis le boulevard Kennedy[1].
  • La fin des travaux n’a pas retiré le symbole routier SC1a[f], et en 2026, l’itinéraire pour Bellerive et Gannat est toujours conseillé aux transports de marchandises… alors que sur la rive opposée leur accès (vers Vichy) est explicitement interdit !

On aurait donc dû avoir, dans cet ordre : Gannat / Bellerive-sur-Allier, sans symbole routier.

Mentions locales : le néant. La signalisation directionnelle actuellement en place a fait complètement l’impasse sur les équipements locaux, à la seule exception du centre hospitalier. On s’est juste contenté de rénover la signalisation à l’identique. Pas même une signalisation d’information locale (SIL) n’a été prévue en périphérie du centre-ville pour indiquer la gare SNCF, la gare routière ou certains parkings (pour les écoles, passons, la ville n’a pas coutume de le faire). On est donc bien en-dessous du minimum.

Un aménagement cyclable en impasse, à l’étroit… et en voie partagée

Une rénovation de voie devrait s’accompagner d’un aménagement cyclable lorsque cela est possible. Pour la rue Lyautey,  on s’est contenté de bandes cyclables sur la partie rénovée… ou, pire encore, de voies partagées.

Les arrêts de bus Pôle Universitaire, placés à l’intersection avec la rue desservis par la ligne D du réseau MobiVie, ont été surélevés (sans bandes podotactiles) et… marquent la limite d’un aménagement cyclable. À partir de ce point, on jongle entre voie partagée ou bande cyclable selon la présence ou non du stationnement.

Côté impair (dans le sens Vichy vers Thiers), le stationnement est possible juste après l’arrêt de bus, et jusqu’à la rue Lafloque (voir aussi la deuxième photo de ce présent article). Mais rien ne nous a indiqué le début de cet aménagement… du fait de l’absence de panneaux (B22a ou C113).

Rue du Maréchal-Lyautey (Vichy) - Début de bande cyclable ou de voie partagée après arrêt bus, vers Thiers 2026-06-13
Après les arrêts de bus, débute un aménagement cyclable. Le placement des figurines vélo (qui plus est, un modèle maison) est douteux. La première figurine laisse penser que c’est une bande cyclable, avec risque d’emportiérage élevé. La deuxième (et toutes les autres suivantes) a été tracée sur l’axe de la chaussée, traduisant une voie partagée (et un risque d’emportiérage faible). Qu’a-t-on vraiment voulu faire ici ? (13 juin 2026)
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Dans l’autre sens, le stationnement est possible entre les rues Fleury et Givois : la rue est en voie partagée. Au-delà, la voie partagée bascule subitement en bande cyclable, puisqu’il n’y a plus de stationnement.

Sur la partie non rénovée, la continuité assurée… sans panneaux. La création de cet aménagement cyclable sur la rue Lyautey permet aussi la continuité avec un autre aménagement déjà existant : celui de l’avenue Poincaré et de la rue de Thiers, réalisés en 2022. Pour cela :

  • sur la section comprise entre les rues du Parc-des-Bourins et Grenet d’une part, Fleury et Lafloque d’autre part (le long du supermarché), qui avait déjà une bande cyclable en direction du centre-ville depuis fin 2018 (avec la rénovation de la rue Fleury qui comprend une piste cyclable… sur le trottoir) : une bande cyclable est créée dans l’autre sens ;
  • sur la section comprise entre les rues du Parc-des-Bourins et Grenet d’une part, et le pont au-dessus des voies ferrées inclus d’autre part : une bande cyclable est créée et rejoint l’aménagement déjà existant.

La continuité cyclable est désormais assurée avec le boulevard de l’Hôpital (piste cyclable créée en 2025) et la gare (en 2026, étude à venir), Cusset (par le boulevard urbain) et Abrest (aménagement arrêté à sa porte… jusqu’à quand ?).

Extension rue du Maréchal-Lyautey (Vichy) - BC avant pont-route, vers le centre-ville 2026-07-26
Pont au-dessus des voies ferrées vers le centre-ville, 26 juillet 2026. Jamais les collectivités n’ont informé aux usagers la fin provisoire d’un aménagement cyclable, qui a pourtant été prolongé à cette occasion. Reste un détail : le marquage au sol des délimitations chaussée/bande cyclable est différent.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

En résumé

Moyennement satisfaisant. Le réaménagement de cette voie contribue à améliorer un peu plus la sécurité (avec deux ralentisseurs supplémentaires et toujours autant de cédez-le-passage pour faire ralentir) et accorder un peu plus de place aux cyclistes (même s’ils doivent souvent partager la voie). Un regret, connu en ville, est l’absence de développement de la signalisation (pensée surtout pour les automobilistes, rien pour les cyclistes, comme si la présence d’une bande cyclable était une surprise). Sur un axe majeur (route départementale, liaison verte), on aurait pu mieux faire, sans égaler la qualité de réalisation d’axes rénovés comme l’avenue de Vichy à Bellerive-sur-Allier (mêmes caractéristiques… et qui aura le droit à une inauguration dans peu de temps). Mais c’est à peine mieux que sur l’avenue Poincaré (2022) où c’est parfois catastrophique, de l’entrée de ville au déficit de signalisation (y compris celle des… caméras : on en installe, on doit informer les usagers).

Notation à venir. J’estime mettre une note comprise entre 10 et 12 sur 20.


  1. IISR : Instructions interministérielles sur la signalisation routière.
  2. Toujours en 2026, un autre grand carrefour est rénové autour de la gare, et là, la recommandation est respectée. Allez savoir… (cette rénovation fera aussi l’objet d’un article).
  3. La mention « Le Puy » est indiquée sans son développé « -en-Velay », qui est le nom officiel de la préfecture de Haute-Loire depuis 1988.
  4. Nom officiel du pont de Bellerive à l’époque des travaux en 2012 ; le pont prendra le nom de Jacques-Chirac par délibération du conseil municipal de Vichy en avril 2022 et ce nom est dévoilé lors d’une semaine mémorielle en avril 2023.
  5. L’assemblée délibérante d’un département s’appelait, en 2012, le conseil général. Il devient conseil départemental à l’issue des élections départementales de 2015 ; c’est, par ailleurs, le conseil départemental de l’Allier qui est gestionnaire de la voirie sur la rue étudiée (y compris vers la place de la Victoire).
  6. SC1a : direction conseillée aux véhicules affectés au transport de marchandises.
  1. L’ensemble de panneaux en juillet 2012 (Street View). Les mentions A 71 (pas A 719) et Clermont-Ferrand par autoroute ont été neutralisées du fait, à l’époque, des travaux sur le pont de Bellerive, qui ont restreint la circulation dans le sens Bellerive-sur-Allier vers Vichy, avec de lourds impacts sur le trafic routier, mais aussi les transports en commun.

dimanche 17 mai 2026

Rue Lyautey (Vichy) : bientôt la fin des travaux

Le conseil départemental de l’Allier va finaliser les travaux de rénovation de la rue du Maréchal-Lyautey, section de la route départementale 906e, au sud de Vichy, entre le 18 et le 22 mai.

