Affichage des articles dont le libellé est gare. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est gare. Afficher tous les articles

mercredi 26 juin 2024

La gare de Vichy, quinze ans après l’inauguration du pôle d’échanges intermodal : entre trains spéciaux qui m’échappent et modernité oubliant le passé

La gare de Vichy n’est plus ce qu’elle était aux heures de gloire. L’époque des trains haut de gamme et du confort qui était proposé aux voyageurs semble révolue. En cette fin du mois de juin, cela fera quinze ans qu’un pôle d’échanges intermodal (PEI) aura été inauguré, marquant l’entrée dans la modernité.

Début de rédaction le 18 juin 2024. Publication prévue le 26 juin, à l’occasion des quinze ans de l’inauguration du PEI. L’article de Wikipedia est complet mais il manque surtout des illustrations d’époque, et les données commencent à dater.

Remonter le temps en gare, un événement qui m’échappe

140 C, 241 P, BB 67400 Capitole… oui, ces trains ont bien circulé en gare de Vichy et j’ignorais leur passage

C’est grâce à Napoléon III que le train est arrivé en gare de Vichy en 1862 lors de son deuxième séjour (l’année précédente, il a dû descendre du train en gare de Saint-Germain-des-Fossés). Et le dimanche 16 juin, une reconstitution de l’arrivée du train a été réalisée dans le cadre des 16es fêtes Napoléon III avec la 140 C 27, une locomotive à vapeur préservée par une association du Gard, et qui devait se limiter à une redécouverte du train entre les gares de Bellenaves et de Gannat (avec deux viaducs Eiffel, ceux de Rouzat et de Neuvial).

Voir article (abonnés) de La Montagne du 16 juin 2024 sur la venue exceptionnelle de ce train à vapeur.

La seule occasion à laquelle j’ai pu voir un train spécial, c’était le train du Père Noël

L’association Train à Vapeur d’Auvergne préserve la locomotive à vapeur 141 R 420, qui a assuré (sauf en cas de panne) un train du Père Noël entre Clermont-Ferrand et Saint-Germain-des-Fossés via Vichy avec des voitures voyageurs[a], notamment en 2015 ou c’était la toute première fois que j’ai pu apercevoir une locomotive vapeur en gare, des décennies après leur retrait du service commercial et leur remplacement par des locomotives diesel dans les années 1960-1970. D’ailleurs, ce sont les 141 R (et les 241 P) qui ont assuré les derniers trains à vapeur entre Moret - Veneux-les-Sablons[b] et Clermont-Ferrand.

Le 22 juin 2024, un train spécial en provenance du Creusot et à destination de Clermont-Ferrand devait être tracé par la 241 P 17, mais en raison d’une panne, c’est la locomotive diesel BB 67628, livrée En Voyage (bien connue dans la région car elle a assuré le traction ou la pousse de rames réversibles régionales jusqu’en 2017) — on aurait préféré une locomotive en livrée bleue — qui a assuré ce train.

Les trains du quotidien, ce sont désormais du matériel automoteur

Sur Paris – Clermont-Ferrand, ce sont toujours des rames tractées qui assurent cette relation où la réservation est obligatoire, avec des locomotives électriques (depuis que la relation est totalement électrifié en 1990) de type BB 26000 (plus rarement des BB 22200) et une composition fixée de voitures Corail.

Les trains TER, eux, profitent moins de la traction électrique, puisque ce sont majoritairement des X 76500 (équivalent 3 voitures), ou plus rarement des X 73500 (équivalent 1 voiture, circulant en unité multiple). La région Auvergne a commandé un nouveau matériel, plus capacitaire (4 voitures) mais surtout qui peut utiliser la caténaire. Ces trains, appelés les Régiolis, sont livrés depuis la fin de l’année 2016.

Le quotidien d’un voyageur dans cette gare

Une simple gare de passage, sans aucun terminus

L’usager d’un train qui souhaite aller à Clermont-Ferrand attend toujours celui qui vient du nord : il est annoncé en provenance de Moulins-sur-Allier[c], Saint-Germain-des-Fossés ou Lyon-Perrache, et à destination de Clermont-Ferrand, Vic-le-Comte, voire Issoire ou Brioude, s’arrête pendant une minute sur un quai pleinement accessible, sans obstacle (sauf à faire attention à l’intervalle entre le marchepied et le quai), puis repart vers le sud, vers la gare suivante, Riom - Châtel-Guyon, située 40 km plus loin.

