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dimanche 31 octobre 2021

Bilan du mois d’octobre 2021

Le mois d’octobre 2021 se termine avec des choses inattendues : une entrée de ville enfin bien signalée, un événement récurrent enfin de retour après des annulations liées à la pandémie et des nouveautés un peu partout.

Publication : 31 octobre 2021. Dernière mise à jour : 18 décembre 2021.

Abrest : enfin une entrée de ville décente

Entrée d'Abrest depuis Vichy par la D 906e - Côté impair 2021-10-30
D 906E (Abrest), 30 octobre 2021. Le département a enfin remplacé les panneaux d’entrée et de sortie d’aglomération et remis de l’ordre. Par contre, la communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier a disparu depuis bientôt cinq ans et Vichy Communauté (son successeur) n’a rien fait.
Photo : Tabl-trai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

On l’attendait depuis plusieurs années, mais Abrest a enfin des panneaux récents d’entrée de ville. Sur les trois routes départementales traversant la commune en rive droite, le département de l’Allier, gestionnaire de la D 906E, a remplacé les panneaux d’entrée d’agglomération il y a dix jours. Ce qui met — enfin ! — un terme à de nombreuses aberrations.

  • Dans le sens nord-sud, les panneaux d’entrée et de sortie d’agglomération avaient été permutés à la suite d’un changement de support, et cela perdurait depuis le tout début de l’année 2012 ! Quant au cartouche, il était placé en haut du panneau de route prioritaire (panneau de 1988 qui n’a pas été remplacé). Déposé en décembre 2016, il ne sera remplacé qu’en octobre 2021, avec près de cinq ans de retard.
  • Dans le sens sud-nord, l’entrée de Vichy a été déplacée de plusieurs dizaines de mètres sur un support déjà existant.

Ces nouveaux panneaux remplacent d’anciens panneaux obsolètes. Sur la D 906E, ils remplacent des panneaux datés de 2002, voire de 1985. Sur la D 126, ils remplacent un panneau non daté et un autre non conforme. Sur la D 426, ils remplacent des panneaux de 1989, 1999, 2002 et un panneau non conforme… sauf que je viens de découvrir le 18 décembre que ces anciens panneaux ont été remis en place ! (ajout du 18 décembre 2021)

Le retour d’événements oubliés…

À cause de la pandémie de COVID-19, certains événements ont été annulés ou reportés.

Le dimanche 10 octobre, l’association Vichy Commerce a organisé la Grande Braderie, pour la première fois depuis deux ans (la dernière édition s’est tenue le dimanche 13 octobre 2019), sur les rues de Paris (entre les rues Beauparlant/Dejoux et le carrefour des Quatre Chemins), Lucas, Wilson, et Clemenceau (pour la première fois avec l’éclairage LED dans cette rue).

Rue Georges Clemenceau (Vichy), 10 octobre 2021, 15 h 09. La foule était au rendez-vous pour cette braderie, attendue depuis deux ans.
Par souci de droit à l’image, les visages clairement identifiables ont été floutés (certains portaient mal ou pas du tout le masque !)
Photographie personnelle.

Condition toutefois pour y accéder : le port du masque était obligatoire.

Rue Georges Clemenceau (Vichy), 10 octobre 2021, 19 h 29. La braderie, c’est fini (depuis une demi-heure), mais l’éclairage LED, c’est inédit. La ville de Vichy avait remplacé l’éclairage public en novembre 2019.
Photographie personnelle.

Voir aussi les articles de La Montagne (réservés aux abonnés) :

Quelques ouvertures par-ci par-là

Ce mois-ci, quelques ouvertures d’équipements ou de commerces :

  • le déménagement de King Jouet à Cusset (le 2 octobre)
  • l’ouverture d’une boutique d’articles de thé à Vichy le 23 octobre ou bien une boutique d’articles créoles le 30 octobre, toujours à Vichy.

samedi 31 juillet 2021

Bilan de juillet 2021… avec beaucoup de V

Le mois de juillet 2021 aura été marqué par plusieurs événements avec une lettre : V. V comme virus, avec une quatrième vague de contaminations liée à un variant. V comme vaccin, une solution pour se protéger et essayer d’éradiquer ce virus, opération intensifiée par un discours présidentiel le 12 juillet (depuis cette semaine, déjà un Français sur deux est complètement vacciné). V comme à Vichy, le retour du feu d’artifice et une victoire pour son inscription (en candidature commune) au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La bonne nouvelle, c’est que ce mois-ci, contrairement aux premiers mois de l’année, il n’y a plus aucune restriction de déplacement en France métropolitaine (sauf exceptions locales). La mauvaise : l’épidémie s’aggrave à cause d’un variant.

V comme… variant, signe d’aggravation de l’épidémie qui n’en finit pas

V comme… variant. Le variant Delta (connu précédemment sous le nom de variant indien) représente désormais la majorité des cas positifs du virus de la COVID-19. Alors qu’au tout début du mois, une grande majorité des départements étaient en dessous du seuil d’alerte de 50 cas pour 100 000 habitants, ce n’est plus le cas depuis quelques semaines.

Les quatre départements auvergnats n’échappent plus à cette augmentation du taux d’incidence. Mais dans les départements littoraux, c’est encore pire. La pire tranche d’âge à laquelle j’appartiens, les 20-29 ans, affiche un taux d’incidence de plus de 600 pour 100 000 habitants. Et l'épidémie n’est pas près de se terminer, d'après ce que j’ai lu dans la presse, on en aurait fini pour 2022 ou 2023. Aux dernières nouvelles d’après le site CovidTracker, ce sont les quatre départeemnts qui sont en alerte, 80 pour l’Allier et… 50,4 pour le Cantal (site CovidTracker, consulté le 1er août).