Débutés à l’automne 2025, ces travaux consistent à rénover la chaussée, les trottoirs et l’éclairage public d’une partie de la rue (classée dans la voirie départementale), entre la rue Fleury d’un côté et l’avenue des Célestins d’autre part.

Depuis l’intersection avec l’avenue des Célestins, le 1er mai 2026. Après les trottoirs et l’éclairage public, la chaussée sera rénovée la semaine prochaine par le département. La vidéoprotection est toujours aussi abondante avec trois caméras placées sur le premier support, et il va y en avoir d’autres toutes les deux ou trois intersections. La signalisation directionnelle a été remplacée, malheureusement à l’identique. Photo Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

La touche finale d’un réaménagement d’une route de liaison… principale

En rénovant la route, les riverains vont retrouver du confort avec une voie neuve et, espérons-le, plus de sécurité.

Des déviations… déroutantes

La ville et le département communiquent sur ce réaménagement avec des déviations qui sont parfois déroutantes. Ils proposent, notamment, pour rejoindre le centre-ville, de faire un imposant détour en empruntant le boulevard urbain.

Pour rejoindre le centre-ville depuis l’avenue Poincaré, on propose :

  • de continuer tout droit sur la rue de Thiers (section située hors réseau routier départemental) ;
  • au rond-point, de prendre la deuxième sortie ;
  • de suivre la direction « Vichy-Centre »[a] par la rue de Bordeaux, l’avenue de la Liberté, l’avenue de Vichy (côté Cusset) qui devient l’avenue de Gramont (côté Vichy) ;
  • au nouveau rond-point, suivre la direction de Thiers et du Puy, puis tourner à droite par la direction du centre-ville sur la rue Lyautey.

Pour rappel, il y a évidemment d’autres chemins pour rejoindre le centre-ville. Mais ce choix de faire un détour conséquent (par des routes principales) est aussi la cause d’une signalisation insuffisante et, pire, non actualisée. En empruntant le pont Voltaire, on peut aussi rejoindre plus rapidement le centre-ville (en plus des gares SNCF et routière que la ville rechigne à signaler à ma grande déception) et l’avenue des Célestins pour retrouver la rue Lyautey en direction de la médiathèque notamment : pourquoi faire un imposant détour ?

Pour rejoindre Thiers et Le Puy[b], on propose :

  • de suivre la déviation en continuant tout droit en direction de Clermont-Ferrand ;
  • de tourner à gauche sur l avenue de France en direction de… nulle part[c] ;
  • de céder le passage cinq fois de suite ;
  • puis, au giratoire ovale, de prendre la première sortie sur Avenue de la Croix-Saint-Martin (D 426) en direction d’Abrest, qui devient par la suite l’avenue des Graviers.

Par cette route, on va devoir subir plus longtemps la limitation de vitesse à 30 km/h. On rattrape la direction de Thiers en tournant à droite sur l’avenue de Vichy (D 906e). Là encore, le département propose une déviation par ses routes, alors que des voies communales (l’avenue Eugène-Gilbert et le boulevard de la Salle, ainsi qu’une remontée par la rue Lafloque pour regagner la rue Lyautey non concernée par cette rénovation, ou au pire, par la rue du Parc-des-Bourins) permettent un trajet quasiment identique.

Plus de sécurité ?

La rénovation de cette rue comprend :

  • la rénovation de l’ éclairage public : outre le fait qu’il soit déjà en LED, tous les mâts sont alignés côté nord, côté pair, à l’exception du premier situé immédiatement après l’avenue des Célestins ;
  • en plus du ralentisseur déjà existant au droit de l’école maternelle Lyautey, deux nouveaux ralentisseurs sont créés… à des intersections, que l’on identifie par des surélévations de la chaussée : le premier avec les rues Bargoin et Girard, le deuxième avec la rue Darragon ;
  • l’adjonction de nouvelles caméras de vidéoprotection là où sur les nouveaux mâts on n’a pas prévu l’éclairage public. Dans cette ville, quand on va installer une caméra, on en installe trois, voire quatre ; combien seront-elles, sachant que trois d’entre elles ont déjà été posées (plus trois autres sur l’avenue des Célestins), les nouvelles seraient côté rue de Strasbourg, Bargoin, Givois et Bergère.

Déjà, en 2023, on avait expérimenté l’abaissement de la limitation de vitesse à 30 km/h sur cet axe, sans toucher aux rues voisines qui restaient à 50 (hormis la rue Fleury déjà classée en zone 30), et ajouté des panneaux de cédez-le-passage en place des priorités à droite, comme si cela ne suffisait pas (une tendance qui s’observe dans toute la ville).

Les bus de la ligne D du réseau urbain MobiVie empruntent en partie la rue, de la place de la Victoire jusqu’à la rue Darragon. Les arrêts Pôle Universitaire, situés à l’intersection avec la rue Bergère, qui étaient déjà surélevés, sont reconstruits. En attendant, cet arrêt est reporté sur l’avenue des Célestins à hauteur de l’ancien arrêt de la ligne E.


Le journal La Montagne[1] vient de publier un article sur les raisons de cette fermeture et la ville de Vichy communique sur ses réseaux sociaux.

Tracé sur OpenStreetMap (relation 16637409)


[a] Direction interdite aux véhicules de transport de marchandises de plus de 7,5 tonnes.

[b] Les panneaux, même très récemment remplacés, indiquent encore Le Puy.

[c] Les panneaux indiquant le parc d’activités et le camping de la Croix-Saint-Martin (ce dernier étant indiqué Abrest, pouvant porter à confusion) ont été déposés et non remplacés pour une raison inconnue ; cette suppression inopinée de panneaux fera l’objet d’un article ultérieurement.


[1] Denis Lorut, « La rue Lyautey, à Vichy, va être interdite à la circulation et au stationnement du 18 au 22 mai », La Montagne, 16 mai 2026 (en ligne, réservé aux abonnés).

Abrest : enfin une piste cyclable pour relier Vichy en toute sécurité ?

J’apprends, dans le dernier bulletin municipal de la ville d’Abrest, qu’une nouvelle piste cyclable entre Abrest et Vichy verra le jour en 2026, sans plus de précision. Cela suggère qu’il sera enfin possible de relier ces deux villes en toute sécurité ?

Début de rédaction le 29 juillet 2025. Publication le 17 mai 2026. Mots-clés : Abrest, aménagement, vélo, route

Alors que les villes voisines sont reliées à Vichy par au moins un aménagement cyclable[a], Abrest reste la seule commune à ne pas avoir d’aménagement cyclable continu avec la principale ville de son agglomération… mais probablement plus pour longtemps.