Ces trains, portant un numéro impair, arrivent toujours voie C. Une voie rénovée en août 2012 (comme les trois autres, A, B et D) qui donnait à l’époque l’impression de débarquer dans une gare TGV, sans jamais pouvoir accueillir un de ces trains qui pourrait ouvrir la gare au reste de la France.

Un train qui effectue son terminus dans cette gare est devenu une exception. Mis à part en 2012 où il a existé un aller-retour (assuré en X 73500) en pleine heure de pointe, les terminus n’ont d’utilité qu’en cas de travaux, ce qui était le cas pendant le pont de l’Ascension 2013 et le dernier week-end de mars 2018.

D’ailleurs, en gare de Clermont-Ferrand, inutile de chercher Vichy dans le tableau des prochains départs (sauf circonstances très exceptionnelles) : il suffit de prendre un train TER en direction de Saint-Germain-des-Fossés, Moulins-sur-Allier, Nevers, Dijon, Lyon-Perrache, ou un train Intercités pour Paris-Bercy, cette desserte étant possible par un train à réservation obligatoire.

Une gare pleinement accessible aux personnes à mobilité réduite… depuis 2017

Si les travaux d’aménagement de la gare à la fin des années 2000 ont permis de la rendre accessible, notamment grâce à la création d’ascenseurs, un problème persistait encore pour l’accès au quai des voies B et C. Il y avait encore un monte-escalier pour accéder à ce quai, très utilisé pour les usagers venant du nord de Vichy (provenance Paris ou Lyon). Après plusieurs années de retard, mais aussi la colère des élus, les travaux sont menés en 2017.

Les quais (sauf celui de la voie D) sont pleinement accessibles, ce qui permet de rejoindre le train sans obstacle autre que l’intervalle avec le quai.

En dehors de la gare : une vidéoprotection désormais surabondante !

Le dispositif de vidéoprotection tel qu’il existait au début de l’année ne suffisait-il pas ? Cela n’a pas empêché la ville de Vichy de rajouter pas moins de vingt caméras supplémentaires en avril (avec possibilité de verbalisation des infractions).

La gare routière a vu l’ajout de neuf caméras de vidéoprotection, et ce alors que son accès est toujours aussi mal signalé (tour comme la gare SNCF elle-même). La place de la Gare, qui n’a aucune plaque de rue, s’est vu ajouter pas moins de onze caméras d’un coup, y compris sur les voies sortantes[d], en complément des deux caméras déjà existantes fixées au nord du giratoire nord et des deux autres sur le parvis où est installée l’horloge, certaines fixées sur des supports d’éclairage public avec… les illuminations de Noël, qui ne sont plus démontées. Et ce alors que la région Auvergne-Rhône-Alpes annonce un renforcement de la sécurité dans la gare.


  1. Et non pas des wagons, cette dénomination est plus appropriée pour les trains de marchandises.
  2. Les locomotives à vapeur ont été exclues des parcours Paris – Moret en 1950, remplacées par des locomotives électriques sur une grande partie du parcours francilien.
  3. Moulins-sur-Allier est le nom de la gare, située sur le territoire communal de Moulins traversée par la rivière Allier.
  4. Trois caméras ont été ajoutées vers l’avenue Doumer, et deux autres au début de la rue de Paris.

lundi 19 février 2024

Il y a 10 ans : quand la gare de Vichy devenait (à nouveau) un pôle d’échanges intermodal

RÉTROSPECTIVE • Le 19 février 2014, une nouvelle page de l’histoire des transports dans l’agglomération vichyssoise s'écrivait avec le renforcement de l’intermodalité autour de la gare de Vichy, marqué par l’ouverture d’un kiosque au sud de la gare, qui devient un pôle d’échanges intermodal… mais ne l’était-elle pas déjà cinq ans plus tôt ?

Ce 19 février 2014 est marqué par le déménagement du kiosque MobiVie de la place Charles-de-Gaulle (là où quasiment toutes les lignes de bus passaient en 2009) vers la gare SNCF ainsi que la création d’un service de location de vélos (Vivélo) classique ou à assistance électrique pour découvrir la ville autrement.