Le R (taux de reproduction) effectif du virus dépasse désormais 2 — un malade en contamine donc deux autres — signe que l’épidémie s’aggrave en France métropolitaine.

V comme… vaccin, ou comment essayer de s’en sortir

V comme… vacciné. Le 12 juillet, Emmanuel Macron a prononcé une déclaration devant plusieurs millions de Français au vu de la situation sanitaire qui se dégrade. Immédiatement après cette décision, ce sobr des centaines de milliers de rendez-vous qui sont pris sur les plates-formes qui sont même arrivées à saturation. Moi qui avais prévu de me faire vacciner le lendemain (hasard du calendrier, mais pour la seconde injection) ai été contraint d’annuler le RDV pour cause d’injection d’un autre vaccin. Je serai complètement vacciné le 19 juillet, tout comme la moitié des Français.

V comme… voir un feu d’artifice, après presque deux ans de pause

Difficile de trouver un mot non courant commençant par V pour revoir ce qu’on n’a pas pu voir en 2020 : le 14 juillet dernier, il y a bien eu un feu d’artifice à Vichy, sur une thématique oubliée pendant les confinements : le cinéma. Nom du spectacle : Pyrolywood (pyro- + Hollywood) avec des musiques de film.

Le retour de la foule, sous conditions : port du masque obligatoire et distanciation sociale de 2 mètres, qui n’était pas tout à fait respectée. Pour essayer de combler ce spectacle de désolation qui est la rivière plus basse que prévu, comparable à une marée basse. Mais aux dernières nouvelles, le niveau d’eau remonte, et même plus tôt que prévu (France 3, 31 juillet).

Outre le feu d'artifice du 14 juillet qui fait son retour et ceux organisés par l’hippodrome, y aura-t-il un autre spectacle pyrotechnique ce dimanche 15 août ?

et V comme… victoire, pour une inscription commune au patrimoine mondial

V comme… victoire. Le 24 juillet, la ville de Vichy est, avec dix autres villes thermales européennes (Grandes villes d’eaux d’Europe), inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une fête a été organisée le jeudi 29 juillet au parc des Sources de Vichy.

Parc des Sources depuis l’escalier du palais des Congrès (Vichy), 31 août 2019. Tout semble avoir été axé sur le parc des Sources, lieu emblématique de la nouvelle aire protégée (périmètre et zone tampon sur OpenStreetMap). Ne reste plus qu’un article Wikipédia sur ce lieu classé aux monuments historiques depuis 1994.
Photo : Romainbehar, CC0, via Wikimedia Commons (autres photos)

Revente du domaine thermal (2019), acquisition du domaine thermal par la ville (mars 2021) après cinq siècles de confiscation à l’État, et inscription au patrimoine mondial (24 juillet), on n’a plus qu’à espérer le retour des touristes. Et maintenant ?


Les informations proviennent de sources locales et de sites d’information.

mercredi 30 juin 2021

Bilan du deuxième trimestre 2021 : d’un nouveau confinement à une liberté retrouvée ou presque

Le deuxième trimestre de l’année 2021 a été marqué par un nouveau confinement puis le retour tant attendu d’une liberté oubliée depuis longtemps, bref d’un retour progressif à la vie normale. Sans oublier des nouveautés que l’on attendait parfois depuis plusieurs années.

Confinement, déconfinement, ça n’arrête pas avec le virus

Après la période du 17 mars au 10 mai 2020 (où l’on a été contraint de rester chez soi) et du 30 octobre au 14 décembre (mêmes retsrictions puis assouplissement), la France a connu un troisième confinement avec ees règles plus souples, le mois d’avril 2021 aura été marqué par un nouveau confinement face à un virus qui continue de faire des ravages (on compte désormais plus de 110 000 morts).

Le dimanche 4 avril, sept jours seulement après le passage à l’heure d’été, la France entière devait se confiner. C’était le troisième confinement depuis plus d’un an. Cela obligeait tous les commerces non essentiels à fermer, pour une durée très longue, plus d’un mois — trois commerces vichyssois très récemment ouverts ont dû fermer plus longtemps qu’ils n’ont ouvert — alors que les bars et les restaurants sont toujours fermés — rappelons qu’ils n’ont connu une ouverture à l’heure d’hiver (27 octobre 2020 01:00 UTC au 28 mars 2021 01:00 UTC) que cinq jours sur les cinq mois écoulés — et les discothèques sont toujours interdites (mais on espère une réouverture pour le 9 juillet).

Mais ce confinement ne ressemblait pas aux deux précédents. Si en avril 2020 on avait interdiction totale de sortir sans attestation, ce qui constituait une privation de liberté et une obligation de rester chez soi comme on disait au gouvernement, le troisième confinement se veut plus souple avec une limitation de déplacement dans un rayon de dix kilomètres, sans limite de temps. Travaillant près de Clermont-Ferrand, je faisais exception avec un justificatif de déplacement professionnel fourni par mon employeur.

Les indicateurs sanitaires s’améliorant (baisse des contaminations, du taux d’incidence…), bon nombre d’équipements et de commerces ont pu rouvrir, de manière progressive. À Vichy, cela s’est même complété par de nouvelles ouvertures, dont un bar spécialité bières artisanales, un magasin de linge de maison ou encore une salle de sport. Le couvre-feu, qui aura été systématique pendant six mois, a enfin été supprimé au vu du contexte favorable.

