mercredi 30 juin 2021

Bilan du deuxième trimestre 2021 : d’un nouveau confinement à une liberté retrouvée ou presque

Le deuxième trimestre de l’année 2021 a été marqué par un nouveau confinement puis le retour tant attendu d’une liberté oubliée depuis longtemps, bref d’un retour progressif à la vie normale. Sans oublier des nouveautés que l’on attendait parfois depuis plusieurs années.

Confinement, déconfinement, ça n’arrête pas avec le virus

Après la période du 17 mars au 10 mai 2020 (où l’on a été contraint de rester chez soi) et du 30 octobre au 14 décembre (mêmes retsrictions puis assouplissement), la France a connu un troisième confinement avec ees règles plus souples, le mois d’avril 2021 aura été marqué par un nouveau confinement face à un virus qui continue de faire des ravages (on compte désormais plus de 110 000 morts).

Le dimanche 4 avril, sept jours seulement après le passage à l’heure d’été, la France entière devait se confiner. C’était le troisième confinement depuis plus d’un an. Cela obligeait tous les commerces non essentiels à fermer, pour une durée très longue, plus d’un mois — trois commerces vichyssois très récemment ouverts ont dû fermer plus longtemps qu’ils n’ont ouvert — alors que les bars et les restaurants sont toujours fermés — rappelons qu’ils n’ont connu une ouverture à l’heure d’hiver (27 octobre 2020 01:00 UTC au 28 mars 2021 01:00 UTC) que cinq jours sur les cinq mois écoulés — et les discothèques sont toujours interdites (mais on espère une réouverture pour le 9 juillet).

Mais ce confinement ne ressemblait pas aux deux précédents. Si en avril 2020 on avait interdiction totale de sortir sans attestation, ce qui constituait une privation de liberté et une obligation de rester chez soi comme on disait au gouvernement, le troisième confinement se veut plus souple avec une limitation de déplacement dans un rayon de dix kilomètres, sans limite de temps. Travaillant près de Clermont-Ferrand, je faisais exception avec un justificatif de déplacement professionnel fourni par mon employeur.

Les indicateurs sanitaires s’améliorant (baisse des contaminations, du taux d’incidence…), bon nombre d’équipements et de commerces ont pu rouvrir, de manière progressive. À Vichy, cela s’est même complété par de nouvelles ouvertures, dont un bar spécialité bières artisanales, un magasin de linge de maison ou encore une salle de sport. Le couvre-feu, qui aura été systématique pendant six mois, a enfin été supprimé au vu du contexte favorable.

  • le 3 mai, levée du confinement ;
  • le 19 mai, réouverture — tant attendue — des bars et restaurants, ainsi que des commerces non essentiels. Il est enfin possible de consommer un repas ou un verre sur place, à l’extérieur pour le moment ;
  • le 9 juin, réouverture, entre autres, des salles de sport et de l’intérieur des bars et restaurants ;
  • le 17 juin, le masque n’est plus obligatoire (sauf dans les lieux clos) ;
  • le 20 juin, le couvre-feu est supprimé ;
  • le 30 juin, suppression de quasiment toutes les restrictions.

La suppression des restrictions est une bonne nouvelle pour les Français… sauf qu’une menace plane, il y a toujours la menace du variant Delta, et on parle sérieusement d’une quatrième vague à la rentrée.

Désillusions

La fin du mois de juin aura été marquée par une série de désillusions.

Tout d’abord, il y eut cet épisode météorologique qui a touché le secteur de Vichy, avec des inondations touchant principalement Bellerive-sur-Allier. Les axes principaux étaient inondés, mais pas une seule photo des berges de l’Allier ce 28 juin ? En revanche, l'activité estivale risque de mal se passer avec la rupture d'un clapet du pont-barrage de l'Europe, et déjà deux événements sont annulés.

Ce même jour, la France — championne du monde en titre — était éliminée (prématurément) du championnat d’Europe des nations de football de 2020, en huitièmes de finale, contre la Suisse, et nous avons été des millions à suivre à la télévision cette fin de match qui s’est conclue par un tir au but raté de Kylian Mbappé.

Espérons que juillet sera encore meilleur : les concerts de plein air (on pense notamment à un celui qui aura lieu dans une semaine dans un lieu qu'on croyait abandonné), que les chiffres de l’épidémie de COVID-19 continuent de baisser… mais jusqu’à quand ?

…et des nouveautés tant attendues

Les sites de cartographie permettent de consulter une carte et son image satellite associées. Depuis longtemps, on a eu droit à des images obsolètes, qui ne reflètent plus la réalité du terrain.

C’est seulement durant le mois de juin 2021 que, sur Google Maps, l’on découvre les nouvelles images aériennes dans le secteur de Vichy (et plus globalement de l’Auvergne, même Issoire, Ambert et Brioude pour la première fois en haute résolution)… datées de l’été 2020. Elles ont été mises en ligne le 7 juin 2021 et remplacent les anciennes images datées du 8 avril 2017. Ce qui nous permet enfin de découvrir : les travaux achevés de la deuxième tranche du boulevard urbain (achevé mi-2017), les berges d’Allier en rive gauche (2019), la place Victor-Hygo rénovée à Cusset (2018), etc.

On attendait cela depuis longtemps ; en libre, on propose aussi des images de 2019 disponibles depuis le début de l’année. Utile pour les contributeurs du projet OpenStreetMap, mais avec une précision de 20 cm seulement… dans Vichy (cela vaut aussi pour Moulins, Montluçon ou Clermont-Ferrand), ce ne sera pas facile de cartographier des petits équipements, c’est même moins bien précis qu’il y a dix ans, où l’on avait droit à 15 cm de précision avec des photos de 2009.

En revanche, pour voir un chantier de fin 2020 ou du premier semestre 2021 qui s’achève aujourd’hui, au rythme de la mise à jour des données, il faudra attendre au mieux 2024, voire 2025… ou aller chercher chez un concurrent de Google Maps (sur OSM, on a le droit d’utiliser les images de Bing, qui montraient déjà la nouveauté de 2019, utilisée dans la foulée).

Mise à jour : ce blog vient d’atteindre la barre des 18 000 vues. Ce qui est peu en douze ans d’existence…

Observations personnelles, sources sites d’information (entre autres).

vendredi 30 avril 2021

Bilan du mois d’avril 2021 : liberté toujours aussi limitée jusqu’aux annonces de fin de restrictions ?

Le mois d’avril 2021 se termine enfin, et contrairement au mois d’avril 2020 où l’on a rien pu faire d’autre que de devoir rester chez soi pour cause de pandémie de COVID-19, ce mois aura toujours été sous le signe d’un confinement, mais allégé, et toujours sous restrictions (limitation des déplacements, couvre-feu toujours en vigueur, attestation de déplacement dérogatoire, fermeture de lieux recevant du public). Mais le 29 avril, le président de la République Emmanuel Macron annonce un déconfinement et une réouverture progressifs[1].

Mais cela n’est pas sans oublier — plus localement — quelques nouveautés dans le domaine des aménagements, qui ne profitent qu’à ceux qui ont la chance d’habiter à moins de 10 km[2]. Ce qui ne m’a pas autorisé à aller plus loin, théoriquement, que Saint-Yorre, Bellerive-sur-Allier ou Charmeil. Pas d’accès à Clermont-Ferrand (sauf pour le travail) ou ailleurs.

La nouvelle voie permettant de désenclaver le nord de l’agglomération vichyssoise en direction de Creuzier-le-Vieux (3 avril 2021)
Cusset, 3 avril 2021. Deux jours plus tôt, l’agglomération procédait à l’ouverture d’une nouvelle voie pour désenclaver Creuzier-le-Vieux depuis Vichy et Cusset, pendant que les commerces connaissaient leur dernier jour d’ouverture pour ce mois avant une fermeture contrainte pour cause de pandémie… qui durera jusqu’au 18 mai.
Photographie personnelle
Ouvertures par-ci

Dans l’agglomération : un nouveau kilomètre de voie nouvelle créée

Après plusieurs années d’attente, l’agglomération a ouvert plus d’un kilomètre de nouvelle voie, montante en continu, pour rejoindre plus efficacement Creuzier-le-Vieux. Mais, niveau signalisation, il faudrait faire un peu plus d’efforts : Creuzier-le-Vieux était, jusqu’alors, très mal signalé surtout en venant de Vichy, et même dans le sens inverse.