Contexte (à l’époque)

À l'époque, au début de l’année 2014 :

  • la gare de Vichy, deuxième de l’ancienne région Auvergne[a] par sa fréquentation, était desservie (et c’est toujours le cas dix ans plus tard) par sept trains Intercités[b] Clermont-Ferrand – Paris-Bercy[c] ainsi que par des trains TER, assurés exclusivement en traction thermique (Clermont-Ferrand – Lyon, Moulins / Saint-Germain-des-Fossés à Clermont-Ferrand / Vic-le-Comte / Issoire / Brioude)… et aucun terminus ;
  • la gare routière — dépourvue de signalétique depuis 2009[d] — était le point de départ des autocars TER vers Montluçon (via Gannat et Commentry) ou Arlanc, autocars départementaux de l'Allier vers Montluçon (ligne B), Chantelle (ligne E), Le Mayet-de-Montagne (ligne F) ou Le Donjon (ligne G) et du Puy-de-Dôme vers Joze (ligne 28) et Puy-Guillaume (ligne 55) ;
  • bus urbains : le réseau MobiVie était géré par Keolis et se composait de neuf lignes (dont six desservaient la gare SNCF), les bus s’arrêtant soit sur des couloirs réservés (sans signalisation verticale) soit en plein milieu de la voie (la ligne A avait son propre quai, sur un ralentisseur).

Quand la gare devient (à nouveau) un pôle d’échanges…

Un nouveau kiosque pour informer les voyageurs

Quelques mois seulement après l’approbation d'un schéma de cohérence territoriale (le 18 juillet 2013), et un an et demi après l’élaboration d’une politique globale de déplacements[e] (dont je n’ai jamais eu connaissance du document), l’agglomération décide de créer un nouveau point d’informations sur les mobilités (transports ferroviaires, interurbains et urbains) et de lancer un nouveau service de location de vélos.

Auparavant installé place Charles-de-Gaulle, près de l’arrêt de bus Charles de Gaulle Poste, principal arrêt du réseau urbain, un nouveau kiosque est créé au sud de la gare, là où devait s’installer un loueur de voitures.

Vichy - Aile SO du BV de la gare (Kiosque) 2014-02-22
Sud de la gare de Vichy, le 22 février 2014. Le kiosque de la gare est installé directement sans avoir besoin d’entrer à l’intérieur de la gare.
Tabl-trai, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Ce nouveau kiosque, installé devant un parking vélos de vingt arceaux (soit quarante places, mais souvent occupé par les deux roues motorisés), est aussi bien accessible de l’extérieur (grâce à deux rampes) que de l’intérieur. On y retrouve les prochains départs des trains mais aussi ceux des autocars départementaux et des bus, ces derniers étant aussi dans le couloir et à l’entrée de la gare, même s’il a fallu attendre plusieurs années (2019) pour qu’un écran des prochains bus (installé en 2015 avec le renouvellement des écrans) soit mis en service.

Le kiosque est inauguré le 20 février 2014. Un ancien numéro de VVA magazine, le magazine de la communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier (qui n’est plus disponible), consacrait des pages spéciales sur le renforcement de l’intermodalité à Vichy. On disait aussi, dans la presse locale, qu’avec l’emménagement du kiosque, la gare est devenue un pôle d’échanges intermodal… sauf que c’était déjà le cas en 2009, lorsque le 26 juin, on inaugurait la gare rénovée après deux ans et treize millions d’euros de travaux.

Consigne et location de vélos : pour garer son vélo en toute sécurité ou découvrir la ville autrement

L’occasion, pour la communauté d’agglomération, de lancer un service de location de vélos (mais aussi en aménageant un parking sécurisé de quarante places). L’agglomération met à disposition quarante vélos, classiques ou même à assistance électrique, avec les équipements de sécurité. Le vélo peut être loué à la demi-journée, à la journée, à la semaine, ou mois ou à l’année. À titre d’exemple, la location d’un vélo classique à la journée était de 4 € (6 € pour un vélo électrique) et les abonnés au bus avaient droit à un tarif réduit de 30 %[1].