  • le 3 mai, levée du confinement ;
  • le 19 mai, réouverture — tant attendue — des bars et restaurants, ainsi que des commerces non essentiels. Il est enfin possible de consommer un repas ou un verre sur place, à l’extérieur pour le moment ;
  • le 9 juin, réouverture, entre autres, des salles de sport et de l’intérieur des bars et restaurants ;
  • le 17 juin, le masque n’est plus obligatoire (sauf dans les lieux clos) ;
  • le 20 juin, le couvre-feu est supprimé ;
  • le 30 juin, suppression de quasiment toutes les restrictions.

La suppression des restrictions est une bonne nouvelle pour les Français… sauf qu’une menace plane, il y a toujours la menace du variant Delta, et on parle sérieusement d’une quatrième vague à la rentrée.

Désillusions

La fin du mois de juin aura été marquée par une série de désillusions.

Tout d’abord, il y eut cet épisode météorologique qui a touché le secteur de Vichy, avec des inondations touchant principalement Bellerive-sur-Allier. Les axes principaux étaient inondés, mais pas une seule photo des berges de l’Allier ce 28 juin ? En revanche, l'activité estivale risque de mal se passer avec la rupture d'un clapet du pont-barrage de l'Europe, et déjà deux événements sont annulés.

Ce même jour, la France — championne du monde en titre — était éliminée (prématurément) du championnat d’Europe des nations de football de 2020, en huitièmes de finale, contre la Suisse, et nous avons été des millions à suivre à la télévision cette fin de match qui s’est conclue par un tir au but raté de Kylian Mbappé.

Espérons que juillet sera encore meilleur : les concerts de plein air (on pense notamment à un celui qui aura lieu dans une semaine dans un lieu qu'on croyait abandonné), que les chiffres de l’épidémie de COVID-19 continuent de baisser… mais jusqu’à quand ?

…et des nouveautés tant attendues

Les sites de cartographie permettent de consulter une carte et son image satellite associées. Depuis longtemps, on a eu droit à des images obsolètes, qui ne reflètent plus la réalité du terrain.

C’est seulement durant le mois de juin 2021 que, sur Google Maps, l’on découvre les nouvelles images aériennes dans le secteur de Vichy (et plus globalement de l’Auvergne, même Issoire, Ambert et Brioude pour la première fois en haute résolution)… datées de l’été 2020. Elles ont été mises en ligne le 7 juin 2021 et remplacent les anciennes images datées du 8 avril 2017. Ce qui nous permet enfin de découvrir : les travaux achevés de la deuxième tranche du boulevard urbain (achevé mi-2017), les berges d’Allier en rive gauche (2019), la place Victor-Hygo rénovée à Cusset (2018), etc.

On attendait cela depuis longtemps ; en libre, on propose aussi des images de 2019 disponibles depuis le début de l’année. Utile pour les contributeurs du projet OpenStreetMap, mais avec une précision de 20 cm seulement… dans Vichy (cela vaut aussi pour Moulins, Montluçon ou Clermont-Ferrand), ce ne sera pas facile de cartographier des petits équipements, c’est même moins bien précis qu’il y a dix ans, où l’on avait droit à 15 cm de précision avec des photos de 2009.

En revanche, pour voir un chantier de fin 2020 ou du premier semestre 2021 qui s’achève aujourd’hui, au rythme de la mise à jour des données, il faudra attendre au mieux 2024, voire 2025… ou aller chercher chez un concurrent de Google Maps (sur OSM, on a le droit d’utiliser les images de Bing, qui montraient déjà la nouveauté de 2019, utilisée dans la foulée).

Mise à jour : ce blog vient d’atteindre la barre des 18 000 vues. Ce qui est peu en douze ans d’existence…

Observations personnelles, sources sites d’information (entre autres).

vendredi 30 avril 2021

Bilan du mois d’avril 2021 : liberté toujours aussi limitée jusqu’aux annonces de fin de restrictions ?

Le mois d’avril 2021 se termine enfin, et contrairement au mois d’avril 2020 où l’on a rien pu faire d’autre que de devoir rester chez soi pour cause de pandémie de COVID-19, ce mois aura toujours été sous le signe d’un confinement, mais allégé, et toujours sous restrictions (limitation des déplacements, couvre-feu toujours en vigueur, attestation de déplacement dérogatoire, fermeture de lieux recevant du public). Mais le 29 avril, le président de la République Emmanuel Macron annonce un déconfinement et une réouverture progressifs[1].

Mais cela n’est pas sans oublier — plus localement — quelques nouveautés dans le domaine des aménagements, qui ne profitent qu’à ceux qui ont la chance d’habiter à moins de 10 km[2]. Ce qui ne m’a pas autorisé à aller plus loin, théoriquement, que Saint-Yorre, Bellerive-sur-Allier ou Charmeil. Pas d’accès à Clermont-Ferrand (sauf pour le travail) ou ailleurs.