Ces travaux, qui devaient se terminer fin 2020, auront pu être achevés pour une ouverture le 1er avril 2021. Et en cette fin de mois, je l’ai déjà oublié…

Un nouveau parking gratuit

Signalons également, en plein cœur de Vichy, l’aménagement d’un nouveau parking derrière l’hôtel de ville. Gratuit, il propose près de cent places de stationnement, ce qui, espérons-le, renforcera le dynamisme de la ville. Mais on se rend compte que les cyclistes ont été oubliés, quand ce ne sont pas les places de stationnement qui leur sont dédiées (il en existe un au sud du bâtiment depuis 2012), mais l’absence de double-sens cyclables conduisant les cyclistes à emprunter des axes majeurs. Cela fait dix ans que la ville a multiplié les plans de circulation pour optimiser le stationnement, mais toujours sans penser aux cyclistes… ni même à réduire la limitation de vitesse.

Voir aussi : Article du quotidien La Montagne (20 avril 2021) – Carte du nouveau parking sur OpenStreetMap

… fermetures par-là

Et de l’autre côté, des commerces contraints à une fermeture prolongée

Considérés comme non-essentiels, bon nombre de commerces sont contraints à une fermeture de longue durée, comme si les mesures n’avaient pas suffi. On retrouve :

  • les magasins qui sont contraints de baisser le rideau tout simplement parce qu’ils sont déclarés non-essentiels : magasins de vêtements, de chaussures, en plus des bars et restaurants qui le sont déjà depuis six mois et le début du deuxième confinement ;
  • les magasins qui peuvent ouvrir, mais pour certains services : c’est le cas des magasins de sports (on ne peut plus acheter quoi que ce soit mais il est possible de réparer son vélo à l’atelier, par exemple) ;
  • et d’autres, qui peuvent ouvrir, mais avec un service réduit : certains magasins n’ouvrent que quelques jours. C’est le cas notamment des épiceries fines.
Rue Georges Clemenceau (Vichy), 18 avril 2021. D’ordinaire, un dimanche à Vichy est animé et rempli de monde. Mais on n’a pas connu cette ambiance inhabituelle, due tout simplement à l’interdiction de déplacement au-delà de 10 km et la fermeture des commerces non essentiels ainsi que des terrasses.
Photographie personnelle.

Même le week-end, les rues du centre-ville de Vichy sont peu remplies. Et le constat est saisissant notamment le dimanche, où, sur la presque vingtaine de commerces pouvant ouvrir ce jour-ci sur la seule rue de l’Hôtel-des-Postes, aucun n’a été ouvert.

Même autorisés à ouvrir, certaines boutiques ont décidé de fermer. Le centre commercial des Quatre Chemins et sa vingtaine de commerces étaient fermés les dimanches 18 et 25 avril.

Centre commercial des Quatre Chemins (Vichy), 18 avril 2021. Fermé, lui aussi, le centre commercial avec quasiment toutes ses boutiques ouvertes le dimanche après-midi en temps normal. Mis à part deux piétons traversant l’esplanade quasiment déserte, l’ambiance est bel et bien totalement différente.
Photographie personnelle.

En faisant le tour des commerces, on découvre qu’à la place de la boutique Mood, fermée définitivement le 6 mars, la FNAC — présente depuis fin 2013 — décide d’agrandir son magasin, existant sur deux niveaux.

Quelques nouveautés malgré tout

Malgré la fermeture prolongée de certains commerces, il y a eu pas moins de vingt ouvertures de commerces ou d’équipements dans l’agglomération vichyssoise depuis le début de l’année.

Parmi ces nouveautés, on peut citer :

  • deux supermarchés (Intermarché le 13 janvier et, à Bellerive-sur-Allier, Aldi le 10 avril à la place de Leader Price) ;
  • à Vichy, trois magasins de vêtements qui à ce jour, ont fermé plus longtemps qu’ils ont ouvert (Dressing le 10 mars, Liu Jo le 24 mars et Mango le 28 mars), un coiffeur, un fast-food spécialité tacos et même un magasin de produits à base de chanvre ;
  • à Cusset, un magasin de vélos, un de téléphonie mobile, un de bougies, un de produits locaux, un atelier de couture, etc.

Un déconfinement progressif, enfin ?

La réouverture des lieux accueillant du public s’accompagne de plusieurs mesures :

Étape Mesures appliquées
1 à partir du
3 mai
  • Fin de l’attestation de déplacement en journée et des restrictions pour les déplacements
  • Réouverture des collèges et des lycées (en demi-jauge à partir de la 4e)
  • Couvre-feu maintenu à 19 heures
2 à partir du
19 mai
  • Réouverture des commerces, des musées, monuments, cinémas, théâtres, des établissements sportifs de plein air ainsi que des terrasses
  • Reprise des activités sportives de plein air
  • Couvre-feu repoussé à 21 heures
3 à partir du
9 juin
  • Réouverture des cafés et restaurants, ainsi que des salles de sport
  • Couvre-feu repoussé à 23 heures
4 à partir du
30 juin
  • Fin du couvre-feu

Le tout, bien entendu, sous réserve que la situation sanitaire s’améliore.

Annulations en série, toujours…

L’incertitude de la situation sanitaire contraint toujours à des annulations de la part des organisateurs de festivals ou de salons, peu importe leur notoriété. On vient récemment d’apprendre l’annulation, pour la deuxième année consécutive, des Flamboyantes de Cusset.


[1] Entrevue accordée à la presse quotidienne régionale le 30 avril.

[2] Lors de son allocution télévisée le 31 mars, Emmanuel Macron a annoncé diverses mesures pour lutter contre le virus en limitant les déplacements à 10 km et en faisant fermer tous les commerces non essentiels (magasins de vêtements, de chaussures, etc.). Informations relevées sur différents médias (TV, radio, presse).

jeudi 1 avril 2021

Rétrospective : un 1er avril… non connecté

Tous les 1er avril, on assiste sur différents médias (télévision, radio, presse, Internet, et surtout les réseaux sociaux) à la profusion d’informations inventées (qui, pour certaines, allaient devenir réalité). Mais il fut un 1er avril où je n’aurai même pas eu connaissance de l’actualité en temps réel où se glissent ces fausses informations. Et pourtant, c’était une époque où Internet était très largement démocratisé et la télévision numérique terrestre comptait 25 chaînes. Je ne suis pas remonté loin dans le temps pour savoir quand cela s’est passé… c’était en 2014.

Justement, ce 1er avril 2014, j’étais en voyage… d’études, plus précisément à Lyon, à l’époque dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes. Étudiant à l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, une quarantaine d’étudiants s’étaient rendus à Lyon à l’occasion d’un voyage d’études pour comprendre la métropolisation d’une grande ville française et les différents aménagements urbains (Gerland, Carré de Soie, Confluence).

Apres Gerland et — pour le parcours Aménagement — une visite à pied de la zone d’aménagement concerté (ZAC) du Bon Lait la veille, ce deuxième jour était consacré à :

  • le matin, la visite du quartier Carré de Soie, commune de Vaulx-en-Velin (maison du projet, puis marche dans les rues du quartier — certains bâtiments n'étaient pas encore sortis de terre — jusqu'au canal de Jonage, à la frontière avec Villeurbanne).
  • l’après-midi, des ateliers-enquêtes sur la géographie du commerce dans différents quartiers de Lyon (Guillotière, Presqu'île, Confluence).

Ce 1er avril 2014, l'actualité politique était très mouvementée avec la nomination d'un nouveau Premier ministre, Manuel Valls, remplaçant Jean-Marc Ayrault à la suite des élections municipales marquées par une défaite du parti présidentiel. Je ne l’apprendrai que dans des journaux gratuits tels que Metronews ou Direct Matin Lyon Plus. Et le lendemain, nomination de nouveaux ministres.

Pas d’Internet sur mon téléphone (j’avais un Blackberry). Pas de wi-fi dans l’auberge de jeunesse.

Pas d’informations locales.

Pas un poisson d’avril…

lundi 4 janvier 2021

Un nouveau supermarché arrive à Vichy, avec le retour d’une enseigne dans le cœur d’agglomération.