Vichy - Parking vélo sécurisé sud BV gare 2014-02-21
Au sud de la gare routière, le 21 février 2014. Une consigne à vélos a été aménagée à la sortie de la gare, à quelques mètres du kiosque. Pour stationner son vélo, il est nécessaire de se munir d’un badge pour le garer de manière sécurisée.
Tabl-trai, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons (autres photos disponibles)

On peut stationner son vélo à l’intérieur en présentant un badge. Le tarif est variable selon la période de consigne.

Attention, on ne parle pas de vélos en libre-service. C’est ce que propose C.vélo, le service de vélos en libre-service de Clermont-Ferrand et son agglomération (sa métropole depuis 2018), lancé un an plus tôt, et c’est ce que va même lancer le successeur de Vichy Val d’Allier, Vichy Communauté, en novembre 2018, avec une nouvelle flotte de vélos qui adopte les codes couleurs de la nouvelle intercommunalité.

À lire aussi : « Les vélos en libre-service de Vichy Communauté ne ressemblent plus à ça » (18 octobre 2023)

Les vélos sont dits en libre-service, mais il faut d’abord télécharger une application mobile (et les coordonnées bancaires pour le paiement de son utilisation…) pour le restituer à l’une des cinq stations où elle a été prise (restriction supprimée quelques années plus tard) dans un délai de douze heures (sous peine de prélèvement de la caution). En octobre 2023, la flotte de vélos est modifiée et les vélos en libre-service sont remplacés par des vélos électriques, avec la charte graphique… de la ville de Vichy.

Renforcer l’intermodalité, oui, mais…

…les parcs relais ne sont pas un point fort à Vichy

Vichy Val d’Allier, autorité organisatrice de la mobilité à l’époque, avait fait fort à la rentrée 2013 en augmentant la fréquence des lignes B (Vichy — Côte Saint-Amand ↔ Belllerive-sur-Allier — Collège Jean-Rostand/Du Bellay/Stade Aquatique) et C (Cusset — Cours Arloing ↔ Bellerive-sur-Allier — Petits Prés/Stade Aquatique) à vingt minutes, moyennant une modification de l’itinéraire à Bellerive-sur-Allier en optimisant la desserte de certains quartiers (hypermarché E.Leclerc) au détriment d’autres (au nord du stade aquatique).

Justement, c’est à cet endroit qu’on a créé le premier parc relais (P+R), permettant aux usagers de rejoindre le centre-ville de Vichy en « douze minutes » avec la ligne C. Sept places sont aménagées derrière l’arrêt de bus. Mais dix ans plus tard, ce P+R est toujours le seul de l’agglomération…

On pourrait très bien transformer un parking près de la gare de Vichy (soit le nord, soit le sud) avec une signalisation adaptée. Et au passage, un dépose-minute côté ville et non pas derrière…

…encore faut-il que la gare soit pleinement accessible

Les travaux de réaménagement de la gare à la fin des années 2000 ont peut-être permis de rendre enfin accessibles tous les services, avec l’aménagement d’ascenseurs pour accéder au passage souterrain, mais il manquait surtout un accès digne de ce nom au quai des voies B et C.

Si, au début des années 2010, de nombreux articles de presse parlaient de cette lacune, en 2014, il a été décidé de… repousser les travaux, Réseau ferré de France (RFF) ayant des chantiers plus urgents ce qui a provoqué l’exaspération des élus. Finalement, cet ascenseur est aménagé en 2017, par SNCF Réseau (successeur de RFF) pour plus de 1,5 million d’euros, ce qui permet enfin à la gare d’être accessible.

Aujourd’hui, en 2024, on n’en a pas encore fini avec l’intermodalité : des travaux derrière la gare vont permettre une augmentation de capacité.