La nouvelle voie permettant de désenclaver le nord de l’agglomération vichyssoise en direction de Creuzier-le-Vieux (3 avril 2021)
Cusset, 3 avril 2021. Deux jours plus tôt, l’agglomération procédait à l’ouverture d’une nouvelle voie pour désenclaver Creuzier-le-Vieux depuis Vichy et Cusset, pendant que les commerces connaissaient leur dernier jour d’ouverture pour ce mois avant une fermeture contrainte pour cause de pandémie… qui durera jusqu’au 18 mai.
Photographie personnelle
Ouvertures par-ci

Dans l’agglomération : un nouveau kilomètre de voie nouvelle créée

Après plusieurs années d’attente, l’agglomération a ouvert plus d’un kilomètre de nouvelle voie, montante en continu, pour rejoindre plus efficacement Creuzier-le-Vieux. Mais, niveau signalisation, il faudrait faire un peu plus d’efforts : Creuzier-le-Vieux était, jusqu’alors, très mal signalé surtout en venant de Vichy, et même dans le sens inverse.

Ces travaux, qui devaient se terminer fin 2020, auront pu être achevés pour une ouverture le 1er avril 2021. Et en cette fin de mois, je l’ai déjà oublié…

Un nouveau parking gratuit

Signalons également, en plein cœur de Vichy, l’aménagement d’un nouveau parking derrière l’hôtel de ville. Gratuit, il propose près de cent places de stationnement, ce qui, espérons-le, renforcera le dynamisme de la ville. Mais on se rend compte que les cyclistes ont été oubliés, quand ce ne sont pas les places de stationnement qui leur sont dédiées (il en existe un au sud du bâtiment depuis 2012), mais l’absence de double-sens cyclables conduisant les cyclistes à emprunter des axes majeurs. Cela fait dix ans que la ville a multiplié les plans de circulation pour optimiser le stationnement, mais toujours sans penser aux cyclistes… ni même à réduire la limitation de vitesse.

Voir aussi : Article du quotidien La Montagne (20 avril 2021) – Carte du nouveau parking sur OpenStreetMap

… fermetures par-là

Et de l’autre côté, des commerces contraints à une fermeture prolongée

Considérés comme non-essentiels, bon nombre de commerces sont contraints à une fermeture de longue durée, comme si les mesures n’avaient pas suffi. On retrouve :

  • les magasins qui sont contraints de baisser le rideau tout simplement parce qu’ils sont déclarés non-essentiels : magasins de vêtements, de chaussures, en plus des bars et restaurants qui le sont déjà depuis six mois et le début du deuxième confinement ;
  • les magasins qui peuvent ouvrir, mais pour certains services : c’est le cas des magasins de sports (on ne peut plus acheter quoi que ce soit mais il est possible de réparer son vélo à l’atelier, par exemple) ;
  • et d’autres, qui peuvent ouvrir, mais avec un service réduit : certains magasins n’ouvrent que quelques jours. C’est le cas notamment des épiceries fines.
Rue Georges Clemenceau (Vichy), 18 avril 2021. D’ordinaire, un dimanche à Vichy est animé et rempli de monde. Mais on n’a pas connu cette ambiance inhabituelle, due tout simplement à l’interdiction de déplacement au-delà de 10 km et la fermeture des commerces non essentiels ainsi que des terrasses.
Photographie personnelle.

Même le week-end, les rues du centre-ville de Vichy sont peu remplies. Et le constat est saisissant notamment le dimanche, où, sur la presque vingtaine de commerces pouvant ouvrir ce jour-ci sur la seule rue de l’Hôtel-des-Postes, aucun n’a été ouvert.

Même autorisés à ouvrir, certaines boutiques ont décidé de fermer. Le centre commercial des Quatre Chemins et sa vingtaine de commerces étaient fermés les dimanches 18 et 25 avril.

Centre commercial des Quatre Chemins (Vichy), 18 avril 2021. Fermé, lui aussi, le centre commercial avec quasiment toutes ses boutiques ouvertes le dimanche après-midi en temps normal. Mis à part deux piétons traversant l’esplanade quasiment déserte, l’ambiance est bel et bien totalement différente.
Photographie personnelle.

En faisant le tour des commerces, on découvre qu’à la place de la boutique Mood, fermée définitivement le 6 mars, la FNAC — présente depuis fin 2013 — décide d’agrandir son magasin, existant sur deux niveaux.

Quelques nouveautés malgré tout

Malgré la fermeture prolongée de certains commerces, il y a eu pas moins de vingt ouvertures de commerces ou d’équipements dans l’agglomération vichyssoise depuis le début de l’année.

Parmi ces nouveautés, on peut citer :

  • deux supermarchés (Intermarché le 13 janvier et, à Bellerive-sur-Allier, Aldi le 10 avril à la place de Leader Price) ;
  • à Vichy, trois magasins de vêtements qui à ce jour, ont fermé plus longtemps qu’ils ont ouvert (Dressing le 10 mars, Liu Jo le 24 mars et Mango le 28 mars), un coiffeur, un fast-food spécialité tacos et même un magasin de produits à base de chanvre ;
  • à Cusset, un magasin de vélos, un de téléphonie mobile, un de bougies, un de produits locaux, un atelier de couture, etc.

Un déconfinement progressif, enfin ?

La réouverture des lieux accueillant du public s’accompagne de plusieurs mesures :

Étape Mesures appliquées
1 à partir du
3 mai
  • Fin de l’attestation de déplacement en journée et des restrictions pour les déplacements
  • Réouverture des collèges et des lycées (en demi-jauge à partir de la 4e)
  • Couvre-feu maintenu à 19 heures
2 à partir du
19 mai
  • Réouverture des commerces, des musées, monuments, cinémas, théâtres, des établissements sportifs de plein air ainsi que des terrasses
  • Reprise des activités sportives de plein air
  • Couvre-feu repoussé à 21 heures
3 à partir du
9 juin
  • Réouverture des cafés et restaurants, ainsi que des salles de sport
  • Couvre-feu repoussé à 23 heures
4 à partir du
30 juin
  • Fin du couvre-feu

Le tout, bien entendu, sous réserve que la situation sanitaire s’améliore.