Ce 4 janvier, c’est le début de la première semaine de l’année 2021. À Vichy, c'est le paysage commercial de la ville qui va bientôt changer avec l’ouverture prochaine d’un magasin d’une grande chaîne de supermarchés… qui fait son retour après plusieurs années d’absence dans le cœur d’agglomération, et ce malgré plusieurs tentatives infructueuses en périphérie.

Si cet article est écrit aujourd’hui ce 4 janvier, c’est que cela fait 13 ans jour pour jour qu’un hypermarché a ouvert ses portes (précisément l’après-midi) : Carrefour, dans la zone commerciale des Peupliers, à l’ouest de Cusset, au sein d’un centre commercial comprenant dix magasins (dont une pharmacie, une parfumerie, un magasin de téléphonie, un opticien ou une cafétéria), et à l’extérieur, des magasins tels que Bricomarché (à l’est d’une rue nouvellement créée en 2008, et la seule enseigne des Mousquetaires à résister dans le secteur), Conforama (implantée depuis août 2012) ou d’autres magasins de détail, et même un drive d’une enseigne concurrente (ouvert depuis début 2013, où je crois même que E.Leclerc était présente bien avant).

Fin 2016, j’avais écrit en clôture d’une publication, sur un hypothétique retour d’Intermarché à Vichy, et ce n’était pas gagné d’avance.

Je ne parlerai pas, dans cet article, des petits commerçants de type confiseries, épiceries fines, magasins de vêtements… où beaucoup d’ouvertures ont eu lieu malgré la crise sanitaire qui perdure encore.

Intermarché : le retour tant attendu

Depuis la rue Lyautey, 30 décembre 2020. Le supermarché est situé juste après le carrefour à feux. Les finitions sont en cours, le nom de l’enseigne n’est pas encore présent.

Depuis quelques jours, sur les panneaux publicitaires dynamiques (sur l’un des trois présents depuis la rentrée 2017) ou dans les boîtes aux lettres, on vient de recevoir une publicité pour une enseigne de la grande distribution : en plus des E. Leclerc, Carrefour ou Cora, on trouvé désormais Intermarché, qui annonce l’ouverture de son magasin le 13 janvier, rue Maréchal Lyautey.

Quelques années plus tôt, le site était occupé par les Docks de Blois. Une friche industrielle était encore en place, les bâtiments ont été détruits en 2017 pour laisser place à l’institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) et la résidence intergénérationnelle des Docks de Blois[1].

Carrefour entre la rue du Maréchal Lyautey et la rue du Parc des Bourins, 4 juin 2016. La friche industrielle qui bouchait la vue sur la voie ferrée a été démolie en 2017, pour laisser place à un supermarché. La route subira plusieurs modifications après 2018 : bande cyclable, carrefour à feux.

À la fin de l’année 2020, le bâtiment était achevé, la chaussée rénovée, l’éclairage public déjà en place tout comme les emplacements des chariots. Pour connaître le nombre de places de stationnement disponibles, il faudra attendre l’achèvement des travaux.

Pour les cyclistes, un aménagement cyclable existe déjà mais uniquement en venant du pont sur la voie ferrée, dans le prolongement d’une partie de la rue partiellement rénovée. Il existe un parking vélos, couvert, 18 places, mais on regrette le choix d’un modèle pince-roue.

Éloigné de ses concurrents… et d’une ligne de bus

Le nouvel Intermarché est à 750 m du LIDL le plus proche (celui situé avenue Poincaré), et un peu plus éloigné des hypermarchés Carrefour (2,5 km), Cora ou E.Leclerc. On ne va pas craindre le risque de fermeture, comme cela va arriver à un Leader Price trop proche d’Aldi.

En revanche, aucune ligne de bus ne passe à proximité du supermarché, et il n’est pas envisagé qu’une ligne fasse un détour. L’arrêt Les Bourins est à près de 300 m[2]. Mais juste à côté du nouveau magasin, il existait une supérette, qui a fermé depuis plusieurs années.

Sur l’ancien site d’Intermarché, une nouvelle friche

Panorama de l’ancienne zone commerciale des Peupliers
Depuis l’avenue Gilbert-Roux (Cusset), 15 juin 2014. Il y a encore quelques années, on pouvait trouver sur le site de l’ancien Intermarché (qui était devenu un Super U) un cordonnier [bâtiment démoli], l’ancien Bricomarché est devenu un magasin de décoration [bâtiment démoli],,l’ancien magasin Vêti [démoli en 2016] qui a duré une seule année, et un garage Renault Minute au fond (bâtiment détruit en 2016).

L'enseigne était déjà présente il y a plusieurs dizaines d'années… avant d'être remplacé par un concurrent, mais quand ?

Et ce n’est pas sans rappeler que l’enseigne était présente il y a trente ans. À l’époque, le magasin était implanté rue des Peupliers, à l’entrée ouest de Cusset, à proximité d’un axe majeur de desserte du cœur d’agglomération aujourd’hui délaissé au profit d’un boulevard urbain (qui ne s'appelle pas boulevard au passage). Et il existe, à trois emplacements différents au nord du centre-ville de Vichy, des plans de ville (non datés mais très probablement du milieu des années 1980) faisant la promotion des magasins Intermarché et Bricomarché.

Avenue Victoria (Vichy), 21 janvier 2017. On retrouve encore des plans de Vichy (et de Cusset) avec les enseignes Intermarché et Bricomarché, qui étaient installés rue des Peupliers à Cusset dans les années 1980. Les magasins fermaient même pendant la pause de midi. Ces plans ne sont pas datés (peut-être du milieu des années 1980) mais les axes principaux sont clairement mis en évidence sur le plan de Vichy. C’était bien avant la rénovation de la place de la Poste et de la rue Clemenceau (1992) ; on notera, près de la rivière, que l’avenue Pierre Coulon (créée en 1984) n’existait pas.
On trouve aussi un plan similaire du 51 boulevard du Sichon (près du Grand Marché) et au 83 rue Jean Jaurès.

Il fut un temps où c’était l’enseigne Super U (il a existé un temps un Hyper U en 2007 et c’est cette nouvelle grande surface qui deviendra Carrefour en 2008), mais quand y a-t-il eu un changement d’enseigne ? Je ne m’y étais rendu qu’une seule fois au Super U (le 5 septembre 2005 pour un achat urgent) et deux fois à l’Hyper U (en juin et octobre 2007).

Très récemment, un hard discounter a souhaité s’implanter à côté de Carrefour. Ce que la municipalité de Cusset a délibérément refusé, au nom de la défense des commerçants locaux (La Montagne, 27 octobre 2018).

Le nouveau supermarché est à tester, et cette fois ci j’y retournerai plusieurs fois. Il sera ouvert sept jours sur sept, y compris le dimanche matin comme tous les autres supermarchés (mais pas hypermarchés sauf un) de l’agglomération.

Pour rappel, l’offre commerciale se compose des magasins suivants :

  • hypermarchés : E.Leclerc (Bellerive-sur-Allier), Carrefour (Cusset) et Cora (Vichy) ;
  • supermarchés (hors discount) : deux Carrefour Market (Cusset et Saint-Yorre), deux Casino (Vichy et Cusset), un Intermarché Super (Le Mayet-de-Montagne), un Intermarché Contact (Saint-Germain-des-Fossés), un Monoprix (Vichy) ;
  • supermarchés (discount) : quatre Lidl (deux à Vichy, un à Bellerive-sur-Allier et un à Charmeil), deux Leader Price (Bellerive-sur-Allier et Vichy[a]) ;
  • ainsi que des commerces de proximité dans les communes de la banlieue, je ne citerai pas tous les Vival, Spar ou les autres supérettes de quartier.

[a] Le Leader Price de Vichy devrait fermer car très proche d’un Aldi.


Voici à quoi ressemblait le site (images provenant du site Remonter le temps de l’IGN) :

Repères : la zone commerciale est située entre deux lignes droites, l’avenue Gilbert Roux au nord, la rue des Peupliers au sud (dernière rue avant la rivière Sichon), le quartier résidentiel des Graves (limite communale Vichy-Cusset) à l’ouest.

Le projet de nouveau magasin Intermarché a nécessité une approbation de la commission départementale d’aménagement commercial, et a été accepté malgré des recours (on se référera à des articles de la presse régionale), là où le projet d’un magasin de la même enseigne avait échoué à deux reprises (La Semaine de l’Allier, 24 septembre 2012 ; La Montagne, 2 janvier 2014).