  1. Par sa fréquentation, en 2012 (selon un article de La Montagne de l’époque).
  2. Ces trains étaient assurés avec des voitures Corail rénovées, et la composition était parfois hétérogène puisqu’on pouvait trouver des voitures Corail Téoz… et depuis que la marque Téoz a disparu au profit d’une marque unique regroupant les trains classiques SNCF, des voitures Corail Intercités (limitées à 160 km/h) peuvent parfois être engagées sur la relation Paris – Clermont-Ferrand.
  3. Nom de la gare telle qu’elle s’appelait en 2014 ; en 2016, on ajoute les suffixes « Bourgogne – Pays d’Auvergne ».
  4. La signalisation des quais ne sera restaurée qu’en 2022, grâce à la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes, après treize ans sans aucune information voyageurs !
  5. Équivalent du plan de déplacements urbains (PDU) pour les intercommunalités de moins de 100 000 habitants ; plus de détails sur ...
  1. Guide MobiVie, édition 2014-2015, page 7.

mercredi 26 juin 2019

Gare de Vichy, 10 ans déjà

Voilà dix ans, jour pour jour, que le pôle d’échanges intermodal de la gare de Vichy a été inauguré.
Je ne pouvais être présent à cette inauguration, sans doute étant trop jeune, mais surtout parce que j’avais mon oral du baccalauréat de français.
Bâtiment voyageurs de la gare de Vichy
Entrée principale de la gare de Vichy, le 21 décembre 2015. Voilà à quoi ressemble aujourd’hui (à quelques différences près), et depuis dix ans, le bâtiment voyageurs de la gare.
Photo : Florian Fèvre [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons
Un grand chantier municipal (et communautaire) des années 2000
Après le centre commercial des Quzatre Chemins en 2002, l’esplanade du Lac d’Allier (boulevard du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny et boulevard du Maréchal-Franchet-d’Esperey) entre 2007 et 2009, et dans l’agglomération, le stade aquatique livré début 2008, la gare de Vichy a été un des grands chantiers menés par la municipalité de Vichy, dirigée à l’époque par Claude Malhuret.
L’inauguration du 26 juin 2009 marque donc l’entrée dans une nouvelle ère pour la gare : l’intermodalité.
Plaque inauguration du pôle d'échanges intermodal
Plaque de l’inauguration du pôle d’échanges intermodal. On peut y lire :
« LE PÔLE D’ÉCHANGES INTERMODAL DE TRANSPORTS VICHY VAL D’ALLIER A ÉTÉ INAUGURÉ LE 26 JUIN 2009
Pour mener à bien la politique de mobilité, quatre maîtres d’ouvrage ont conjugué leur action pour favoriser l’usage et le déplacement des transports collectifs en créant le Pôle d’échanges intermodal. Aujourd’hui, alors que le bâtiment historique de la gare a retrouvé son aspect historique, les usagers trouvent en un seul et même lieu tous les moyens de transports nécessaires à leurs déplacements depuis un parvis paysager : trains, cars, bus urbains, transports à la demande, taxis, vélos, et stationnements automobiles.
 »
Photographie personnelle

Quels aménagements ?
Carte des environs de la gare de Vichy
Carte des alentours de la gare de Vichy.
Source : données OpenStreetMap et ses contributeurs, adaptée par tabltrai [CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons. Importé le 31 janvier 2015.
Le gros du chantier a commencé en 2006-2007. À commencer notamment par les voiries. Fin 2007, ce sont deux giratoires plats et des voies réservées aux autobus, mais également l’aménagement d’une gare routière au sud du bâtiment voyageurs et d’un parking payant à l’est, de l’autre côté des voies, et géré par une entreprise privée. L’aménagement paysager se poursuit en 2008-2009.
Dans la gare, tout a été pensé pour les personnes à mobilité réduite, mais uniquement dans le bâtiment. Si deux ascenseurs ont été construits pour relier le bâtiment au passage souterrain et au parking Est, il faudra attendre plusieurs années pour que le deuxième quai soit accessible. L’information voyageurs répond aux nouvelles normes d’accessibilité, notamment les écrans.
Niveau intermodalité, la gare routière reste assez mal signalée de l’intérieur comme de l’extérieur. Les quais sont numérotés, mais seulement pendant un an. De l’extérieur, des panneaux provisoires ont été implantés pour identifier le nouveau cheminement.

Combien cela a-t-il coûté ?
Le projet a été financé par quatre maîtres d’ouvrage (les collectivités territoriales — communauté d’agglomération et commune —, SNCF et Réseau ferré de France), en incluant des participations du département de l’Allier, de la région Auvergne, de l’État et du fonds européen FEDER.
Il a coûté près de 13 millions d’euros (précisément 13 064 607 € hors taxes).
Un panneau, visible près de l’entrée vers la boutique, rappelle cet événement.