Annulations en série, toujours…

L’incertitude de la situation sanitaire contraint toujours à des annulations de la part des organisateurs de festivals ou de salons, peu importe leur notoriété. On vient récemment d’apprendre l’annulation, pour la deuxième année consécutive, des Flamboyantes de Cusset.


[1] Entrevue accordée à la presse quotidienne régionale le 30 avril.

[2] Lors de son allocution télévisée le 31 mars, Emmanuel Macron a annoncé diverses mesures pour lutter contre le virus en limitant les déplacements à 10 km et en faisant fermer tous les commerces non essentiels (magasins de vêtements, de chaussures, etc.). Informations relevées sur différents médias (TV, radio, presse).

lundi 4 janvier 2021

Un nouveau supermarché arrive à Vichy, avec le retour d’une enseigne dans le cœur d’agglomération.

Ce 4 janvier, c’est le début de la première semaine de l’année 2021. À Vichy, c'est le paysage commercial de la ville qui va bientôt changer avec l’ouverture prochaine d’un magasin d’une grande chaîne de supermarchés… qui fait son retour après plusieurs années d’absence dans le cœur d’agglomération, et ce malgré plusieurs tentatives infructueuses en périphérie.

Si cet article est écrit aujourd’hui ce 4 janvier, c’est que cela fait 13 ans jour pour jour qu’un hypermarché a ouvert ses portes (précisément l’après-midi) : Carrefour, dans la zone commerciale des Peupliers, à l’ouest de Cusset, au sein d’un centre commercial comprenant dix magasins (dont une pharmacie, une parfumerie, un magasin de téléphonie, un opticien ou une cafétéria), et à l’extérieur, des magasins tels que Bricomarché (à l’est d’une rue nouvellement créée en 2008, et la seule enseigne des Mousquetaires à résister dans le secteur), Conforama (implantée depuis août 2012) ou d’autres magasins de détail, et même un drive d’une enseigne concurrente (ouvert depuis début 2013, où je crois même que E.Leclerc était présente bien avant).

Fin 2016, j’avais écrit en clôture d’une publication, sur un hypothétique retour d’Intermarché à Vichy, et ce n’était pas gagné d’avance.

Je ne parlerai pas, dans cet article, des petits commerçants de type confiseries, épiceries fines, magasins de vêtements… où beaucoup d’ouvertures ont eu lieu malgré la crise sanitaire qui perdure encore.

Intermarché : le retour tant attendu

Depuis la rue Lyautey, 30 décembre 2020. Le supermarché est situé juste après le carrefour à feux. Les finitions sont en cours, le nom de l’enseigne n’est pas encore présent.

Depuis quelques jours, sur les panneaux publicitaires dynamiques (sur l’un des trois présents depuis la rentrée 2017) ou dans les boîtes aux lettres, on vient de recevoir une publicité pour une enseigne de la grande distribution : en plus des E. Leclerc, Carrefour ou Cora, on trouvé désormais Intermarché, qui annonce l’ouverture de son magasin le 13 janvier, rue Maréchal Lyautey.

Quelques années plus tôt, le site était occupé par les Docks de Blois. Une friche industrielle était encore en place, les bâtiments ont été détruits en 2017 pour laisser place à l’institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) et la résidence intergénérationnelle des Docks de Blois[1].

Carrefour entre la rue du Maréchal Lyautey et la rue du Parc des Bourins, 4 juin 2016. La friche industrielle qui bouchait la vue sur la voie ferrée a été démolie en 2017, pour laisser place à un supermarché. La route subira plusieurs modifications après 2018 : bande cyclable, carrefour à feux.

À la fin de l’année 2020, le bâtiment était achevé, la chaussée rénovée, l’éclairage public déjà en place tout comme les emplacements des chariots. Pour connaître le nombre de places de stationnement disponibles, il faudra attendre l’achèvement des travaux.

Pour les cyclistes, un aménagement cyclable existe déjà mais uniquement en venant du pont sur la voie ferrée, dans le prolongement d’une partie de la rue partiellement rénovée. Il existe un parking vélos, couvert, 18 places, mais on regrette le choix d’un modèle pince-roue.

Éloigné de ses concurrents… et d’une ligne de bus

Le nouvel Intermarché est à 750 m du LIDL le plus proche (celui situé avenue Poincaré), et un peu plus éloigné des hypermarchés Carrefour (2,5 km), Cora ou E.Leclerc. On ne va pas craindre le risque de fermeture, comme cela va arriver à un Leader Price trop proche d’Aldi.

En revanche, aucune ligne de bus ne passe à proximité du supermarché, et il n’est pas envisagé qu’une ligne fasse un détour. L’arrêt Les Bourins est à près de 300 m[2]. Mais juste à côté du nouveau magasin, il existait une supérette, qui a fermé depuis plusieurs années.

Sur l’ancien site d’Intermarché, une nouvelle friche

Panorama de l’ancienne zone commerciale des Peupliers
Depuis l’avenue Gilbert-Roux (Cusset), 15 juin 2014. Il y a encore quelques années, on pouvait trouver sur le site de l’ancien Intermarché (qui était devenu un Super U) un cordonnier [bâtiment démoli], l’ancien Bricomarché est devenu un magasin de décoration [bâtiment démoli],,l’ancien magasin Vêti [démoli en 2016] qui a duré une seule année, et un garage Renault Minute au fond (bâtiment détruit en 2016).