Fin de piste cyclable avenue Poincaré (Vichy) 2025-01-26
Extrémité sud de l’avenue Poincaré (Vichy), 26 janvier 2025. Au-delà du passage piétons, des panneaux indiquent aux cyclistes qu’ils doivent céder le passage et aussi la fin de la piste cyclable obligatoire. Ceux-ci traversent parallèlement au passage piétons et… (source)
Entrée d'Abrest depuis Vichy par la D 906e (route) 2023-03-18
…à l’entrée d’Abrest (ici, le 18 mars 2023), ils doivent cohabiter avec tous les autres usagers, sur une route qui a conservé son caractère prioritaire. (source)

Abrest, dernière commune limitrophe de Vichy à ne pas avoir d’aménagement cyclable continu

Situation dans les autres communes limitrophes de Vichy

Sans trop dériver vers la question des limites d’agglomération, il existe depuis quelques années un aménagement cyclable parallèle à une route de liaison soit principale soit secondaire entre Vichy et une commune voisine.

Avec la rive gauche, une continuité cyclable assurée par transformation d’une trois voies mais une continuité d’agglomération très tardive. Il faut probablement remonter jusqu’au milieu des années 2000 pour voir une piste cyclable parallèle à la chaussée principale du pont de l’Europe, pour rejoindre la rive gauche de l’Allier et le territoire communal de Bellerive-sur-Allier. Une chaussée à trois voies est devenue une route à deux voies de circulation sur tout le long de la route du Pont-de-l’Europe[b], à laquelle on a dû ajouter une piste cyclable à double sens, pour rejoindre le centre omnisports depuis le quartier des Ailes[c]. En revanche, la continuité d’agglomération ne sera effective qu’à partir de… février 2024, probablement à la suite de la réalisation de nouveaux aménagements cyclables entre Vichy, Bellerive-sur-Allier et Charmeil (avec même une liaison alternative entre Charmeil et Vichy par le CREPS et l’avenue de Vichy rénovée en 2024-2025).

Avec Cusset, d’abord à sa frontière puis le long de l’axe principal. Un boulevard urbain, mis en service par portions à partir de la fin de l’année 2013, va permettre d’améliorer la circulation autour du cœur d’agglomération, avec bien entendu une piste cyclable sans problèmes d’emprise. En 2019, l’avenue de Gramont, côté Vichy, puis l’avenue de Vichy côté Cusset (en deux temps jusqu’en 2022) vont permettre une liaison cyclable continue, enfin presque si l’on compte les obstacles tels que des STOP imposés.

Prochainement dans ce blog : 10 km de nouvelles pistes cyclables à Cusset, vraiment ? La ville a récemment annoncé la création de nouveaux aménagements cyclables, mais dans la réalité, ils ne sont pas mieux sécurisants.

Avec Creuzier-le-Vieux, grâce à… l’anniversaire d’une usine. En 2019, à l’occasion des cinquante ans du site L’Oréal de Creuzier-le-Vieux, installé dans la zone industrielle de Vichy-Rhue, une piste cyclable a été créée dans le prolongement de la piste cyclable s’arrêtant au collège Jules-Ferry, jusqu’à l’usine.


Toutes les photos de cet article sont personnelles et publiées sur Wikimedia Commons sous licence CC-BY-SA 4.0. En cas de réutilisation, n’oubilez pas le crédit : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

  1. Bellerive-sur-Allier (grâce aux deux ponts, l’un sur bande cyclable, l’autre sur piste séparée de la chaussée), Cusset (par réaménagement complet des axes principaux en 2019 et par un boulevard urbain dès 2013), Creuzier-le-Vieux (par Boutiron en 2019 et par le boulevard urbain en 2021) et même Le Vernet par une route en montée continue en 2025.
  2. Les plaques de rue présentes sur place indiquent avenue de l’Europe. L’aménagement cyclable existant sera renforcé en 2023 avec la création d’une piste cyclable allant même jusqu’à Charmeil en longeant la D 6, l’une des routes les plus fréquentées du département.
  3. Jusqu’à une piste cyclable la reliant au boulevard du Maréchal-Franchet-d’Esperey, où une piste cyclable sera créée le long de l’Allier entre 2007 et 2009 avec l’aménagement des berges. La continuité cyclable entre cette piste cyclable  et l’allée des Ailes (lien : photo du 24 mai 2025) ne sera créée qu’en septembre 2010.

lundi 6 avril 2026

Aujourd’hui chez Carrefour... c’était le dernier jour

Aujourd’hui, dans l’hypermarché Carrefour de Cusset, c’était le dernier jour d’ouverture. En ce lundi de Pâques, jour férié, le magasin achevait son jour de déstockage avant changement d’enseigne. Sa réouverture est prévue sous une enseigne concurrente ce vendredi à 9 heures.

Carrefour Cusset, la fin de 18 années d’existence dans une zone commerciale à l’expansion achevée

Installé à l’ouest de la ville de Cusset, coincé entre deux axes importants et des quartiers résidentiels, la zone d’activités des Graves – Les Gauvins[a] a connu pendant dix-huit ans arrivées et départs d’enseignes.

Cette grande surface avait pour particularité de disposer d’un parking à étage, afin de diminuer l’emprise au sol. Il offre une capacité de 500 places, dont des places réservées aux handicapés et des places pour familles nombreuses. Créé en 2006, il a nécessité une déviation de la rue des Peupliers.

À l’époque, on aménageait la variante hypermarché du supermarché déjà existant dans la zone : le Super U devenait alors un Hyper U, lequel ouvrira le 24 janvier 2007. Dans la nouvelle galerie marchande vont s’installer de nombreuses enseignes, certaines choisissant de l’intégrer comme Vêti[b], Casino Cafétéria[c] ou encore un opticien Grand Optical, une pharmacie, une boutique d’opérateur téléphonique ou un coiffeur.

Et puis fin 2007, on découvre que le magasin Hyper U ferme trois jours pour travaux pour rouvrir le 4 janvier… sous une autre enseigne. Puis dix-huit ans plus tard, qui a imaginé que Hyper U revenait ? Rendez-vous vendredi.