[1] Bâtiment et résidence sont en service depuis 2018 ; pour l’occasion, la rue Fleury était rénovée.

[2] Itinéraire entre le 10 boulevard de la Salle et le supermarché.

samedi 2 janvier 2021

Ce 2 janvier 2021, double anniversaire… 20 ans du tramway de Lyon (que j’avais emprunté en 2014) et 4 ans sur un réseau social.

Ce 2 janvier est marqué par un anniversaire dans un réseau de transport en commun d’une grande ville de province, et, personnellement, sur un réseau social, essentiel et utilisé quotidiennement pour suivre les informations.

Cela fera donc vingt ans, jour pour jour, le 2 janvier 2001, que le réseau moderne de tramway de Lyon a été mis en service, avec deux lignes, partant de la gare Perrache et allant pour l’une vers le nord de la ville, pour l’autre vers l’est (à noter qu’en 2014, à l’occasion d’une sortie de terrain avec l’université, puis à titre personnel, j’aurai utilisé le tramway pour me déplacer).

L’autre point est à titre personnel et concerne le lien social virtuel que je tente de rétablir grâce à un réseau social au F.

20 ans déjà…

De la mode du tout-voiture au retour des tramways

La mode du tout voiture semble déjà révolue dans les grandes villes de France, à tel point que l’on réfléchit à réintroduire un mode de transport concurrencé par une politique qui aura fait de l’automobile un succès au détriment de réseaux de tramway qui disparaissent parfois définitivement.

On se souviendra notamment du tramway de Vichy à Cusset (lien article Wikipedia), à air comprimé qui a fonctionné de 1895 à 1927, la fin du tramway s’expliquant par le refus de son électrification. Ou encore, toujours en Auvergne, le tramway de Clermont-Ferrand, avec même une ligne partant de la place de Jaude jusqu’au sommet du puy de Dôme (1907-1925) avant de renaître en 2006.

Et dans les années 1980, des villes décident de réimplanter un tramway, avec le lancement du tramway français standard (lien article Wikipedia) qui équipera les réseaux de Nantes (1985), Grenoble (1987), l’Île-de-France (ligne T1, dès 1992). D’autres grandes villes vont suivre avec notamment Strasbourg (1994), Lyon (2001), Bordeaux (2003), mais aussi Dijon, Nice, Brest, etc. Et puis il y a ces cas particuliers, comme à Nancy, à Caen ou à Clermont-Ferrand. Pour ce dernier, c’est un tramway sur pneumatiques et à un seul rail de guidage… qui préfère passer par le siège de la seule entreprise de province cotée au CAC 40 que par la gare principale.

Le tramway de Lyon : expérience personnelle

C’est le 2 janvier 2001, soit 20 ans jour pour jour, que les deux premières lignes du réseau moderne de tramway de Lyon ont été mises en service.

Station Rue de l’Université (Lyon), 25 août 2014. Une rame de tramway de la ligne T1 en direction de la gare Part-Dieu - Vivier Merle du terminus nord de La Doua - IUT Feyssine. Cela fait vingt ans que le tramway circule à Lyon.
Photographie personnelle.

Le tramway aura connu plusieurs prolongements ou créations de lignes, avec le T3 fin 2006 (de Lyon Part-Dieu vers Meyzieu) et quatre autres lignes en service (le T4 vers Vénissieux, le T5 vers l'est, le T6 à la suite du T1 à Debourg et même une ligne T7 ouverte depuis fin 2020.

Expérience personnelle : en 2014, lors d’une sortie de terrain avec l’université, on pouvait prendre les transports en commun pour rejoindre les différents sites : Gerland, Carré de Soie, Part-Dieu et Confluence. Pour Gerland, on empruntait les lignes de métro D puis B, et au retour, on empruntait le tramway T1 — prolongé de Montrochet à Debourg depuis le 19 février 2014 — qui se dirigeait vers la Confluence par le nouveau pont Raymond Barre et le musée des Confluences (pas encore ouvert à l’époque). Les jours suivants, à titre soit personnel soit en groupe, on rejoignait le quartier de la Confluence avec le tramway, soit depuis la Part-Dieu.

Le réseau de tramway de Lyon vient en complément des quatre lignes de métro, des deux funiculaires vers Vieux Lyon et Saint-Just (que j’ai empruntés), de lignes de bus majeures (les lignes Cxx, dont le C11 que j’avais emprunté avec l’ensemble des étudiants le 2 avril 2014 entre Guillotière et quatre arrêts de bus plus loin), ainsi que des lignes de bus classiques, des services de zones industrielles (entre autres).

Le réseau social Facebook : présent depuis 4 ans seulement

Voilà déjà quatre ans que j’ai rejoint le réseau social Facebook (lien vers mon profil). Un peu tardivement car tous les autres étudiants de ma promotion de Master 1 Dynamique des territoires et nouvelles ruralités (DTNR) de l’université Clermont Auvergne (nouveau nom depuis le 1er janvier 2017) étaient quasiment tous inscrits. J’étais alors un des rares récalcitrants à rejoindre ce réseau social. Ceci afin de bénéficier d’une meilleure coordination au sein d’un projet collectif.

Je suivrai les sites d’information tels que Le Monde, Le Figaro, Le Point, des médias locaux tels que France 3 Auvergne, La Montagne ou La Semaine de l’Allier, ainsi que des constructeurs automobiles. Quant aux relations avec les autres étudiants, via ce réseau social, le nombre d’amis augmente considérablement durant la première année (30 atteint en juin, 40 en septembre, 50 en novembre, 60 en décembre, avant de connaître un ralentissement : 70 atteint deux fois au milieu et à la fin de l'année 2018, 80 seulement en avril 2020)… en espérant donner des nouvelles. Quant à devenir ami avec de vieilles connaissances, ce n’est pas gagné. Soit ils ne me reconnaissent plus, soit par miracle ils m’ont repéré.

Au passage, contrairement aux années précédentes, Facebook ne m’a pas prévenu que c’était mon anniversaire sur le réseau social (4 ans déjà que je suis inscrit)… ou cela n’est plus possible ?

Demain : une émission sur l’automobile qui disparaît au profit de la rediffusion d’une matinale de télévision sur une radio… et ce n’est pas une première, même la concurrence le fait.


Pour la première section, les informations proviennent du cours magistral « Villes et mobilités » de Master 2 Stratégies d’aménagement des villes petites et moyennes de l’université Clermont Auvergne, qui s’est déroulé en novembre 2017.

vendredi 1 janvier 2021

Nous voilà en 2021

Aujourd’hui, nous sommes le vendredi 1er janvier 2021, et on a enfin tourné la page de 2020 marquée par une crise sans précédent.

On espèrera que l’année 2021 sera meilleure que 2020, qui aura été marquée comme chacun le sait par une crise sanitaire mondiale inédite, qui aura tué plus de 64 000 personnes rien qu’en France. Mais c’est sans compter sur un éventuel renforcement d’un couvre-feu (qui commencera à 18 heures au lieu de 20 heures) qui est envisagé dans vingt départements, dont l’Allier.

Dernière minute : l’Allier ne sera pas concerné par le couvre-feu avancé à 18 heures, d’après ce que j’ai entendu sur TF1 (invité Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement)[1].

2021, l’année où on pourra cartographier avec précision ?

Depuis plus de onze ans, je contribue au projet cartographique OpenStreetMap (OSM), pour essayer de fournir des informations les plus détaillées possibles, et surtout les plus fiables à partir de données très précises. Mais cartographier depuis son fauteuil (lien vers le wiki OSM), bien que cela ne soit pas encourageable, ne peut plus suffire et les nouveautés de plus de quatre ans nécessitent des relevés terrain.

Les images aériennes, aussi précises et récentes que possible, sont fournies aux contributeurs OSM. Comment, en 2020, pouvait-on se permettre de cartographier à partir d’une image aérienne d’une précision remarquable de 10 cm (ce qui est très précis) mais datée de 2013 (obsolète), puis par une image plus récente (2016) mais moins précise (25 cm) — imagerie fournie par le CRAIG, un organisme régional d’information géographique —, sans parler des fournisseurs autorisés que sont Bing et Maxar, qui, heureusement, nous fournissent des images de 2019 (ce qui a permis une cartographie plus précise des berges d’Allier rénovées) mais avec une précision insuffisante. La solution provisoire, c’est le relevé terrain (pour toutes les nouveautés des quatre dernières années), et cela va encore se produire cette année.