L'enseigne était déjà présente il y a plusieurs dizaines d'années… avant d'être remplacé par un concurrent, mais quand ?

Et ce n’est pas sans rappeler que l’enseigne était présente il y a trente ans. À l’époque, le magasin était implanté rue des Peupliers, à l’entrée ouest de Cusset, à proximité d’un axe majeur de desserte du cœur d’agglomération aujourd’hui délaissé au profit d’un boulevard urbain (qui ne s'appelle pas boulevard au passage). Et il existe, à trois emplacements différents au nord du centre-ville de Vichy, des plans de ville (non datés mais très probablement du milieu des années 1980) faisant la promotion des magasins Intermarché et Bricomarché.

Avenue Victoria (Vichy), 21 janvier 2017. On retrouve encore des plans de Vichy (et de Cusset) avec les enseignes Intermarché et Bricomarché, qui étaient installés rue des Peupliers à Cusset dans les années 1980. Les magasins fermaient même pendant la pause de midi. Ces plans ne sont pas datés (peut-être du milieu des années 1980) mais les axes principaux sont clairement mis en évidence sur le plan de Vichy. C’était bien avant la rénovation de la place de la Poste et de la rue Clemenceau (1992) ; on notera, près de la rivière, que l’avenue Pierre Coulon (créée en 1984) n’existait pas.
On trouve aussi un plan similaire du 51 boulevard du Sichon (près du Grand Marché) et au 83 rue Jean Jaurès.

Il fut un temps où c’était l’enseigne Super U (il a existé un temps un Hyper U en 2007 et c’est cette nouvelle grande surface qui deviendra Carrefour en 2008), mais quand y a-t-il eu un changement d’enseigne ? Je ne m’y étais rendu qu’une seule fois au Super U (le 5 septembre 2005 pour un achat urgent) et deux fois à l’Hyper U (en juin et octobre 2007).

Très récemment, un hard discounter a souhaité s’implanter à côté de Carrefour. Ce que la municipalité de Cusset a délibérément refusé, au nom de la défense des commerçants locaux (La Montagne, 27 octobre 2018).

Le nouveau supermarché est à tester, et cette fois ci j’y retournerai plusieurs fois. Il sera ouvert sept jours sur sept, y compris le dimanche matin comme tous les autres supermarchés (mais pas hypermarchés sauf un) de l’agglomération.

Pour rappel, l’offre commerciale se compose des magasins suivants :

  • hypermarchés : E.Leclerc (Bellerive-sur-Allier), Carrefour (Cusset) et Cora (Vichy) ;
  • supermarchés (hors discount) : deux Carrefour Market (Cusset et Saint-Yorre), deux Casino (Vichy et Cusset), un Intermarché Super (Le Mayet-de-Montagne), un Intermarché Contact (Saint-Germain-des-Fossés), un Monoprix (Vichy) ;
  • supermarchés (discount) : quatre Lidl (deux à Vichy, un à Bellerive-sur-Allier et un à Charmeil), deux Leader Price (Bellerive-sur-Allier et Vichy[a]) ;
  • ainsi que des commerces de proximité dans les communes de la banlieue, je ne citerai pas tous les Vival, Spar ou les autres supérettes de quartier.

[a] Le Leader Price de Vichy devrait fermer car très proche d’un Aldi.


Voici à quoi ressemblait le site (images provenant du site Remonter le temps de l’IGN) :

Repères : la zone commerciale est située entre deux lignes droites, l’avenue Gilbert Roux au nord, la rue des Peupliers au sud (dernière rue avant la rivière Sichon), le quartier résidentiel des Graves (limite communale Vichy-Cusset) à l’ouest.

Le projet de nouveau magasin Intermarché a nécessité une approbation de la commission départementale d’aménagement commercial, et a été accepté malgré des recours (on se référera à des articles de la presse régionale), là où le projet d’un magasin de la même enseigne avait échoué à deux reprises (La Semaine de l’Allier, 24 septembre 2012 ; La Montagne, 2 janvier 2014).

[1] Bâtiment et résidence sont en service depuis 2018 ; pour l’occasion, la rue Fleury était rénovée.

[2] Itinéraire entre le 10 boulevard de la Salle et le supermarché.

samedi 2 janvier 2021

Ce 2 janvier 2021, double anniversaire… 20 ans du tramway de Lyon (que j’avais emprunté en 2014) et 4 ans sur un réseau social.

Ce 2 janvier est marqué par un anniversaire dans un réseau de transport en commun d’une grande ville de province, et, personnellement, sur un réseau social, essentiel et utilisé quotidiennement pour suivre les informations.

Cela fera donc vingt ans, jour pour jour, le 2 janvier 2001, que le réseau moderne de tramway de Lyon a été mis en service, avec deux lignes, partant de la gare Perrache et allant pour l’une vers le nord de la ville, pour l’autre vers l’est (à noter qu’en 2014, à l’occasion d’une sortie de terrain avec l’université, puis à titre personnel, j’aurai utilisé le tramway pour me déplacer).

L’autre point est à titre personnel et concerne le lien social virtuel que je tente de rétablir grâce à un réseau social au F.

20 ans déjà…

De la mode du tout-voiture au retour des tramways

La mode du tout voiture semble déjà révolue dans les grandes villes de France, à tel point que l’on réfléchit à réintroduire un mode de transport concurrencé par une politique qui aura fait de l’automobile un succès au détriment de réseaux de tramway qui disparaissent parfois définitivement.