  1. Appellation officielle de la zone d’activités selon Vichy Communauté, communauté d’agglomération assurant pleinement la compétence « développement économique » dont l’aménagement, l’entretien et la gestion des zones d’activités commerciales. On écarte le nom zone commerciale des Peupliers, en référence à la rue qui dessert les différents magasins de la zone, d’autant plus que certains autres commerces le sont par la nouvelle rue des Charmilles ou l’avenue Gilbert-Roux.
  2. Vêti, anciennement Vêtimarché, enseigne du groupement des Mousquetaires qui comprend aussi Bricomarché (qui sera reconstruit plus loin en 2008) mais aussi Intermarché, et qui disparaîtra du paysage commercial cussétois en 2010.
  3. Casino Cafétéria, enseigne de restauration du groupe Casino (on a eu droit à trois groupes concurrents !), qui changera de nom pour devenir Les Comptoirs Casino puis À la Bonne Heure, avant d’être remplacé par un bar en 2021.

samedi 21 mars 2026

Ces contributeurs de l’encyclopédie Wikipédia qui ne veulent pas attendre l’installation du conseil municipal pour remplacer le nom du maire

Les 15 et 22 mars 2026 ont lieu, en France, les élections municipales. Une occasion pour les contributeurs de l’encyclopédie Wikipédia de mettre à jour les articles de communes pour remplacer le nom du maire (si un nouveau a été élu à la place de l’ancien, battu ou ne se représentant pas) ou le mandat (si réélu). Or, certains, qui veulent absolument une information à jour, ignorent peut-être que le maire est élu par le conseil municipal lors de sa première réunion, qui se tient le vendredi, samedi ou dimanche suivant l’élection… et certains sont déjà pressés.

96 % de maires élus au premier tour…

Au moment où j’écris ces lignes, certains conseils municipaux se réunissent pour élire le maire et ses adjoints. Ce qui est le cas dans 96 % des communes françaises qui ont élu un maire au premier tour, dont deux tiers n’avaient présenté qu’un seul candidat[1].

Le second tour concerne 1 526 communes dans 1 590 circonscriptions (certaines à Paris, Lyon et Marseille) sans oublier l’outre-mer. Ce sont toutes les communes qui disposaient d’au moins trois listes au premier tour, sans parler de ces quarante communes qui ont enregistré une égalité parfaite. En Auvergne, cela concerne les communes de Coltines (Cantal), Langeac (Haute-Loire) et Vitrac (Puy-de-Dôme)[1].

Pour prendre l’exemple des quatre départements auvergnats, le second tour concerne : 18 dans le Puy-de-Dôme (dont Clermont-Ferrand, Riom et Thiers), 9 dans l’Allier (dont Moulins et Montluçon), 6 dans le Cantal et 9 en Haute-Loire[2]. Dans l’agglomération de Vichy, c’est déjà fini, ou presque, puisque seule Creuzier-le-Neuf est concernée par le second tour.

Pour connaître le nom du nouveau maire, il faudra attendre demain soir, et la semaine prochaine pour l’installation du conseil municipal.

… et le nom du maire déjà mis à jour, parfois prématurément

Mais sur Wikipédia, certains ne se pressent pas. Dès que le résultat est tombé, certains contributeurs mettent déjà à jour le nom du maire, mais se font révoquer leur modification par un autre contributeur pour le simple motif : prématuré.

Le nom du maire et le mandat sont présents dans le tableau récapitulatif en tête de l’article (appelé infobox dans le jargon de Wikipédia) et dans le tableau de la liste des maires successifs.

Certains mettent le jour du scrutin comme date de fin de mandat du maire actuel ne souhaitant pas se représenter et réservent une ligne pour le nouveau maire : c’est le cas à Vernines, dans le Puy-de-Dôme (diff), où un nouveau maire succèdera à Martine Bony, maire depuis 1999 et vice-présidente du conseil départemental. La modification a été révoquée 18 secondes plus tard.

Idem à Royat (diff), où le maire sortant, Marcel Aledo, qui n’a pas souhaité se représenter, est remplacé par Hugo Franck. Là aussi, une modification prématurée (et même des caractères retirés inutilement, conséquence d’une modification avec l’éditeur visuel, et même mal orthographié) d’un compte temporaire, révoquée deux heures plus tard par un contributeur pour le motif suivant : « Les maires ne ne seront élus que lors du premier conseil municipal. » Celui-ci a bien eu lieu, hier soir, vendredi 20 mars, une information qui peut déjà être mise à jour légitimement dès aujourd’hui, mais pas à partir du site de la mairie qui indique prudemment que la page sur le conseil municipal « sera mise à jour lundi 23 mars ». Une information à sourcer, en attendant (ou en complément) avec un article de presse.

— Je viens de mettre à jour l’article avec le nouveau maire.
— Je viens de révoquer votre modification. Elle est prématurée, vous saviez que le maire est élu par le conseil municipal ?

D’autres vont encore très loin. À Combronde, un compte temporaire est même allé jusqu’à mettre à jour les textes de présentation des résultats d’élections. Révoquée une fois, un passage en force a eu lieu, mais sans révocation… et sans source en plus.

Comme quoi, il est plus prudent d’attendre.


jeudi 12 mars 2026

Parcs relais dans l’agglomération de Vichy : un seul et puis plus rien ?

Douze années après que la gare de Vichy soit devenue pôle d’échanges intermodal — à nouveau une deuxième fois, cinq ans après celle de la gare elle-même —, l’agglomération de Vichy (dans les limites de son intercommunalité à 39 communes) ne compte qu’un seul parc relais (P+R), au stade aquatique, à Bellerive-sur-Allier. Le rôle de ces parcs de stationnement particuliers est de faciliter la correspondance entre la voiture et un autre mode de transport, que ce soit le bus, le train ou les mobilités douces, mais à Vichy, le concept n’attire pas.

Début de rédaction le 19 février 2026. Mise à jour le 17 mai 2026.

On a l’habitude de trouver des parcs relais dans les gares ou les principaux pôles de correspondance des réseaux urbains, quelle que soit la taille de l’agglomération. Mais à Vichy, il n’en est rien, ou presque : les parkings situés autour de la gare, qu’ils soient au nord ou au sud, n’en sont pas. Ils sont de banals parkings payants où les règles de stationnement sont les mêmes que pour tout autre parking du centre de Vichy.

Des pôles d’échanges intermodaux… sans parcs relais officiels

En gare de Vichy : parkings simples, payants, sans dépose minute…

À la fin des années 2000, le quartier de la gare de Vichy se transforme, en accordant plus de place aux piétons et en diminuant l’emprise routière, avec la création de voies réservées notamment aux bus devant le bâtiment historique, situé dans l’axe de la rue de Paris.

Trois parkings sont aménagés : le premier, situé derrière la gare, et géré par un opérateur privé (EFFIA), offre 270 places de stationnement, dont 6 pour les personnes à mobilité réduite (PMR), et même des places pour les véhicules électriques dès son ouverture en 2007. Deux autres sont accessibles directement depuis le centre-ville, mais sont pénalisés par un manque de signalisation, une carence bien connue à Vichy :

  • un parking sud, accessible depuis le pont Voltaire (rue Voltaire depuis le boulevard de l’Hôpital) ou la rue Maréchal-Joffre. D’une capacité de 33 places, dont 2 pour les PMR, juste à côté de voies réservées aux bus et aux taxis qui constituent la gare routière ;
  • un parking nord, accessible depuis le carrefour giratoire nord, d’une capacité sensiblement équivalente.

Comble, ces places ne peuvent officiellement servir de dépose-minute, où rien n’a été pensé pour cela. Même pour dix minutes d’attente, il fallait régler le stationnement qui est payant[a].