Une carte de la place Victor Hugo de Cusset, avec des relevés GPS de fin 2018 imprécis faute d’image aérienne à jour et de qualité :

lien OSM (on repère les bancs et les poubelles)

Plus souvent… ?

En 2020, je ne suis allé que cinq fois dans un fast-food, et uniquement dans des grandes chaînes : deux fois dans un KFC, deux fois dans un Burger King, et une fois chez McDonald’s. Cette année, j’espère tester d’autres concepts : BCHEF (ouvert depuis février 2020), des fast-foods proposant du poulet frit (en l’absence de KFC, les plus proches étant à une heure de route), etc. À cette liste, il faut aussi ajouter Au Bureau, bar restaurant ouvert depuis le 5 décembre 2019 dans le centre-ville de Vichy, à tester quand les bars et restaurants pourront ouvrir, un samedi par exemple (inédit depuis le changement d'heure et le deuxième confinement).

Profusion de messages et de notifications, moi, je suis tranquille

Le 1er janvier, on est généralement inondé de notifications sur les réseaux sociaux, il suffit d’un message qui va recevoir un nombre considérable de réactions. Publié à 0 h 19, à cet instant (14 h 00), j’aurai reçu zéro « j’aime » et un commentaire…

La route de 2021 ne va pas être déserte, loin de là…

Sur Twitter (oui, j’ai un compte sur ce réseau social depuis septembre 2015), j’aurai, au 1er janvier 2021 à zéro heure, publié 369 tweets, émis 5 retweets et 631 j’aime. Pour la seule année 2020, j’ai posté environ 67 messages, aurai été retweeté deux fois (contre zéro en 2019) et reçu 22 j’aime (contre… un seul en 2019).

Et avec seulement 12 abonnés, ce compte est synonyme d’échec, à moins d’un changement de stratégie. Ajouter une photo de profil pour être mieux reconnu, et espérer atteindre 20 abonnés. C’est trop peu ?

Quant à Facebook (lien vers le profil), demain, cela fera quatre ans que je serai inscrit. Je regrette de m’être inscrit tardivement, jugeant que le réseau social était un autre monde, mais cela ne m’a pas empêché de retrouver d’anciennes connaissances (86 amis à ce jour, 9 de plus en 2020, mais un solde de +7).

Mais qui lit ce blog ?

Ce blog, vous n’allez pas me dire qu’il n’intéresse personne, même si le nombre de vues paraît très faible, notamment en plus de onze ans d’existence. Il a cumulé à cet instant 16 790 vues depuis 2010, dont près de 2 800 rien que sur la seule année 2020. Les articles les plus lus concernaient (hors rétrospectives) :

  • l’épidémie qui arrivait, avec un reportage dans une ville pas encore prête à un confinement et où les mesures sanitaires rendent désormais impossible — et ce jusqu’à nouvel ordre — (publié le 15 mars, 30 vues) ;
  • un autre reportage sur une veille de confinement (publié le 29 octobre, 22 vues) ;
  • la question de la place des cyclistes sur la piétonnisation temporaire de la rue Clemenceau (publié le 8 août, 22 vues).

Ces chiffres ont de quoi inquiéter. Et ne parlons pas des pages, qui, elles, passent hors des radars, aucune n’a dépassé 10 vues. Elles ne sont pas mises en valeur, elles n’apparaissent pas dans l’application mobile (qui, au passage, a enfin bénéficié d’une amélioration, sans parler de l’éditeur HTML qui est nettement mieux qu’avant, et encore des champs de formulaire qui se comportent différemment selon le navigateur web).

Le record à ce jour est de 30 vues pour un article de 2020… D’anciens articles, datés de 2014, réussissaient à dépasser les 50 vues, sans même faire la promotion sur les réseaux sociaux (je n’étais à l’époque inscrit ni sur Facebook ni sur Twitter).


mardi 8 décembre 2020

TER en Auvergne : l’offre n’est pas près de revenir au niveau de 2012. Huit ans après, qu’en est-il ?

Il y a tout juste huit ans, le 8 décembre 2012, deux modifications ont bouleversé le transport collectif en Auvergne : côté TER, ce fut le dernier jour d’un service annuel marqué par l’entrée en vigueur du cadencement, ceci afin d’offrir une meilleure lisibilité des horaires sur certaines relations ; et l’on connaît la suite, moins glorieuse. Et le même jour, une nouveauté venait de faire son apparition à Clermont-Ferrand : les bus à haut niveau de service faisaient leur apparition sur la ligne B.

Pour certains trains, le dernier jour de leur circulation était le vendredi 7 décembre 2012. Et ces trains, on ne les a plus jamais revus. Purement et simplement supprimés. En cause ? La rénovation de la gare de Clermont-Ferrand, qui s’accompagne par une mise en accessibilité complète des quais et une rénovation complète du parvis. Des travaux qui se sont achevés entre 2015 et 2018 (inauguration à l’extérieur en janvier 2015 et à l’intérieur en mars 2018)[1].

Un train arrêté en gare de Vichy (8 novembre 2014)
Gare de Vichy, 8 novembre 2014. Un train arrêté à quai, matériel récent, ainsi que des voies neuves, tout semble normal. En fait, ce jour-ci, ce TER était exceptionnellement terminus dans la deuxième gare d’Auvergne en raison de travaux de maintenance plus au nord.
C’est justement en 2012, dans le cadre de travaux de maintenance courante (non liés au Plan Rail Auvergne), que les quatre voies où s’arrêtent les trains pouvant accueillir des voyageurs ont été rénovées. Et il a même existé un aller-retour terminus Vichy, mais qui n’aura perduré qu’un an.
Tabl-trai, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Une dégradation du service ferroviaire en Auvergne avec un retour en arrière difficile

Pour le service annuel 2012 (SA2012), la région Auvergne promettait 333 trains, contre 304 au SA2011. Soit une hausse de 10 %. Mais, très vite, le réseau va connaître des incidents, on se souviendra notamment que :

  • dès le début du SA2012, l’un des trains de la principale liaison (Clermont-Ferrand – Moulins via Vichy), le TER 874006 (origine Vic-le-Comte 16h16, Clermont 16h38/42, Vichy 17h13/14, Moulins 17h48) avait été assuré avec… un seul autorail, ce qui a provoqué la colère des voyageurs habituels du train, signifiant même le début de la fin pour les directs La Pardieu ↔ nord de Riom dont on s’en remettra difficilement : il devient 873618 au sud de Clermont-Ferrand et 873360 au nord. Les fois où j’ai dû emprunter le 873360, on entendait plus souvent l’annonce de l’arrivée du TER 873618 que celui du départ du TER 873360 avec ses gares desservies ;
  • un incendie en gare de Durtol, le 6 janvier 2012, a empêché les trains de marquer leur terminus, par conséquent, ils ont été supprimés ou même prolongés à Volvic (quid de leur fréquentation  ?)[2].

Sans parler des travaux interminables sur la ligne de Volvic causés par un accident mortel sur un chantier ferroviaire d’une ligne auvergnate près d’Aurillac et de malfaçons, ce qui a contraint à repousser à plusieurs reprises la réouverture de cette ligne avec huit mois de retard.

Vichy, la deuxième gare d'Auvergne par sa fréquentation, terminus de train… pour une saison seulement

Le passage au service annuel 2013 (depuis le 9 décembre 2012) aura donc connu des ravages. Avec 60 trains en moins, il est clair que l'offre s’est sérieusement dégradée pour la bonne cause. Les travaux dans la gare de Clermont-Ferrand ayant commencé quelques mois seulement après, on s’interrogeait sur le pourquoi d’une suppression anticipée, quand certains militaient pour l’ajout de trains. Sur les blogs officiels TER de l’époque[3] (qui ont dû disparaître), certains s’étaient résignés, même deux mois avant (en l’apprenant notamment lors des comités de ligne), de la suppression de leurs trains avec obligation de rabattement vers le train précédent ou suivant. Pour combler la suppression de ces trains, la desserte d’une halte par un train supprimé peut être ajoutée sur un autre train : par exemple, à la suite de la suppression du TER 873127 Gannat – Clermont-Ferrand qui arrivait vers 8 heures, un arrêt à Gerzat a été ajouté au TER 874123 Saint-Germain – Issoire, passant cinq minutes après. Ou encore, la capacité des trains est augmentée, soit en ayant recours aux rames réversibles, soit à une mise en unité multiple d’engins modernes[4].