Sources

Quels changements depuis ce grand chantier ?
Depuis l’inauguration, beaucoup de changements sont survenus notamment en ce qui concerne l’accessibilité ou l’amélioration de l’intermodalité.
  • Accessibilité de la gare : il manquait un ascenseur pour le deuxième quai (voies B et C). Il a fallu attendre plusieurs années (et même des repoussements qui ont provoqué la colère des élus) pour que le monte-charge soit enfin remplacé (en fait, déplacé vers le troisième quai, desservant la voie D. Les travaux se sont achevés seulement en 2017, pour un montant de 1,55 million d’euros.
  • Nouvelle signalétique : une nouvelle version de la signalétique, avec codes couleurs, a été déployée en 2015 (photo ci-dessous). Elle remplace l’ancienne signalisation mise en place lors des travaux de la gare en 2008.
Nouvelle signalétique déployée en gare de Vichy, fin 2015.
Nouvelle signalétique en gare de Vichy, le 12 décembre 2015.
Tabl-trai [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons
  • Nouveaux écrans dans le hall : les écrans indiquant les départs et les arrivées ont été changés en mars-avril 2015. Trois grands écrans remplacent le grand tableau des départs, affichant sur dix lignes les prochains départs.
  • Nouveautés 2017 : point retrait de colis, distributeur automatique de billets de banque (à la sortie nord), wi-fi (gratuit et illimité [1]).
  • Nouveaux espaces détente (2018-2019) : plus de places libres au lieu d’un espace vide, restauration des places à hauteur de la sortie sud, espaces de recharge avec ports USB.
  • Renforcement de l’intermodalité :
    • en 2014, l’ancienne communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier a lancé un service de location de vélos (Vivélo) avec un parking vélos sécurisé. Certes, il y a déjà des parkings pour vélos, mais ils ne sont pas couverts (l’un d’eux a même été modifié en 2018). En plus du déménagement du kiosque de la place Charles de Gaulle (ancien point névralgique des transports urbains) vers la gare, la gare devient un véritable pôle d’échanges intermodal.
    • en 2018, l’actuelle communauté d’agglomération Vichy Communauté lance un service de location de vélos cette fois-ci en libre service. Sept (et non pas huit) places sont aménagées à la sortie ouest de la gare. L’utilisation de ces vélos est conditionnée à l’utilisation d’une application mobile.
Parking des vélos en libre-service
Location de vélos en libre-service, le 26 juin 2019.
Liste non exhaustive.
  1. depuis le 15 juillet 2017 ; il existe déjà la wi-fi de la ville, mais limité dans le temps.
Dernières minutes
  • Écran d’information des prochains départs d’autobus et d’autocars : longtemps inopérant et sans date de mise en service connue, l’écran fonctionne enfin. Dommage qu’il ne soit pas orienté vers la sortie.
  • Renforcement de la signalétique : aperçu aujourd’hui même les accès aux voies B, C et D, mieux signalés.

vendredi 31 mai 2019

État des lieux de la signalisation en gares SNCF et routière de Vichy

Dix ans après la fin des travaux du pôle d’échanges intermodal de la gare de Vichy, dont les travaux ont consisté à redonner un aspect d’origine à une gare qui aura connu son époque repoussoir (1977-2007), la gare, située à l’extrémité est du centre-ville, est un des quartiers vivants de la ville (qui n’est pas à l’abri d’incivilités).
Le jalonnement vers la gare, que les collectivités territoriales mettent en place, est l’un des points faibles.


Gare SNCF
Façade de la gare SNCF, entrées principales, en 2011
Entrée principale de la gare de Vichy, le 2 mai 2011.
Photo : Jojovichy [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons
D’un côté, une gare SNCF assez bien signalée. Pourquoi assez bien ? Si elle l’était il y a encore quelques années, ce n’est plus vraiment le cas notamment en venant du sud de la commune.
» À lire : Gare SNCF de Vichy, une signalisation qui ne s’améliore pas (ou presque)

Gare routière
Vue de la gare routière de Vichy
Vue de la gare routière de Vichy, le 8 novembre 2014.
Photo : Tabl-trai [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons
De l’autre côté, une gare routière où la signalisation est quasi inexistante, et où même la signalétique intérieure est pauvre.
» À lire : Gare routière de Vichy, une signalisation catastrophique ?