Juste avant le PP marquant le début du stationnement payant, gare routière de Vichy 2024-10-26
Gare routière de Vichy, 26 octobre 2024. Aucun panneau n’indique, juste après le passage piétons, l’entrée dans une zone à stationnement payant : seul un marquage au sol le précise  ; ni même la présence de trois « triplettes[b] » de caméras de vidéoprotection (ici la deuxième, soit les 4e, 5e et 6e (!), avant une troisième triplette un peu plus loin), dont l’information est obligatoire. Ce parking simple aurait pu être un parking relais mais, en plus d’être mal signalé, comment une personne qui ne connaît pas le quartier va trouver ce parking et découvrir qu’il est payant ?
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Pendant longtemps, la signalisation d’une dépose minute concernait le parking situé derrière la gare, conditionné à la prise d’un ticket qui donne droit à quinze minutes de stationnement gratuit. Question accessibilité, il est plus facile de déposer côté gare qu’à l’arrière… mais gare aux innombrables caméras qui peuvent verbaliser !

Sinon, du stationnement est possible sur l’avenue des Célestins, là où c’est autorisé (ni immédiatement à la sortie nord de la gare routière où le stationnement est interdit sans exception, ni sur les places réservées aux livraisons de 7 heures à 13 heures, qui tolèrent désormais dix minutes d’arrêt à partir de 13 heures).

Les parkings autour de la gare SNCF en lui-même, derrière la gare, ne peuvent pas être considérés comme des parcs relais. Ils n’offrent pas d’avantages avec les autres réseaux auxquels ils peuvent correspondre : pas de tarif spécial intermodalité avec le train (TER) ou les autocars gérés par la région Auvergne-Rhône-Alpes, ni avec le réseau urbain MobiVie dont la communauté d’agglomération Vichy Communauté est l’autorité organisatrice de la mobilité.

À Cusset, un pôle d’échanges intermodal secondaire dont la notion a elle aussi été oubliée malgré la présence de parkings en libre accès

En 2018, la ville de Cusset aménage un pôle d’échanges intermodal (PEI) secondaire dont l’arrêt Cusset Centre est le pôle névralgique. Centralisé sur un seul quai où convergent quatre lignes, dont la principale, la ligne A qui effectue son terminus (et aussi la ligne E qui effectue son terminus partiel), on y retrouve également une station de vélos en libre-service, accessible avec une application mobile.

Concernant le stationnement, certains emplacements, dans le centre-ville, sont conditionnés à l’apposition d’un disque de stationnement. En revanche, à proximité du PEI, ils sont accessibles sans restriction, ou presque. Le long de l’avenue du Drapeau, trois parkings sont disponibles, seul celui situé côté pharmacie est conditionné au disque.

Pourtant, la transformation en parc relais de l’un de ces emplacements est possible. Il pourrait avoir ainsi une double fonctionnalité : parc pour les résidents des immeubles et pour les usagers des transports en commun.

Il existe bien des parkings autour du centre-ville, mais ceux-ci sont souvent très éloignés d’une ligne de transport en commun bien que suffisamment signalés (ne parlons pas de la signalisation d’un parking de 150 places dont on ne sait pas s’il s’agit de l’ensemble des places dans le centre-ville).

Toutefois, il en existe un dans l’agglomération :

Le seul parc relais de l’agglomération vichyssoise se situe à Bellerive-sur-Allier au sein d’un équipement très mal signalé

Cette commune de la rive gauche de l’Allier dispose de beaucoup d’emplacements de stationnement, mais aucun de ces parkings n’est nommé et signalé par un panneau.

Il y a celui de la Source Intermittente, récemment réaménagé mais inachevé à l’heure où j’écris ces lignes (absence de matérialisation des places de stationnement). Idem en centre-ville ou autour du COSEC et du collège Jean-Rostand, qui peuvent être des potentialités de relais avec la ligne B qui effectue son terminus.

Mais le seul parc relais officiel est celui du stade aquatique, créé en 2014. Il n’offre que sept places de stationnement situées derrière l’arrêt de bus du même nom, aujourd’hui difficilement reconnaissables que même sa signalétique sur place est inexistante.

Parking relais derrière l'arrêt de bus Stade Aquatique (Bellerive-sur-Allier) 2024-02-24
Derrière l’arrêt de bus desservant l’équipement sportif, les marquages au sol sont quasiment illisibles et la signalétique est inexistante. Ici, en 2024, dix ans après sa création, voilà à quoi ressemble le seul parc relais de l’agglomération…
Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Et que son accès est, lui aussi, si difficile à trouver que le stade aquatique lui-même n’a jamais été aussi mal signalé : en venant de Vichy, les panneaux indiquant le stade nautique sont toujours présents malgré sa fermeture définitive en… 2007.

Il existe, certes, un abonnement intermodal entre le réseau urbain MobiVie et le train TER, lancé en 2011, et dans l’autre sens, un abonnement TER + MobiVie, permettant, avec un seul abonnement, d’utiliser le TER et le réseau urbain de Vichy. Si cela existe déjà entre le TER et les réseaux de Clermont-Ferrand (T2C) ou de Moulins (Aléo), ils n’ont aucun lien avec les parcs relais existants. Si ce n’est qu’à Clermont-Ferrand et sa métropole, certains parcs relais sont gratuits pour les abonnés au réseau urbain, enfin provisoirement.

Prévoira-t-on de nouveaux parcs relais dans l’agglomération ? Rien n’est moins sûr. Ce concept semble ne pas exister dans les lieux stratégiques de l’intermodalité, que ce soit à la gare de Vichy ou dans le centre de Cusset, alors qu’il y a du potentiel.


  1. Gratuit depuis 2018 dans la limite de 20 minutes par jour ; cette limite a été rehaussée à 30 minutes en 2025.
  2. Le terme « triplette » est surtout utilisé en sport pour désigner trois personnes en cyclisme ou une équipe de trois joueurs aux jeux de boules (définitions sur le Wiktionnaire ou du Trésor de la langue française informatisé (dérivé de l’adjectif « triple », sens I.B)).

samedi 28 février 2026

Deux revenants auxquels on ne s’attendait pas à Vichy

Fin février, on a appris deux changements ultérieurs qui vont modifier le paysage vichyssois dans deux domaines : les transports et le commerce. D’un côté, une délégation de service public arrivant à expiration et c’est un concurrent qui va exploiter le réseau urbain pour huit ans. De l’autre, un hypermarché qui va changer d’enseigne à cause d’une situation anti-concurrentielle. Et dans les deux cas… ils font leur retour.

Le mois de février s’est conclu avec deux surprises dans deux domaines différents. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on ne s’y attendait pas, mais alors pas du tout…

Dans les transports urbains, le retour de… Keolis

Lundi, le quotidien régional La Montagne publie un article sur le futur exploitant du réseau de transports urbains de l’agglomération vichyssoise. Et, surprise, ce sera Keolis qui exploitera le réseau urbain à partir du 1er août.