Une rame réversible et sa locomotive diesel en gare de Vic-le-Comte (20 août 2015)
Gare de Vic-le-Comte (Puy-de-Dôme), 20 août 2015. Distante de 18 km de Clermont-Ferrand par le rail, la gare de Vic-le-Comte, située dans le quartier de Longues, à 4 km au nord-ouest du centre-ville, bénéficie d’une desserte bien plus importante que Riom, pourtant bien plus proche. C’est à se demander si on avait vraiment besoin d’autant de trains.
Les rames réversibles régionales, locomotive toujours orientée vers le sud, avaient l’avantage d’être plus capacitaires qu’un seul AGC, l’accessibilité et la vitesse en moins (plancher haut, et 140 km/h contre 160). Elles ont officié jusqu’au milieu de l’année 2017, avant d’être remplacées par les nouvelles rames Régiolis.
Tabl-trai, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Outre la modification du direct Paris Clermont, décalé de 17h à 18h (ce qui a provoqué là encore la colère des élus), et la limitation du Cévenol à Nîmes au lieu de Marseille, plus la suppression des 4580/1 et 4480/1 Bordeaux – Lyon (qui permettaient aux Montluçonnais et Commentryens de bénéficier d’un train supplémentaire avec changement à Gannat), c’est le système de diamétralisation autour de l’étoile clermontoise qui tombe à l’eau.

Si les deux allers Moulins – Brioude subsistent, ce n’est pas le cas de la moitié des trains Moulins – Vic-le-Comte qui sont tout simplement limités à Clermont-Ferrand avec correspondance obligatoire. Les usagers les plus révoltés sont ceux qui font la liaison La Pardieu – nord de Riom à 17 heures, le départ de 17h03 étant supprimé, le rabattement sur le 17h08 est le seul possible (le précédent est à 16h31 et, bien qu’assuré avec le même matériel, il n’est pas considéré comme direct) et impose une attente de… 30 minutes[5] pour attendre le train suivant, partant à 17h42[6]. À l’occasion de l’ouverture de la halte de Aulnat Aéroport le 11 décembre 2011, on nous promettait beaucoup de relations diamétrales entre le nord et le sud, mais aussi entre l’est et ouest de la capitale auvergnate ; depuis 2016, l’OD (origine-destination) Thiers – Volvic n’existe déjà plus.

Pour rentrer plus tôt, il existe une solution alternative (que je pratique depuis plus d’un an) : quittant mon travail à 16h30, le prochain train ayant à 17h08, il ne me permettra même pas d'arriver à 18h à la maison ; je dois donc prendre un bus + marche à pied + train vers Vichy (qui était direct depuis la Pardieu en 2012…)

Qu’en est-il actuellement ?

Huit ans après, la situation des relations « passe Clermont » a très peu évolué. Il n’y a toujours pas de directs La Pardieu – nord de Riom entre 16h et 18h (contre théoriquement 3 en 2012), en revanche, un Vic-le-Comte > Saint-Germain-des-Fossés a bien été prolongé à Moulins en 2016 (et un Issoire > Moulins dépuis 2015 tôt le matin). Mais il part après 18 heures.

Vichy, deuxième gare d’Auvergne, qui avait un statut de gare terminus pendant un an avec un renfort en heure de pointe (un autorail[7]), l'a perdu (ce qui serait un cas rare en France : plus d’un million de voyageurs et terminus d’aucun train). Il est donc désormais exceptionnel d'entendre une annonce : Vous êtes arrivés à Vichy. Terminus du train.

Sur la ligne de Thiers, les terminus partiels Vertaizon et Pont de Dore, créés pour le SA2012, ont été supprimés l'année suivante alors que les horaires n'ont pas changé, c'était l'époque où il existait encore des trains allant à Saint-Étienne. Les horaires ont été modifiés en 2014 au vu de la dégradation de la partie interrégionale au-delà de Thiers et l'on supprime au fil des mois, et définitivement, des trains en direction de la préfecture de la Loire. Le terminus Vertaizon a été restauré pour 2020... une bonne nouvelle.

Au fil du temps, pas d'évolutions.

Chaque fin d'année on attend les nouveaux horaires, et on est déçus de ne pas voir d'améliorations horaires ou de desserte. En scrutant les fiches horaires des lignes 14 (Clermont Moulins) et 80 (Clermont-Ferrand – Brioude), et plus précisément la ligne Riom de cette dernière fiche, le nombre de directs est toujours aussi peu élevé. Pourquoi ? Et pourquoi autour de Lyon ou de Grenoble (pour rester dans la même région) les relations diamétrales fonctionnent bien (je pense à Saint-Étienne – Ambérieu ou encore Gières – Moirans) et pas à Clermont-Ferrand ?

Pour le SA2021, à l’heure où j’écris ces lignes (8 décembre 2020 à 22h), les horaires pour les lignes 14 et 80 sont encore à l’état de projet, en attente de validation par SNCF Réseau, gestionnaire des infrastructures, et ce bien que les fiches horaires ont été publiées sur le site TER.

Et pendant ce temps, côté bus…

Ce 8 décembre 2012, soit 8 ans jour pour jour, a été marqué à Clermont-Ferrand, par l’entrée en service des bus à haut niveau de service Irisbus Crealis Neo 18 sur la ligne B, reliant Royat (Place Allard) au stade Marcel Michelin via Jaude et la gare SNCF.


[1] Article Gare de Clermont-Ferrand de Wikipédia en français (auteurs) – Contenu soumis à la licence CC-BY-SA.

[2] En 2012, la FNAUT Auvergne avait réalisé une étude sur les relations ferroviaires en Auvergne, montrant beaucoup de faiblesses sur les relations non électrifiées de l’étoile clermontoise et les correspondances.

[3] Les blogs Clermont-Ferrand – Moulins (mais également Clermont-Ferrand – Montluçon et Clermont-Ferrand – Thiers), qui n'existent plus, assuraient un lien entre la SNCF et ses voyageurs sur la ligne. Depuis 2019, un seul blog unit les lignes autour de Clermont-Ferrand.

[4] D'après un article de La Montagne :Moins de trains mais plus de rames, solution proposée par la direction marketing de la SNCF. Le matériel de l'époque était :AGC X 76500, autorails X 73500 ou rames réversibles régionales + locomotive diesel BB 67400, du 100 % thermique vu qu'il n'existait qu'une seule relation électrifiée.

[5] Il existe, au milieu, un Intercités, mais la possibilité de les emprunter gratuitement a été abandonnée pour cause de modèle économique différent  (refsou).

[6] Assuré avec du matériel roulant TER Bourgogne, et pourtant, en 2012, il était origine Vic-le-Comte...

[7] TER 873404 Clermont 17h21 – Vichy 17h53 (arrivée voie C à Vichy, ou voie D le vendredi), retour 18h02‐18h34.

samedi 5 décembre 2020

Brèves du 5 décembre 2020

Ce 5 décembre aura été marqué par plusieurs événements : un Téléthon perturbé pour la quatrième année consécutive, occulté par un autre événement perturbateur (décès de Johnny en 2017, gilets jaunes en 2018, grèves en 2019 et cette année un virus, d’après ce que j’ai pu lire hier dans Le Parisien / Aujourd’hui en France) ; des chiffres dont je n’entends plus parler, ceux de la circulation du virus en France et plus particulièrement en Auvergne (simplement parce que le nombre de cas diminue), et aussi, dans le rétro, une nouveauté qui aura mis du mal à être concrétisée.

Et le confinement alors ?

Alors que la France est toujours confinée, et que pour sortir, il faut une attestation de déplacement dérogatoire, cela n’a pas empêché une affluence aussi exceptionnelle un après-midi, sans les bars qui sont évidemment fermés pour encore un mois et demi.

Début de la rue Lucas, 5 décembre 2020, 15 heures 51 minutes et 38 secondes. Une voiture (fort probablement une Peugeot 407) laisse passer les piétons s’engageant sur le passage piétons, non matérialisé, et surélevé avec un ralentisseur, malgré le feu rouge (cherchez l’erreur).
Photographie personnelle, retouchée (visages floutés).