On se souviendra notamment du tramway de Vichy à Cusset (lien article Wikipedia), à air comprimé qui a fonctionné de 1895 à 1927, la fin du tramway s’expliquant par le refus de son électrification. Ou encore, toujours en Auvergne, le tramway de Clermont-Ferrand, avec même une ligne partant de la place de Jaude jusqu’au sommet du puy de Dôme (1907-1925) avant de renaître en 2006.

Et dans les années 1980, des villes décident de réimplanter un tramway, avec le lancement du tramway français standard (lien article Wikipedia) qui équipera les réseaux de Nantes (1985), Grenoble (1987), l’Île-de-France (ligne T1, dès 1992). D’autres grandes villes vont suivre avec notamment Strasbourg (1994), Lyon (2001), Bordeaux (2003), mais aussi Dijon, Nice, Brest, etc. Et puis il y a ces cas particuliers, comme à Nancy, à Caen ou à Clermont-Ferrand. Pour ce dernier, c’est un tramway sur pneumatiques et à un seul rail de guidage… qui préfère passer par le siège de la seule entreprise de province cotée au CAC 40 que par la gare principale.

Le tramway de Lyon : expérience personnelle

C’est le 2 janvier 2001, soit 20 ans jour pour jour, que les deux premières lignes du réseau moderne de tramway de Lyon ont été mises en service.

Station Rue de l’Université (Lyon), 25 août 2014. Une rame de tramway de la ligne T1 en direction de la gare Part-Dieu - Vivier Merle du terminus nord de La Doua - IUT Feyssine. Cela fait vingt ans que le tramway circule à Lyon.
Photographie personnelle.

Le tramway aura connu plusieurs prolongements ou créations de lignes, avec le T3 fin 2006 (de Lyon Part-Dieu vers Meyzieu) et quatre autres lignes en service (le T4 vers Vénissieux, le T5 vers l'est, le T6 à la suite du T1 à Debourg et même une ligne T7 ouverte depuis fin 2020.

Expérience personnelle : en 2014, lors d’une sortie de terrain avec l’université, on pouvait prendre les transports en commun pour rejoindre les différents sites : Gerland, Carré de Soie, Part-Dieu et Confluence. Pour Gerland, on empruntait les lignes de métro D puis B, et au retour, on empruntait le tramway T1 — prolongé de Montrochet à Debourg depuis le 19 février 2014 — qui se dirigeait vers la Confluence par le nouveau pont Raymond Barre et le musée des Confluences (pas encore ouvert à l’époque). Les jours suivants, à titre soit personnel soit en groupe, on rejoignait le quartier de la Confluence avec le tramway, soit depuis la Part-Dieu.

Le réseau de tramway de Lyon vient en complément des quatre lignes de métro, des deux funiculaires vers Vieux Lyon et Saint-Just (que j’ai empruntés), de lignes de bus majeures (les lignes Cxx, dont le C11 que j’avais emprunté avec l’ensemble des étudiants le 2 avril 2014 entre Guillotière et quatre arrêts de bus plus loin), ainsi que des lignes de bus classiques, des services de zones industrielles (entre autres).

Le réseau social Facebook : présent depuis 4 ans seulement

Voilà déjà quatre ans que j’ai rejoint le réseau social Facebook (lien vers mon profil). Un peu tardivement car tous les autres étudiants de ma promotion de Master 1 Dynamique des territoires et nouvelles ruralités (DTNR) de l’université Clermont Auvergne (nouveau nom depuis le 1er janvier 2017) étaient quasiment tous inscrits. J’étais alors un des rares récalcitrants à rejoindre ce réseau social. Ceci afin de bénéficier d’une meilleure coordination au sein d’un projet collectif.

Je suivrai les sites d’information tels que Le Monde, Le Figaro, Le Point, des médias locaux tels que France 3 Auvergne, La Montagne ou La Semaine de l’Allier, ainsi que des constructeurs automobiles. Quant aux relations avec les autres étudiants, via ce réseau social, le nombre d’amis augmente considérablement durant la première année (30 atteint en juin, 40 en septembre, 50 en novembre, 60 en décembre, avant de connaître un ralentissement : 70 atteint deux fois au milieu et à la fin de l'année 2018, 80 seulement en avril 2020)… en espérant donner des nouvelles. Quant à devenir ami avec de vieilles connaissances, ce n’est pas gagné. Soit ils ne me reconnaissent plus, soit par miracle ils m’ont repéré.

Au passage, contrairement aux années précédentes, Facebook ne m’a pas prévenu que c’était mon anniversaire sur le réseau social (4 ans déjà que je suis inscrit)… ou cela n’est plus possible ?

Demain : une émission sur l’automobile qui disparaît au profit de la rediffusion d’une matinale de télévision sur une radio… et ce n’est pas une première, même la concurrence le fait.


Pour la première section, les informations proviennent du cours magistral « Villes et mobilités » de Master 2 Stratégies d’aménagement des villes petites et moyennes de l’université Clermont Auvergne, qui s’est déroulé en novembre 2017.

vendredi 1 janvier 2021

Nous voilà en 2021

Aujourd’hui, nous sommes le vendredi 1er janvier 2021, et on a enfin tourné la page de 2020 marquée par une crise sans précédent.