Attendez… Keolis à Vichy, ça ne nous rappelait pas quelque chose, non ?

Mais si, Keolis Vichy a été l’exploitant du réseau de bus MobiVie entre le 30 août 2010 et le 31 août 2018. Il exploitait un parc de plus d’une vingtaine de bus avec une livrée à base de pictogrammes pour se démarquer des autres. C’était une époque où, aux débuts de MobiVie, on voulait se débarrasser des grands bus pour laisser place à des véhicules plus petits et plus adaptés. On ne va peut-être pas s’attendre au retour des bus que l’on a connus avant 2018, certains étant partis vers un autre réseau du même exploitant.

Bien entendu, quand on change d’exploitant, on change tout le matériel. Les bus électriques qui circulent depuis novembre 2018 vont bien entendu partir, probablement vers un autre réseau de Transdev. Et quid du dépôt ? Vichy Communauté a décidé de construire son propre dépôt de bus, indépendant de celui de Keolis, pour faciliter l’exploitation par la concurrence. Sans quoi cela n’aurait pas été possible.

Image externe :
un minibus Mercedes-Benz Sprinter City est présenté au public sur la place Charles-de-Gaulle, à Vichy, le 8 janvier 2011, lors de l’inauguration du nouveau réseau MobiVie, quatre mois après son lancement. Avec les midibus Heuliez GX 127, il marquait alors un renouveau quasi-intégral de la flotte, en faisant la chasse aux grands bus vides, partis vers d’autres réseaux de l’exploitant Keolis. Ces bus sillonneront le réseau de Vichy jusqu’au 31 août 2018.
Jojovichy, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

En repassant à Keolis, verra-t-on une augmentation de la fréquence ? Retrouvera-t-on les quinze minutes pour la ligne principale ? Y aura-t-il des lignes supplémentaires, notamment périurbaines ? Des communes jusque-là non desservies par le réseau urbain (je pense à Charmeil, Le Vernet, Saint-Yorre voire Saint-Germain-des-Fossés) qui vont enfin l’être ? Et aussi, des parcs relais un peu partout dans l’agglomération (contre… un seul, au stade aquatique) ?

Denis Lorut, « Qui sera le nouvel exploitant de Mobivie, le réseau de transport de l’agglomération Vichyssoise? », La Montagne, 23 février 2026.

À Cusset, Carrefour cédera sa place à… Hyper U

L’autorité de la concurrence avait « identifié une situation de monopole » dans l’agglomération vichyssoise avec la présence de deux hypermarchés Carrefour, notamment depuis que le numéro deux de la grande distribution a racheté les magasins Cora dont celui de l’allée des Ailes qui existait sous ce nom depuis 1984.

Le point de vente sera cédé le 7 avril et, le 10 avril, Carrefour cèdera sa place à Hyper U, les trois jours de fermeture étant liés à la mise aux normes à l’enseigne concurrente.

Certains se souviennent de la construction d’une nouvelle grande surface commerciale à côté de Super U, qui deviendra un Hyper U et qui a ouvert le 24 janvier 2007 par temps neigeux ; l’enseigne aura duré une seule année.

L’enseigne Carrefour aura perduré pendant 18 ans à Cusset.

Estelle Dissay, « L’Autorité de la concurrence a tranché, Carrefour Cusset va devenir Hyper U en avril », La Montagne, 26 février 2026.

dimanche 30 novembre 2025

De nouveaux totems ont fait leur apparition à certaines entrées de Vichy

Depuis quelques semaines, de nouveaux totems ont fait leur apparition à certaines entrées de la ville de Vichy, mettant en avant son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO (au titre du site transnational des Grandes villes d’eaux d’Europe). Mais le constat est tel que ces totems ont remplacé les véritables panneaux d’entrée d’agglomération, qui voulaient tout dire.

Début de rédaction le 10 novembre 2025. Mise à jour 17 mai 2026.

Il y a quelques semaines, le journal La Montagne évoquait l’arrivée d’une nouvelle signalétique mettant en évidence Vichy et son inscription au patrimoine mondial (qui concerne surtout le site transnational des Grandes villes d’eaux d’Europe), afin que le touriste puisse mieux connaître la ville sans avoir à passer par l’office de tourisme[1].

Cela se traduit, dès le mois dernier, par l’implantation de totems à certaines entrées de ville, malheureusement en remplacement des panneaux d’entrée d’agglomération qui étaient quasiment accompagnés d’autres panneaux. À ma connaissance, quatre implantations de totems ont été relevées : aux entrées depuis Bellerive-sur-Allier par les ponts de l’Europe (D 6e) et Jacques-Chirac (D 2209), depuis Abrest par l’avenue Poincaré (D 906e), mais aussi depuis Creuzier-le-Vieux par l’allée des Ailes (D 6e).

Entrée de Vichy à la sortie du pont Jacques-Chirac (approche 2) 2025-11-11
(Ex ?)-entrée de Vichy depuis Bellerive-sur-Allier par le pont Jacques-Chirac, 11 novembre 2025. La ville met l’accent sur l’inscription du site transnational au patrimoine mondial et sur d’autres atouts et particularités (ville fleurie, ville du piéton). Niveau signalisation, on repassera : on veut une véritable entrée d’agglomération dûment signalée par un panneau, quant à la signalisation de repérage, elle est à revoir de manière urgente : elle s’est appauvrie depuis le réaménagement de cette entrée de ville, fin 2019, et n’a plus été renouvelée. (source)
Entrée de Vichy à la sortie du pont Jacques-Chirac 2024-09-01
La même entrée le 1er septembre 2024. Panneau d’entrée d’agglomération placé au même endroit que la sortie, clairement identifiable, et complété par d’autres panneaux (zone 30 et ville fleurie), c’était un peu mieux avant… (source)

Un totem qui vante les atouts de la ville… mais qui efface une valeur légale

Vichy, patrimoine mondial, ville fleurie, ville du piéton…

Les totems comprennent les mentions suivantes :

  • le logo officiel de l’UNESCO des sites inscrits au patrimoine mondial accompagné du texte « Grandes villes d’eaux d’Europe » ;
  • le logo de la ville de Vichy (modifié en 2021) avec l’inscription « Patrimoine mondial »[a] 
  • le panneau « Ville fleurie » dans sa variante quatre fleurs ;
  • le panneau « Ville du piéton 30 », imitation du panneau B30 où le mot « Zone » est remplacé par le groupe de mots « Ville du piéton » ;
  • le logo de la commmunauté d’agglomération Vichy Communauté ;
  • sur une même ligne, les logos du conseil départemental de l’Allier (Allier Bourbonnais le Département) et de la région Auvergne-Rhône-Alpes ;
  • et sur le coin inférieur droit, les logos des dix clubs services (cinq colonnes, deux lignes) auxquels adhère la ville :
    • Soroptimist,
    • Lions Clubs,
    • Table Ronde Française,
    • Rotary International,
    • Jeune Chambre Économique de Vichy et sa Région,
    • Kiwanis,
    • Club 41 Français,
    • Club Agora France,
    • Ladies’ Circle France,
    • Zonta International.