Les aménagements intègrent surtout des ralentisseurs non seulement pour faire ralentir les automobilistes, mais surtout pour rendre des cheminements accessibles aux piétons. Sur cet exemple, le début de la rue Lucas, réaménagé en avril 2019, avec une zone 30, comprend une traversée sans aucun marquage au sol (traduisant une liberté pour les piétons, mais aussi pour les serveurs des bars Le Morny, Saintonge et Joséphine)… mais toujours un feu de circulation, ce qui signifie que l’on peut traverser n’importe où… et n’importe quand, même au feu rouge.

Les bars étant fermés pour encore longtemps, on a eu droit à une exposition de véhicules sur le parvis (très encombré !) de trois Fiat 500 électriques sortis de la concession de Charmeil.

Restauration rapide : quand achèterai-je des choses chez eux ?

Cette année, j’ai rechigné à fréquenter un fast-food. Non pas à cause des mauvaises conséquences sur la santé, mais pourquoi n’y vais-je plus : volonté personnelle, manque de temps, il y a une certaine raison. Parce qu’en semaine, le midi, je vais toujours au restaurant inter-entreprises, de ce fait, seule ma carte prépayée et rechargeable est utilisée, ma carte bancaire ne servant pas en semaine sauf en cas de compte débiteur.

En 2020, je ne me serai rendu (à ce jour, 5 décembre) que quatre (4) fois dans une chaîne de restauration rapide (en excluant les sandwicheries et les restaurants indépendants proposant burgers, kebabs, tacos, etc.) : deux fois dans un Burger King (les 11 juillet et 11 octobre), deux fois dans un KFC (les 8 mars et 13 juillet), et toujours pas dans un McDonald’s (mon dernier achat remonte au… 21 septembre 2019, soit 441 jours).

Sans parler des concepts que je n’ai toujours pas testés (tacos, gaufres, poulet frit alternatif  la chaîne KFC n’est pas implantée à Vichy — ou encore bagel+frites de BCHEF). On se souviendra qu’il y a un an, jour pour jour, le restaurant Au Bureau avait ouvert sur le site de l’ancien casino des Quatre Chemins, qui, sur Google Maps… est encore ouvert malgré sa fermeture définitive fin 2015.

Sur les routes

Dans le rétro : le 5 décembre 2005, un décret « relatif à la consistance du réseau routier national » (lien vers la version initiale) scellait le sort de certaines routes dont on connaît leur avenir : leur transfert aux départements. Dans l’Allier, on se souvient que les routes nationales 7 (Paris – Moulins – Roanne – Lyon et au-delà vers la Côte d’Azur), 79 (Montmarault – Mâcon), 145 (Bellac – Guéret – Montluçon) et 209 (Gannat – Vichy – Varennes-sur-Allier) allaient survivre, pas les routes nationales 9 (Moulins – Gannat – Clermont-Ferrand), 144 (Riom – Montluçon – Bourges) et 371 (Montluçon – Montmarault).

Actuellement, seules les routes nationales 7, 145 et 209 devraient survivre. Pour la N 209, il ne subsiste plus que le tronçon entre Creuzier-le-Neuf et Varennes-sur-Allier, quant à la N 79, elle est en voie de transformation en autoroute.

Et certains départements n’ont plus du tout de routes nationales, comme le Loiret ou les Alpes-Maritimes, ou plus proche de nous, dans le Puy-de-Dôme (mis à par un kilomètre de N 89 dans le prolongement de l’autoroute A 711 — et prolongé ensuite par la route métropolitaine 766 —, mais existe-t-il toujours sous ce nom de RN ?)

Plus près de nous, il y a cinq ans jour pour jour, j’allais sur le tracé du contournement sud-ouest, alors prêt pour l’ouverture, et après avoir découvert le nouveau numéro de la route (D 906), c’est l’ancien tracé qui change logiquement de nom : les 14 kilomètres de route traversant Saint-Yorre, Abrest, Vichy, mais aussi Magnet et Saint-Gérand-le-Puy s’appellent désormais D 906E.

La route départementale 906E en direction de Vichy avec un panneau à droite (5 décembre 2015)
Saint-Yorre, 5 décembre 2015. La route traversant ces trois communes sur le panneau, de Vichy à Saint-Yorre, vient de changer de numéro.
Tabl-trai, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Mais sur cette route, il faudra attendre près d’un mois pour que les bornes kilométriques soient remplacées, et… un an pour les cartouches, et pas partout sur la route. À Abrest, il n’y a toujours pas ces cartouches au-dessus de l’entrée de ville, et ce n’est pas près de changer.

On a déjà tout préparé chez moi…

et je n’ai toujours pas de calendrier de l’Avent. Simplement parce que je n’ai pas pu en avoir à temps. Si tel est le cas, et si on en trouve encore, devrai-je manger deux chocolats pour rattraper les jours manqués ou… renoncer ?

lundi 30 novembre 2020

Bilan de novembre 2020

Le mois de novembre 2020 aura été marqué par un nouveau confinement, avec des restrictions moins drastiques que lors du premier confinement du printemps, mais il se sera terminé avec de bonnes nouvelles : le retour — sous conditions — à la liberté malgré un confinement toujours en vigueur.

Rue Georges Clemenceau bondée un samedi malgré le confinement (28 novembre 2020)
Rue Georges Clemenceau (Vichy), 28 novembre 2020. Ce jour-ci, enfin la rue retrouvée, et l’ambiance d’un week-end habituel malgré le confinement : chaussée et trottoirs fréquentés, et les commerces (mais pas les restaurants et bars) qui ont enfin pu rouvrir avec un protocole sanitaire renforcé. Photo personnelle.

Un retour conditionnel à la liberté de déplacements

« La rue reprend vie »

Voilà ce que titrait le quotidien régional La Montagne le 29 novembre. Mardi 24 novembre, Emmanuel Macron, président de la République, a annoncé dans son allocution de 20 heures un allègement du confinement[1], avec notamment une limitation des déplacements à but de loisir dans un rayon de 20 km (au lieu de 1) et une durée de 3 heures (au lieu d’une heure). Une durée moins contraignante puisqu’elle m’a permis de revoir en toute légalité et de jour la ville de Vichy et ses nouveaux commerces. Le confinement est toujours valable jusqu'au 15 décembre, si les conditions sanitaires s’améliorent, mais il est toujours nécessaire de sortir avec une attestation.

Les médias nationaux n’ont pas arrêté de parler des commerces, notamment ce 28 novembre où l’on annonce la réouverture de ceux qui n’étaient pas essentiels, et même le dimanche, par exception.

Cette exception ne s’applique pas à Vichy, où l’ouverture dominicale des commerces est une habitude. Et pourtant, dans cette commune, ces trois derniers mois ce ne sont pas moins d’une dizaine de commerçants, restaurateurs[2]… dont quatre épiceries fines (ouvertes du mardi au… dimanche)[3] qui ont ouvert leurs portes.

Le maire de Vichy promeut également les nouveaux commerces (entre autres) sur les réseaux sociaux ; ce mois-ci aura été marqué par l’omniprésence de directs pour montrer les produits durant leur fermeture contrainte par le gouvernement.

Nouveautés hors centre-ville

L’occasion, avec cette liberté retrouvée malgré le confinement, de constater que :

  • en rive gauche d’Abrest, une nouvelle agglomération a été créée dans le quartier de La Tour, et que des panneaux STOP ont été ajoutés ;
  • à Bellerive-sur-Allier, un autre STOP a été ajouté sur la rue de la Grange aux Grains, question de sécurité ;
  • sur le boulevard urbain, les travaux avancent.

Choses personnelles… ou presque

Trains : plus de trains en mode électrique, mais plus d’arrivées voie A

Ce mois de novembre, j’aurai emprunté 40 trains entre Vichy et Clermont-Ferrand. Par rapport au 1er novembre, la part de la traction électrique utilisée par les trains augmente sans atteindre 20 % (ce qui est très faible quand on sait que la relation entre Vichy et Clermont-Ferrand est intégralement électrifiée depuis trente ans). Espérons que ce taux sera atteint d’ici la fin de l’année.