On espèrera que l’année 2021 sera meilleure que 2020, qui aura été marquée comme chacun le sait par une crise sanitaire mondiale inédite, qui aura tué plus de 64 000 personnes rien qu’en France. Mais c’est sans compter sur un éventuel renforcement d’un couvre-feu (qui commencera à 18 heures au lieu de 20 heures) qui est envisagé dans vingt départements, dont l’Allier.

Dernière minute : l’Allier ne sera pas concerné par le couvre-feu avancé à 18 heures, d’après ce que j’ai entendu sur TF1 (invité Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement)[1].

2021, l’année où on pourra cartographier avec précision ?

Depuis plus de onze ans, je contribue au projet cartographique OpenStreetMap (OSM), pour essayer de fournir des informations les plus détaillées possibles, et surtout les plus fiables à partir de données très précises. Mais cartographier depuis son fauteuil (lien vers le wiki OSM), bien que cela ne soit pas encourageable, ne peut plus suffire et les nouveautés de plus de quatre ans nécessitent des relevés terrain.

Les images aériennes, aussi précises et récentes que possible, sont fournies aux contributeurs OSM. Comment, en 2020, pouvait-on se permettre de cartographier à partir d’une image aérienne d’une précision remarquable de 10 cm (ce qui est très précis) mais datée de 2013 (obsolète), puis par une image plus récente (2016) mais moins précise (25 cm) — imagerie fournie par le CRAIG, un organisme régional d’information géographique —, sans parler des fournisseurs autorisés que sont Bing et Maxar, qui, heureusement, nous fournissent des images de 2019 (ce qui a permis une cartographie plus précise des berges d’Allier rénovées) mais avec une précision insuffisante. La solution provisoire, c’est le relevé terrain (pour toutes les nouveautés des quatre dernières années), et cela va encore se produire cette année.

Une carte de la place Victor Hugo de Cusset, avec des relevés GPS de fin 2018 imprécis faute d’image aérienne à jour et de qualité :

lien OSM (on repère les bancs et les poubelles)

Plus souvent… ?

En 2020, je ne suis allé que cinq fois dans un fast-food, et uniquement dans des grandes chaînes : deux fois dans un KFC, deux fois dans un Burger King, et une fois chez McDonald’s. Cette année, j’espère tester d’autres concepts : BCHEF (ouvert depuis février 2020), des fast-foods proposant du poulet frit (en l’absence de KFC, les plus proches étant à une heure de route), etc. À cette liste, il faut aussi ajouter Au Bureau, bar restaurant ouvert depuis le 5 décembre 2019 dans le centre-ville de Vichy, à tester quand les bars et restaurants pourront ouvrir, un samedi par exemple (inédit depuis le changement d'heure et le deuxième confinement).

Profusion de messages et de notifications, moi, je suis tranquille

Le 1er janvier, on est généralement inondé de notifications sur les réseaux sociaux, il suffit d’un message qui va recevoir un nombre considérable de réactions. Publié à 0 h 19, à cet instant (14 h 00), j’aurai reçu zéro « j’aime » et un commentaire…

La route de 2021 ne va pas être déserte, loin de là…

Sur Twitter (oui, j’ai un compte sur ce réseau social depuis septembre 2015), j’aurai, au 1er janvier 2021 à zéro heure, publié 369 tweets, émis 5 retweets et 631 j’aime. Pour la seule année 2020, j’ai posté environ 67 messages, aurai été retweeté deux fois (contre zéro en 2019) et reçu 22 j’aime (contre… un seul en 2019).

Et avec seulement 12 abonnés, ce compte est synonyme d’échec, à moins d’un changement de stratégie. Ajouter une photo de profil pour être mieux reconnu, et espérer atteindre 20 abonnés. C’est trop peu ?

Quant à Facebook (lien vers le profil), demain, cela fera quatre ans que je serai inscrit. Je regrette de m’être inscrit tardivement, jugeant que le réseau social était un autre monde, mais cela ne m’a pas empêché de retrouver d’anciennes connaissances (86 amis à ce jour, 9 de plus en 2020, mais un solde de +7).

Mais qui lit ce blog ?

Ce blog, vous n’allez pas me dire qu’il n’intéresse personne, même si le nombre de vues paraît très faible, notamment en plus de onze ans d’existence. Il a cumulé à cet instant 16 790 vues depuis 2010, dont près de 2 800 rien que sur la seule année 2020. Les articles les plus lus concernaient (hors rétrospectives) :

  • l’épidémie qui arrivait, avec un reportage dans une ville pas encore prête à un confinement et où les mesures sanitaires rendent désormais impossible — et ce jusqu’à nouvel ordre — (publié le 15 mars, 30 vues) ;
  • un autre reportage sur une veille de confinement (publié le 29 octobre, 22 vues) ;
  • la question de la place des cyclistes sur la piétonnisation temporaire de la rue Clemenceau (publié le 8 août, 22 vues).

Ces chiffres ont de quoi inquiéter. Et ne parlons pas des pages, qui, elles, passent hors des radars, aucune n’a dépassé 10 vues. Elles ne sont pas mises en valeur, elles n’apparaissent pas dans l’application mobile (qui, au passage, a enfin bénéficié d’une amélioration, sans parler de l’éditeur HTML qui est nettement mieux qu’avant, et encore des champs de formulaire qui se comportent différemment selon le navigateur web).

Le record à ce jour est de 30 vues pour un article de 2020… D’anciens articles, datés de 2014, réussissaient à dépasser les 50 vues, sans même faire la promotion sur les réseaux sociaux (je n’étais à l’époque inscrit ni sur Facebook ni sur Twitter).