Les logos sont monochromes, à l’exception de ceux des dix clubs services.

Cette panoplie d’éléments gomme les véritables entrées de ville ; si depuis le pont Jacques-Chirac on a décidé de placer le totem quinze mètres plus loin, après les traversées mixtes, les trois autres totems ont purement et simplement remplacé les limites d’agglomération composées d’un panneau EB10, d’un panneau de zone 30, et d’un panneau de ville fleurie. On note aussi, avec le remplacement de signaux par ce totem, la disparition d’autres panneaux, tels que ceux de sortie d’agglomération et plus rarement du cartouche d’identification de la route départementale sur laquelle on circulait (D 6e uniquement).

Les limites d’agglomération étaient clairement définies par les panneaux EB10 ; avec leur suppression, elles s’estompent, à moins que le totem joue le rôle à sa place ? On craint le pire, surtout autour du pont Jacques-Chirac où le manque de signalisation fait encore plus défaut.

…et sous vidéoprotection aussi ?

En revanche, certains éléments sont toujours oubliés. Une commune doit informer de la présence de caméras de vidéoprotection dès ses entrées, ce qui n’est pas le cas à Vichy que ce soit avant ou après l’arrivée du totem. C’est obligatoire[b]. Et dans une ville qui en compte pas moins de 400, il est impossible d’y échapper. Pour rejoindre le centre-ville (place Victor-Hugo), l’usager passera devant pas moins de vingt caméras, majoritairement fixées (à deux, à trois, voire à quatre !) sur un support d’éclairage public. Ce que l’on souhaite, ce sont des panneaux qui nous avertissent de l’entrée dans une zone sous vidéo-verbalisation, mais dès l’entrée de ville.


Toutes les photos proviennent de Wikimedia Commons (Tabl-trai, CC-BY-SA 4.0).

  1. J’ignore pourquoi la ville a décidé de modifier son identité visuelle depuis l’inscription au patrimoine mondial.
  2. L’existence d’un système de vidéoprotection sur la voie publique doit être signalée au moyen d’un panneau, comprenant les coordonnées du responsable du système de vidéoprotection, les raisons de la présence de caméras et les modalités pour exercer son droit d’accès aux images (source : site Service-Public).
  1. « "Vichy, c'est un musée à ciel ouvert" : de nouvelles signalétiques bientôt installées pour raconter le patrimoine », La Montagne, 6 octobre 2025 (accès libre).

samedi 1 novembre 2025

Dans les rues de Vichy, c’est déjà Noël… depuis fin octobre

Dans les rues du centre-ville de Vichy, jusqu’à la gare, les illuminations de Noël sont déjà en place. L'installation si précoce de ces décorations m’interroge.

Début de rédaction le 30 octobre 2025.

La France est passée il y a quelques jours à l’heure d’hiver et une fête peut en surpasser une autre. Halloween se tient demain et pourtant la magie de Noël est déjà présente, parfois même avant le changement d’heure.

L’esprit de Noël très en avance, ce n’est pas nouveau, mais il y a un domaine où l’on commence encore plus tôt : à la télévision, les téléfilms de Noël sont diffusés cette année depuis le… 13 octobre (on était encore à l’heure d’été).

Mais dans les rues, plutôt que d’attendre début décembre (ou bien fin novembre) et le marché de Noël de sa ville pour se mettre directement dans l’ambiance, à Vichy, on installe les illuminations des le milieu du mois de novembre. En 2024, elles étaient en place des le 4 novembre. Cette année, c’est dès la fin octobre !

Rue de l’Hôtel-des-Postes, ce 1er novembre. Deux jours fériés avant Noël, les illuminations étaient déjà installées (et trois jours plus tôt, elles étaient même allumées…)

Ne parlons pas des illuminations qui sont maintenues toute l’année, notamment à la gare. On ne va pas les mettre en service en juin !

Leur mise en place se poursuit, dans les semaines qui suivent. Et le programme de Noël à Vichy sera bientôt communiqué.

dimanche 28 septembre 2025

Boulevard de l’Hôpital (Vichy) : une impression d’inachevé pour une nouvelle piste cyclable (et un ralentisseur), qui permet enfin une traversée sécurisée (ou presque) du sud vers le nord

La communauté d’agglomération Vichy Communauté rénove le boulevard de l’Hôpital, axe structurant majeur de l’agglomération, permettant de rejoindre le nord et le sud de Vichy. Les travaux menés ces derniers mois ont permis la création d’une piste cyclable de 1,2 km de long et la rénovation du mur à la limite des emprises ferroviaires va enfin apporter un peu plus de sécurité. Les travaux, qui viennent de se terminer, laissent toutefois une impression d’inachevé : le réaménagement ne s’est pas accompagné d’une rénovation de la chaussée.

Début de rédaction le 4 juin 2025. Mise à jour le 17 mai 2026.

Vichy Communauté rénove le boulevard de l’Hôpital, une voie structurante reliant l’avenue de Gramont au nord et les rues de Thiers et du Vernet au sud. Ce boulevard, rénové en trois temps dans les années 2010, voit en 2025 la création d’une piste cyclable, qui permet d’assurer la continuité avec celle créée rue de Bordeaux en 2017 (avec le boulevard urbain) d’une part, et la rue de Thiers et l’avenue Poincaré en 2022 d’autre part. L’aménagement comprend aussi un ralentisseur à l’intersection avec la rue de Bordeaux (branche prioritaire) et la rue d’Alger.

Boulevard de l'Hôpital (Vichy) - Début sud 2025-06-28
Extrémité sud du boulevard de l’Hôpital, 28 juin 2025. Une impression d’inachevé sur cette route de liaison principale : la route sera-t-elle rénovée ? (source)
Boulevard de l'Hôpital (Vichy) - Début sud 2022-05-21
Même endroit, trois ans plus tôt. Rénovée en 2017, la partie sud du boulevard ne laisse que peu de place aux modes actifs (cyclistes, mais aussi engins de déplacement personnel motorisé). Et le stationnement était plus libre et possible des deux côtés. (source)

Un réaménagement inachevé ?

Depuis novembre 2024, Vichy Communauté a entrepris le réaménagement de ce boulevard très passant, afin de créer une continuité cyclable jusqu’à la limite communale avec Abrest. Pendant plusieurs mois, les usagers réguliers de cet axe, particulièrement sur la section qui n’est pas gérée par le département[a], c’est-à-dire celle comprise entre la rue de Bordeaux incluse et les rues de Thiers et du Vernet, sont contraints d’emprunter des déviations allongeant le trajet habituel, via la rue Fernand-Lafaye-et-Anne-Marie-Menut-Lafaye et les boulevards Gabriel-Péronnet et du 8-Mai-1945 côté Cusset (en passant devant les lycées publics), ou encore grâce à une autre voie créée par l’intercommunalité (ou son prédécesseur[b]) : le boulevard urbain.