Au : 01/01/20 01/07/20 01/11/20 30/11/20
Nombre de trains 1 960 2 146 2 308 2 348
Allers/Retours 954 A
951 R
1 036 A
1 033 R
1 117 A
1 114 R
1 137 A
1 134 R
dont arr. à Clermont voie A 350
(36,69 %)
358
(34,56 %)
366
(32,77 %)
373
(32,81 %)
Contrôles 727
(37,1 %)
741
(34,5 %)
756
(32,8 %)
763
(32,5 %)
Trains empruntés en mode électrique 195 313 424 451
Part traction électrique
(tous trains / TER)
9,95 %
9,69 %
14,82 %
14,59 %
18,59 %
18,37 %
19,42 %
19,21 %

Lecture : au 30 novembre 2020, sur les 1 137 trains empruntés vers Clermont-Ferrand, au moins 373 sont arrivés voie A, la voie la plus éloignée du bâtiment voyageurs (soit 32,81 %, en baisse sur un an mais en hausse sur un mois). Sur l’ensemble des trains empruntés depuis septembre 2011, 19,42 % ont été assurés en totalité ou en partie en mode électrique (19,21 % si l’on ne prend en compte que les TER).

En milieu de mois, la voie A arrivait à 33,04 %. Le fait que mon train arrive sur telle ou telle voie ne relève pas de l’habitude mais du hasard : depuis 2019, il arrive plus souvent que mon train arrive voie F, l’arrivée d’un train en provenance de Thiers en même temps rendant impossible l’arrivée voie A. Pour information, le taux d’arrivées voie F est de 31,84 % (362 arrivées), se rapprochant du taux de la voie A (32,81 %).

À noter qu’à la sortie sud de la gare de Vichy, les voies ont été rénovées, cela a même impliqué la suspension des circulations le week-end des 14 et 15 novembre.

Par rapport au 1er novembre, la part des arrivées voie A (une impression de relégation) a augmenté, passant de 32,77 % à 32,81 % au 30 novembre. Et il n'est pas exclu qu’il y ait désormais autant, voire plus d’arrivées voie F d’ici la fin de l’année.

Dans le rétro

Marchés de Noël annulés. Les marchés de Noël étant annulés pour cause de crise sanitaire, certaines collectivités ont toutefois décidé de le maintenir, parfois sous une forme restreinte, sans les marchands. Je me rappellerai qu'un 30 novembre, j’avais assisté à un marché à Aix-en-Provence avec les élèves étudiant l’allemand (en 1re ou 2e langue vivante) des 5e et 4e de mon collège privé de Salon-de-Provence : c’était en 2004.

Deux magasins discount ouverts simultanément : pas une nouveauté, mais des bâtiments neufs (2016). Il y a quatre ans, ce sont deux magasins discount qui ont ouvert leurs portes dans de nouveaux bâtiments, plus grands, plus spacieux, plus accessibles : un LIDL au sud de Vichy[4] et son concurrent ALDI[5].

Ce texte reflète l’opinion de l’auteur ; sauf mention contraire, je choisis de le publier sous la licence CC-BY-SA 4.0, comme les images que je publie (sous pseudonyme) sur Commons.


[1] On s’est refusé d’utiliser le terme de « déconfinement », mais il aura bien lieu le 15 décembre, si les conditions sanitaires le permettent (nombre de nouveaux cas quotidiens en-dessous de 5 000 et nombre de patients en réanimation sous un certain seuil).

[2] Voir le numéro 115 de C’est à Vichy.

[3] Dans l’ordre chronologique : Le Comptoir de Mathilde, le 16 octobre ;Épicerie fine et gourmande des Halles, le 21 octobre ; La Golosità (épicerie italienne), le 7 novembre (épicerie italienne, ouverte le dimanche mais matin uniquement), ainsi qu’une épicerie fine bio, fin novembre. Magasins à tester d’ici peu, ou quand j’aurai le temps.

[4] Pour le LIDL, situé avenue Poincaré (D 906E, ex-D 906), c’est un nouveau bâtiment qui a construit après approbation par la commission départementale d’aménagement commercial. L’ancien bâtiment est occupé par un magasin d’accessoires pour piscines depuis le printemps 2020.

[5] Pour ALDI (magasin où je n’y ai jamais mis les pieds), l’ancien bâtiment a été détruit pour être reconstruit.

vendredi 20 novembre 2020

Et un stop de plus, un ! Et ça se passe sur un axe principal de quartier, sur une voie rénovée, près de Vichy, en rive gauche.

On connaît les collectivités locales qui décident d’implanter un dispositif de réduction de la vitesse (des zones 30, des ralentisseurs…) et d’autres qui veulent casser la priorité sur des axes principaux pour donner l’avantage sur des rues résidentielles. C’est pourtant ce que vient de réaliser, à partir d’aujourd’hui, la ville de Bellerive-sur-Allier, en ajoutant un STOP. Question de sécurité.

Mise à jour pour le 28 novembre : nouveaux STOP à Abrest

En apprenant, sur les réseaux sociaux (plus précisément la page FB de la ville de Bellerive-sur-Allier), qu’un panneau STOP allait être mis en place, on se dit que la ville fait tout pour casser la priorité et « renforcer la sécurité des usagers ». En effet, depuis aujourd’hui, la rue de la Grange aux Grains n’est désormais plus prioritaire sur la rue du Stade [1].

Rue de la Grange aux Grains, 29 juin 2019. Fraîchement rénovée (la couche de roulement date du 24 juin), la rue de la Grange aux Grains dessert les berges de l’Allier, où l’on trouvera des hôtels, des restaurants et des campings. Il n’y avait pas encore de marquages au sol à cet instant. Depuis aujourd’hui, on devrait trouver un marquage au sol de STOP sur la rue allant tout droit (et on ignore toujours pourquoi une largeur de chaussée inégale). À vérifier après la levée du confinement.
Photo personnelle, non réutilisable !

Les panneaux STOP existants (datés de 2019), présents sur la rue du Stade et la voie piétonne (qui correspond au tracé historique de la D 131) ont juste à être déplacés sur la rue de la Grange aux Grains.

Loin d’être une première

Ce n’est pas la première fois qu’un STOP est mis en place sur un axe principal d’un quartier.

À Bellerive-sur-Allier même, plusieurs nouveaux stops ont été créés pour la même raison :

  • en novembre 2018, un STOP avait été mis en place sur la rue de Navarre, à l’intersection avec la rue Marcel Buisson ;
  • plusieurs années auparavant, c’est dans le quartier de Chantemerle que l’on a connu des modifications de priorité, avec deux panneaux STOP sur la rue Jean Zay (en 2014) avec la rue Massenet et la rue Montaigne (et je pense même qu’en 2013, il y avait même un STOP à l’intersection avec la rue Lamartine, mais la commune a changé d’avis ;
  • plus au nord, en décembre 2012, le chemin de la Montée eut un stop à l’intersection avec le chemin des Chabannes Basses.

À Vichy, la rénovation de la rue Pétillat (en 2011) s’est accompagnée ultétieurement de l’ajout de deux STOP à l’intersection avec la rue Bintot puis avec la rue de Longchamp, et dans le quartier Jeanne d’Arc, l’avenue Durin avec la rue de Lassigny (en 2017 ?) (SV juillet 2019, vignette août 2016). Le boulevard de l’Hôpital, lorsque l’on vient du pont de la rue Voltaire, a eu droit à un STOP à la place d’un cédez-le-passage depuis juillet 2011 (SV juillet 2019, vignette octobre 2010).

Et à Cusset, c’est dans le cadre de plans de circulation que les STOP se sont également multipliés. Il y a quatre ans et demi, pour des raisons de sécurité, on s’est permis d’ajouter un panneau STOP au débouché du pont de la Mère (SV août 2019, vignette octobre 2010).

Et des STOP qui deviennent des cédez-le-passage. Inversement, on aura même connu des STOP devenir des simples cédez-le-passage. Comme sur la place Louis-Blanc (SV juillet 2019, vignette octobre 2010) à Cusset, et même, plus récemment (il y a un mois) à l’angle entre l’avenue Gilbert Roux et la rue Jean Jaurès (constaté le 25 octobre 2020).


[1] « Infos circulation », sur le site de la mairie de Bellerive-sur-Allier, consulté le 20 novembre 2020.

Le texte et les contenus sont mis à disposition sous la licence CC-BY-SA, auteur : K.R.