Chacun de ces articles traitera notamment :

  • de l’état des lieux de la signalisation routière et des aménagements effectués ;
  • des pistes d’amélioration.

lundi 14 novembre 2016

Je proteste contre l'inaction de la commune ou de l'intercommunalité sur la signalisation de la gare routière de Vichy

Voilà plus de huit années, à la date de rédaction de ce billet, que la gare routière est accessible à partir d'un seul endroit : rue Voltaire ou rue du Maréchal Joffre. Selon la rue où l'on vient, on ne trouve actuellement plus trace de panneau pour rejoindre la gare routière. Cela devient de plus en plus difficile de la trouver.

J'avais écrit une page de blog sur l'insuffisance de la signalisation de la gare routière de Vichy, lieu stratégique de l'intermodalité dans l'agglomération. Déjà, à la fin des années 2000, des panneaux provisoires avaient été mis en place dans l'attente de l'implantation de panneaux définitifs… qui n'auront jamais été implantés. En fait, ces panneaux provisoires n'ont même pas été remplacés et ont donc été abandonnés. (À noter que l'agglomération a mis en place une signalétique d'accès à la gare routière, mais qui n'est orientée que si l'on vient de la rue Joffre — si l'on vient du pont depuis le boulevard de l'Hôpital, on n'aura aucune signalisation).
Comment le conducteur trouvera-t-il la gare routière de Vichy ? Sait-il qu'elle est proche de la gare SNCF, mais que seule la gare ferroviaire est signalée ?
Que des points négatifs
Pour la gare routière et le parking sud, je n'y ai vu que des points négatifs :
  • absence de signalisation pour les autocars qui souhaitent rejoindre cette gare ; je me demande comment les cars régionaux venant de Montluçon peuvent emprunter la rue Joffre étroite depuis l'avenue des Célestins ;
  • en venant du pont depuis le boulevard de l'Hôpital : absence de signalisation vers la gare et le parking (un panneau provisoire a existé mais a été démonté fin 2013) ;
  • sur la rue desservant la gare routière : absence de signalisation d'une entrée d'une zone à stationnement payant (même punition pour le parking Nord), et cela s'applique (à une exception près) à l'ensemble de la commune qui a oublié de définir clairement (hors site Internet) les zones concernées sur le terrain (absence des panneaux B6b4 et B50d) ;
  • autre constat : le parking Sud est utilisé comme arrêt de courte durée sur les 33 places matérialisées (dont 2 interdites « sauf G.I.G.-G.I.C. ») disponibles, avec parfois un arrêt en pleine voie sur une rue au gabarit une voie dont une vitesse limitée n'a pas été spécifiée (le panneau de VL30 ne concerne que les 15 derniers mètres, soit la jonction avec la voie réservée aux bus et taxis jusqu'à l'intersection avec l'avenue des Célestins).
    Il existe un parking dépose minute situé à l'arrière de la gare, permettant 15 minutes de stationnement gratuit (et non 20 comme indiqué sur les panneaux qui n'ont pas été mis à jour).
Ce qui doit être amélioré (d'urgence)
  • la gare routière doit être signalée à au moins 500 m ou à la même portée que la gare ferroviaire, pour aider les conducteurs à trouver la gare routière. Les panneaux seraient les suivants :

    gare routière

    parkingparking Sud (33 pl.)

  • les panneaux de zone à stationnement payant devraient être déployés là où il faut payer (il est indiqué dans les IISR, 4e partie, article 55-1 § B que « l'entrée d'une zone à stationnement payant peut être indiquée par le panneau B6b4 ») ;
  • le renforcement de la signalisation, en admettant une tolérance pour les arrêts de courte durée (quinze minutes gratuites), à voir avec la commune ;
  • l'étendue de la limitation de vitesse à 30 km/h à l'ensemble de la gare routière, et non pas seulement sur un tronçon terminal de quinze mètres pouvant fausser les GPS.
Ce qui peut être amélioré
  • La limitation de vitesse à 30 km/h devrait être transformée en zone 30, comme à Moulins, Riom ou Clermont-Ferrand.
  • Un dépose minute peut être aménagé comme à Moulins, je ne comprends pas l'intérêt d'en mettre un derrière la gare.