Les travaux ont surtout impacté le côté ouest (emprises ferroviaires), où il n’existe aucune habitation, ce qui ne maintient la circulation que dans le sens nord-sud, c’est-à-dire de la rue de Bordeaux vers Le Puy-en-Velay, Thiers, Saint-Yorre sans oublier bien sûr Abrest[1].

Stationnement et piste cyclable sont concentrés du côté des emprises ferroviaires

Afin de minimiser les croisements avec la voirie, la piste cyclable a été tracée parallèlement au boulevard sur la quasi-totalité de son linéaire. Celle-ci emprunte néanmoins les rampes d’accès au pont Voltaire, avec seulement un point de cisaillement.

Rue de Thiers (VC, Vichy) - Avant giratoire 2025-06-28
Fin de la rue de Thiers, 28 juin 2025. Une amélioration de la traversée cycliste aurait dû être faite à hauteur de ce passage piétons. Une signalisation de fin du passage piétons existe déjà, issue de la fin provisoire de piste cyclable consécutive au réaménagement de la rue de Thiers et de l’avenue Poincaré, mais qui n’a plus lieu d’être : la signalisation pour rejoindre la nouvelle piste cyclable longeant le boulevard de l’Hôpital fait défaut. (source)

Le stationnement se concentre exclusivement dans le sens nord-sud : les places matérialisées nécessitent de réaliser un créneau sur des places délimitées entre la chaussée et la piste cyclable. Le service voirie de la ville de Vichy précise que le nombre de places a été augmenté, « de 79 à 93[2] ».

Passages piétons et arrêts de bus déplacés…

Le pseudo-réaménagement de ce boulevard comprend aussi le déplacement ou la suppression de certains passages piétons, tous complétés par des surfaces podotactiles (ou presque). Si celui situé le plus au sud a été déplacé de quelques mètres plus au nord, celui situé au nord de l’intersection avec la rue Sidi-Brahim a été supprimé.

Réintroduire le danger en créant des passages piétons masquant la visibilité, oui, c’est possible

Celui situé devant le 28 bis, qui avait été le théâtre début 2011 d’un accident à cause d’un passage piéton peu visible, et qui avait fait l’objet de travaux de sécurisation en juillet 2011[c] (sans changement avec la rénovation de chaussée de 2017), a été déplacé un peu plus au sud, immédiatement après une place de stationnement, où la visibilité est encore plus réduite qu’avant. On a donc dégradé la sécurité pour réintroduire un danger avec un passage piétons masquant la visibilité.

Un nouveau passage piétons a été créé sur le ralentisseur côté rue de Bordeaux. Les autres ont été déplacés de quelques mètres mais les anciens sont encore visibles ; espérons que les habitudes changeront.

Certains arrêts de bus ont été déplacés (Sidi Brahim, direction Côte Saint-Amand, a été déplacé juste avant la fin du boulevard) et une surélévation de chaussée a été créée juste avant la bretelle d’accès au centre-ville, en direction du sud.

Côté vitesse, c’est toujours 50 km/h

Par dérogation à la limitation de vitesse générale, dans les rues de Vichy, depuis un arrêté municipal du 27 février 2024, la vitesse est limitée à 30 km/h. Les axes limités à 50 km/h sont désormais l’exception, et c’est le cas sur le boulevard de l’Hôpital, à l’exception de trois sections juste avant le ralentisseur à l’intersection avec les rues de Bordeaux et d’Alger :

  • sur la section communale du boulevard de l’Hôpital : juste après la rue de Châteaudun, en direction du nord ;
  • sur la section départementale du boulevard de l’Hôpital : depuis le support d’éclairage public LED en face du no 100, vers le sud ;
  • sur la rue de Bordeaux : depuis l’intersection avec la rue des Fleurs.

En l’absence de panneaux de fin de limitation de vitesse, ces prescriptions s’arrêtent à la prochaine intersection, c’est-à-dire… sur le ralentisseur en lui-même, et ne concernent pas le sens inverse. Cette réduction de vitesse n’est pas la seule, elle est même globale, par la diminution de l’emprise de la chaussée à six mètres de large pour pouvoir créer la piste cyclable.

L’itinéraire promet de rejoindre Abrest à Creuzier-le-Vieux, sauf qu’à l’entrée de ces deux villes, les aménagements semblent s’arrêter aux portes. Si côté nord (Creuzier-le-Vieux), plusieurs sections en voie partagée, celles parallèles à la rue de Vichy (D 258) ont déjà été aménagées (sur des sections en zone 30) ou avec un double-sens cyclable, pour Abrest, il n’en est encore rien, la piste cyclable longeant l’avenue Poincaré (D 906E) est encore en impasse et les cyclistes doivent rejoindre une route inadaptée au trafic local, et toujours à caractère prioritaire. Le chemin est encore long… alors que Saint-Yorre est déjà bien avancée avec le réaménagement de la route principale.

Côté signalisation de repérage, aucune amélioration n’a été notée depuis 2017 et l’ouverture de la deuxième tranche du boulevard urbain. Seul hic : les plaques de rue, qui sont au nombre de… deux seulement (un à l’intersection avec la rue Jouishomme et un deuxième à l’intersection avec les rues d’Alger et de Bordeaux sur le nouveau ralentisseur), et aucune aux extrémités. Mais ce manque semble se généraliser aux axes majeurs et réaménagés.


Toutes photographies source : Tabl-trai, licence CC BY-SA 4.0, proviennent de Wikimedia Commons

  1. La section nord, comprise entre l’avenue de Gramont au nord et les rues de Bordeaux et d’Alger au sud, fait partie de la route départementale 259, numéro que l’on ne retrouve que sur les cartes.
  2. Le boulevard urbain (avenue de la Liberté) a été créé en 2013 par l’ancienne communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier sur la partie comprise entre le centre hospitalier et la rue de Bordeaux. Son prolongement jusqu’à la rue des Iris a ouvert à la circulation au début de l’année 2022 par la communauté d’agglomération Vichy Communauté.
  3. Voir aussi, sur ce blog, cet article du 4 août 2011 : « Sécurisation d’un axe très fréquenté à Vichy ou comment un accident suffit à changer les choses ».
  1. Denis Lorut, « Le boulevard de l’Hôpital de Vichy mis en sens unique pour huit mois », La Montagne, 29 octobre 2024 (lire en ligne, accès libre).
  2. Denis Lorut, « Vichy se traverse désormais à vélo du sud au nord... et inversement », La Montagne, 26 septembre 2025 (lire en ligne, réservé aux abonnés).